Mali : Le ministre russe des AE confirme que le gouvernement malien a approché le groupe PMC Wagner mais affirme que Moscou n'est pas impliqué

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Le Mali a demandé à la société de sécurité privée Wagner de renforcer la sécurité dans ce pays déchiré par le conflit, a confirmé samedi le ministre russe des Affaires étrangères, ajoutant que Moscou n'était pas impliqué.

Les pays européens ont mis en garde le gouvernement malien en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies cette semaine contre l'embauche de paramilitaires du groupe Wagner.

Mais alors que Paris s'apprête à réduire sa présence militaire au Mali, Sergueï Lavrov a confirmé que le gouvernement malien s'était tourné vers des "entreprises privées russes".

"C'est une activité qui a été menée sur une base légitime", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York.

"Nous n'avons rien à voir avec cela", a-t-il ajouté.

Selon certaines informations, le gouvernement malien est sur le point d'embaucher 1 000 paramilitaires du groupe Wagner.

La France a averti le Mali que l'embauche des combattants de la société de sécurité privée russe isolerait le pays au niveau international.

L'entreprise russe est considérée comme proche du président russe Vladimir Poutine et les pays occidentaux l'accusent d'agir au nom de Moscou.

Les paramilitaires, les instructeurs de sécurité privée et les entreprises russes sont devenus de plus en plus influents en Afrique ces dernières années, en particulier en République centrafricaine en proie à un conflit, alors que les Nations Unies ont accusé les mercenaires de Wagner d'avoir commis des abus.

Moscou admet avoir déployé des « instructeurs » en RCA mais affirme qu'ils ne sont pas actifs dans les combats. La Russie insiste sur le fait qu'il n'y a pas de paramilitaires en Libye, malgré les affirmations occidentales du contraire.

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