France : Un incendie s'est déclaré à Nantes dans la cathédrale des Saints Pierre et Paul; l'incendie criminel n'est pas exclu

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Le samedi 18 juillet, un incendie s’est déclaré dans la ville de Nantes dans la cathédrale des Saints Pierre et Paul, l’une des plus grandes cathédrales gothiques de France. Selon diverses estimations, de 60 à 100 pompiers sont arrivés sur les lieux. Il leur a fallu environ trois heures pour maîtriser le feu. Trois sources d'ignition ont été enregistrées: une au niveau d'un grand orgue et deux à droite et à gauche de la nef.
Vraisemblablement, nous parlons d'incendie volontaire, rapporte France info .
"Les dégâts sont concentrés sur le grand orgue, qui semble avoir été complètement détruit», a déclaré le directeur général des pompiers Laurent Verlai lors d'un briefing devant la cathédrale. Celle-ci avait été fermée en 1972 en raison d'un incendie et rouverte en 1985.
Un suspect détenu par la police
Aux dernières nouvelles, un suspect aurait été arrêté. Il s'agit d'un réfugié rwandais servant comme bénévole au diocèse de Nantes. L'homme avait été chargé de fermer la cathédrale vendredi soir 17 juillet. Les enquêteurs veulent l'interroger sur certains éléments de son emploi du temps. On sait que le visa de ce réfugié venait d'expirer. 
Suite : Samedi 25 juillet : Le suspect avoue
Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes (ouest de la France), un bénévole rwandais du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour "destructions et dégradations par incendie".
"Mon client a coopéré", a affirmé au quotidien Presse-Océan l'avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert. "Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd'hui rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements", assure-t-il.
L'homme "a reconnu, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique", a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien.
Cet homme de 39 ans, qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie, a été mis en examen "des chefs de destructions et dégradations par incendie et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention", a indiqué dans un communiqué le procureur.
Le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois, avait expliqué la semaine dernière que le bénévole était un "Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années".
Selon le recteur, le bénévole est "servant d'autel" et il le connaissait "depuis quatre ou cinq ans". "J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", avait-il expliqué à l'AFP.
L'incendie de la cathédrale de Nantes, survenu 15 mois après celui de Notre-Dame de Paris, a suscité une vive émotion chez les Nantais, dont certains ont conservé le souvenir d'un précédent incendie de l'édifice, le 28 janvier 1972.
L'édification de cette cathédrale, de style gothique flamboyant, a duré plusieurs siècles (de 1434 à 1891).
Le bénévole avait été placé en garde à vue le 18 juillet quelques heures après l'incendie et l'ouverture de l'enquête, puis remis en liberté le lendemain soir. Les enquêteurs souhaitaient l'interroger car après l'incendie aucune trace d'effraction n'avait été constatée sur les accès à l'édifice dans lequel trois points de départ de feu avaient été constatés.
"Trois points de feu"
Dans le cadre de cette enquête, "plus de trente personnes" ont été entendues et une vingtaine d'enquêteurs de la police judiciaire ont été mobilisés, avec notamment le renfort du laboratoire central de la préfecture de police de Paris, afin de déterminer la cause de l'incendie, selon le procureur.
Le bénévole a été de nouveau interpellé et placé en garde à vue samedi matin, puis présenté dans la soirée au parquet de Nantes, qui a ouvert une information judiciaire, avant d'être mis en examen et placé en détention provisoire.
Il encourt "une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende", a précisé le procureur Sennés.
L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. "Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres", avait relevé le jour de l'incendie le procureur.
L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 07H45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale. Il a fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.
En dehors du grand orgue dont "très peu, voire pas du tout d'éléments seront sauvables", selon Philippe Charron, responsable du pôle patrimoine à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), "la plupart des oeuvres ont été sauvées" et sont remisées "notamment dans le château de Nantes".
"On va compter en semaines la mise en sécurité du site, (...) en mois l'investigation qui va se faire pierre par pierre" et, concernant la durée du chantier de reconstruction précédé d'une phase d'études, "là, l'unité sera plutôt l'année", a estimé M. Charron.
L'État "prendra toute sa part" dans la reconstruction, a promis le Premier ministre Jean Castex, venu à Nantes féliciter les sapeurs-pompiers le jour de l'incendie.

 


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