Liban : Nouveaux incidents dans le centre-ville de Beyrouth

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Dispute entre manifestants et gardes du corps du député Roukoz
Une dispute a éclaté dimanche soir sur la place des Martyrs, dans le centre-ville de Beyrouth, entre des manifestants et les gardes du corps du député Chamel Roukoz (photo), rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Selon l'Ani, M. Roukoz a voulu se joindre aux manifestants se trouvant sur la place. Il a aussi indiqué que son éventuelle démission du Parlement libanais "allait être étudiée demain avec un groupe de députés". Les manifestants refusant qu'un politicien se trouve parmi eux, une dispute a alors éclaté entre eux et les gardes du corps du député.
M. Roukoz, député du Kesrouan, est le gendre du chef de l'État Michel Aoun, qui fait partie des figures rejetées par le mouvement de contestation populaire depuis des mois. La colère est montée d'un cran depuis la double explosion meurtrière de dimanche au port de Beyrouth. M. Roukoz avait claqué la porte de la formation parlementaire aouniste, il y a quelques mois, sur fond de désaccords avec Gebran Bassil, exacerbés par le début de la révolte populaire d'octobre 2019.
De violents affrontements ont repris dimanche soir
Dimanche en soirée, des centaines de personnes se sont rassemblées devant une des entrées du Parlement, dans le centre-ville, face aux forces de l'ordre tandis que d'autres groupes de protestataires se trouvaient devant l'hôtel Le Grey et sur la Place des Martyrs. Les affrontements ont éclaté en début de soirée entre les manifestants et les forces de l'ordre, notamment dans la rue Weygand, près du Parlement libanais.
L'Agence nationale d'information (ANI), a rapporté que des manifestants ont investi les bâtiments des ministères des Travaux et des Déplacés à Starco. 
Selon les images rapportées par les journalistes sur place, les forces de l'ordre tiraient de nombreuses grenades lacrymogènes contre les protestataires qui répliquaient avec des jets de pierres et des projectiles.
Des tirs au fusil d'assaut
Selon un correspondant de la chaîne LBCI sur place, au moins un individu en civil, du côté des forces de l'ordre, a tiré à plusieurs reprises à l'aide d'un fusil d'assaut. A priori, ces tirs n'ont pas fait de victimes. Hier, plusieurs personnes avaient été blessées par des tirs de chevrotine et autres munitions létales, la police et l'armée démentant toutefois avoir fait usage de telles armes, alors que sur les réseaux sociaux, plusieurs images montrent des agents en civil tirer sur des manifestants.

 

 

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