L'Arabie saoudite dit avoir intercepté une cible aérienne "hostile"

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L'Arabie saoudite a intercepté samedi 23 janvier une cible "hostile" au-dessus de la capitale Riyad, a indiqué la télévision publique du royaume, qui fait régulièrement l'objet d'attaques lancées par les rebelles houthis du Yémen voisin.
 
Riyad n'a toutefois pas accusé dans son communiqué les rebelles yéménites. De leur côté, les houthis, par le porte-parole Yahya Sari, ont affirmé que les rebelles n'étaient pas responsables de l'incident et n'avaient "mené aucune attaque contre les pays agresseurs ces dernières 24 heures". 
 
"Toute opération est revendiquée avec fierté et honneur", a-t-il ajouté selon un média houthi.et ces derniers ont affirmé via un de leurs médias ne pas être impliqués dans l'incident.
 
Une explosion a été entendue vers 11H00 à Riyad, selon des correspondants de l'AFP. 
 
La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, qui intervient au Yémen pour lutter contre les houthis, a indiqué avoir "intercepté et détruit une cible aérienne hostile en direction de Riyad", sans donner plus de détails, selon la chaîne de télévision publique Al-Ekhbariya.
 
Dans le même temps, l'aéroport international de Riyad a annoncé des retards pour plusieurs vols mais il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir si les deux évènements étaient liés. 
 
L'Arabie saoudite intervient depuis 2015 au Yémen où elle est venue en aide au gouvernement face aux rebelles chiites houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de plusieurs régions du pays, dont la capitale Sanaa. Les houthis revendiquent régulièrement des attaques contre l'Arabie saoudite mais elles ne visent que rarement Riyad, située à quelque 700 km de la frontière.
 
Plus tôt en janvier, l'administration républicaine sortante de Donald Trump, proche de l'Arabie saoudite, a inscrit les houthis sur sa liste noire des "organisations terroristes". Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, du nouveau président Joe Biden, a cependant promis de réexaminer cette décision afin de ne "pas entraver l'acheminement de l'aide humanitaire".
 
Le conflit qui ravage le Yémen depuis presque six ans a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et mis sa population au bord de la famine.

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