Liban : A Beyrouth, la police réprime les protestations des proches des victimes de l'explosion du port

Imprimer

La police libanaise a utilisé des gaz lacrymogènes contre les proches des victimes de l'explosion dans le port de Beyrouth, qui s'étaient rassemblés pour une manifestation au domicile du ministre libanais de l'Intérieur Muhammad Fahmi et tentaient de prendre d'assaut son domicile.

Le voisinage de la maison de Fahmi a été le théâtre d'affrontements entre les manifestants et les forces de sécurité impliquées dans la protection de la maison du ministre. Les manifestants ont donné un délai d'environ 10 minutes pour que le ministre sorte de chez lui et les rencontre, sinon ils menaçaient de prendre la maison d'assaut. Lors de leur sit-in, les habitants ont soulevé des cercueils et tenté d'avancer vers la maison du ministre, ce qui a entraîné une bousculade avec les forces de l'ordre et de nombreux blessés.

Les manifestants sont convaincus que le ministère de l'Intérieur retarde délibérément l'enquête sur l'explosion qui a eu lieu le 4 août 2020. L'explosion a fait plus de 200 morts et causé d'importants dégâts dans la capitale libanaise.

Le ministre a rejeté la demande du juge d'instruction de convoquer le chef des services spéciaux Abbas Ibrahim pour interrogatoire. Fahmi a déclaré qu'Ibrahim jouissait de l'immunité.

L'explosion dans le port de Beyrouth et l'inaction des autorités après celle-ci sont devenues la preuve la plus tangible de l'effondrement de l'État libanais. Près d'un an plus tard, l'enquête en est presque à son point de départ.

Les commentaires sont fermés.