Mozambique : Plus de 130.000 personnes fuient les jihadistes de l'Etat islamique et affluent dans la ville portuaire de Pemba

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La population de Pemba, ville portuaire située dans la partie nord du Mozambique est en train d'augmenter de façon exponentielle. La ville était célèbre pour ses larges baies, mais ce ne sont plus les touristes qui affluent pour venir profiter de la mer, mais les réfugiés qui ont fui les extrémistes de l'Etat islamique. Le nombre devrait dépasser 130 000.

Ces derniers mois, un grand nombre de personnes ont fui leur domicile par crainte des combattants  « Shabaab » qui ont prêté fidélité à l'organisation islamique radicale État islamique (Daech) sont trouver refuge à Pemba.

L'assaut des groupes affiliés à l'Etat islamique est entré dans sa quatrième année en octobre. Selon le gouvernement, plus de 2 400 personnes ont été tuées et 500 000 ont fui. Les villages ont été incendiés, de nombreux hommes ont été tués et les jeunes femmes enlevées.

Dans l' État de Cabo Delgado, où se trouve Pemba , les membres de l'Etat islamique ont commencé à envahir les zones intérieures après avoir pris le contrôle des zones côtières et des installations de gaz naturel.

Selon le dernier recensement officiel, Pemba a une population de plus de 205 000 habitants et avec plus de 130 000 personnes déplacées.

Florete Simba, maire de Pemba, a déclaré à l' AFP que les autorités locales peinaient désormais à fournir des services sociaux de base.

De nombreux réfugiés achètent de grandes quantités de produits de première nécessité et essaient de gagner un peu d'argent grâce aux trafics de tout genre.

En plus des problèmes d'infrastructure, la ville est désormais en proie aux crimes et aux vols, dit le maire Simba. En raison du risque de la présence de combattants islamiques radicaux parmi les déplacés, l'identité des nouveaux arrivants à Pemba doit également faire l'objet d'une enquête.

Selon l'Agence internationale des migrations ( OIM ), plus de 140 000 personnes âgées et handicapées de Cabo del Gado ne peuvent pas recevoir d'aide humanitaire et ont besoin d'une aide urgente et il y a actuellement près de 400 000 personnes déplacées dans l'État. 

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