Ethiopie : L'armée éthiopienne et les miliciens d'Amhara lancent une offensive à grande échelle dans la région Afar

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Les combats se sont intensifiés entre l'armée nationale éthiopienne et les rebelles du Tigray, quelques jours après qu'Addis-Abeba ait lancé une nouvelle offensive majeure dans la région agitée du nord.

Getachew Reda, porte-parole des rebelles du Front populaire de libération du Tigray (TPLF), a déclaré que de nouveaux affrontements entre les rebelles tigréens et les troupes gouvernementales se déroulaient dans la ville d'Awra, dans la région Afar, au nord du pays.

« Les forces ennemies s'effondrent et sont en plein désarroi dans certaines parties d'Afar », a déclaré le porte-parole, ajoutant que « nous ne ciblons pas les civils et l'attaque d'artillerie présumée est une autre accusation pour ternir la réputation de nos forces.

Il a démenti les affirmations de sources humanitaires qui avaient déclaré à l'agence de presse AFP que les rebelles du TPLF avaient utilisé des armes lourdes lors des affrontements de mardi à Afar, tuant plusieurs civils.

Les troupes éthiopiennes, aux côtés des forces de la région nord de Amhara, ont lancé des attaques coordonnées dans le Tigray quelques jours seulement après que le Premier ministre Ahmed Abiy ait prêté serment pour un nouveau mandat de cinq ans en tant que premier ministre .

La déclaration du Tigray, qui faisait également état de frappes aériennes, de frappes de drones et de bombardements d'artillerie lourde, n'a pas pu être confirmée dans l'immédiat en raison des coupures de communication dans les zones de combat.

Dans une déclaration à Associated Press, Billene Seyoum, porte-parole du Premier ministre Abiy Ahmed, a seulement déclaré que « le gouvernement éthiopien continuera de lutter contre la destruction, la violence et les meurtres [des forces Tigréennes] dans la région d'Amhara et ailleurs ».

La nouvelle offensive a mis fin à un cessez-le-feu déclaré par le gouvernement éthiopien en juin alors que ses forces se retiraient du Tigray.

Des milliers de personnes ont été tuées depuis le début du conflit.

Les nouveaux combats défient également les appels à la paix lancés par les Nations Unies et d'autres instances, et la menace de nouvelles sanctions des États-Unis et de l'Union européenne.

 

 

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