Centrafrique: deux Casques bleus tués par les rebelles

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Deux casques bleus ont été tués par des rebelles lundi en Centrafrique, portant à 7 le nombre de morts parmi le contingent de la mission de l'ONU (Minusca) depuis le début de l'offensive des rebelles contre le régime du président Faustin Archange Touadéra, réélu officiellement dans la journée, a annoncé l'ONU.
 
"Un Gabonais et un Marocain ont été tués lundi, à 17 km de Bangassou (préfecture du Mbomou), dans le sud de la RCA, suite à l'embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés", a annoncé la Minusca dans un communiqué.

Serge Singha Bengba, député de Bangassou 1, a expliqué que « des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ont fait face durant des heures aux forces de l’ONU, qui tentaient de bloquer leur progression vers la ville de Bangassou », où ils avaient été repoussés dans la nuit de vendredi à samedi.
 
« Il y a des rebelles et des Casques bleus tués dans les combats. Nous aurons les détails exacts mardi », a précisé le député.
 
Dans un communiqué publié lundi soir, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RCA, Mankeur Ndiaye,  a souligné que « la Minusca a payé un lourd tribut avec sept Casques bleus tombés au service de la paix, depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les anti-Balaka, le 3R, le MPC et l’UPC, alliés à l’ancien président François Bozizé ». 
 
Il a néanmoins précisé que la force de l’ONU en RCA « reste engagée à poursuivre son mandat pour protéger les populations civiles et sécuriser les élections ».
 
Samedi, les casques bleus ont repris le contrôle de la ville de Bangassou, occupée par des groupes rebelles depuis le 4 janvier 2021. La Minusca a annoncé dans un communiqué samedi, le contrôle total de la ville « suite à l’ultimatum lancé par la Force de la Mission aux groupes armés ».
 
Le 17 décembre, les six plus puissants des groupes rebelles qui occupaient le nord de la Centrafrique se sont coalisés, puis ont annoncé le 19, une offensive dans le but d'empêcher le processus électoral qui était en cours.
 
Le 27 décembre dernier, la Centrafrique a organisé des élections présidentielle et législatives. Faustin-Archange Touadéra a été proclamé Président, lundi, par la Cour constitutionnelle, pour un deuxième mandat de cinq ans, avec 53,16% des suffrages exprimés.

 

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