Cameroun : quatre civils tués par l'Etat islamique dans l'Ouest Africain (ISWAP) dans l’Extrême-Nord

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Quatre civils camerounais ont été tués lors d'affrontements avec les jihadistes de l'ISWAP dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris de sources locales, lundi.
 
Les attaques ont eu lieu à Mayo Moskota et Kolofata, alors que la Force mixte multinationale menait une opération de ratissage dans la région, permettant de neutraliser trois terroristes et d'arrêter deux autres.
 
« Trois membres du comité de vigilance ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi 4 janvier dans le canton Mayo Moskota dans l'Extrême-Nord », a indiqué le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.
 
« Les membres du comité de vigilance ont été surpris dans leur poste de veille vers 4h ce matin et ont été tués par balles », a-t-il précisé.
 
Dans la même nuit, un autre groupe de l'ISWAP a tué un civil dan les environs de Kolofata, selon le gouverneur de l’Extrême-Nord.
 
D’après le commandant du secteur 1 de la Force mixte multinationale (FMM), le général de brigade Bouba Dobekréo, des éléments de l’armée camerounaise ont mené dimanche soir un ratissage sur le mont Gréa qui longe Kolofata au Cameroun.
 
« Lors de cette opération, dans ce refuge des islamistes, trois combattants ont été tués et deux autres capturés», a souligné le général Bouba.
 
Les membres de Boko Haram appartenant à une branche dissidente appelée "ISWAP", affiliée à Daech, multiplient, ces dernières années, les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l'Extrême-Nord du Cameroun comme dans les régions limitrophes des trois pays voisins, le Nigeria, le Niger et le Tchad.
 
Ils y enlèvent fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants qu’ils utilisent plus tard pour commettre des attaques kamikazes.
 
L'insurrection de Boko Haram est née en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins.
 
Depuis, plus de 36.000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.

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