France : Il y a 4 ans, Laura et Mauranne égorgées à Marseille

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Il y a 4 ans, vers 13 h 45, Laura et Mauranne étaient tuées à l'arme blanche devant la gare Saint-Charles de Marseille par un islamiste tunisien en situation irrégulière. L'assassin est tué par des militaires d'une patrouille de l’opération Sentinelle. L'attaque a été revendiquée par l'État islamique dans les heures qui ont suivi les deux assassinats.

L’assassin, assis sur un banc, s'est d’abord jeté par derrière sur sa première victime qui n'a pas eu le temps de réagir, puis est revenu sur ses pas pour attaquer la deuxième femme lui donnant de nombreux coups de couteaux « à la vitesse d’un marteau-piqueur » en criant « Allah Akbar ». Une des victimes a été égorgée, l'autre éventrée. Une passante a essayé de s'interposer en donnant à l'assaillant des coups de porte drapeau mais en vain. Les deux victimes qui sont décédées à la suite des attaques étaient âgées respectivement de 20 et 21 ans.

Mauranne, étudiante en troisième année de médecine à Marseille et Laura, étudiante en deuxième année d'infirmière à Lyon, étaient cousines. L'assaillant était armé d'un couteau de boucher et en possession d'un second a été abattu peu de temps après par un caporal de 27 ans de la 5e compagnie de réserve du 1er régiment étranger de génie d'une patrouille de l’opération Sentinelle qu'il s'apprêtait à attaquer.

Les familles des deux cousines se battent encore pour faire condamner le frère du djihadiste, blanchi par la justice en avril 2021. L'assassin aurait en effet été endoctriné par son frère, Anouar Hanachi, connu pour avoir fait le djihad en territoire syro-irakien.

Le 29 septembre 2017, l'assassin avait été interpellé pour vol. En tant que ressortissant tunisien en situation irrégulière, une procédure de reconduite à la frontière avait été lancée mais avait échoué. En effet, il n'avait pas pu être placé en centre de rétention car la préfecture des Bouches-du-Rhône n'avait pas donné son accord du fait de l'absence d'une personne ayant autorité pour signer la procédure d’expulsion et de placement en détention. Il a  donc été  libéré le samedi 30 septembre de sa garde à vue, la veille l'attaque contre les deux jeunes filles. L'enquête administrative a montré des dysfonctionnements qui ont entraîné l'éviction du Préfet du Rhône.

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