• L'Irak annonce officiellement la reprise de Tal Afar

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    L'Irak annonce officiellement la reprise de Tal Afar

    Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé jeudi 31 août  la reprise à l'Etat islamique (Daech) de Tal Afar, l'un des trois derniers bastions jihadistes dans le pays, finalisant ainsi la reconquête de l'ensemble de la province septentrionale de Ninive.

    "Notre bonheur est complet, la victoire est arrivée et la province de Ninive est désormais entièrement aux mains de nos forces", a affirmé M. Abadi dans un communiqué parvenu à l'AFP, en référence à cette région du nord de l'Irak dont les forces anti-EI avaient déjà repris début juillet le chef-lieu, Mossoul, aux jihadistes.
     

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  • Des soldats américains sous le feu de rebelles soutenus par la Turquie

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    Des soldats américains sous le feu de rebelles soutenus par la Turquie
    (De notre correspondant en Syrie, Fahd M.)
    Des responsables américains ont confirmé  que des patrouilles des forces américaines dans le nord de la Syrie ont été prises pour cibles à plusieurs reprises dans des zones contrôlées par des forces syriennes soutenues par la Turquie. Les incidents ont provoqué une protestation de Washington.
    Le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis, a déclaré mercredi que les attaques avaient eu lieu au cours des deux dernières semaines contre des patrouilles affichant clairement des drapeaux américains dans la région de Manbij, un point de confrontation entre les combattants de l'opposition soutenus par la Turquie et les forces kurdes soutenues par les États-Unis.
    Dillon dit que les forces américaines ont retourné le feu. Les incidents ont débuté le 21 août.
    La coalition affirme qu'il n'y a pas eu de pertes ou de dommages aux équipements, ajoutant que toute action qui met en danger les forces de la coalition est «inacceptable».
     
    Jean René Belliard

  • Le ministre de la Défense israélien dénonce les "colonies sauvages" en Cisjordanie

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    Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a dénoncé mardi 29 août les colonies "sauvages" construites en Cisjordanie occupée, contredisant ainsi apparemment les propos du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a exclu la veille tout démantèlement de colonies.
    Israël fait une distinction entre les colonies reconnues - ayant obtenu les autorisations nécessaires, notamment du ministère de la Défense - et celles "sauvages" - érigées par des colons, sans permis -.
    Mais la Cisjordanie est un territoire occupé par l'Etat hébreu depuis 1967 et au regard du droit international, toutes les colonies sont illégales.
    Cité par la radio militaire, M. Lieberman a estimé devant des journalistes que les implantations sauvages "ont provoqué d'importants dégâts pour la colonisation".
    Lundi, M. Netanyahu avait en revanche laissé entendre que les colonies étaient légitimes, sans établir de différence entre celles "légales" ou "sauvages".
    "C'est notre terre. Nous sommes revenus ici (en Cisjordanie) pour rester pour de bon. On ne déracinera plus d'implantation sur la terre d'Israël", a prévenu le Premier ministre lors d'un discours tenu dans une colonie de Cisjordanie.
    Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, en visite à Ramallah en Cisjordanie, a pour sa part répété mardi que la colonisation, c'est-à-dire les implantations civiles israéliennes en territoires occupés, était "illégale" au regard du droit international et constituait "un obstacle majeur" dans la recherche de la paix.
    M. Lieberman a également dénoncé une loi soutenue par le gouvernement permettant à Israël de s'approprier en Cisjordanie occupée des centaines d'hectares appartenant à des propriétaires privés palestiniens afin de légaliser des colonies "sauvages". Ce texte a été gelé par la Cour suprême le 18 août.
    Selon lui, cette loi permettrait de légaliser a posteriori 2.000 maisons et bâtiments construits sur des terrains palestiniens, mais également "10.000 maisons" construites illégalement par des Palestiniens.
    Le ministre de la Défense s'en est par ailleurs pris aux extrémistes israéliens qui se livrent à des agressions anti-palestiniennes en les qualifiant "d'anarchistes" et "d'idiots" qui portent eux aussi atteinte à la colonisation.
    Depuis des années, des activistes ou des colons se livrent en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, sous le label du "prix à payer", à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l'armée israélienne.

  • Roumanie : deux migrants et un policier blessés pendant un contrôle frontalier

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    Deux migrants et un policier ont été légèrement blessés lorsqu'un convoi transportant douze Afghans et Pakistanais a tenté de forcer un barrage à la frontière entre la Serbie et la Roumanie, entraînant une riposte des forces de l'ordre, a annoncé lundi la police roumaine.
    Deux véhicules ont refusé de s'arrêter au barrage de police mis en place dans la localité frontalière de Denta au cours de la nuit de dimanche à lundi.
    "Pour immobiliser les deux véhicules, les policiers ont fait usage de leur arme. Tirant d'abord en l'air, ils ont ensuite visé les pneus des véhicules, parvenant à les stopper. Dans le même temps, par ricochet, deux passagers ont été blessés", a expliqué la police dans un communiqué cité par les médias roumains.
    Un policier a également été légèrement blessé lorsque les deux véhicules ont tenté de forcer le barrage.
    D'abord hospitalisés, les migrants blessés ont ensuite pu être transférés au siège de la police aux frontières qui a également arrêté, au sein du convoi, le passeur serbe présumé.
    La Roumanie craint que la mer Noire devienne un trajet alternatif pour les migrants
    La Roumanie, qui fait partie de l'UE mais pas de l'espace Schengen, a jusqu'à présent été globalement épargnée par la crise migratoire.
    Mais après le verrouillage de la frontière serbo-hongroise en 2015, rendue difficilement franchissable par la présence de barbelés, la Roumanie est devenue un lieu de transit vers l'Europe de l'Ouest : quelques centaines de personnes ont tenté cette année d'y entrer illégalement à partir de la Bulgarie et de la Serbie, afin de traverser ensuite la longue frontière roumano-hongroise qui est surveillée mais pas clôturée.
    Les autorités roumaines redoutent aussi que la mer Noire ne devienne un trajet alternatif pour les clandestins cherchant à gagner l'Europe, de plus en plus d'obstacles se dressant en Méditerranée : 68 migrants avaient ainsi été interceptés le 20 août près de la côte roumaine, le deuxième incident de ce type en huit jours.
    Des groupes de migrants de plus en plus violents
    Un peu partout en Europe on a constaté que des groupes de migrants, appartenant souvent à la même ethnie, se comportaient de plus en plus violemment vis-à-vis des forces de l'ordre des Etats européens qui tentent de les canaliser.
    En témoigne l'incident qui a eu lieu le mardi soir 22 août à la gare Toulouse-Matabiau, et qui a entraîné l'immobilisation du train Bordeaux-Marseille pendant plus d'une heure.
    Un groupe d'une vingtaine de migrants, prétextant être des réfugiés syriens, a tenté de monter dans un wagon sans payer. Une contrôleuse a tenté de les en empêcher, comme son travail l'exige, mais elle a été bousculée et frappée.
    Le service de sécurité de la SNCF ainsi que des renforts de police sont alors intervenus mais n'ont pas réussi à expulser le groupe du wagon.
    Pour clore l'incident, la SNCF a décidé de se soumettre et le train est parti avec une heure de retard.
     
    Jean René Belliard

    Lien permanent Catégories : Roumanie 1 commentaire
  • Les Kurdes de Syrie préparent les premières élections dans la "région fédérale"

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    Les autorités kurdes en Syrie ont commencé à préparer la tenue des premières élections locales dans le cadre du système fédéral qu'elles ont mis en place dans le nord du pays, a indiqué samedi à l'AFP une responsable.
    Hadiya Youssef, co-présidente de l'assemblée constituante du système fédéral, a tenu samedi 26 août une réunion à Qamishli devant des Kurdes, des Arabes, des Syriaques et des représentants d'autres communautés pour les informer de la façon dont se tiendraient les trois phases du processus électoral.
    La première phase aura lieu le 22 septembre, selon Mme Youssef, et verra les habitants voter pour des représentants au niveau de leur quartier. Les élections pour les conseils exécutifs des villes et régions se tiendront le 3 novembre. Enfin, le 19 janvier 2018, les habitants éliront des conseils législatifs pour chacun des trois cantons (Afrine, Fourat et Jaziré), ainsi qu'une unique assemblée législative.
    Chaque canton pourra voter des lois "pourvu que celles-ci ne contredisent pas le +contrat social+", a précisé Mme Youssef.
    "Contrat social"
    Fin 2016, les Kurdes s'étaient dotés d'un "contrat social", une Constitution pour la "région fédérale" autonome qu'ils avaient proclamée dans le Nord en janvier de la même année. Les élus des assemblées législatives auront un mandat de quatre ans, ceux des autres instances de deux ans.
    Régime syrien, opposition et Turquie ont mal accueille la proclamation de "Région fédérale"
    Le régime et l'opposition en Syrie ou encore la Turquie voisine avaient mal accueilli la proclamation de la "région fédérale" en 2016, mettant en garde contre un morcellement du pays. Mme Youssef s'est défendue samedi de toute velléité de partition de la Syrie, pays déjà morcelé par plus de six ans de guerre. "Notre système fédéral est géographique et ne vise pas à diviser la Syrie", a-t-elle dit à l'AFP.
    Les Kurdes, fers de lance dans la bataille contre l'Etat islamique
    En difficulté dans plusieurs régions face à la rébellion, le régime avait retiré ses forces dans le nord et le nord-est du pays en 2012. Depuis, les Kurdes se sont évertués à y créer une région autonome. Ils sont devenus un acteur incontournable dans le conflit et sont notamment les fers de lance dans la bataille visant à chasser l'Etat islamique (Daech) de la ville de Raqqa (nord), son fief dans le pays.
    La Turquie farouchement opposée à la tenue du référendum kurde
    La Turquie, qui qualifie de "terroriste" le principal parti kurde en Syrie, le Parti de l'union démocratique kurde, est par ailleurs vigoureusement opposée au référendum qui doit se tenir le 25 septembre sur l'indépendance du Kurdistan irakien.

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