Jérusalem : Les forces israéliennes prennent d'assaut l'esplanade d'Al-Aqsa ( le Mont du Temple)

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Plus de 178 Palestiniens et 17 policiers israéliens ont été blessés vendredi 7 mai 2021, la plupart sur l'Esplanade des Mosquées, dans les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est occupé, théâtre d'un regain de tension qui inquiète jusqu'à Washington. Vidéo.

Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis dans l'enceinte de l'Esplanade des Mosquées --appelée Mont du Temple par les Juifs-- pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de ramadan. Mais des heurts ont éclaté entre des Palestiniens, qui ont lancé des projectiles, et la police israélienne qui a fait usage de grenades assourdissantes et tiré sur des manifestants avec des balles en caoutchouc, a constaté un photographe de l'AFP. Celui-ci a aussi vu une dizaine de manifestants blessés au visage. Des "centaines d'émeutiers ont lancé des pierres, des bouteilles et d'autres objets en direction des officiers qui ont riposté", a indiqué la police israélienne, dont le porte-parole, Wassem Badr, a évoqué des "troubles violents".

Un calme fragile semble être revenu dans la nuit ont constaté des journalistes de l'AFP. Selon le Croissant-Rouge palestinien, au moins 178 Palestiniens ont été blessés vendredi soir, dont la plupart sur l'Esplanade des Mosquées. La police israélienne a fait, elle, état de six blessés dans ces rangs.

Ces manifestations sont les plus violentes à Jérusalem depuis les heurts ayant fait 125 blessés fin avril 2021, mais aussi depuis des échauffourées liées au transfert en 2018 de l'ambassade des Etats-Unis dans la ville disputée, voire à celles de l'été 2017 liées à la mise en place par Israël de détecteurs de métaux à l'entrée de l'Esplanade, troisième lieu saint de l'Islam.

Le chef du Politburo du Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré que "Israël allait payer un prix élevé pour avoir violé le droit des musulmans de prier dans la mosquée Al-Aqsa."  Il a appelé les Palestiniens à rester sur l'esplanade de samedi soir à jeudi matin, date à laquelle pourrait prendre fin le ramadan. "L'occupation israélienne doit réaliser que la résistance est prête à défendre (la mosquée) Al-Aqsa à tout prix", a affirmé le Hamas, tandis que des partis arabes israéliens ont appelé à des manifestations dans les villes à majorité arabe d'Israël.

La Jordanie, pays qui est officiellement le gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est, a dénoncé une "agression sauvage" des forces de sécurité israéliennes.

Le secrétaire général du groupe Jihad islamique Ziyad al-Nahla a déclaré qu '"il est impossible de garder le silence sur ce qui se passe à Jérusalem, l'ennemi doit attendre notre réponse à ce qui se passe à tout moment".

"Journée de Jérusalem"
Les nouvelles violences surviennent dans un contexte de vives tensions à Jérusalem-Est mais aussi en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Plus tôt dans la journée, les forces israéliennes avaient abattu deux Palestiniens et blessé un troisième, qui avaient ouvert le feu sur des gardes-frontières dans le nord de la Cisjordanie, sans faire de victimes israéliennes.

Fin avril, des centaines de personnes avaient déjà été blessés lors de plusieurs nuits d'échauffourées entre Palestiniens et Israéliens aux abords de la Vieille ville de Jérusalem.

Les violences de vendredi ont coïncidé avec la "Journée d'Al-Qods (Jérusalem en arabe)" célébrée annuellement dans des pays de la région et principalement en Iran, ennemi juré d'Israël, en soutien aux Palestiniens.

A Téhéran, l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d'Iran, a prôné le combat contre Israël, qualifié de "base terroriste". Pour lui, la "chute du régime sioniste ennemi" est inéluctable.

 

 

 

Commentaires

  • "Maariv" ne mentionne pas les raisons de ces affrontements. Ils ont pour origine, la tentative par les colons israéliens d'évincer les habitants palestiniens de Jérusalem-est occupé par les Israéliens depuis 1967. La venue sur place du député d'extrême droite Itamar Ben-Gvir, en soutien aux colons, n'a fait qu'envenimer la situation.

    https://www.france24.com/en/live-news/20210507-land-rights-case-sparks-new-east-jerusalem-clashes

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