Libye : Le mécanisme de sélection d'un exécutif adopté, annonce l'ONU

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Les participants au dialogue politique inter-libyen ont approuvé mardi le mécanisme de sélection de l'autorité exécutive intérimaire convenu à Genève pour assurer la transition d'ici aux élections prévues en décembre 2021, a annoncé l'ONU.
 
Alors que le pays est divisé entre deux autorités rivales, les participants au Forum du dialogue politique libyen (FDPL) avaient trouvé mi-janvier un accord sur "une proposition de mécanisme de sélection d'une autorité exécutive unifiée", selon la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul). La mission onusienne a indiqué avoir organisé un vote lundi et mardi au cours duquel les membres du FDPL ont été invités à se prononcer sur cette proposition "qui est passée", 73% des 75 participants libyens du FDPL ayant voté en sa faveur.
 
"Les Libyens ont désormais une réelle opportunité de dépasser leurs divergences et divisions, de choisir un gouvernement provisoire pour réunifier leurs institutions grâce aux élections nationales démocratiques tant attendues", a déclaré l'émissaire par intérim de l'ONU en Libye Stephanie Williams. "La Manul est en train de finaliser la procédure et les formulaires de nomination ainsi que le calendrier du processus de vote", selon la mission onusienne.
 
Elle n'a pas fourni dans l'immédiat de détails sur la nature des postes de ceux qui seront désignés dans cet exécutif. Mi-novembre à Tunis, Mme Williams avait arraché auprès du FDLP un accord pour l'organisation d'élections "nationales" le 24 décembre 2021, mais pas sur la désignation de l'exécutif pour assurer la transition jusqu'au scrutin et sortir la Libye d'une grave crise politique qui perdure.
 
La Libye est plongée dans le chaos depuis le soulèvement qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis 2015, deux autorités s'y disputent le pouvoir, sur fond d'implications étrangères: le Gouvernement d'union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et une Chambre des Députés (HoR), réfugiée à Tobrouk et soutenue par le général Khalifa Haftar, homme fort de l'Est. Après l'échec de l'offensive lancée par le maréchal Haftar en avril 2019 pour s'emparer de Tripoli, les deux camps ont conclu un cessez-le-feu en octobre et retrouvé le chemin du dialogue, encouragés par l'ONU.

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