France : Sept personnes dont deux mineurs vont être présentées à un juge antiterroriste dans l'affaire du professeur décapité

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Sept personnes dont deux mineurs seront présentées mercredi 21 octobre à un juge antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et d'éventuelles inculpations après l'assassinat vendredi près de Paris du professeur Samuel Paty.

Parmi elles figure Brahim Chnina., le parent d'élève qui a lancé la mobilisation contre le professeur après deux cours sur la liberté d'expression dispensés par Samuel Paty les 5 et 6 octobre dans son collège de Conflans-Sainte-Honorine, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d'éventuelles complicités, s'intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l'assaillant, Abdoullakh Anzorov, un réfugié d'origine tchétchène.

L'islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné ce parent d'élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge mercredi.

Egalement déférés, deux mineurs de 14 et 15 ans. Ils sont soupçonnés d'avoir reçu 300 à 350€ de l'assaillant en échange de renseignements sur la victime. Une source proche du dossier avait expliqué lundi à l'AFP que l'enseignant décapité avait été "désigné" à l'assaillant "par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération". Enfin, trois amis de l'assaillant, Na'im B. Azim I, et Yusef S. doivent eux aussi être présentés à un juge. Selon une source proche du dossier, l'un d'entre eux est soupçonné d'avoir convoyé l'assaillant, tandis qu'un autre est suspecté de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une arme qui a servi lors de son attentat.

Tous ces accusés ont été placés en détention provisoire, à l'exception de Chnina, qui a été maintenue en état d'arrestation dans l'attente d'une décision sur sa détention provisoire ou sa libération sous caution.

Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir, sans que ces personnes ne fassent l'objet de poursuites à ce stade. Parmi ces personnes figurent trois collégiens, les parents, le grand-père et le frère du meurtrier, mais aussi la compagne de M. Sefrioui ainsi qu'un homme déjà condamné pour terrorisme et qui a été en contact avec l'assaillant.

Vendredi vers 17h00, Abdoullakh Anzorov a décapité Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, à proximité du collège où il enseignait dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine, avant d'être tué de neuf balles par des policiers à 200 mètres de là. Ce professeur avait montré début octobre des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

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