France : Cinq nouvelles personnes en garde à vue dans l'affaire du professeur décapité

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Cinq hommes, soupçonnés d'avoir été en contact par téléphone avec Abdoullakh Anzorov, l'islamiste russe tchétchène qui a décapité le professeur français Samuel Paty le 16 octobre, ont été placés en garde à vue lundi, a-t-on appris mardi 8 décembre de sources judiciaire et proches du dossier.

Les suspects, âgés de 18 à 21 ans, tous d'origine tchétchène comme le tueur, ont été interpellés en Seine-Maritime et Haute-Loire,  ont indiqué des sources proches de l'enquête sur l'assassinat du professeur, décapité après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, confirmant une information du quotidien Le Parisien. Les enquêteurs les soupçonnent d'avoir échangé par messagerie avec l'assassin de Samuel Paty, tué à la sortie d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne.

Leur garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures avant leur éventuelle mise en examen dans le cadre de l'instruction ouverte pour "complicité d'assassinat terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste". Dans ce dossier, 14 personnes font déjà l'objet de poursuites, dont six collégiens. Cinq d'entre eux ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste", accusés d'avoir désigné le professeur de 47 ans à Anzorov, l'assassin.

Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine de la campagne de dénigrement du professeur, et le militant islamiste qui l'avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui, sont également poursuivis pour "complicité". Les deux hommes avaient accusé le professeur de "discrimination" envers les élèves musulmans sur la foi du récit de la fille de M. Chnina, élève de Samuel Paty, laquelle a été mise en examen pour "dénonciation calomnieuse". Cette dernière n'avait en fait pas assisté au cours où le professeur avait montré des caricatures de Mahomet, le 6 octobre. Mais elle était présente la veille lorsque Samuel Paty avait prévenu ses élèves de la teneur du cours du lendemain, et l'avait accusé d'avoir alors demandé aux collégiens musulmans de se signaler. Le père et la fille étaient allés porter plainte au commissariat contre Samuel Paty le 7 octobre.

Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir "vengé le prophète" Mahomet, reprochant au professeur de l'avoir "montré de manière insultante". Il avait été abattu peu après par les policiers.

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