Syrie : L'armée turque pilonne la ville d'Aïn Issa - La Russie demande à livrer la ville à l'armée syrienne

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Les tensions entre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition dominée par les miliciens kurdes,  et les forces turques continuent de s'intensifier autour de la ville d'Ain Issa, dans le nord de Raqqa.

Le 5 décembre, l'armée turque et les milices syriennes pro-turques ont tiré plus de 150 obus d'artillerie sur la localité d'Ain Issa et sa périphérie, selon l'agence de presse Hawar. Le bombardement, qui a duré huit heures, n'a pas fait de victimes civiles.

Néanmoins, un à trois combattants des FDS avaient été tués au cours des bombardements et des affrontements près d'Ain Issa.

A noter qu'un centre de la police militaire russe et un certain nombre de positions de l'armée arabe syrienne sont situés dans la région.

Selon des rapports récents, la Russie avait prévenu les FDS soutenus par les États-Unis qu'une attaque turque contre Ain Issa était imminente. La Russie aurait demandé au groupe kurde de remettre la région aux forces gouvernementales syriennes afin d'éviter l'attaque.

Les FDS aurait rejeté la proposition de la Russie. Cependant, elles seraient favorables à une réduction de l'influence russe dans la région au profit de Damas.

Une attaque turque contre Ain Issa constitue une violation des accords d'Ankara avec la Russie et les États-Unis. Une telle attaque complique également davantage la situation humanitaire dans le nord-est de la Syrie. L'année dernière, une attaque turque contre la région avait laissé des milliers de civils sans abri.

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