Iran/USA : "J'ai demandé à l'Iran d'attendre après les élections pour signer un accord avec lui", affirme le président Trump

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Le président américain Donald Trump a fait une déclaration surprenante, affirmant que l'Iran souhaitait conclure un accord avec nous, mais qu'il lui avait demandé d'attendre après les élections présidentielles.

Pourtant, on avait l'impression que les tensions avaient grimpé d'un cran depuis quelque temps, Iran et Etats-Unis se menaçant mutuellement.

Avertissement iranien
Le représentant permanent iranien auprès des Nations Unies, Majid Takht Rawanchi, a adressé une lettre au Secrétaire général des Nations Unies et au Président du Conseil de sécurité pour protester contre les récentes menaces du président américain.

Dans son message, le diplomate iranien a mis en garde contre «les répercussions de toute aventure américaine». La menace émise par Trump constitue «une violation des principes de la Charte des Nations Unies, notamment de l'article 2 qui interdit explicitement la menace ou l'usage de la force».

Dans son message, Takht Rawanji a également évoqué les menaces américaines précédentes et l'assassinat de Qassem Soleimani, et a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à contraindre "l'Amérique à mettre fin à ses menaces et à toutes ses mesures illégales et politiques irresponsables".

Le représentant iranien auprès des Nations Unies a averti que les Etats-Unis "seront responsables de toute éventuelle aventure contre l'Iran", soulignant que son pays "n'hésitera pas un seul instant dans la légitime défense de son peuple, de sa terre et de ses intérêts".

Le représentant iranien auprès des Nations Unies faisait référence aux menaces de Trump sur son compte sur "Twitter", affirmant que "toute attaque de l'Iran de quelque manière que ce soit contre les États-Unis serait confrontée à une attaque mille fois plus forte".

L'agence iranienne a indiqué que Trump s'était appuyé sur un rapport du site Web "Politico", qui affirmait que l'Iran avait prévu d'assassiner l'ambassadrice américain een Afrique du Sud, en réponse à l'assassinat de Soleimani lors d'un raid américain en Irak au début de cette année.

L'agence a rétorqué que ces allégations de "Politico" ne reposaient sur aucun document ni preuve, et que Téhéran, et même l'Afrique du Sud, les ont démenties.

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