AFGHANISTAN - Page 2

  • Afghanistan : Un mini-bus frappé par une explosion dans l'ouest de Kaboul

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    Un minibus a été touché par une explosion près d'un poste de contrôle taliban à Kaboul samedi 13 novembre 2021 en fin d'après-midi, selon des témoins, qui ont ajouté que des tirs avaient ensuite été entendus.

    Hamid Saighani.jpegL'explosion a fait au moins si morts et sept blessés. Parmi les morts, on compte Hamid Saighani (photo ci-contre), un ancien employé des télévisions Khurshid et Ariana.

    L'explosion a eu lieu dans le secteur de Mahtab Qala du quartier de Dasht-e-Barchi, aux environs de 13H00 GMT. Le quartier est peuplé en majorité de Chiites de la minorité Hazara. Des photos montrant une grande flamme s'échappant d'un véhicule carbonisé et de la fumée noire ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.  "J'étais dans ma voiture et une explosion a eu lieu dans le véhicule devant nous", a dit un témoin à l'AFP. "Il a été complètement brûlé". Cela s'est produit près d'un checkpoint tenu par des talibans, a précisé ce témoin. La minorité hazara, qui représente entre 10 et 20% de la population afghane et a été ciblée dans le passé par les talibans, est aussi particulièrement visée par l'organisation jihadiste Etat islamique. 

    Vendredi 12 novembre 2021, une mosquée de la région de Jalalabad (Est) a été touchée par une explosion qui a fait trois morts et 15 blessés, selon un médecin de l'hôpital local. Début mai, le quartier de Dasht-e-Barchi avait été frappé par une attaque sanglante. Une série d'explosions s'était produite devant un établissement scolaire pour filles. Plus de 85 personnes, en majorité des lycéennes, avaient été tuées et plus de 300 blessées. Une voiture piégée avait d'abord explosé devant l'école puis deux autres bombes avaient suivi au moment où les élèves se précipitaient dehors. L'EI est fortement soupçonné d'avoir mené cette attaque.

    Depuis la prise du pouvoir par les talibans mi-août, des combattants de l'EI ont notamment attaqué début novembre l'hôpital militaire national de la capitale afghane, tuant au moins 19 personnes et en blessant plus de 50.

  • Afghanistan : Explosion dans une mosquée de Nangarhar vendredi 12 novembre

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    Une explosion vient d'être signalée dans une mosquée du quartier de Tarli, dans le district de Spin Ghar, dans la province de Nangarhar, lors de la prière du vendredi. Un premier bilan (provisoire) fait état de 3 morts et 15 blessés. L'imam de la mosquée fait partie des victimes. L'attentat aurait été exécuté à l'aide d'un engin piégé introduit à l'intérieur de la mosquée.

    L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de l'attentat. A noter que la mosquée n'appartient pas à la communauté chiite.

    Information en cours d'investigation.

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  • Afghanistan : Deux attaques à la bombe dans l'est de la province de Nangarhar ont fait au moins huit morts

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    Des sources locales dans la province de Nangarhar rapportent au moins explosions à Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar.

    Au moins huit talibans ont été tués et 17 autres ont été blessés.

    La province de Nangarhar a été l'une des provinces les plus instables d'Afghanistan au cours des deux derniers mois. Elle a été le théâtre de plusieurs activités terroristes chaque jour.
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  • Afghanistan : L'État islamique utilise la Chine pour dénigrer les talibans

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    Depuis sa fondation en 2014, l'État islamique a toujours été hostile à la Chine. La répression de la Chine contre les Ouïghours et les autres musulmans du Xinjiang figure souvent dans la propagande de l'Etat islamique, en particulier en Asie du Sud.

    Cela met les talibans dans une position délicate.

    En quête de légitimité internationale et de financement, les talibans cultivent soigneusement leurs relations avec la Chine. Pékin a rendu la pareille, invitant des responsables talibans à plusieurs reprises depuis 2014. En juillet dernier, avant que Kaboul ne tombe aux mains des talibans, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi avait chaleureusement reçu les dirigeants talibans, leur demandant de "traiter résolument" la question  des militants ouïghours. en Afghanistan.

    Depuis la victoire des talibans en Afghanistan, les Ouïghours affirment être harcelés, apparemment, suite à la demande de Pékin.

    Les recruteurs de l'État islamique exploitent les liens de la Chine avec les talibans pour les discréditer, les accusant d'avoir négocié avec les Américains et de ne pas défendre les musulmans du Xinjiang.

    Ces derniers mois, la branche afghane de l'Etat islamique, EI-Khorasan, a mené des attaques très médiatisées, dont une au moins a été revendiquée par un ouïghour, s'affirmant ainsi comme le nouveau leader du jihad mondial.

    Pékin aurait été stupéfait  en découvrant qu'un kamikaze chinois ouïghour était responsable du carnage qui a fait au moins 50 morts dans une mosquée chiite de Kunduz,  le 8 octobre 2021. L' agence de presse Amaq de l'État islamique a identifié l'auteur comme étant " Muhammad al-Uyghuri », accusant « les talibans de s'être engagés à expulser les Ouïghours à la demande de la Chine ».

    The Voice of Hind, un magazine de langue anglaise publié par une branche de l'Etat islamique en Inde, a célébré l'attaquant comme « un chevalier d'Allah originaire de Chine » et a fustigé les talibans pour avoir prétendument juré de protéger les statues bouddhistes à la demande de la Chine.

    Les propagandistes de l'Etat islamique diabolisent la Chine pour favoriser leurs efforts de recrutement en Asie du Sud et Moyen-Orient, s'appuyant sur les Ouïghours qui ont cherché refuge en Asie du Sud depuis l'époque de Mao. 

    À la suite d'une rencontre entre des responsables chinois et talibans à Doha le 26 octobre, les sympathisants de l'Etat islamique ont qualifié les talibans de "prostituées" qui se plient à Pékin pour quémander une reconnaissance internationale

    The Voice of Hind appelle à se « se venger » de la Chine pour « qui emprisonne les musulmans en masse», jurant de ne jamais laisser Pékin « éteindre la lumière de l'islam en Chine ». En septembre, Voice of Hind a décrit la Chine comme une « puissance impérialiste », et un numéro ultérieur a déclaré que les talibans « lèchent les bottes des croisés et maintenant de la Russie et de la Chine ».

    Cette propagande anti-Chinoise n'est pas nouvelle. Au début, depuis sa base en Irak et en Syrie, l'Etat islamique a publié des vidéos de combattants ouïghours menaçant Pékin. Les médias de l'Etat islamique ont publié des traductions de la propagande ouïghoure et même un chant en mandarin. Depuis la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan et la recrudescence des actions de l'Etat islamique dans le pays, Pékin fait face à une menace beaucoup plus proche de ses frontières.

  • Afghanistan : Quatre femmes militantes des droits des femmes assassinées

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    Terrible nouvelle de Mazar-e-Sharif : les cadavres de quatre militantes des droits des femmes ont été retrouvés dans la ville.

    Frozan Safi (sur la photo) en fait partie. Les proches de Frozan disent qu'elle et trois autres personnes avaient disparu quelques jours auparavant.

  • Afghanistan : L'Etat islamique affirme avoir tué ou blessé plus de 130 talibans en un mois

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    La branche afghane de l'Etat islamique, l'Etat islamique-Khorasan (EI-K), a révélé que ses combattants avaient mené 34 opérations en Afghanistan entre le 7 octobre et le 2 novembre.

    Dans une infographie publiée le 5 novembre, le journal al-Nabaa du groupe islamique radical a déclaré que les opérations comprenaient dix attaques avec des engins explosifs improvisés, 18 assassinats, trois raids, trois attentats suicides, huit attaques contre des véhicules et une attaque contre une tour électrique.
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    IS-K a affirmé que les opérations avaient fait 644 morts ou blessés, dont 129 combattants et huit commandants des talibans, six responsables afghans et pakistanais ainsi que 501 civils chiites.

    Les attaques les plus meurtrières du groupe jihadiste ont visé des mosquées de la minorité chiite afghane Hazara dans la ville septentrionale de Kunduz le 8 octobre et la ville méridionale de Kandahar le 15 octobre . Une centaine de personnes ont été tuées dans les deux attentats suicides.

    IS-K a également tué le commandant militaire taliban Qari Hamdullah Mukhlis et 18 autres personnes lors d'une attaque complexe qui a visé l'hôpital Sardar Daud Khan dans la capitale afghane, Kaboul, le 2 novembre .

    La prise de contrôle des talibans et le retrait des forces américaines d'Afghanistan en août ont donné à l'EI-K l'occasion d'intensifier ses opérations dans ce pays déchiré par la guerre. 

    Actuellement, IS-K est le plus grand défi auquel est confronté le régime nouvellement installé des talibans en Afghanistan, qui lutte pour obtenir une reconnaissance internationale.

  • Afghanistan : Attaque suicide contre l'hôpital militaire de Kaboul, au moins 23 morts

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    Au moins 23 personnes ont été tuées et 50 autres blessées, mardi 2 novembre 2021, dans une attaque suicide contre l'hôpital militaire national de Kaboul, dans un contexte de violence croissante en Afghanistan entre les talibans au pouvoir et l'Etat islamique-Khorasan. L'assaut, mené par un kamikaze et d'autres assaillants s'est achevé par la mort de ces derniers, tués par des talibans, a précisé dans l'après-midi à l'AFP un responsable au sein du gouvernement taliban.

    L'attaque, qui a visé l'hôpital Sardar Mohammad Dawood Khan, le plus grand hôpital militaire du pays, n'a pas été immédiatement revendiquée.

    C'est dans cet hôpital que le ministre taliban de la Défense Mohammed Yaqoub, fils du fondateur des talibans, le mollah Omar, avait fait sa première apparition publique mercredi dernier, pour demander notamment aux hommes d'affaires afghans d'investir dans les hôpitaux.

    "L'attaque a été menée par un kamikaze à moto qui s'est fait exploser à l'entrée de l'hôpital", a précisé un responsable taliban, qui a également évoqué une seconde explosion. Plusieurs autres assaillants ont ensuite réussi à entrer dans l'hôpital, où ils ont fini par être abattus par des talibans arrivés sur place, a-t-il précisé peu avant 16h30 locales (12h GMT), trois heures et demi après l'explosion du kamikaze, entendue dans plusieurs quartiers de la ville. Dans l'hôpital, qui peut accueillir jusqu'à 400 patients, le personnel s'est réfugié dans une pièce de sécurité, selon une source médicale.

    Le ministre taliban de la Défense Maulvi Yaqub Akhand a confirmé la mort dans l'attaque de l'hôpital de Qari Hamdullah Mukhlis, qui était également le commandant du Corps central des talibans. Il est également connu comme le conquérant du palais présidentiel. 
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    Suite à cette attaque contre l'hôpital militaire, les talibans ont arrêté deux hommes soupçonnés d'être impliqués dans l'action terroriste.
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    Série sanglante 
    "Je peux encore entendre des coups de feu dans l'immeuble", avait ajouté cette source, qui craignait que les assaillants n'aillent "de chambre en chambre" pour tuer plus de gens, "comme ce fut le cas la première fois où l'hôpital a été attaqué".
    Il avait déjà été visé en mars 2017 par des assaillants habillés en personnel médical. Cette fusillade sanglante de 6 heures à l'intérieur du bâtiment, revendiquée par l'Etat islamique, avait fait 50 morts selon le bilan officiel, plus du double selon des sources sécuritaires.

    Dans le centre-ville de Kaboul, des journalistes de l'AFP ont vu des combattants talibans se précipiter sur les lieux à bord d'au moins deux véhicules blindés de transport de troupes et des camionnettes. Des sirènes ont aussi été entendues dans les rues et des ambulances vues se dirigeant à toute vitesse vers le lieu des explosions.

    Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août 2021, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après 20 ans de guerre, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants menés par le groupe État islamique. Sa branche locale, l'Etat islamique-Khorasan (EI-K), principal adversaire du mouvement islamique au pouvoir, a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.

    Ces derniers jours, une série de meurtres, présentés par la presse locale comme des représailles entre talibans et membres de l'EI-K, ont été observés, en particulier dans la province du Nangarhar, située à l'est de Kaboul et connue pour être un fief de l'EI-K.

    La dernière attaque dans la capitale afghane remonte au 3 octobre 2021. Au moins cinq personnes avaient été tuées dans une explosion survenue près de la mosquée Id Gah à Kaboul, dans une attaque revendiquée par l'Etat islamique. 

    Le groupe Etat islamique revendique l'attaque contre l'hôpital militaire de Kaboul
    Dans un communiqué diffusé sur les chaînes Telegram de l'organisation jihadiste, l'EI-K, le rival et principal adversaire des talibans, affirme que "cinq combattants de l'EI ont mené des attaques simultanées et coordonnées" sur le site. Un jihadiste a activé une ceinture explosive à l'entrée de l'hôpital avant que d'autres n'entrent dans le bâtiment et n'ouvrent le feu, ajoute le groupe.
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