Armée de l'air russe en Syrie - Page 5

  • Syrie : Six officiers syriens et soldats tués par une attaque kamikaze menée par les Ouzbeks de Hayat Tahrir ash-Sham (HTS) dans le grand Edleb

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    AU matin du VENDREDI 6 août, deux officiers et quatre soldats de l'armée arabe syrienne (AAS) ont été tués et six autres militaires blessés au cours d'une attaque kamikaze de leur poste à Hantutin, dans le sud de la province d'Edleb.

    Une source de l'AAS a déclaré que cinq terroristes ont ciblé le poste avec un missile antichar guidé avant d'infiltrer ses défenses dans le cadre d'une attaque kamikaze. Les islamistes se sont alors affrontés avec le personnel qui tenait le poste.

    Les cinq jihadistes ont été tués par l'AAS, selon la source. Les corps d'au moins trois d'entre eux sont désormais entre les mains de l'armée.

    Le raid aurait été mené par des ouzbeks de la Katibat "Tawhid wal Jihad", une unité de Hayat Tahrir ash-Sham (HTS) anciennement affiliée à al-Qaïda. Le HTS contrôle de facto la région nord-ouest du Grand Edleb.

    Les Ouzbeks de HTS avaint mené une « attaque kamikaze » similaire le 21 avril. À l'époque, deux soldats de l'AAS avaient été tués et un autre blessé.

    Le raid de Hantutin est le plus récent d'une série de violations de l'accord de cessez-le-feu dans le Grand Idlib, négocié par la Russie et la Turquie l'année dernière. L'AAS et ses alliés, en premier lieu les forces aérospatiales russes, pourraient réagir dans les prochains jours.

  • Israël prêt à défier la Russie en Syrie : nous continuerons les raids

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    Israël a confirmé son intention de poursuivre ses raids sur le territoire syrien « chaque fois qu'il y aura une exigence de sécurité » malgré les informations faisant état du mécontentement russe face à ces attaques et le récent message russe qui parlait de détruire les missiles qui attaqueraient Homs et Alep.

    Les médias hébreux ont déclaré qu'Israël avait informé l'armée russe quelques minutes avant ses récentes attaques en Syrie afin d'éviter tout préjudice aux forces et aux intérêts russes.

    Cependant, le journal Haaretz a déclaré que les affirmations russes concernant l'utilisation de systèmes de défense aérienne russes en Syrie, pour contrer une attaque israélienne et les critiques dirigées contre le comportement d'Israël dans la région, ont surpris l'establishment de la sécurité israélienne.

    Israël  affirme qu'une partie des informations russes sont inexactes en ce qui concerne la destruction des missiles israéliens par les systèmes de défense aérienne russes., Mais il estime que le simple fait de prononcer ces mots révèle le mécontentement de Moscou après une longue période de ce qu'elle a qualifié de "calme artificiel" entre les deux parties.

    La semaine dernière, des informations ont fait état de « trois » attaques israéliennes en Syrie dans le centre et le sud du pays, ciblant des zones relativement proches des sites militaires russes. Les médias arabes ont rapporté la mort d'un membre du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) et du Hezbollah libanais lors des attaques.

    Haaretz pense que la déclaration officielle russe semble viser à révéler deux choses : « L'inquiétude de la Russie concernant les attaques approchant ses zones d'intérêt en Syrie et sa volonté de souligner son engagement à aider le régime de Damas dans ses efforts de défense.

    Un danger pour la liberté d'action de l'armée de l'air israélienne en Syrie
    Le journal hébreu Makor Rishon considère que les affirmations russes sur l'interception de missiles israéliens ces derniers jours, et les déclarations russes à cet égard, peuvent signifier un changement dans la politique russe envers les opérations israéliennes en Syrie.

    Le journal a reconnu la capacité de la Russie à restreindre le travail de l'armée de l'air israélienne, et a déclaré que le problème ici n'est pas lié à l'interception d'un missile israélien, mais à la liberté d'action de l'armée de l'air en Syrie, ajoutant qu'Israël ne peut pas renoncer à sa liberté d'action afin d'empêcher l'implantation des forces iraniennes en Syrie, et que la nouvelle de la fermeture de l'espace aérien syrien aux avions israéliens devrait inquiéter Israël. Le journal poursuit en se demandant si cela signifie qu'un affrontement entre les parties russe et israélienne en Syrie pourrait être possible.

    Pour la chaîne israélienne « Akhbar 12 »,  les opérations israéliennes contre des cibles iraniennes en Syrie ne contredisent pas les intérêts russes. Il y a cependant un danger pour la réputation de la technologie militaire russe, surtout si Israël réussit à frapper des cibles en Syrie.

     

  • Syrie : Damas viole la trêve à Edleb et Moscou pilonne des positions de l'Etat islamique

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    L’Armée Arabe Syrienne (AAS), du président Bachar al-Assad, a continué de violer le cessez-le-feu dans le gouvernorat nord-ouest d'Edleb dans la matinée du mercredi 21 juillet. Pendant ce temps, des avions russes ont effectué plus de 50 raids contre la région désertique de Badia, dans l'est de la Syrie, pour tenter de frapper les cellules de l'État islamique toujours actives.

    Mercredi 21 juillet, l’Armée Arabe Syrienne a été accusée d'avoir touché, au moyen de missiles et d'artillerie lourde, les zones sud d’Edleb, dont le secteur montagneux de Jabal al-Zawiya, violant une nouvelle fois la trêve établie par Moscou et Ankara le 5 mars 2020. Les raids ont causé des dommages matériels aux biens civils, tandis que des avions de reconnaissance continuent de survoler la région.

    Edleb est le dernier bastion encore contrôlé, en grande partie, par des groupes rebelles, et abrite environ 4 millions d'habitants. Ce sont les présidents turc et russe, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, qui ont conclus un accord de cessez-le-feu dans le gouvernorat, signé le 5 mars 2020 et prolongé à l'issue des pourparlers tenus à Sotchi les 16 et 17 février 2021. Bien que la trêve ait été violée à plusieurs reprises au cours de l'année écoulée, l'accord entre Moscou et Ankara a évité le risque d'une offensive à grande échelle. Cependant, déjà au mois de juin, le gouvernorat du Nord-Ouest a de nouveau connu des tensions, qui ont duré environ quatre semaines. Elles s’étaient apparemment apaisées à partir du 29 juin. A l’époque, les bombardements avaient principalement touché les zones de Jabal al-Zawiya, au sud d'Edleb, et la plaine d'Al-Ghab, à l'ouest de Hama.

    Parallèlement, la Russie a continué de lancer des frappes aériennes contre la région de Badia, en utilisant des missiles à « potentiel explosif élevé ». Les cibles touchées par Moscou ne sont pas claires, et aucune information n'a été fournie sur d'éventuelles victimes et pertes. Selon des sources, au moins six avions de combat ont participé aux bombardements de ces dernières heures, en se concentrant sur certains axes en particulier le désert de Maadan, au sud de Raqqa, jabal Bishri, le désert de Sukhna, à la périphérie de la province de Homs, et ses extension dans la zone rurale nord-est de Hama. Ces opérations s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés par Moscou et Damas pour éliminer définitivement ces cellules qui opèrent principalement dans le vaste désert syrien,

    L'armée du régime syrien est assistée par la Russie et par l'Iran, ainsi que par les milices libanaises pro-iraniennes du Hezbollah. De l'autre côté se trouvent les rebelles, parmi lesquels de nombreux groupes jihadistes, qui reçoivent le soutien de la Turquie.

    Dans ce contexte, le gouvernement « intérimaire »,lié à des groupes d'opposition, a déclaré que, rien qu'en juin, les opérations et les attaques menées par les forces d'Assad et les Forces démocratiques syriennes (Kurdes) ont fait 54 victimes civiles, dont 8 femmes et 12 enfants, tandis que le nombre de blessés s'élevait à au moins 115 Le rapport du district chargé de surveiller les violations des droits de l'homme a également indiqué que les forces de Damas ont frappé des villes et villages syriens 206 fois, en utilisant divers types d'armes. 

  • Syrie : 5 soldats syriens et combattants alliés  tués dans une attaque de l'Etat islamique dans la province de Raqqa

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    E6L_ckpVEAAhUDq.pngAu moins cinq membres de l'armée syrienne et combattants alliés ont été tués et huit autres blessés dans une attaque lancée par des jihadistes de l'État islamique  dans la province de Raqqa, dans le nord de la Syrie, a rapporté, mardi 13 juillet 2021,  l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les soldats tués étaient originaires des régions de Masyaf de la province de Hama et de Tartous. Ci-contre, photo d'un des soldats décédés.

    L'OSDH a indiqué que « des affrontements violents ont lieu dans le désert de Rusafa dans la province de Raqqa, entre les forces du régime et des milices qui leur sont fidèles d'une part, et l'État islamique retranché dans la région, d'autre part. Les jihadistes ont lancé une attaque  sur les positions du régime.

    L'OSDH a ajouté que des avions de combat russes ont décollé pour aider à repousser l'attaque.

    L'OSDH a indiqué que "les affrontements continus depuis l'aube ont occasionné des pertes. 5 membres des forces du régime et des miliciens alliés ont été tués et 8 autres blessés". Elle a ajouté qu'il n'était en mesure de "confirmer l'étendue des pertes de l'Etat islamique.

    Lundi 12 juillet, l'observatoire avait rapporté la mort d'un commandant de la « brigade Al-Quds », une brigade palestinienne alliée au régime, et de trois autres membres qui l'accompagnaient. Il ont été tués par l'explosion d'une mine terrestre posée par l'État islamique dans le désert de Palmyre, dans l'est de la province de Homs.

    D'autre part, l'observatoire a déclaré que les forces gouvernementales syriennes avaient lancé mardi une attaque au missile, ciblant des sites dans la zone de désescalade de Hama. 

    Les bombardements ont visé « les zones d'Al-Ankawi dans la plaine d'Al-Ghab, au nord-ouest de Hama, Felifel, Bénin, la périphérie d'Al-Fatirah, d'Al-Bara et de Kansafra à Jabal Al-Zawiya dans la campagne sud d'Edleb. 

    Lundi 12 juillet, l'observatoire avait indiqué qu'une fille avait été tuée par des tirs d'artillerie des forces gouvernementales sur le village de Hmeimat dans la plaine d'Al-Ghab dans la campagne nord-ouest de Hama.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a également documenté la mort de deux membres de Jeich al-Ahrar, tués par un obus d'artillerie tiré sur leur position défensive dans le village d'Arbekh, à l'est de la ville de Taftanaz dans la campagne d'Edleb.

    Les forces gouvernementales ont également bombardé à l'artillerie lourde les villages de Hmeimat, Qastoun, Qalidin, Zaqqum et Al-Ankawi à Sahel al-Ghab dans le nord-ouest de la province de Hama, provoquant d'importants dégâts.

    Des obus d'artillerie sont tombés pendant plusieurs heures, la nuit du lundi au mardi, jusqu'au matin, sur les villages d'Al-Sarmaniyah et d'Al-Ziyara dans le nord-ouest de la province de Hama, et Kansafra, Al-Ruwaiha, Al-Fatirah et les sites de Jabal Al-Zawiya dans la province d'Edleb, sans informations sur d'éventuelles victimes.

     

     

  • Syrie : Un commandant du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran, tué par une mine posée par Daech dans le centre syrien

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    Reza Safdari.jpegVendredi 9 juillet 2021, un commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) a été tué lors d'une attaque menée par des membres de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie.

    Des sources syriennes ont affirmé que le commandant, Reza Safdari (photo), a été tué lorsque son véhicule a été frappé par un engin explosif improvisé placé par des jihadistes de l'Etat islamique. 

    L'incident aurait eu lieu dans la campagne orientale de Homs.

    Le CGRI soutient activement les opérations du gouvernement syrien dans la région centrale contre les cellules de l'Etat islamique.

    Safdari n'est pas le premier conseiller militaire iranien à être tué dans le centre de la Syrie cette année. Le 3 juin, le conseiller militaire Hassan Abdullahzadeh a été tué avec son garde Mohsen Abbasi dans une embuscade tendue par l'Etat islamique sur l'autoroute Homs-Deir Ezzor.

    La Russie soutient également les opérations en cours dans le centre de la Syrie. Les forces aérospatiales russes ciblent régulièrement les cellules de l'Etat islamique.

    Au cours des trois derniers jours seulement, plus de 70 frappes aériennes russes ont touché les positions du groupe islamiste dans la région, selon des sources syriennes.

    Malgré l'immense pression militaire exercée par les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés, les cellules de l'Etat islamique continuent de lancer des attaques dans la région centrale. 

  • Syrie : Les avions de guerre russes pilonnent les positions rebelles dans le sud-ouest d'Edleb et le nord de Lattaquié

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    Vendredi 9 juillet, des avions de guerre des Forces aérospatiales russes (VKS) ont effectué une série de frappes aériennes sur la région du Grand Idlib dans ce qui semble être une réponse aux récentes violations du cessez-le-feu. La région du Grand Edleb est située dans le nord-ouest de la Syrie 

    Plusieurs frappes aériennes ont également visé les collines entourant la ville de Kabani dans la campagne nord de Lattaquié. La ville est un bastion des factions d'al-Qaïda, dont Hay'at Tahrir al-Sham (HTS). Le groupe islamiste contrôle de facto la région du Grand Edleb.

    Une cible non spécifiée à la périphérie de la ville de Josef, dans le sud-est de la province d'Edleb, a également été prise pour cible par des avions de combat russes. HTS maintient une forte présence dans cette partie du Grand Edleb.

    Les frappes aériennes russes se poursuivaient  samedi matin 10 juillet. L'armée de l'air russe a bombardé Jabal Zawiyah (au sud de la province d'Edleb )et le nord-est de la province de Lattaquié.

    Les résultats des frappes aériennes russes n'ont pas encore été révélés. HTS et ses alliés ne reconnaissent pas leurs pertes dans la plupart des cas.

    Les frappes aériennes étaient probablement une réponse aux récentes violations du cessez-le-feu par HTS. Au cours des dernières 48 heures, le groupe islamiste a bombardé au canon et à la roquette plusieurs villes et villages contrôlés par le gouvernement dans le Grand Edleb.

    La Turquie, qui est responsable de la mise en œuvre du cessez-le-feu convenu le 5 mars 2020, ne fait rien pour contrôler HTS et ses alliés. En fait, certaines des récentes violations du cessez-le-feu ont été perpétrées avec des armes fournies par Ankara.

  • Syrie : Frappes aériennes russes sur le Grand Edleb suite à des informations sur une préparation d'armes chimiques

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    Samedi 3 juillet 2021, des avions de combat des Forces aérospatiales russes (VKS) ont effectué une série de frappes aériennes sur la région nord-ouest de la Syrie du Grand Edleb où plusieurs groupes rebelles sont actifs.

    Quatre frappes aériennes ont visé le village de Sheikh Yousef dans l'ouest de la province d'Edleb. Plusieurs postes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), un groupe islamiste anciennement affilié à al-Qaïda, qui contrôle de facto la région du Grand Edleb, sont situés dans cette zone. Les frappes aériennes auraient pris atteint une station de pompage occupée par l'organisation de défense civile des Casques blancs.

    Le Centre de réconciliation russe en Syrie affirme que les frappes ont été décidées suite à des informations que des armes chimiques étaient en cours de préparation dans la région.

    Le ministère russe de la Défense accuse la rébellion de complots malveillants dans le but d'accuser l'armée syrienne d'utiliser des armes chimiques.

    Les frappes aériennes de VKS étaient probablement un avertissement pour HTS et ses alliés dans le Grand Edleb ainsi qu'une réponse aux récentes violations du cessez-le-feu dans la région.