Burkina Faso : un convoi de l’armée française bloqué depuis cinq jours

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Un convoi de l’armée française en provenance de la Côte d’Ivoire, et qui était entré mardi 16 novembre 2021 au Burkina Faso, est toujours bloqué ce lundi 22 novembre, par des manifestants à l’Est de la capitale Ouagadougou.

Bloqués par des milliers de manifestants depuis jeudi, à l’entrée de la ville de Kaya située à 100 km au nord de Ouagadougou, le convoi a été obligé de rebrousser chemin, dimanche 21 novembre. Vidéo.

A quelques kilomètres de la ville de Ouagadougou, le convoi a pris une autre direction, cette fois-ci vers la ville de Fada N’Gourma (Est). Mais il a été à nouveau bloqué par des manifestants dans le village de Loango.

Samedi 20 novembre, les militaires français ont procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule à l’entrée de ville de Kaya, après trois jours de blocus. Trois personnes ont été blessées dans la bousculade provoquée par ces tirs de sommation, selon des médias locaux.

Le convoi de l'armée française transportait de la logistique de Barkhane et de la force conjointe du G5 Sahel en direction du Niger (pays enclavé).

Parti d’Abidjan (Côte d’Ivoire), le convoi devait traverser le Burkina Faso avec pour destination le Niger, en passant par les villes burkinabè de Banfora, Bobo-Dioulasso, Kaya et Dori, selon un responsable militaire burkinabè sous couvert d’anonymat.

Il a d’abord été stoppé au Sud de Bobo-Dioulasso la capitale économique du Burkina Faso par des manifestants anti-français puis dans la nuit de mardi à mercredi à l’Ouest de Ouagadougou.

Les manifestants exigent son retour, soulignant que l’armée française fournit des armes aux groupes terroristes présents sur le sol burkinabè.

C’est la première fois qu’un convoi français est arrêté au Burkina Faso par des manifestants qui soupçonnent le convoi de transporter des armes au profit des groupes terroristes.

Cette mobilisation a été initiée par des membres de la Coalition des patriotes du Burkina Faso (COPA-BF)

Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration au sujet de ce blocage.

La France n'a pas officiellement réagi à ces événements. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères a souhaité que le président burkinabé intervienne pour débloquer la situation.

"Nous avons fait savoir au président Kaboré que nous souhaitions qu'il aide à régler cette situation à Kaya", avait indiqué le ministre français des Affaires étrangères, dimanche, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

 

 

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