République centrafricaine : Cinq rebelles tués à Bangassou

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Au moins cinq rebelles ont été tués suite à une attaque contre la ville de Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine, dimanche à l'aube, a-t-on appris de sources concordantes.
 
« La ville de Bangassou est attaquée depuis 5 heures (heure locale) ce dimanche matin et il y a des affrontements entre des rebelles et l’armée un peu partout dans la localité», a déclaré Rosevel Pierre Louis, chef du Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) à Bangassou.
 
Il a précisé que des éléments des forces armées de la Centrafrique (Faca) et de la Minusca ont été déployés dans la ville.
 
Dans un tweet, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, a confirmé les attaques qui ont eu lieu dimanche matin, « suite à l’invasion des groupes armés dans la ville de Bangassou ».
 
Selon la force onusienne en Centrafrique, au moins « cinq éléments armés » ont été retrouvés morts suite à ces affrontements.
 
« Des jeunes de Bangassou se sont mobilisés et ont pu riposter contre les attaques des Anti-Balaka et FPRC qui se sont regroupés en la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cinq d’entre eux ont été tués par des jeunes du quartier Maliko dans le 2ème arrondissement de Bangassou », a précisé  le maire de Bangassou, M. Théophile Demba.
 
Selon la même source, « une trentaine d’assaillants ont été arrêtés par les jeunes qui les ont plus tard remis aux forces centrafricaines et la Minusca ».
 
D’après cette autorité municipale, plusieurs personnes ont fui les hostilités à Bangassou et ont trouvé refuge en République démocratique du Congo, voisin.
 
sur son compte twitter, la Minusca a condamné « fermement » l’attaque de ce dimanche 3 janvier sur la ville de Bangassou, « menée par les groupes armés alliés à l’ancien président centrafricain Francois Bozizé ».
 
La force de l’ONU « demande la cessation immédiate des violences dont les principales victimes sont les populations civiles ».
 
Pour rappel, quelques jours avant les élections présidentielle et législatives du 27 décembre en République centrafricaine, des groupes armés se sont rassemblés autour de l'ancien président François Bozizé dans le cadre d'une coalition dite "des patriotes pour le changement" (CPC) et se sont opposés au processus électoral.

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