Cameroun : deux militaires tués dans une attaque des islamistes de Boko Haram dans l'Extrême-Nord

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Deux militaires camerounais de la Force Mixte Multinationale (FMM) ont trouvé la mort samedi soir dans la localité camerounaise d’Amchide, située dans le département du Mayo Sava, dans la région de l'Extrême-Nord, au cours d'une attaque, attribuée aux islamistes de Boko Haram, a-t-on appris, dimanche, du gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

« Samedi, trois militaires sont montés sur une moto conduite par un civil au niveau d’Amchide, pour rejoindre leur poste de détachement dans le poste de la Force Mixte Multinationale situé à Wambashe. Ils sont tombés dans une embuscade tendue par des combattants de Boko Haram », a expliqué le gouverneur.

« Dans cette embuscade, les terroristes ont tué deux militaires et emporté leurs armes. Le troisième militaire s’est échappé. Le civil qui conduisait les militaires, a été blessé par balles au pied », a souligné Midjiyawa.

« Les troupes restent en alerte maximale dans toute la région de l'Extrême-Nord afin de prévenir de nouveaux assauts éventuels de l'hydre terroriste Boko Haram qui semble avoir repris du poil de la bête suite à la restructuration interne de son idéologie », a assuré le gouverneur de la région.

L'Extrême-Nord du Cameroun, tout près de la frontière nigériane, est régulièrement le théâtre d'attaques de Boko Haram, groupe islamiste originaire du nord-est du Nigeria.

Les combattants de Boko Haram et de sa branche dissidente, l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), ont multiplié ces dernières années les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans cette partie du Cameroun comme dans les régions limitrophes des trois pays voisins, le Nigeria, le Niger et le Tchad.

Ils y enlèvent fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants.

La rébellion de Boko Haram a éclaté en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins.

Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leurs domiciles, selon l'ONU.

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