Yémen: 67 morts dans des combats autour de la ville de Marib

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Des affrontements au Yémen ont fait 67 morts au cours des 24 dernières heures parmi les rebelles Houthis et les soldats pro-gouvernementaux dans la bataille pour Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du pays en guerre, selon des sources militaires et médicales.

"Cinquante-huit rebelles et neuf soldats gouvernementaux ont été tués dans des combats et par des frappes aériennes dans les provinces de Marib et Shabwa", ont indiqué les sources militaires à l'AFP, un bilan confirmé par des sources médicales.

L'objectif des Houthis est de conquérir le gouvernorat de Ma'rib, riche en ressources pétrolières. La conquête de la province de Marib donnerait aux houthis un avantage avant d'entamer toute négociation de paix. À ce jour, les rebelles n'ont obtenu aucun résultat significatif, mais ils continuent de faire preuve de détermination. 

Selon le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awad bin Moubarak, lors d'un entretien avec al-Arabiya, Téhéran aurait demandé aux houthis de ne pas s'asseoir à la table des négociations avec le gouvernement yéménite tant qu'il n'aurait pas pris le contrôle total de Marib. 

Concernant le rôle des acteurs internationaux, Ahmed Awad bin Moubarak s'est dit surpris par le comportement des États-Unis, qui ont retiré les Houthis de la liste des organisations terroristes, mais sans rien obtenir en retour, tandis que le nouvel envoyé de l'ONU, Hans Grundberg, a été invité à travailler sur la base de ce qui a été réalisé jusqu'à présent, sans recommencer. Enfin, le ministre a souligné l'importance des initiatives de paix promues à la fois par l'ONU et l'Arabie saoudite, considérées comme une feuille de route à suivre pour résoudre la crise yéménite.

Par ailleurs, on a appris qu'au moins 12 civils avient perdu la vie, tandis que 22 autres étaient blessés au cours d'une attaque des milices rebelles Houthis contre le gouvernorat nord-ouest de Hajjah le 26 septembre.

Selon les rapports du ministre yéménite de l'Information, Moammar al-Eryani, le 26 septembre, un missile balistique, vraisemblablement de fabrication iranienne, a visé le district de Midi, dans le gouvernorat de Hajjah, alors qu'une célébration commémorait le 59e anniversaire de la révolution du 26 septembre 1962. Pour le ministre al-Eryani, l'attaque du 26 septembre est assimilable à un crime de guerre, et représente une violation flagrante des normes et accords internationaux, en premier lieu du droit international humanitaire.

Le conflit civil au Yémen a commencé à la suite du coup d'État des Houthis le 21 septembre 2014. Le conflit oppose les rebelles chiites houthis, soutenus par Téhéran aux  forces liées au gouvernement yéménite internationalement reconnu  du président Rabbo Mansour Hadi.. Depuis le 26 mars 2015, l'armée pro-gouvernementale est assistée d'une coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite, qui comprend également les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Soudan, la Jordanie, le Koweït et Bahreïn.

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