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  • Coalition internationale contre l’Etat Islamique

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    Les Etats-Unis ont annoncé que plus de 40 pays auraient donné leur accord pour participer à à la coalition contre le califat islamique.
    Le Département d’Etat américain a donné une première liste de 25 pays.
    D'autres pays pourraient rejoindre la coalition ultérieurement ou simplement collaborer d’une façon ou d’une autre dans divers domaines.

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  • 14 septembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front syrien

    Les femmes jihadistes « britanniques » au sein de l’EI
    Le   GCHQ et le MI5 surveillent actuellement les comptes Facebook et Twitter de 60 femmes jihadistes «britanniques» supposées se trouver à Raqqa, la place forte de l’Etat Islamique dans le nord de la Syrie. L’objectif est de suivre leur activité au sein de l’organisation salafiste. Le gouvernement britannique a prévenu que ceux et celles qui participeraient à des atrocités telles que les décapitations et les massacres seront poursuivis pour crimes de guerre et terrorisme s'ils retournent au Royaume-Uni.
    Parmi les femmes jihadistes « britanniques » actuellement à Raqqa, on trouve une jeune femme de 21 ans qui affirme être étudiante en médecine. Cette femme, qui porte le nom de Mujahidah Bint Ossama a posté une photo d’elle sur son compte Twitter où on la voit portant la tête décapitée d’un homme. A côté de la photo monstrueuse apparaît le message suivant : «emploi de rêve, un doc. terroriste", suivi par des images de visages souriants et des smileys représentant des cœurs . Le compte Twitter de Mujahidah Bint Oussama a plus de 800 abonnés. Elle a déjà tweeté des images de soldats morts et les attaques terroristes du 9/11, à côté d’informations sur la façon de traiter une blessure au genou ou l'insomnie.
    Sur d’autres messages, elle a loué Anwar al-Awlaki, un prédicateur extrémiste yéménite qui est devenu un porte-parole d'Al-Qaïda et est soupçonné d'avoir inspiré des centaines de jihadistes occidentaux. Awlaki a été tué en septembre 2011 par une frappe aérienne américaine.
    Elle encourage également les femmes à pousser leurs maris à se battre pour l'Islam, et a partagé des images de l'exécution du journaliste américain Steven Sotloff, qui a été décapité par un « Britannique » de l’Etat Islamique au début du mois d’octobre 2014.
    Mujahidah  Bint Oussama serait  liée par son compte Twitter à la brigade al-Khanssaa, un groupe féminin de jihadistes chargé de punir les comportements «anti-islamique» des femmes de Raqqa.
    Le Mirror affirme que des membres de cette brigade serait dirigée par Aqsa Mahmood, une jihadiste « britannique » de 20 ans originaire de Glasgow.

    LiveLeak-dot-com-875_1410699076-1410687857574_wps_27_A_photo_of_Glasgow__1410699131_jpg_resized.jpgAqsa Mahmood

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une autre jihadiste « britannique » ferait partie de la brigade  al-Khansaa. Il s’agit de Zahra Halane, 16 ans, qui a fui le Royaume-Uni avec sa soeur jumelle.

    Zahra Halane.jpgZahra Halane

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des salafistes « britanniques », tiendraient des maisons closes pleines de femmes de la minorité yazidi capturées, selon le Mirror en Irak. 3.000 femmes et filles yazidi auraient été emmenées captives dans la région de Raqqa.

    Les jihadistes de l’Etat Islamique décapitent un otage britannique
    L'Etat islamique a revendiqué l'exécution par décapitation du britannique David Haines, membre de l’organisation humanitaire française Acted, en représailles à l'entrée du Royaume-Uni dans la coalition organisée par les Etats-Unis pour combattre les Jihadistes de l’EI.
    Une vidéo mise en ligne par les jihadistes montre la décapitation, la troisième exécution de ce type en un mois, après celles de deux journalistes américains otages en Syrie.
    La vidéo, qui dure 2 minutes 27 secondes, est intitulée "Un message aux alliés de l'Amérique". Le groupe jihadiste reproche au Royaume-Uni d'avoir rejoint la coalition des Etats-Unis, qui mène des frappes contre l'Etat islamique (EI) en Irak.
    "Vous êtes volontairement entrés dans une coalition avec les Etats-Unis contre l'Etat islamique, comme votre prédécesseur Tony Blair l'a fait avant vous, suivant une tendance parmi nos Premiers ministres britanniques qui ne peuvent pas trouver le courage de dire non aux Américains", dit le bourreau, le visage dissimulé, en s'adressant au Premier ministre David Cameron.
    « Cet homme britannique doit payer le prix de votre promesse, Cameron, pour armer les peshmergas contre l'Etat islamique, » poursuit le bourreau. ....
    « Votre alliance maléfique avec l'Amérique qui continue de frapper les musulmans de l'Irak et plus récemment a bombardé le barrage de Haditha ne fera qu'accélérer votre destruction. Et jouant le rôle du toutou obéissant, Cameron, vous et votre peuple allez glisser vers une autre guerre sanglante, vouée à l'échec. »
    Le bourreau, qui pourrait être le même que dans les vidéos des exécutions des Américains James Foley et Steven Sotloff, annonce qu’un autre otage britannique pourrait être prochainement assassiné dans les mêmes conditions. Il s’agirait d’Alan Henning.
    Né en Ecosse, David Haines, 44 ans, avait été pris en otage en mars 2013.

    L’Etat Islamique signe un pacte de non-agression avec d’autres formations rebelles
    Les jihadistes de l’Etat Islamique semblent avoir trouvé une parade aux menaces de frappes U.S. Ils ont signé un pacte de non-agression avec des formations rebelles appelées « modérées » par les Occidentaux et susceptibles de coopérer avec l’Etat-major américain qui a besoin d’alliés sur le terrain. Selon les déclarations des uns et des autres, l’accord aurait pour objectif de concentrer la lutte contre l’armée assadiste. Mais concrètement, cela rendra encore plus difficile le choix des brigades rebelles qui pourraient bénéficier d’une aide américaine pour lutter contre l’Etat Islamique, le seul ennemi officiellement reconnu par le président Obama.
    Le pacte de non-agression aurait également été signé par al-Qaïda en Syrie, c’est-à-dire le Front al-Nosra, une autre organisation inscrite sur la liste des organisations terroristes par Washington.
    Depuis le mois de mars 2014, les Américains aidaient le Front Révolutionnaire Syrien, un groupe dit « modéré » mais très efficace contrôlant environ 25 000 combattants sur le terrain. Ce front avait été déclaré « la meilleure chance de combat des Occidentaux contre les armées islamistes de Syrie ». Cet été, le président Obama a demandé au Congrès d'approuver  un budget de 500 millions $ pour former et équiper des unités rebelles syriennes. Il a réitéré sa demande dans son discours du mercredi 10 septembre au sujet de la guerre contre l’Etat Islamique.
    Or, le Front Révolutionnaire Syrien est également l’un des signataires de l’accord entre rebelles et Jihadistes. Pour lui, l’objectif prioritaire n’est pas la lutte contre la montée des extrémistes, mais le renversement de Bachar el-Assad. En Avril 2014, le chef du Front Révolutionnaire Syrien déclarait au journal The Independent, «Il est clair que je ne me bats pas contre al-Qaïda. C'est un problème extérieur à la frontière de la Syrie, e ce n'est pas notre problème. Je n'ai pas de problème avec quelqu'un qui combat contre le régime intérieur de la Syrie ".
    La perspective d'aider un groupe maintenant allié aux Jihadistes de l’Etat Islamique pose un réel problème à l’administration Obama. Comment soutenir des gens qui n’ont pas le même objectif que vous ?  Et surtout, quelle assurance a-t-on que les combattants formés et équipés par les Américains ne vont pas finalement s’allier avec les Jihadistes ? Il faut savoir que de nombreux rebelles, qui ont été formés par la Central Intelligence Agency en Jordanie en 2012 pour lutter contre le gouvernement syrien, ont rejoint plus tard l’Etat Islamique.
    En fait, tant que l’Occident n’aura pas clairement décidé de lutter contre ou de s’allier avec Bachar el-Assad, le problème d’une intervention militaire contre l’Etat Islamique, avec des alliés locaux, sera difficile à mettre en place en Syrie.
    Et surtout…surtout…ne pas croire les déclarations des « conseillers » qui prétendent avoir une grande confiance dans la connaissance du théâtre syrien et dans les « alliés locaux » de l’Amérique. Les Américains sont aussi étrangers à la région que des éléphants dans un magasin de porcelaine. 

    John Kerry refuse toute coordination des frappes aériennes contre l’EI avec le régime syrien
    Les Etats-Unis ont affirmé qu’il était hors de question de coordonner d’éventuelles frappes aériennes contre les jihadistes de l’Etat Islamique à l’intérieur de la Syrie avec Damas. La prise de position a été confirmée par l’administration Obama malgré les avertissements de Damas que toute attaque non autorisée sur son territoire serait considérée comme un acte d'agression.
    Le ministre syrien de la réconciliation nationale, Ali Haidar, a déclaré que des frappes aériennes américaines en Syrie sans l'autorisation de Damas seraient considérées comme une agression contre le pays. Il a rappelé aux États-Unis que le droit international exige que toute action, qu'elle soit militaire ou autre, necessite l'approbation préalable de Damas.
     « Nous n'allons pas nous coordonner avec la Syrie ... ce n'est pas un effort coopératif », a déclaré le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, lors d'une interview diffusée
    Dimanche 14 septembre par CBS News. 
    « Nous allons certainement « déconflicter » pour nous assurer qu'ils ne vont pas faire quelque chose qu'ils pourraient regretter amèrement, mais nous n'allons pas nous coordonner », a-t-il ajouté.
    « Nous allons le faire avec des alliés, » a-t-il déclaré lors de l'interview, qui a été enregistré au Caire, en Egypte, le samedi 13 septembre
    Lors d'un discours, mercredi 10 septembre, le président Barack Obama a autorisé des frappes aériennes américaines contre les bases de l’Etat Islamique en Syrie.
    A en croire le "New York Times", l'aviation US frapperait la DCA syrienne, si celle-ci réagit aux bombardements du territoire syrien et à la violation du ciel syrien par les Etats Unis.
    Les Américains ont annoncé vouloir bombarder les positions de Daech, à partir du mois d'octobre.
    L’US Air Force a déjà effectué plus de 150 frappes aériennes contre les cibles du réseau terroriste en Irak.

    Province de Hama : Les forces spéciales iraniennes al-Qods en action
    L’armée assadiste a mené une vaste contre-offensive depuis le début de la semaine pour reprendre aux rebelles plusieurs villages proches de l’aéroport de Hama menacé depuis juillet 2014 par les insurgés. Vendredi 12 septembre, l’armée a repris le contrôle de Hilfaya, une ville située au nord ouest d’Hama, après des combats avec les insurgés et des bombardements violents. L’opération pour reprendre le contrôle de Hilfaya a été mené par le colonel Souheil al-Hassan, surnommé « le Tigre » avec l’aide des supplétifs des Forces de la défense nationale, milice prorégime et des combattants iraniens de la force al-Qods.
    Les combattants rebelles, dont ceux du Front al-Nosra, ont réussi à évacuer la localité, non sans avoir subi de lourdes pertes ; A noter que le chef d’al-Qaïda en Syrie (Front al-Nosra), Abou Mohammad al-Golani, avait personnellement commandé les combats pour Hilfaya :
    Vidéo de la reprise d’Hilfaya :
    http://www.liveleak.com/view?i=145_1410582239

    Province d’Edleb
    On avait oublié les combats autour de la base militaire de Wadi Deif. Cela doit bien faire un an et demi que cette base est assiégée par les rebelles.
    Or, une vidéo vient d’être mise en ligne par une formation rebelle montrant la destruction d’un VBTT(véhicule blindé de transport de troupe) de l’armée assadiste par la 7ème brigade des Forces Spéciales du  101ème régiment d’infanterie (remarquez les appellations plus militaires signalant que ces hommes ont été formés par les Américains) utilisant un missile anti-char TOW.
    http://www.liveleak.com/view?i=817_1410677490

    Damas
    Des combats très violents se déroulent toujours pour le contrôle du quartier rebelle de Jobar. Les rebelles du Front Islamique (soutenus et armés par l’Arabie saoudite) s’accrochent à chaque pan de mur car c’est leur point le plus avancé vers la capitale syrienne :
    http://www.liveleak.com/view?i=bde_1410681677

    Kurdistan syrien
    Les Kurdes aussi peuvent commettre des exactions.
    Des éléments appartenant aux YPG (Comité de Protection du Peuple Kurde) et aux forces du PKK (Kurdes de Turquie) ont exécuté avec des soldats assadistes, à l’aube du dimanche 14 octobre, 32 personnes après des raids contre les villages arabes d’Al-Hajiah et Tel-Khalil dans la province d’Hasake, au Kurdistan syrien.
    Parmi les 32 personnes assassinées se trouveraient des femmes et des enfants. Par ailleurs, de nombreux blessés sont arrivés à l'hôpital Dar al-Shifa dans la ville de Qamishli.
    Selon un journaliste présent à Hasake toutes les personnes décédées sraient des civils, ajoutant que les villageois ne font partie d’aucune faction armée.

    Le Hezbollah libanais toujours actif en Syrie
    Le Hezbollah libanais, une puissante milice chiite libanaise, est toujours très actif sur le théâtre syrien. Et il utilise des armes de plus en plus lourdes pour venir à bout de la résistance des rebelles comme le montre cette vidéo :
    http://www.liveleak.com/view?i=344_1410702456
    Il est vrai que ce que la milice chiite libanaise craint le plus, ce sont les attaques terroristes contre son fief de Beyrouth, Dahiyé, comme cela a déjà été le cas. A ce propos, les militants hezbollahis ont découvert et rendu hors d’usage un atelier de fabrication de voitures piégées :
    http://www.liveleak.com/view?i=39f_1410701825

    Plateau du Golan syrien
    Les rebelles du Front du Sud progressent toujours dans la région de Quneitra, sur le Golan syrien. Ils s’approchent à présent d’al-Hamidiyah. A la suite de l’offensive menée depuis cet été, les rebelles contrôlent désormais la quasi-totalité de la province de Quneitra et le plateau du Golan syrien.
    Vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=aqkR9lHHAPI&feature=player_embedded


    Front irakien

    Les Kurdes progressent dans le nord de l’Irak
    Les Peshmergas (combattants kurdes) poursuivent leur progression. Ils ont libéré six villages dans la région d’al-Qaraj.
    Vidéo du côté kurde – très impressionnante :
    https://www.youtube.com/watch?v=CDBR2xao-1Q&feature=player_detailpage&list=UUNoazHVgGDtXhHwY3maknuw
    Des Jihadistes de l’Etat Islamique ont été capturés par les Peshmergas :
    https://www.youtube.com/watch?v=s2vghIlRaHM&list=UUNoazHVgGDtXhHwY3maknuw&feature=player_detailpage
    Les Peshmergas tentent de convaincre un Jihadiste de l’Etat Islamique de se rendre dans un village qui vient d’être libéré :
    https://www.youtube.com/watch?v=5ARE-aJ762U&list=UUNoazHVgGDtXhHwY3maknuw&feature=player_detailpage

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

  • John Kerry « ridiculise » Hollande

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    En attendant plus de précision sur la forme que pourrait prendre une action internationale contre les bastions de l’EI en Syrie, les Américains sont à la manœuvre pour trouver des troupes sur le terrain. Mais ils ont bien l’intention de choisir eux-mêmes leurs alliés et de ne pas laisser François Hollande le faire à leur place.
    Au cours de sa conférence de presse au siège de l'ambassade US en Turquie,  le secrétaire d'état américain s’est emporté contre une possible invitation de l’Iran à la conférence de Paris censée parler de la lutte contre l’Etat Islamique : " Ce sont les Etats Unis qui décident quel pays entrera ou pas au sein de la coalition , ce sont les Etats Unis qui dictent qui devra faire quoi!! ". Il poursuit : " Personne ne m'a contacté au sujet de la présence iranienne à cette réunion. Personne n'a formulé une demande en ce sens. mais je crois que dans le contexte actuel, cette présence est inopportune pour plusieurs raisons : en raison d'autres dossiers qui sont actuellement sur la table et qui concernent l'alliance Iran/Syrie ou encore l'alliance de l'Iran ailleurs (sous-entendu la Russie et le Hezbollah). ceci dit , je ne sais guère comment les choses vont se passer si la France est décidée à inviter les iraniens. Un des journalistes s'est hasardé à poser à Kerry la question suivante : vu le rôle de l'Iran, croyez-vous pas que l'Iran fait forcément partie de cette conférence" et Kerry de répondre : " Nous sommes en discussion profonde avec (les Iraniens) sur le nucléaire et nous espérons parvenir à une entente avec l'Iran conformément aux standards internationaux. Mais non seulement les Etats Unis mais encore le monde ont de sérieuses interrogations sur la nature de ce programme nucléaire".
    Le secrétaire d’Etat américain a alors porté des accusations contre Téhéran : "l'Iran s'ingère militairement en Syrie via les forces qu'il y a déployées! La force al-Qods des Pasdarans tiennent une présence directe en Syrie. il faut que le sens de cette présence, l'objectif de cette présence soient expliqués et clarifiés. Ailleurs, l'Iran soutient le terrorisme. ce sont des dossiers très sérieux. il faudrait donc se rapprocher des iraniens de manière appropriée et non pas à travers une telle conférence (sous-entendu de Paris)".
    Un des journaliste a encore demandé : " si la France conviait l'Iran à cette conférence , les Etats Unis iront-ils la boycotter? " et Kerry de répondre : " Merci à tout le monde. Merci ? Je n'ai pas l'intention de réagir aux hypothèse"!!!

    En attendant d’éventuelles frappes américaines contre les places fortes de l’Etat Islamique en Syrie, le Pentagone a besoin de disposer de troupes autochtones sur place. C’est sans doute la raison pour laquelle une alliance vient d’être formée entre rebelles syriens et miliciens de l’YPG (les combattants kurdes) en Syrie. La nouvelle coalition, qui devrait recevoir très vite le soutien américain, a pris le nom de Burkan al-Forat (le volcan de l’Euphrate en arabe).

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • 6 septembre 2014 – Guerre contre l’Etat Islamique

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    Les États-Unis souhaitent créer une coalition contre l’Etat Islamique
    La réponse des membres de l’OTAN n’a pas été à la hauteur des attentes américaines.
    La Turquie, pièce maîtresse de l’OTAN dans la région, a répondu « non » à la demande U.S. Elle ne permettra pas l’utilisation des bases situées sur son territoire hors du cadre de l’OTAN à l’exception d’une certaine forme de coopération en matière de renseignements dans le cadre de l’OTAN..
    Comme on pouvait s’y attendre, la Jordanie a accepté de coopérer. Elle n’a pas attendu pour le faire, d’ailleurs. Elle aide déjà les forces américaines sur le plan des renseignements et a déjà accepté les forces spéciales U.S. sur son territoire. Ce qui est nouveau, c’est qu’elle a désormais accepté d’ouvrir son espace aérien à l’US air force.
    L’Arabie Saoudite va également coopérer avec les USA sur le plan des renseignements et de la logistique. Le royaume a également accepté d’ouvrir son espace aérien aux avions américains, ainsi que ses bases aériennes, et ses ports. Elle financera enfin les opérations US contre l’EI avec un budget illimité. Les Américains n’ont pas demandé aux Saoudiens d’engager des troupes saoudiennes dans les opérations de guerre. Sans doute en raison de la méfiance envers ces troupes, tant de la part de la monarchie que des Américains. Mais les tribus (Sahwat) pourront être mises à contribution. 
    Le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn sont prêts à aider les Etats-Unis. Le Qatar et Oman  sont plus réservés, voire hostiles.
    La déception vient des pays européens et le reste des alliés de l'OTAN. La plupart n’est pas prête à rejoindre les Etats-Unis dans une intervention au sol, mais certains ont accepté de coopérer pour des missions d'opérations spéciales à condition que celles-ci se limitent à guider les bombardements aériens.
    Pour le soutien au sol, les Etats-Unis devront compter sur l'armée irakienne ou ce qu’il en reste, les milices chiites, les nationalistes kurdes, et les conseils tribaux des Sahwat, anti-jihadistes, ainsi que sur les quelques brigades de l’Armée Syrienne Libre dignes de confiance, c'est-à-dire non suspectes d’islamisme. Reste l’épineux problème d’une possible coopération avec l’Iran et l’armée assadiste. 
    Les affirmations qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de coordination entre les Etats-Unis et l’Iran dans la lutte contre l’EI sont fausses. Il existe déjà une coordination indirecte entre les deux pays, par l’intermédiaire des Peshmergas ou des militaires irakiens. Et on dit que des informations ont été échangées entre les « services » américains et syriens.

    Des navy seals entraînent déjà des rebelles syriens
    Cette vidéo montrerait l’entraînement de rebelles syriens par les Navy Seals :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=HcJYpnEElwA

    Un drone U.S. au-dessus de Raqqa
    En attendant le feu vert pour une intervention contre l’EI en Syrie, l’US Air Force a déjà entamé ses opérations de survol du territoire syrien. Un drone américain MQ-1 a été filmé, il y a deux jours,  tournoyant au-dessus de la ville de Raqqa, la place forte de l’Etat Islamique.
    Le drone a tourné au-dessus de la localité pendant plusieurs heures. A noter que celle-ci est l’objet d’intenses bombardements par l’aviation assadiste depuis une dizaine de jours.
    http://www.liveleak.com/view?i=baa_1410003373

    Bombes à sous munitions utilisées par l’armée assadiste
    L’armée assadiste a tiré des fusées Grad  MLRS BM 27-30 Uruguan contre les rebelles. Le BM-27 peut utiliser des HE-FRAG, ICM ou mines dispersables PTM-3 ou PFM-1. Il s’agit de mines à sous-munitions équipées de roquettes qui explosent toutes en même temps grâce à des fusibles électriques de synchronisation. Chaque fusée pèse 280,4 kg. Les têtes pèsent entre 90 et 100 kg selon le type. Une salve de 16 roquettes  peut être tirée en 20 secondes et peut engager des cibles dans un rayon de 35 kilomètres.
    Le missile, de 220 mm, peut disperser 312 mines antipersonnel PFM-1. Ces armes sont utilisées pour créer des champs de mines derrière un ennemi en retraite ou même pour piéger un ennemi en les entourant de mines. De telles tactiques ont souvent été utilisées par les Soviétiques en Afghanistan.
    http://www.liveleak.com/view?i=fee_1409992599

    Kurdistan syrien
    Que la guerre est jolie avec les miliciens kurdes de l’YPG. C’est ce que semble vouloir nous dire cette vidéo de propagande de l’YPG :
    https://www.youtube.com/watch?v=vhXgsmkccKg&feature=player_embedded
    Il y a fort à parier que si les Etats-Unis décident d’intervenir contre l’EI en Syrie, ce sera selon toute vraissemblance à partir du Kurdistan syrien.

    Raqqa
    Raqqa, la place forte des Jihadistes de l’EI est bombardée systématiquement depuis dix jours par les bombardiers assadistes. es bombardements du samedi 6 septembre auraient fait 53 morts, dont 31 civils, parmi lesquels cinq femmes et trois enfants. Il se peut que l’EI ait présumé de ses forces en attaquant l’armée syrienne alors qu’une certaine forme de trêve existait entre l’organisation fondamentaliste et le régime syrien :
    http://www.liveleak.com/view?i=4dd_1410022176


    Golan syrien
    Il semble que l’armée d’Assad ait de plus en plus de mal à résister à l’offensive des fondamentalistes du Front al-Nosra. La vidéo ci-dessous montre la fuite de soldats assidistes au loin :
    http://www.liveleak.com/view?i=e3e_1410020752

    Front libanais
    Un second soldat libanais aurait été décapité par l’État islamique. Il s'agirait d'Abbas Medlej, originaire de Baalbek. Le soldat avait été enlevé le 2 août à Ersal lors de combats entre l'armée libanaise et des rebelles syriens, en majorité fondamentalistes. L’information n’a pas encore été confirmée, mais dès que cette nouvelle s’est répandue au Liban,  plusieurs jeunes en colère ont coupé des routes à travers le pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa.
    C’est dans ce contexte tendu que de violents affrontements ont à nouveau éclaté, samedi soir 6 septembre, entre le Hezbollah et des islamistes armés dans la région de Wadi al-Rayyan, dans le jurd de Ersal, à l'est du Liban.

     

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

     

     

     

     

     

     

     

  • Jihadises étrangers en Syrie

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    Les Jihadistes étrangers en Syrie
    On estime que 11 000 étrangers sont partis se battre en Syrie. Un certain nombre a été tué, d’autres sont revenus dans leur pays d’origine. Mais la majorité est encore sur place pour participer aux combats.

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  • 5 septembre 2014 – Guerre contre l’Etat Islamique

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    Front irakien

    Un changement de politique de la part du régime iranien ?
    Si l’on en croit la BBC en langue perse, le guide suprême iranien aurait approuvé le principe d’une coopération avec les Etats-Unis dans la lutte contre l'Etat islamique en Irak.
    Jusqu’ici, l'Ayatollah Khamenei avait fermement opposé son veto à une proposition de coopération avec les Etats-Unis faite par le président Rohani, pour faire face à la capture de Mossoul et Tikrit par les Jihadistes de l'État islamique en juin 2014.
    L’Ayatohhal Khamenei avait régulièrement accusé les États-Unis d’avoir contribué à créer la menace jihadiste.
    Cependant, selon la BBC,  le chef suprême aurait autorisé les Gardiens de la Révolution à coordonner leurs opérations militaires avec les États-Unis, ainsi qu’avec les forces irakiennes et les combattants kurdes.
    Une coopération est en effet nécessaire sur place dans la mesure ou Iraniens et Américains envoient ou pourraient envoyer des avions de combat dans le ciel irakien, ce qui pourrait créer des tensions entre les deux armées dans le cas d’une absence de communication.

    Front syrien

    L’Iran à nouveau
    Rustam Qassemi – l’ancien ministre iranien du Pétrole, ancien chef de la branche de l'ingénierie Khatam al-Anbia des gardiens de la révolution, et aujourd’hui à la tête du Comité de développement des relations économiques irano-syrien – se trouve depuis trois jours à Damas. 
    Il a rencontré le président Assad, mercredi 4 septembre, et Mohammad Jihad al-Laham, le président de l’Assemblée du Peuple syrien.  Il a réaffirmé l’importance stratégique des liens syro-iraniens pour préserver la sécurité et la stabilité régionale et défendre les intérêts des peuples de la région .
    Mais au-delà des déclarations rituelles, on s’interroge sur les raisons réelles qui ont amené Qassemi en Syrie, après 42 mois de conflit.
    Une raison tient au fait que l’agence d’ingéniérie Khatam al-Anbia aurait, naturellement, un rôle à jouer dans la reconstruction des grandes infrastructures du pays, une fois la guerre finie. Les travaux de reconstruction des infrastructures pourraient déjà commencer dans les villes reconquises par l’armée assadiste, comme Homs d’où les rebelles ont été chassés.
    Une autre raison pourrait être la nécessité vitale pour le régime de Bachar el-Assad de maintenir une ligne de crédit auprès de l’Iran pour soutenir l’économie syrienne et assurer la fourniture de biens vitaux pour la population.  Déjà, au cours de l’été 2013, l’Iran avait promis 3,7 milliards de dollars pour aider la Syrie. Il n’est pas sûr que Téhéran poursuive son effort financier.
    Enfin, Qassemi a parlé d’un projet de développement de l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz syriens. Le problème est que les exploitations gazières et pétrolières se trouvent principalement dans la province de Deir ez-Zhor, à l’est du pays et cette région est contrôlée par les jihadistes de l’EI. Est-ce à dire que l’Iran va aider le gouvernement syrien à récupérer cette région des mains des Jihadistes ?

    La bataille entre Kurdes syriens et Jihadistes de l’EI
    De violents combats entre Kurdes et Jihadistes de l’EI se sont déroulés dans les secteurs de Rabiah, Sinjar et Jazaa. Ils auraient coûté la vie à 473 combattants jihadistes. Jazaa est aujourd’hui entre les mains des Kurdes de l’YPG, même si la localité est entièrement détruite.

    La pire crainte d'un Jihadiste de l’Etat islamique est d’être tué par une femme kurde
    Dans le nord de l'Irak, où les forces kurdes reprennent rapidement le terrain perdu, cette éventualité devient de plus en plus plausible.
    Mon blog du 4 septembre expliquait le sort fait aux femmes jihadistes de l’Etat Islamique. Quelle différence avec les femmes kurdes, pourtant sunnites en majorité ! Il ya beaucoup de femmes soldates kurdes sur les lignes de front. Elles sont plus petites que leurs camarades masculins, mais elles sont aussi dures.  Elles rôdent sur le champ de bataille serrant leurs fusils automatiques et jurant vengeance pour toutes les victimes des Jihadistes. combattantes kurdes.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cette vidéo est fournie par le centre de presse de l’YPG et montre l’entraînement des jeunes recrues féminines :
    http://www.liveleak.com/view?i=c4f_1409886752

    Les rebelles semblent avoir reçu en profusion des missiles antitanks téléguidés (ATGM) comme le prouvent ces vidéos prises sur différents terrains de bataille :
    Quneitra
    La bataille de Quneitra, dans le Golan syrien, se poursuit. La vidéo suivante montre les rebelles attaquer une position de l’armée d’Assad avec un missile sol/sol ATGM (antitank guided missile):
    http://www.liveleak.com/view?i=f97_1409932119
    Ici, un ATGM est utilisé dans les combats par la brigade rebelle Saif al-Sham :
    http://www.liveleak.com/view?i=690_1409930197
    ou encore cette vidéo d’un tir de TOW :
    http://www.liveleak.com/view?i=efc_1409927008
    Province de Hamah
    La brigade Hamzah de la rébellion utilise également un missile guidé antichar HJ-8 ATGM contre une position de l’armée assadiste dans la province de Hamah :
    http://www.liveleak.com/view?i=27e_1409930835

    Des drones américains en Syrie
    Des drones américains auraient été aperçus au-dessus de Raqqa, la place forte de l’EI en Syrie. Information à suivre.

    Front libanais

    Concentration de rebelles syriens autour d’Ersal
    Plus de 3000 rebelles syriens auraient gagné le jurd d’Ersal, au nord Est du Liban, ce qui laisse supposer l’imminence de nouveaux combats entre les rebelles et l’armée libanaise. L’objectif des rebelles serait de trouver un abri avant l'hiver, parce qu'il leur sera impossible de passer l’hiver dans le jurd connu pour son froid glacial.

    EI exécute des hommes soupçonnés de liens avec le Hezbollah
    Au Liban, comme en Syrie ou en Irak, malheur à ceux qui tombent entre les mains des Jihadistes de l’EI. Ceux-ci seront tués dans la plupart des cas. C’est ainsi qu’un Libanais capturé à Ersal, Kayed Ghdadeh, a été exécuté. Il était accusé, lui et dix Syriens également enlevés dans la même localité libanaise, d’avoir des liens avec le Hezbollah chiite.

    Pas d’échange de prisonniers jihadistes contre les soldats enlevés lors de la bataille d’Ersal
    Des sources ministérielles ont révélé au quotidien libanais an-Nahar que de grands efforts sont déployés pour obtenir la libération des soldats enlevés, mais qu’il était hors de question de les échanger contre des  détenus jihadistes.
    Or, selon la chaine de télévision libanaise LBC, le front al-nosra aurait informé des médiateurs qu'il ne libèrera les soldats libanais que dans le cadre d'un échange.
    Rappelons qu’un soldat enlevé, Ali Sayed, originaire du Akkar, avait été égorgé par les Jihadistes. Deux des hommes qui ont tué le soldat seraient membres de l’EI et originaires du nord Liban.

    Les attentats contre le Hezbollah pourraient reprendre au Liban
    Un atelier pour la préparation de voitures piégées appartenant au front al-nosra a récemment été découvert dans la région d’Ersal et un autre dans le Qalamoun syrien. Cette découverte laisse penser qu’al-Qaïda en Syrie préparait des attentats contre des barrages de l'armée et des sites sensibles du Hezbollah.

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

     

  • 4 septembre 2014 – Guerre contre l’Etat Islamique

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    On n’a encore rien vu !
    Le pire pourrait arriver bientôt. Ce qu’on observe avec le plus d’inquiétude, au sein des services de sécurité américains, comme dans les sphères gouvernementales du royaume saoudien, c’est le soutien croissant des citoyens saoudiens pour l’Etat Islamique (Daesh). Ce soutien est déjà très élevé et on craint l’existence de nombreuses cellules dormantes prêtes à agir pour renverser le gouvernement.
    Des signes récents ont montré que l’adhésion aux objectifs de l’EI ne concerne pas seulement les civils, mais également l’armée. Ceci explique la raison pour laquelle le régime de Riyad est de plus en plus méfiant vis-à-vis des militaires saoudiens. Et c’est parce qu’il n’a aucune confiance dans ses propres soldats que le gouvernement a récemment fait appel à des soldats égyptiens et pakistanais pour protéger les  frontières du royaume avec l'Irak.

    Front Syrien

    Entre la peste et le choléra
    On a vu comment une intervention de militaires occidentaux en Irak pourrait amener côte à côte des conseillers américains et iraniens.
    La situation est encore plus complexe en Syrie. Les Occidentaux sont confrontés à un véritable casse-tête chinois. L’Armée syrienne Libre (ASL), que l’on s’imagine modérée, et sur laquelle les Occidentaux avaient fondé tous leurs espoirs, s'est proprement effondrée et est aujourd’hui dans l'incapacité de peser sur l'issue du conflit. Les seules forces en présence sont aujourd'hui, d’un côté, l’armée assadiste renforcée par les milices alaouites et le Hezbollah libanais et, d’autre part, des groupes islamistes plus ou moins extrémistes. 
    Les principales formations islamistes sont soit le Front al-Nosra, c’est-à-dire al-Qaïda, soit  l'Etat islamique d’Abou Baker al-Bagdadi, un groupe encore plus sanguinaire qu'al-Qaïda. Ces deux groupes sont inscrits sur la liste des organisations terroristes et représentent une menace pour la sécurité des pays occidentaux.
    Le choix est don, soit d'aider les rebelles, c’est-à-dire donner un coup de main aux Jihadistes, ennemis de l’Occident ou d'aider le régime de Bachar el-Assad, ce qui est difficilement acceptable sur le plan moral après tous les massacres dont ce régime s’est rendu coupable à un moment où la crise pouvait encore être réglée. 
    En Irak, les Américains peuvent encore estimer qu’il y a une légitimité du pouvoir, même s’il apparaît difficile de revenir, en cas de victoire de l’armée irakienne sur les Jihadistes, à la situation ante, où Sunnites, Chiites et Kurdes accepteraient de vivre à nouveau ensemble au sein d’une même nation, même avec une certaine forme de fédéralisme. Il reste que le pouvoir ne s’étant pas encore effondré, les Américains peuvent toujours utiliser cet argument pour réunir une coalition internationale, comprenant de nombreux pays arabes, pour aider Bagdad à repousser l’offensive des Jihadistes.
    Il n’en est pas de même en Syrie. Les diplomates américains, s’ils veulent obtenir l’adhésion des pays du Golfe, devront nécessairement proposer de lutter non seulement contre les Jihadistes, mais également contre le régime de Bachar el-Assad. Ce qui signifie qu’il faudrait alors se passer d’un vote en ce sens du Conseil de sécurité de l’ONU en raison de l’opposition russe et chinoise.
    Or, jamais les pétromonarchies du Golfe n’accepteront de lutter contre les seules organisations jihadistes sans tenter de renverser Bachar el-Assad.  Ceci d’autant moins qu’il semble que l’Arabie saoudite et certains émirats du Golfe ont même tenté de convaincre les Américains de ne pas attaquer les Jihadistes du Front al-Nosra.  Vous imaginez la réaction de l’administration américaine ! Accepter ni plus ni moins d’épargner, voire de collaborer avec al-Qaïda, son pire ennemi.
    Il est vrai que, depuis quelques mois, le Front al-Nosra, «conseillé» par ses sponsors du Golfe, fait tout pour améliorer son image auprès des Occidentaux, notamment en se désolidarisant des atrocités commises par son concurrent de l’Etat Islamique.
    Mais, malgré toute l’énergie mise par les Saoudiens, les Qataris, et même la Turquie et la Jordanie, il sera difficile de convaincre les Occidentaux. Ceci d’autant plus qu’on a constaté depuis l’offensive éclair de l’EI en Irak, qu’un nombre important de membres du Front al-Nosra avait rallié l’EI ou serait prêt à le faire. Par ailleurs, pris dans une surenchère islamiste, le Front al-Nosra a, lui aussi, déclaré son propre califat en Syrie, une annonce qui ne va pas particulièrement dans le sens exigé par l’Occident.

    L’assassin des journalistes américains, James Foley et Steven Sotloff
    Abdel-Majed Abdel Bary, alias Lyricist Jinn apparaît ici dans un de ses clips vidéo.
    Son père Adel Abdul Bary, un réfugié égyptien considéré comme l'un des plus proches lieutenants d'Oussama Ben Laden, a été extradé de Grande-Bretagne aux Etats-Unis. Il avait été accusé de terrorisme en 2012 pour son rôle présumé dans les attentats contre deux ambassades américaines en Afrique de l'Est en 1998 .
    Voilà à quoi ressemblait cet individu sur une vidéo lorsqu’il ne camouflait pas son visage :
    http://www.liveleak.com/view?i=491_1409780504

    L’ex-champion de boxe britannique, Anthony Petit, explique que la décapitation des journalistes est une représaille
    Anthony Petit, un ancien champion de boxe britannique, a publié une vidéo dans laquelle il exprime son soutien à l'État islamique (EI), expliquant que les décapitations des deux journalistes, Steven Sotloff et James Foley, étaient une forme de «représailles». Mais qu’est ce qui arrive aux Britanniques ?
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=r5P3mNg3lBE

    FNUOD sur le Golan
    Après l’enlèvement de 43 Fidjiens de la FNUOD, la fuite in extremis des Philippins, un nouvel et sérieux incident vient de se produire sur le Golan syrien. Un convoi irlandais  de transports de troupes blindés Mowag a été pris pour cible alors qu’il passait sur une route à 20km au nord est du camp. Les Mowag, armés de mitrailleuses de 12,7mm ont riposté. Mais un des Mowag a sauté sur une mine alors qu’il cherchait à s’échapper, blessant un soldat tandis que le Mowag perdait une roue. .
    Une vidéo de Daily Star montre l’attaque du convoi :
    https://www.youtube.com/watch?v=MXqm2hAF7BU&feature=player_embedded
    Le contingent irlandais de la FNUOD compte 130 officiers et soldats. L’Etat-major irlandais envisage à présent de fournir des armes lourdes au contingent irlandais.

    Jobar
    Les violents affrontements se sont poursuivis dans le quartier de Jobar aujourd'hui entre l’Armée assadiste et les rebelles syriens. La principale information concerne la découverte par les soldats d’Assad d’un tunnel de treize mètres remplis de grenades RPG, de produits chimiques et de dispositifs de communication électronique. Le tunnel a été découvert par la Garde républicaine près de la mosquée de Tayba, récemment reprise par l’armée d’Assad.  Le tunnel a été mis à jour au cours d’une opération « search and destroy ».
    Immédiatement après la prise de la mosquée de Tayba, la Garde républicaine a poursuivi son avance à l’intérieur du quartier voisin d’al-Markazi’ al-arabiyya. Les combats sont toujours en cours au sud-est de la mosquée, où les soldats assadistes ont réussi à occuper au moins trois immeubles. Les combats ont coûté la vie à 11 soldats, tandis que Jeich Al-Islam, qui fait partie du Front Islamique, a eu 36 tués.
     
    Front irakien

    Mossoul
    Abou Haja al-Suri, le numéro 2 de l’Etat Islamique aurait été tué au cours d’un raid aérien à Mossoul. Il aurait été tué avec un autre dirigeant de l’organisation jihadiste.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

     

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