Gaza : Décès d'un jeune palestinien blessé par l'armée israélienne

Imprimer

E92-P3uWQAMBN2J.jpegUn jeune Palestinien blessé la semaine dernière par des tirs de l'armée israélienne lors de heurts à Gaza est décédé des suites de ses blessures, a indiqué samedi le ministère palestinien de la Santé.

Omar Hassan Abu Al-Nile (photo), 12 ans, "a succombé à ses blessures", a rapporté le ministère dans un communiqué. Il avait été touché par des tirs de l'armée israélienne lors de heurts en marge d'une manifestation près de la barrière de séparation entre la bande de Gaza et l'Etat hébreu, a indiqué l'agence officielle palestinienne Wafa. Une centaine de personnes ont assisté aux funérailles du garçon dans l'après-midi dans le quartier d'Al-Tofah, dans l'est de la ville de Gaza, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans la soirée, des heurts ont éclaté entre l'armée israélienne et des Palestiniens répondant à l'appel de plusieurs factions gazaouies pour protester notamment contre le blocus imposé depuis près de 15 ans par Israël sur l'enclave palestinienne.

L'armée israélienne a eu recours à des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes tandis que des manifestants brûlaient des pneus, selon un journaliste de l'AFP.

Selon le ministère gazaoui de la Santé, onze Palestiniens ont été blessés lors de ces affrontements samedi soir, dont trois par des tirs à balles réelles.

De leur côté, les pompiers israéliens ont rapporté que des ballons incendiaires lancés depuis Gaza avaient déclenché des feux de brousse en Israël. 

Une quarantaine de personnes avaient été blessées samedi dernier par des tirs israéliens, selon les autorités gazaouies, parmi lesquelles Omar Hassan Abu Al-Nile et un homme de 32 ans décédé mercredi. Un membre des forces de sécurité israéliennes, touché par des tirs, est lui toujours dans un état critique.

L'Etat hébreu a mené ensuite des raids aériens contre "quatre sites de fabrication d'armes et de stockage" du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. D'autres frappes, qui n'ont pas fait de victime, ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, en représailles à des lancers de ballons incendiaires qui avaient causé des feux de brousse côté israélien. De nouveaux affrontements, moins violents, ont aussi eu lieu mercredi à la frontière entre Gaza et Israël.

Pendant plus d'un an, à partir de mars 2018, des rassemblements hebdomadaires avaient eu lieu près de la barrière frontalière pour réclamer la fin du blocus et "le droit au retour" des Palestiniens poussés à l'exil lors de la création d'Israël en 1948. Environ 350 Palestiniens avaient à l'époque été tués par des tirs de soldats israéliens.

Commentaires

  • "répondant à l'appel de plusieurs factions gazaouies pour protester notamment contre le blocus imposé depuis près de 15 ans par Israël sur l'enclave palestinienne."Stop aux fake news :selon un article du Journal Le Matin du 26 août dernier (https://www.lematin.ch/story/legypte-rouvre-partiellement-le-point-de-passage-de-rafah-454817254577 et https://www.20min.ch/fr/story/legypte-rouvre-partiellement-le-point-de-passage-de-rafah-454817254577), vous écrivez, et je cite :

    Le Cogat, organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, a de son côté annoncé assouplir les restrictions sur le transfert de marchandises, notamment de nouveaux véhicules, vers l’enclave palestinienne via le point de passage de Kerem Shalom. Les autorités israéliennes doivent également permettre à 1000 hommes d’affaires gazaouis supplémentaires de sortir de la bande de Gaza via le point de passage d’Erez, au nord de l’enclave. Ces décisions sont liées au «maintien de la stabilité sécuritaire dans la région», a précisé le Cogat.

    Je vous rappelle que selon la définition du dictionnaire Reverso, BLOCUS = blocage d'un pays, d'une région, d'un port pour empêcher tout transport de marchandises vers ou venant de ce pays ou région Ou selon le dictionnaire Larousse BLOCUS = Investissement d'une ville, d'un port, d'une position, d'un pays pour lui couper toute communication avec l'extérieur.

    Alors, Monsieur Belliard, de quel blocus parlons-t-on, je vous prie donc de cessez de rapporter les propos de l'AFP, oui, les mots ont leur poids. Bon dimanche

  • A toutes fins utiles, rappelons aux censeurs en herbe qu'en Suisse, chacun est libre d'exprimer son opinion et de discuter de ses éventuelles divergences avec autrui. Nous n'avons pas en Suisse une Stasi chargée de purger les textes et articles qui n'ont pas eu l'heur de plaire à certains esprits zélés.
    Pour ma part, je félicite M. Belliard de l'impartialité dont il fait preuve dans le choix de ses publications.

Les commentaires sont fermés.