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  • Crise au Liban : Une impression de « déjà vu »

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    Plus d’un million de réfugiés syriens au Liban
    La présence de plus d’un million de réfugiés syriens au Liban est une véritable bombe entre les mains des organisations jihadistes comme le Front al-Nosra (al-Qaïda au Levant) ou encore l’Etat Islamique qui cherche à établir son « califat  islamique » sur l’ensemble de la région.
    Les Libanais se souviennent trop des années de terreur et de guerre entre les organisations armées des réfugiés palestiniens établis au Liban et une partie de la population libanaise pour ne pas regarder avec méfiance ces centaines de milliers de Syriens dans leur pays. On peut voir ces réfugiés syriens dans toutes les régions du Liban. La Békaa et le Liban-Nord en accueillent le plus grand nombre. Mais ils sont également largement présents à Beyrouth et Saïda, ce qui pose des problèmes multiples. Les ouvriers syriens, par exemple, concurrencent les Libanais. On assiste également à une vague de prostitution et les rues de Beyrouth sont pleines de ces enfants syriens qui mendient pour survivre.

    Problème sécuritaire
    Le premier à tirer la sonnette d’alarme a été le général Jean Kahwagi, commandant en chef de l’armée libanaise. Cela fait des mois qu’il demande d’imposer un contrôle plus strict dans les camps des réfugiés syriens, « afin que ces derniers ne se transforment pas en îlots terroristes ».
    Ce n'est certes pas par hasard que le général Kahwagi a mentionné les camps.
    La ville d’Ersal, proche de la frontière syrienne, devait confirmer les craintes du général libanais. La ville regroupe 47 000 réfugiés syriens officiellement enregistrés pour une population autochtone de 35000. Mais le nombre de Syriens dans la région pourrait être bien plus élevé et atteindre 120 000.
    « Si l'on considère que la population des réfugiés compte quelque 25 pour cent de jeunes, on peut estimer qu'il pourrait y avoir un potentiel de 30 000 combattants », témoigne Abed, un habitant d’Ersal cité par l’Orient-le-Jour du 4 août 2014. Et de fait, de nombreux éléments armés issus des camps de réfugiés syriens ont pris part à l’agression contre l’armée libanaise du 2 août 2014 dans la région d’Ersal. La bataille devait durer jusqu’au 7 août sans que l’armée ait réussi à déloger les rebelles de la région du jurd d’Ersal.
    Depuis l’armée libanaise tente par tous les moyens de reprendre le contrôle de la région montagneuse du jurd d’Ersal qui sert de base à d’innombrables rebelles syriens parmi lesquels un grand nombre de Jihadistes.
    L’armée multiplie les opérations « coup de poing » et les rafles, comme celle qui a eu lieu le mercredi 25 septembre 2014 dans les camps de réfugiés syriens d’Ersal. 448 personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’appartenir à des groupes terroristes ou de collaborer avec eux. Parmi les personnes détenues se trouve un responsable d'al-Nosra et un officier déserteur de l'armée syrienne, qui s'est avéré être un expert de la guerre électronique.

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    L’opération de l’armée a aussitôt déclenché une vague de protestation dans les camps de réfugiés syriens et parmi les milieux sunnites les plus sensibles à l’idéologie islamiste. A Ersal même, plusieurs dizaines de réfugiés syriens ont manifesté leur colère dans le centre de la ville, devant l’hôtel de ville, brandissant les drapeaux noirs de l’Etat Islamique et hurlant des slogans en sa faveur.
    Des opérations similaires ont été menées par l'armée libanaise dans d’autres régions du Liban. C’est ainsi que les services de renseignement de l'armée ont arrêté, suite à une perquisition effectuée dans des campements de réfugiés syriens dans le Koura, notamment à Amioun, Kfarhazir et Dar Chemessine, plusieurs ressortissants syriens.

    Présence croissante du Front al-Nosra et de l’Etat Islamique au Liban
    Cette agitation et ces vagues de protestation nous permettent de constater une présence et une influence croissante du Front al-Nosra et de l’Etat Islamique dans le pays. Et on ne sait plus où sont les limites entre une véritable solidarité envers les réfugiés syriens de la part d'une frange de la population sunnite du pays et, ce qui serait plus grave, une véritable adhésion aux objectifs des organisations extrémistes.
    Ce vendredi 26 septembre, par exemple, les Ulémas Sunnites de Tripoli ont appelé a une « Journée de solidarité avec les réfugiés syriens » et de protestation contre ce qu’ils appellent une « punition collective injustifiée ». Les Ulémas se sont livrés, à ce propos, à un jeu de mots d’un goût douteux. Le thème de la manifestation  était « refus de la décapitation d’Ersal ». On ne sait pas si les familles des 27 militaires enlevés par le Front al-Nosra et qui risquent à tout moment d’être décapités après que trois d’entre eux aient été sauvagement assassinés (deux par décapitation), vont apprécier. Les familles de ces militaires détenus par les Jihadistes multiplient d’ailleurs les actions de blocage d’axes routiers pour obtenir la libération de leurs proches.
    Dans la soirée du jeudi 25 septembre 2014, un appel a été lancé par les « jeunes musulmans de Tripoli », faisant écho à l'appel des ulémas. Les jeunes exhortent tout sunnite à se « rebeller après la prêche du vendredi contre l'injustice et à soutenir nos frères à Ersal ainsi que les réfugiés syriens ».
    L'appel à manifester ne concerne pas seulement Tripoli. C’est l’ensemble des Sunnites du Liban qui sont appelés à exprimer leur solidarité avec les réfugiés syriens.
    Tous ces appels et ces déclarations font que la tension est extrême dans la grande ville du nord du Liban et les forces de sécurité sont sur le pied de guerre pour faire face à toute vague de violence.  Une mission d’autant plus difficile et périlleuse que l’armée est depuis quelques temps, la cible d’attaques. Jeudi 25 septembre, deux soldats libanais ont encore été tués dans la région du Akkar, au nord Liban. 
    Et comme vendredi dernier, des rassemblements devant les mosquées pourraient crier des slogans en faveur de l'État islamique. Pour les ulémas ces manifestations sont normales et justifiées car c’est « l'injustice croissante qui pousse certains à se réfugier chez celui qui peut les protéger (l’Etat islamique) ».

    Le Front al-Nosra et l’Etat Islamique discréditent l’armée libanaise
    Et comme les organisations palestiniennes d’obédience marxiste l’avaient fait en 1973, le Front al-Nosra et l’Etat Islamique font tout pour discréditer l’armée qui tente de maintenir l’ordre : « Votre armée est en train de dessiner les contours de votre avenir par son comportement », devait tweeter, le mercredi 25 septembre 2014, le Front al-Nosra. Et les Jihadistes d’al-Qaïda poursuivaient en menaçant les Libanais en ces termes : « Êtes-vous prêts à payer le prix de la confiance que vous avez placée en elle (l’armée) ? »

    Une armée libanaise qui peine à remplir sa mission
    Le Liban ne peut mener que des actions « défensives » contre les Jihadistes  plutôt qu’offensives en raison de son manque de capacités militaires, a déclaré le premier ministre Tammam Salam au journal an-Nahar, vendredi 26 septembre.

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

     

  • La priorité donnée par les Américains à la lutte anti-terroriste donne les coudées franches à l’Iran dans la région

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    Les Américains donnent la priorité à la lutte contre les terroristes jihadistes
    L’administration Obama semble avoir fait le choix de ne plus affronter l’Iran et ses satellites pour concentrer son attention à la lutte contre l’Etat Islamique, al-Qaïda et les organisations jihadistes qui ont fait allégeance à ces deux mouvements sunnites.

    Exemple du Yémen
    Le Yémen, par exemple, est pourtant un pays d’une importance géostratégique et économique primordiale pour l’Occident. Or, depuis l’éclatement des révolutions baptisées (par les Occidentaux) de « printemps arabe », le pays est en proie à l’anarchie la plus totale. Les institutions de l’Etat se sont effondrées, la corruption  et la pauvreté sont générales et les forces tribales traditionnelles ont perdu leur influence, quand elle n’est pas rejetée.
    Cela fait des années que les Etats-Unis bombardent à l’aide de drones les Jihadistes d’al-Qaïda fortement implantés dans le pays.

    L’Iran grande gagnante de la progression des rebelles chiites
    Les Houthistes (rebelles chiites) et l'Iran sont, eux aussi, « des adversaires acharnés » de l’Amérique. Or, il semble que l’administration Obama n’ait rien à redire contre la récente prise de Sanaa, la capitale yéménite, par les rebelles Houthistes. Et tant pis si les derniers succès militaires de la rébellion chiite renforce l'influence de l'Iran au Yémen.
    C’est bien la raison pour laquelle le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi,  dénonce la conquête de Sanaa par les rebelles chiites comme un complot de forces locales (les Houthistes) et étrangères (l’Iran) pour expliquer la conquête de Sanaa. « En contrôlant Bab el-Mandeb et le détroit d'Ormuz, on n'a plus besoin de bombe atomique », a-t-il encore dit dans une récente déclaration au quotidien al-Hayat, en référence à l'Iran qui est soupçonné par les puissances occidentales de chercher à obtenir l'arme nucléaire.

    Américains et Saoudiens alliés en Irak et Syrie – opposés au Yémen
    Reste à savoir si l'Arabie saoudite acceptera la mainmise chiite sur une grande partie du Yémen. Il se pourrait bien qu’elle soutienne les Jihadistes d’al-Qaïda, comme elle l’a déjà fait en Syrie. Ceux-ci sont très bien implantés dans le sud du pays. Alors, suivez-moi bien : On assisterait à cette incohérence où les Saoudiens, alliés des Etats-Unis pour frapper les Jihadistes de l’EI et d’al-Qaïda en Syrie et en Irak, armeraient et financeraient en sous-main la branche yéménite d’al-Qaïda pour contrer les Chiites yéménites, tandis que les Etats-Unis chercheraient par tous les moyens à les éliminer. Quant aux partisans du parti islamiste sunnite al-Islah, lequel appartient à la confrérie des Frères musulmans, il est peu probable que l’Arabie saoudite s’appuie sur eux, car les Frères musulmans sont pour les Saoudiens une espèce encore plus haïssable que les Jihadistes d’al-Qaïda.

    Américains et Syriens coordonnent bien leurs actions contre l'Etat Islamique en Syrie
    L’ordre du jour à Washington n’est plus le renversement de Bachar el-Assad. Bien sûr, on continue à jurer ses grands dieux à Washington que les avions américains bombardent les cibles de l’EI sans « coordination» avec Damas. Or, cette affirmation est fausse. Washington a bien coordonné ses actions contre Daesh avec Damas. Il ne s’agissait pas seulement d’informer les autorités syriennes mais de planifier réellement les opérations avec elles. Il était nécessaire de communiquer la liste des cibles et des horaires des frappes. Il fallait également rassurer Damas en l’assurant que ses sites seraient épargnés. Enfin, un minimum de coordination était nécessaire, sachant que des avions américains et syriens pouvaient se retrouver face à face dans la même zone et au-dessus de la même cible et il fallait éviter tout incident.
    Trois canaux de communication ont été utilisés par les Américains pour coordonner les actions avec Damas : l’Irak, les Nations Unies et la Russie.
    Le premier de ces canaux est l’Irak. Le conseiller du Premier ministre, Faleh al-Fayyad, a rencontré le président syrien à deux reprises. Il lui a livré un message sur les cibles et les rendez-vous des frappes et lui a assuré que les positions du régime seraient épargnées. Il ne pouvait avoir obtenu ces données que des Américains eux-mêmes.
    Une démarche similaire a été effectuée par l’ambassadeur de Russie à Damas. Enfin, dernier canal de communication. Des informations ont été communiquées aux délégués Iraniens et le représentant syrien à l’ONU, Bachar al-Jaafari.
    On sait également que des délégations militaires et des services de renseignement américains ont visité Damas dernièrement.
    Alors il n’y a rien d’étonnant à ce que les démentis américains fassent sourire les dirigeants syriens qui affirment avoir enregistré tous ces contacts entre les deux pays.

    Israël fournit une indication intéressante
    Le gouvernement israélien vient d’abandonner son soutien aux rebelles du Sud de la Syrie en raison, affirme-t-il, de la prépondérance croissante des Jihadistes d’al-Qaïda au sein de la rébellion considérée comme « fréquentable ». Ce changement de stratégie d’Israël est sans doute du au changement de politique de l’administration Obama pour qui le renversement de Bachar el-Assad ne semble plus être la priorité.

    Hollande peine à courir après’Obama
    Décidément, François Hollande n’a pas de chance avec son allié Obama. On se souvient comment il était prêt à intervenir militairement en Syrie, se basant sur des déclarations bellicistes de Barak Obama avant que celui-ci ne change son fusil d’épaule et décide de donner une chance à Bachar el-Assad pour se défaire de ses armes chimiques. Notons qu’à l’époque le président américain n’avait même pas daigné avertir Hollande laissant ce dernier dans une position bien embarrassante. Aujourd’hui, Hollande annonce sa décision d’intensifier le soutien de la France aux forces de l'opposition syrienne. Il y a fort à parier qu’il se fasse bientôt tirer les oreilles par son mentor Obama pour qui cette option n’est pas la bienvenue et pourrait même être contreproductive en ce qui concerne la lutte contre le jihadisme !

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • Message de l'association Pro-montagne

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    A tous mes frères de cordée,
    Aujourd'hui ce n'est pas la Dame Blanche qui a emporté l'un des nôtres mais la noirceur de l'âme humaine.
    Toi Hervé guide de montagne a été emporté par la folie d'autres guides de voies ténébreuses, eux mêmes guidés par de sombres voix intérieures.
    Nous qui sommes capables de nous émerveiller devant un lever de soleil aux quatre coins de la planète,
    Nous qui pouvons nous extasier devant la finesse d'une étoile de neige délicatement posée sur le revers de notre main,
    Nous qui nous réjouissons du moindre sourire de nos clients,
    Nous qui répondons présents pour les soutenir dans la difficulté,
    Nous qui n'hésitons pas à charger notre sac pour le bien être de nos accompagnés,
    Nous qui sommes capables de sans cesse redonner espoir à nos compagnons de route fatigués,
    Nous qui cherchons à vaincre la pesanteur en nous élevant dans la verticalité.
    Alors nous, guides, comment allons nous nous relever pour valoriser notre savoir-être et éclairer le chemin dans la nuit de l'âme humaine ?
    Comment pouvons nous valoriser nos capacités d'être pour que la lumière domine ?
    Comment pouvons nous, l'espace de quelques instants, taire notre égo pour écouter notre petite voix cherchant à nous guider sur la voie du beau, de l'harmonie, de la sérénité, de la paix intérieure ?
    Puisse la disparition d'Hervé contribuer à faire grandir la fraternité autour de chacun de nous.
    Telle est ma prière au sortir d'une nuit agitée.
    "La prochaine étape de l'évolution humaine consistera à transcender la pensée."

    Eckhart TOLLLE ­ L'art du calme intérieur

    Jean GABORIAU
    Retrouvez cette discussion à l'adresse :
    http://www.pro-montagne.net/vanilla/index.php?p=/discussion/588

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  • Fin de la trêve entre Kurdes et Turcs

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    Plus de 200 raids de la coalition contre les bases de l’EI en Syrie le 24 septembre
    Les avions de guerre US soutenus par des alliés arabes ont effectué plus de 200 raids aériens sur des objectifs du califat islamique pour la deuxième journée consécutive, et notamment sur des exploitations pétrolières tombées sous le contrôle de l'EI. Des chasseurs bombardiers furtifs F-22 Raptor ont été utilisés pour la première fois. Un appareil coûte entre 130 et 180 millions $.
    L’US Central Command affirme avoir détruit des QG, des camps d'entraînement et des casernes ainsi que des positions du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) proches de la frontière entre la Syrie et la Turquie.

    Plusieurs pays arabes sunnites ont participé à l’offensive aérienne de la coalition
    Washington affirme que l'Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie, le Bahreïn et les Émirats arabes unis ont participé, d’une façon ou d’une autre, à la réalisation de ces raids.

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  • Le groupe jihadiste Khorassan

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    Le groupe Khorassan

    Les États-Unis ont frappé le mardi 22 septembre 2014, le « groupe Khorassan » dans la région d'Alep, selon un porte-parole du Pentagone, John Kirby. Ce groupe s'apprêtait à lancer des « attaques terroristes » contre des cibles occidentales et éventuellement aux Etats-Unis d’une ampleur égale, sinon supérieure, à 9/11. « Khorassan », qui comprendrait 1000 membres combattants, est affilié à al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda.  50 combattants auraient été mis hors de combat au cours de ces frappes.
    Muhsin al-Fadhli, le leader du groupe Khorassan, un jihadiste très dangereux aurait été tué au cours de la frappe aérienne  américaine.  Al-Fadhli est un ancien compagnon d’armes d’Oussama Ben Laden. La mort du chef jihadiste n’a pu être vérifiée de façon indépendante. Al-Fadhli est également soupçonné d’évoir planifié un attentat visant à utiliser des 'bombes déguisées en tubes de dentifrice pour attaquer des avions de ligne occidentaux.

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    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

     

    Lien permanent Catégories : KHORASSAN 0 commentaire
  • Les Jihadistes ont franchi les frontières du Moyen orient

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    Appel au meurtre du califat islamique
    Le califat islamique a appelé lundi 22 septembre les musulmans à tuer de "n'importe quelle manière" les ressortissants de pays appartenant à la coalition internationale mise en place pour combattre le groupe en Irak et en Syrie. Les Etats-Unis, le Canada, la France et l’Australie ont été mentionnés par le califat.

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  • Forces américaines au Moyen Orient

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    Les Etats-Unis viennent de mener leurs premières frappes aériennes en Syrie. 
    Ils peuvent compter pour leurs opérations militaires sur un dispositif conséquent dans la région.

    Vidéos U.S. fournies par le Centcom
    Bombardement d’un centre de stockage en Syrie :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=U5tyRw8INSs&list=UUNEEHeS9Y2yFVLbWGeHhbYA
    Bombardement d’un bâtiment occupé par l’EI à al-Qitar en Syrie :
    https://www.youtube.com/watch?list=UUNEEHeS9Y2yFVLbWGeHhbYA&v=0bpakeG9x7o&feature=player_detailpage
    Un KC-135 ravitaille en vol un F-16 :
    https://www.youtube.com/watch?v=ahLNOzFVsHk&list=UUNEEHeS9Y2yFVLbWGeHhbYA&feature=player_detailpage
    Bombardement d’un parc de véhicules de l’EI :
    https://www.youtube.com/watch?v=nShvy9S4pg4&list=UUNEEHeS9Y2yFVLbWGeHhbYA&feature=player_detailpage

    Troupes américaines au Moyen Orient
    Il y a environ 35.000 soldats américains déployés au Moyen-Orient, dont 15.000 au Koweït, 7.500 au Qatar, 6.000 au Bahreïn, 5.000 aux Emirats arabes unis et 1.000 en Jordanie. Il y a également un nombre non communiqué d'agents de la CIA en Jordanie. Ils sont chargés de former des rebelles considérés comme « modérés » de l’Armée Syrienne Libre.

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    Soldats américains en Irak
    Il y aura bientôt 1.600 soldats américains en Irak, parmi lesquels 475 conseillers envoyés par le président américain en septembre.
    600 militaires sont des conseillers qui travaillent auprès du gouvernement irakien et des autorités autonomes Kurdes. Ils sont installés dans deux centres opérationnels à Bagdad et au nord de l'Irak. Parmi eux, certains participent à la coordination des frappes aériennes.
    Le reste du contingent assure la sécurité de l'ambassade américaine dans la zone verte de Bagdad et les représentations américaines à Irbil, au Kurdistan.

    Avions de combat
    Les Américains peuvent mobiliser des dizaines d'avions stationnés dans la région, notamment des avions de chasse F-15, F-16 et F/A-18, des drones de combat Reaper, des bombardiers B-1, des hélicoptères de combat et divers avions de surveillance et de ravitaillement. Les F/A-18 Super Hornets sont postés sur le porte-avions USS George H.W Bush actuellement dans le Golfe.
    Il semble que le chasseur furtif F-22, le plus sophistiqué de l'arsenal américain, ait participé aux premières opérations en Syrie. Ce serait alors la première fois qu'il aurait participé à une opération de combat.

    Bases américaines dans la région 
    Dans un premier temps, les avions américains ont utilisé la base al-Dhafra aux Emirats arabes unis, la base Ali al-Salem au Koweït et la base al-Udeid au Qatar, où se trouve aussi un centre de commandement aérien américain qui contrôle les opérations dans 20 pays limitrophes ainsi qu'en Afghanistan.
    La base qatarie dotée d'une piste d'atterrissage de plus de 4 kms et une importante réserve de munitions. Elle est le principal centre logistique américain au Moyen Orient.
    Les chasseurs F-16 sont également stationnés, depuis 2013, en Jordanie et le Pentagone a des accords avec Oman. Par ailleurs, l'armée américaine peut utiliser la base de Diego Garcia dans l'Océan indien pour ses bombardiers à très long rayon d'action B-52, B-1 et B-2.
    Dans le sud de la Turquie, les Etats-Unis ont également 1.500 hommes stationnés à la base d'Incirlik. Selon des médias, les Etats-Unis y lanceraient des vols de surveillance. Membre de l'Otan, la Turquie a publiquement annoncé qu'elle ne participerait pas aux opérations militaires souhaitées par les Etats-Unis contre les combattants de l'Etat islamique (EI).

    Frappes aériennes américaines
    Depuis le 8 août, l’armée de l’air américaine a effectué plus de 190 frappes aériennes sur l'Irak.
    Plus de 90 frappes ont visé des jihadistes autour du barrage stratégique de Mossoul, permettant ainsi aux combattants kurdes, les Peshmergas, de reprendre le barrage qui fait encore l'objet d'âpres combats avec les Jihadistes de l’Etat islamique.
    29 frappes ont également été effectuées contre les Jihadistes de l'EI pour les empêcher de s’approcher d’Irbil.
    Entre le 8 août et le 10 septembre, les avions américains ont "endommagé ou détruit" 212 cibles appartenant aux extrémistes, dont 162 véhicules. Parmi eux, deux tanks et 37 véhicules de transport Humvees récupérés de l'armée irakienne en déroute.
    Les frappes aériennes ont touché 21 "installations armées" dont 7 pièces d'artillerie anti-aériennes et 5 "positions de mortiers". 29 "installations" de l'EI ont été abîmées ou détruites parmi lesquelles des check points, des postes d'observation, un bunker et un poste de commandement.

    Coût des opérations
    En moyenne, le coût des opérations quotidiennes menées par l’armée américaine serait évalué par le Pentagone à environ 7,5 millions de dollars. Mais les experts s’attendent à ce que le coût total s’élève à plusieurs milliards de dollars si la campagne dure un an, ce qui semble devoir être le cas.

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)