• Le PKK kurde menace de reprendre la guerre en Turquie

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    Le 24 septembre, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a publié une déclaration très critique de la Turquie. Il a déclaré que la décision du parti au pouvoir, le Parti de la Justice et du Développement (AKP), avait mis un terme aux conditions d'un accord de cessez-le-feu observé depuis 18 mois entre le PKK et l'armée turque. Il ajoutait qu’en réponse à la «guerre de l'AKP contre notre peuple, notre conseil de direction a décidé d'intensifier sa lutte dans tous les domaines et par tous les moyens possibles."
    La menace du PKK avait déjà été proférée, le 21 septembre, à un journaliste d’al-Monitor par Cemil Bayik, le commandant militaire de l’organisation kurde.
    La rupture de la trêve entre le pouvoir turque et le PKK ne manquerait pas d’avoir de très graves conséquences pour la Turquie, les Kurdes et le déroulement des opérations militaires entreprises par la coalition internationale contre le califat islamique.

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  • 29 septembre - Nouvelles des guerres au Moyen orient

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    Front syrien

    Bombardements de la coalition
    La coalition anti-jihadistes a mené dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 septembre de nouvelles frappes en Syrie dans les provinces de Raqqa, fief de l'Etat islamique (EI), et d'Alep (nord).
    Au nord de Raqa, quatre raffineries contrôlées par l’Etat islamique ainsi que le centre de commandement de l’organisation jihadiste ont été touchés par une série de raids aériens, a annoncé dimanche 28 septembre le Pentagone.
    Dimanche dans la soirée, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a assuré que les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis avaient procédé à des frappes contre le principal complexe gazier aux mains de l’organisation Etat islamique. « La coalition internationale a attaqué pour la première fois l’entrée et la salle de prières de l’usine Coneco », a précisé cette ONG. Cette usine « sous le contrôle de l’EI, est la plus grande de Syrie ».
    « Bien que nous continuions à faire une évaluation de l’impact de ces attaques, les premières indications nous font dire qu’elles ont été réussies », a simplement commenté le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l’Asie centrale (Centcom), dans un communiqué.
    Dans la province d'Alep, la coalition a frappé des silos à grains contrôlés par le groupe jihadiste à Manbij. Des raids avaient déjà visé samedi la base de l'EI dans cette ville, l'une des rares de cette province à être encore contrôlée par ce groupe sunnite ultra-radical.
    Les avions de la coalition ont également bombardé des positions jihadistes à Edleb (nord syrien) et Boukamal (frontière syro-irakienne) :
    https://www.youtube.com/watch?v=WlCx0aLk6Zg&feature=player_embedded

    Moscou pourrait prochainement renforcer la défense aérienne syrienne
    Selon une source diplomatique russe, Moscou s'apprête à équiper les bases aériennes de la Syrie de missiles anti aériens ultra performant." A mesure que les menaces US contre les positions de l'armée syrienne grandissent, la Russie se sent plus déterminée à livrer de nouveaux modèles de chasseurs, d'hélicoptères de combat à l'armée syrienne. Il en est de même des missiles S300 que Moscou est prêt à livrer à la Syrie pour lui donner la possibilité de faire face aux raids américains". Moscou compte aussi renforcer sa présence militaire dans les eaux de la Méditerranée via sa base navale de Tartous.

    La Russie et l’Iran pourraient exécuter des frappes aériennes contre les Jihadistes en Syrie
    Le Ministre syrien de la réconciliation nationale, Ali Haydar, a évoqué une possible participation de l’Iran et de la Russie à la coalition anti-Daesh.
    «  La possibilité de la participation de l’Iran et de la Russie à la coalition anti-Daesh existe » a-t-il dit. «  Nous soutenons les efforts internationaux pour liquider les groupes terroristes dont Daesh et le Front al-Nosra » a-t-il souligné. Et d’ajouter : «  Nous appuyons les frappes aériennes, mais nous avons nos conditions particulières ». «  Cela signifie que les établissements étatiques et les bases de l’armée syrienne ne devront être visées en aucune circonstance ». Autrement dit, a-t-il précisé, il faut que ces frappes soient menées en pleine coopération avec le gouvernement syrien.

    Bataille d’Aïn el-Arab (kurdistan syrien)
    Les califatistes se trouvaient, lundi 29 septembre, à 5 km seulement de la ville syrienne kurde d'Aïn al-Arab (Kobane en kurde) à la frontière avec la Turquie.
    Des roquettes de l'EI auraient atteint pour la première fois le centre de la grande ville kurde syrienne.

    De nombreux rebelles syriens rallient l’Etat Islamique
    Exaspérés par les bombardements de la coalition qui, selon eux, aident l’armée assadiste, des rebelles syriens, membres du Front al-Nosra, des restes de la brigade Tawhid et de Ahrar esh-Sham ont rejoint l’Etat Islamique. On estime leur nombre à un millier depuis ces derniers jours.

    De nombreux volontaires rejoignent l’EI à travers la frontière turque :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=CAAivdPB5JY
    Alors que les pays occidentaux intensifient les frappes aériennes sur des cibles en Irak et en Syrie, un ancien Jihadiste de l’EI a indiqué que l’action militaire entreprise par les États-Unis et d'autres pays contre l'organisation jihadiste a motivé beaucoup d’Islamistes à rejoindre le califat islamique.
    Dans une interview sur la chaîne britannique Sky News, un ancien jihadiste, Abou Ahmed, a déclaré qu'il savait que de nombreux Islamistes rejoignaient l’EI depuis que les raids aériens avaient débuté: «De plus en plus de combattants rejoignent les rangs de l'organisation jihadiste, ainsi que le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie).
    Il a également expliqué pourquoi tant de combattants étrangers rejoignaient l’EI: "Ils vont en Syrie pour devenir des martyrs. Ils disent que leur vie précédente a pris fin et qu'il n'y a pas de retour. La plupart d'entre eux déchirent et jettent leurs passeports quand ils atteignent le territoire syrien ".
    La chaîne britannique s’est également entretenu avec Abou Mustafa (pas son vrai nom), qui a contribué à faire passer en contrebande des centaines de nouveaux Jihadistes désireux de rejoindre l’EI ou encore à ramener des blessés en Turquie.
    "Pour chaque combattant que je fais passer en Syrie, je reçois 15 euros," a déclaré Abou Mustafa. "Parfois, un policier turc m'aide à passer en contrebande des combattants. Récemment, j'ai pris quelques étrangers anglophones qui voulaient entrer en Syrie et rejoindre l’Etat Islamique. Certains d'entre eux ne savaient pas vraiment pourquoi ils étaient venus, mais ils ont déclaré qu'ils voulaient entrer sur le territoire du califat islamique ".

    Damas
    Au fait, la guerre continue entre l’armée assadiste et les rebelles. Ici, à Jobar, les tankistes du régime ont mis à nouveau une caméra Gopro sur un char. Vidéo en langue russe (Exceptionnel) :
    https://www.youtube.com/watch?v=OQqLY7oz9m4&feature=player_embedded
    Une mosquée, au fond, prise pour cible à Jobar :
    https://www.youtube.com/watch?v=xxsfeQKnuFU&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage
    Raid aérien à Jobar
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=GTV0sTCQAU8&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA
    et
    https://www.youtube.com/watch?v=imx3ZkcMpgE&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA
    Dariya (Rif Damas) – Résultat d’un bombardement au baril d’explosif sur un quartier résidentiel de la localité :
    https://www.youtube.com/watch?v=aPsRWtNd6TE&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage

    Front Libanais

    Les Jihadistes du front al-Nosra, également visés par les frappes aériennes de la coalition internationale, sont en train de quitter certaines de leurs positions en Syrie pour gagner le Liban.
    Selon le site d’information libanais al-Hadath News, des observateurs ont constaté ces derniers temps une activité anormale dans les rangs de cette milice d’Al-Qaïda en Syrie, et ce bien avant le discours prononcé par son chef Abou Mohammad Joulani  et au lendemain des frappes de la coalition internationale qui ont visé l’une de leurs unités, la brigade Khorassane au nord de la Syrie.
    Les positions évacuées sont celles de Deraa et de la Ghouta occidentale qui étaient pourtant leurs fiefs. 
    Il semble que l’objectif du Front al-Nosra soit de se déployer dans le Qalamoune, ou au nord du Liban pour se mettre à l’abri des frappes de la Coalition internationale.
    Cette mesure intervient au moment où les forces de sécurité et l’armée libanaise ont démantelé des dizaines de cellules dormantes du Front al-Nosra et de Daesh (l'Etat islamique)  dans plusieurs régions libanaises. En même temps, la ville de Tripoli est le théâtre de rassemblements chaotiques des partisans de ces mouvements jihadistes, sous la direction de deux Islamistes connus des services de sécurité: Chadi Mawlawi et Oussama Mansour.
    Ces deux Salafistes semblent protégés par les religieux islamistes de Tripoli.
    Dans le même contexte, la radio Voix du Liban (Saut Lubnan) a révélé qu'un transfert d’armes devrait prochainement avoir lieu à partir des régions syriennes d’Assal-Al-Wared et Serghéya vers le Liban, et plus précisément vers la région de Maarboune dans la Békaa.
    Le but  étant de distribuer ces armes à des partisans des organisations jihadistes dans plusieurs régions libanaises pour y semer le chaos.

    Front irakien

    Tuz Khormato
    Tuz Khormato (طوزخورماتو) ou Tuz Khurmatu (kurde: Tuz Xûrmatû, خورماتوو) est une ville située dans la province de Saladin (Irak)  à 90 km au sud de Kirkouk. La majorité de la population est turkmène avec des minorités kurdes et arabes.
    Un groupe de miliciens chiite soutenu et armé par l’Iran, les Kataeb Imam Ali, a mené une  attaque avec des missiles Fadjr-1 de fabrication iranienne et tirés à partir d'un véhicule Safir également iranien :
    http://www.liveleak.com/view?i=167_1411993447

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

     

  • A propos de la menace jihadiste en Europe

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    Joulani, le chef du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) menace de « déplacer la bataille » en Occident
    Le chef du Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, a prévenu les Occidentaux que la poursuite des frappes contre les Jihadistes en Syrie, dont son organisation, "déplacerait la bataille" dans leurs pays. La menace a été faite dans un enregistrement sonore diffusé dimanche 28 septembre sur internet.
    "Vos dirigeants ne paieront pas seuls le prix de la guerre, vous allez payer le prix cher", a dit Abou Mohammad al-Joulani aux peuples des pays occidentaux, les appelant à s'opposer à leurs gouvernements.
    Il ne précise pas comment Al-Qaïda ripostera aux frappes mais s'adresse aux "peuples d'Amérique et d'Europe" en leur demandant:
    "Qu'avez-vous gagné de votre guerre contre les musulmans et les jihadistes si ce n'est tragédies et douleurs qui se sont abattues sur vos pays et enfants ?".
    Joulani en appelle en outre aux Syriens habitant dans les régions contrôlées par Al-Nosra à soutenir les Jihadistes contre une "nouvelle alliance croisée" et à s'élever contre les factions rebelles syriennes qui ont apporté leur soutien à la coalition: "Peuple de Syrie, résiste à ceux qui se sont alliés avec les croisés", dit-il.
    Le chef d'Al-Nosra a également lancé un appel aux soldats libanais sunnites à faire défection de l'armée, qu’il prétend être à la solde du Hezbollah.
    "Sunnites, retirez vos fils d'une armée qui sert votre ennemi et faites-les rejoindre les rangs du Jihad", a exhorté Joulani.
    L'intervention du chef d'Al-Nosra survient au lendemain de la diffusion d'une vidéo du groupe dans laquelle son porte-parole menace de représailles "dans le monde entier" les pays de la coalition anti-jihadiste.
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    Joulani










    France
    Les trois jihadistes présumés, qui se sont rendus mercredi 24 septembre après le cafouillage de leur interpellation à leur arrivée sur le territoire français, ont été mis en examen samedi 27 septembre à Paris pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Les trois hommes ont été placés en détention provisoire. Leur garde à vue, entamée mercredi, avait lieu dans le cadre d'une information judiciaire pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes ouverte en septembre 2013 contre une cellule jihadiste présente dans le sud-ouest de la France. « Mon client conteste avoir eu la volonté de préparer des actes terroristes, qui de toute façon n'ont pas eu lieu », a déclaré à Reuters Pierre Dunac, avocat d'Imad Djebali, à propos de la mise en examen de celui-ci.

    Les Pays-Bas annulent 49 passeports détenus par des Jihadistes
    Les Pays-Bas ont annulé les passeports de 49 Jihadistes possédant la double nationalité, parmi lesquels 41 avaient l'intention de rejoindre la Syrie ou l'Irak et huit qui sont déjà dans ces pays, a indiqué le ministère de la Justice néerlandais ce week-end.
    En outre, les prestations sociales ont été annulées pour 30 personnes et les comptes bancaires de 12 Jihadistes ont été gelés, selon le ministre de la Justice, Ivo Opstelten. 
    Trente personnes font l'objet d'enquêtes criminelles dans le cadre de leur soutien au djihad, a dit le ministre néerlandais.
    En outre, on sait que 30 des 140 ressortissants néerlandais connus pour avoir voyagé vers la Syrie ou l’Irak sont revenus aux Pays-Bas et deux sont en garde à vue.
    Par ailleurs, les membres des forces armées néerlandaises ont reçu d’Ivo Opstelten le conseil de ne pas voyager en uniforme.
    C’est la deuxième fois que les soldats néerlandais ont été prévenus de ne pas sortir en public en uniforme: La première fois quand les Pays-Bas ont participé à l’intervention américaind en Irak en 2003 et la seconde fois quand la vidéo anti-islamique de Geert Wilders a été publiée, en 2008. 
    Le niveau de menace officielle aux Pays-Bas reste «substantiel» malgré la décision des Pays-Bas d'envoyer six avions de chasse F-16  pour prendre part aux  bombardements de la coalition contre des cibles de l’Etat Islamique en Irak.

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    Yilmaz un jihadiste "néerlandais"










    Belgique
    Le procès sous haute sécurité de 46 membres de Sharia4Belgium, un groupuscule islamiste radical soupçonné d'être le plus grand pourvoyeur en Belgique de combattants pour le jihad en Syrie, s'est ouvert lundi 29 septembre à Anvers (nord).
    Le groupuscule salafiste avait annoncé sa dissolution il y deux ans, mais ses anciens membres sont soupçonnés d'avoir continué à recruter des dizaines de volontaires pour la Syrie. Sur les 300 ou 400 Belges partis au combat, environ 10% étaient membres ou gravitaient dans l'entourage du groupe islamiste, selon les autorités belges.
    Seize personnes, dont la figure de proue de Sharia4Belgium, Fouad Belkacem, 32 ans, sont jugées comme membres d'une "organisation terroriste" devant le tribunal correctionnel d'Anvers. Ils risquent jusqu'à 20 ans de prison.
    Idéologue du salafisme le plus radical, Fouad Belkacem, qui multipliait les prêches dans la rue et dans des vidéos diffusées sur Internet, ne s'est jamais lui-même rendu en Syrie, contrairement à la plupart des membres de Sharia4Belgium, un groupuscule né en 2010 à Anvers, mais il a convaincu de nombreux musulmans de partir faire le Jihad en Syrie, selon les enquêteurs.
    Fouad Belkacem, qui arborait lundi une longue barbe, est en détention préventive depuis avril 2013..
    Parmi les autres accusés, on trouve Jejoen Bontinck, un Belge de 19 ans converti à l'islam par Sharia4Belgium et qui, pourtant, avait été élevé dans une famille catholique. Il avait été interpellé en Belgique après avoir passé huit mois en Syrie. 
    Jejoen Bontinck est accusé d'avoir rejoint les rangs des jihadistes du groupe aujourd'hui connu sous le nom d'Etat islamique (EI), entre février et octobre 2012, mais il est également partie civile au procès. Il accuse certains de ses co-prévenus, qui le soupçonnaient d'être un espion, de l'avoir séquestré en Syrie, où il affirme avoir partagé un temps la cellule avec James Foley, l'otage américain décapité, et le journaliste britannique otage John Cantlie.
    Seuls huit de ces accusés étaient présents à l'ouverture du procès. Les autres prévenus sont soupçonnés d'être en Syrie, où une partie d'entre-eux ont peut-être perdu la vie.
    Sharia4Belgium s'était fait connaître pour avoir rejeté la démocratie et réclamé l'instauration de la loi coranique en Belgique. Les accusé doivent également répondre d'avoir organisé des manifestations contre la loi interdisant le port de la burqa ou du niqab dans la rue et d'avoir provoqué des émeutes et l'attaque d'un commissariat après une interpellation houleuse d'une femme portant le voile intégral à Molenbeek, un quartier de Bruxelles, en mai 2012.

    Grande Bretagne
    La « White widow » (veuve blanche), de son vrai nom Samantha Lewthwaite, formerait des femmes kamikazes en Syrie.

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    Samantha Lewthwaite, la "veuve blanche"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cette britannique de 30 ans est l'une des femmes les plus recherchées au monde. Elle est soupçonnée d'avoir rejoint l’Etat Islamique au début de l’année 2014 pour aider le groupe à organiser une campagne de terreur et sur la façon d’exploiter les médias.
    Les sources de renseignement soupçonnent Lewthwaite d’être devenue l'une des femmes les plus puissantes dans le réseau terroriste de l’Etat Islamique. Elle est si bien considérée qu'elle serait connue comme la "Special One».
    Elle serait notamment chargée de former et chapeauter les convertis blancs britanniques ou d'autres de pays de langue anglaise et qui se sont portés volontaires pour se battre dans les rangs de l’Etat Islamique.
    "Nous avons des renseignements sur la présence d’une femme blanche britannique qui détient un poste de direction au sein de l'État islamique».
    Il s’agirait d'une femme ayant été mariée à Jermaine Lindsay, un Kamikaze qui s'est fait sauter le 7 juillet 2005 à Londres, tuant 26 personnes. Elle même s'était convertie à l'islam à l'âge de 17 ans et avait pris le nom de Sherafiyah.
    Cela réduit la liste des suspects. D'autres services de renseignement soutiennent la théorie selon laquelle cette femme est maintenant en Syrie.
    On pense que Lewthwaite a participé à la production et la mise en ligne des vidéos de décapitation des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, ainsi que du travailleur humanitaire britannique David Haines.

    Un Jihadiste « britannique » arrêté au Bangladesh
    La police du Bangladesh a annoncé lundi 29 septembre avoir arrêté un citoyen britannique soupçonné d’être entré dans le pays pour recruter des militants pour des groupes extrémistes étrangers tels que Daesh.
    Samiun Rahman, originaire du Bangladesh, a été arrêté dans une gare de chemin de fer de la capitale aux alentours de minuit, dimanche 28 septembre, quelques jours après que la police ait arrêté deux militants présumés tentant de mettre en place un réseau d'Al-Qaïda à l'intérieur du pays à majorité musulmane.
    "Lors de l'interrogatoire, il a avoué à la police être venu au Bangladesh pour recruter des jihadistes pour l'Etat Islamique et le Front al-Nosra (une filiale d'Al-Qaïda en Syrie).
    "Il a révélé en outre avoir pris part à des activités jihadistes en Syrie entre Septembre et Décembre 2013, en tant que membre du Front al-Nosra," ajoutant qu'il avait voyagé en Syrie avec un ami originaire de Grande-Bretagne.LiveLeak-dot-com-996_1411984933-isis-recruit_1411984980_jpg_resized.jpg















    Deux dangers difficiles à contrer
    Les Etats européens vont avoir à faire face à deux types de danger qu’il leur sera difficile de contrer. Quand on pense, par exemple, que le ministre français de l’intérieur se félicite de l’arrestation (fortuite) d’un Jihadiste rentrant de Syrie, après le cafouillage du retour de trois autres Jihadistes quelques jours plus tôt, on peut s’imaginer la difficulté pour ces services d’identifier des kamikazes porteurs de passeports d’autres pays européens. Sans compter le nombre considérable de Tunisiens, Algériens et Marocains faisant le Jihad en Syrie et en Irak et qui pour la plupart parlent français et ont sans doute des titres de séjour en France.
    Le second danger est celui des veuves des Jihadistes tués au combat ou au cours des frappes. La Russie a déjà eu à faire au danger des « veuves noires ». Or, certaines d’entre elles disposent de passeports européens et il ne faut pas s’attendre à ce que les éventuelles candidates au martyr rentrent voilées de noir.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

     

     

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  • 28 septembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    La Coalition internationale frappe au centre de la Syrie
    Les Etats-Unis ont mené pour la première fois des frappes samedi 27 septembre contre le les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) dans la province de Homs, au centre de la Syrie, alors que les bombardements étaient jusqu'à présent concentrés sur l'est et le nord du pays. Les raids de la coalition internationale sur des cibles situées en Syrie, qui ont débuté mardi 23 septembre, sont menés maintenant "presque en continu", a souligné un responsable américain.
    Les frappes ont eu lieu dans la partie désertique de la province, dans la zone d'Al-Hammad, à l'est de la cité antique de Palmyre, loin de la ligne de front avec les forces régulières  qui contrôlent la ville de Homs, la troisième du pays.
    D'autres raids ont été effectués contre des positions de l'EI à Manbij, une des rares villes tenues par les jihadistes dans la province d'Alep (nord), et dans la province de Raqqa (nord), le fief des califatistes.

    Bataille pour Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Des raids aériens ont également visé les concentrations de Jihadistes de l'EI qui mènent une offensive contre la ville kurde d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), à la frontière turque.
    Vidéos kurdes
    Vidéo mise en ligne par les Kurdes montrant le franchissement de la frontière turco-syrienne par les volontaires kurdes :
    https://www.youtube.com/watch?v=d1kMXX9B518&list=UUNEEHeS9Y2yFVLbWGeHhbYA&feature=player_detailpage
    Une vidéo mise en ligne par les Kurdes montre des Jihadistes sous le feu kurde :
    https://www.youtube.com/watch?v=e9lugUC_XiU&feature=player_embedded
    Vidéo du califat islamique :
    Une vidéo mise en ligne par l’Etat Islamique montre l’offensive contre la ville kurde de Kobane (Syrie) - Impressionnant :
    https://www.youtube.com/watch?v=lDJBHpkxtiA&feature=player_embedded
    Les Jihadistes de l’Etat Islamique prétendent pouvoir se rendre maître de la deuxième ville du Kurdistan syrien en moins d’une semaine.

    Le Royaume Uni, le Danemark et la Belgique rejoignent la coalition internationale contre le califat islamique
    La Grande Bretagne, le Danemark et la Belgique viennent de décider de rejoindre la coalition internationale contre le califat islamique.
    Moins de 24 heures après la décision prise par le Parlement britannique, des chasseurs-bombardiers de la Royal Air Force (RAF) survolaient samedi 27 septembre l'Irak, prêts à frapper des positions de l’Etat islamique (EI). Six chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force, basés sur la base chypriote d’Akrotiri, sont susceptibles de contribuer aux raids aériens au-dessus de l’Irak.  Les avions sont équipés de bombes à guidage laser et de missiles.
    Outre les Tornado, la RAF dispose aussi dans la région d'un avion de surveillance RC-135 Rivet Joint qui permettra d’identifier les cibles potentielles.
    "Il y a des cibles mobiles, des convois de combattants de l'EI que nous pouvons repérer avec une surveillance que nous allons renforcer", a expliqué vendredi le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon.
    Le Danemark a également décidé d’envoyer sept avions de chasse F-16 pour aider à combattre le califat islamique en Irak, a déclaré le Premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, vendredi 26 septembre.
    "Je suis très heureux qu'il y ait maintenant une large coalition, y compris les pays de la région qui veulent ... contribuer,» a-t-elle dit lors d'une conférence de presse, ajoutant que les avions de chasse danois ne participeraient pas au bombardement de cibles en Syrie.

    Alliés arabes
    En Syrie, les Américains ont pour l'heure été aidés par cinq alliés arabes - Jordanie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar et Bahreïn - mais la France n'exclurait plus de frapper des cibles situées dans ce pays. La question est "posée", souligne une source au ministère de la Défense.

    Installations pétrolières
    La coalition a mené vendredi et samedi des frappes contre des installations pétrolières tenues par les jihadistes dans la province de Deir ez-Zhor (est de la Syrie). On sait, par ailleurs, que l'EI a arrêté le pompage dans six champs pétroliers par peur des bombardements.
    L'EI, qui contrôle des raffineries en Irak et en Syrie, vend du pétrole en contrebande et en tirerait des bénéfices évalués entre 1 et 3 millions de dollars par jour, selon des experts.

    Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) menace à son tour
    Le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, a menacé, samedi 27 septembre, de représailles « dans le monde entier », ceci pour protester contre les bombardements effectués par l’armée de l’air américaine, depuis mardi 23 septembre, de cibles de l’Etat Islamique et du Front al-Nosra en Syrie.
    « Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces jihadistes dans le monde entier », a prévenu le porte-parole d’Al-Nosra dans une vidéo diffusée sur internet, dénonçant ces frappes comme une « guerre contre l’islam ».

    La Brigade Souqour esh-Sham rejoint le Front al-Nosra
    On a appris aujourd’hui que la brigade Souqour esh-Sham, qui faisait partie de l’Armée Syrienne Libre, avait décidé de rejoindre le Front al-Nosra, sans doute à la suite des frappes aériennes de la coalition internationale. Pour elle, ces bombardements sont une assistance à l'armée de Bachar el-Assad. Cette brigade est financée par les hommes d’affaires des pays du Golfe et par de Syriens établis à l’étranger :
    http://www.liveleak.com/view?i=165_1411919148

    Des frappes américaines en Syrie ont tué sept civils, selon HRW qui veut une enquête
    Les frappes aériennes américaines sur le nord-ouest de la Syrie ont tué au moins sept civils, a déploré l'organisation Human Rights Watch (HRW) appelant à l'ouverture d'une enquête sur une éventuelle violation du droit de la guerre.
    L’ONG base ses informations sur le témoignage de trois habitants du village syrien de Kafr Deryan, dans la province d'Edleb, via un lien Skype, selon lesquels au moins deux hommes, deux femmes et cinq enfants auraient été tués par des tirs de missiles tôt mardi 23 septembre.
    HRW précise toutefois que les "informations sont non confirmées" et que les deux hommes décédés pourraient être des combattants du front Al-Nosra.
    Des images vidéo ont cependant été mises en ligne récemment et qui tendraient à confirmer que les frappes de la coalition ont tué des civils.
    "Les Etats-Unis et leurs alliés en Syrie devraient prendre toutes les précautions possibles pour éviter de toucher des civils", a déclaré le vice-directeur de HRW pour le Moyen-Orient, Nadim Houry, dans un communiqué.
    "Le gouvernement américain devrait enquêter sur de possibles frappes illégales qui auraient tué des civils, rendre publiques les conclusions et s'engager à prendre des mesures en cas de mauvaise conduite", ajoute-t-il.
    "Les informations sur la mort d'au moins sept civils dans des frappes pour lesquelles il n'y avait peut-être pas d'objectif militaire légitime posent la question de savoir si les frappes étaient illégales et devraient être l'objet d'une enquête," conclut HRW.

    Pas de modification de la politique U.S. envers Bachar el-Assad
    Alors que les frappes en Syrie se poursuivent, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a répété que la guerre contre l'EI ne contribuait en rien au maintien au pouvoir du président Bachar al-Assad.
    La guerre que mènent les Etats-Unis contre l’Etat Islamique (EI) ne contribuera en rien au maintien au pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, a assuré vendredi 26 septembre le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
    De nombreuses voix s’étaient en effet élevées pour s’inquiéter de ce que les Etats-Unis pourraient finalement contribuer à secourir Bachar el-Assad en attaquant les concentrations jihadistes en Syrie.
    "Dans cette campagne, il ne s'agit pas d'aider le président syrien Bachar al-Assad", a répondu John Kerry dans une tribune du journal Boston Globe.
    "Nous ne sommes pas du même côté qu'Assad. Il est même l'aimant qui a attiré des combattants étrangers de dizaines de pays", venus se battre dans les rangs de l'EI, a argumenté le ministre américain.
    Il a répété que le président "Assad avait perdu depuis longtemps toute légitimité" pour rester au pouvoir.
    John Kerry réagissait à des propos du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi dans le New York Times selon lesquels Washington lui aurait assuré que les frappes en Syrie ne viseraient pas le pouvoir de Damas.
    "Nous avons eu une longue conversation avec nos amis américains et ils ont souligné que leur objectif en Syrie n'était pas de déstabiliser la Syrie", mais bien de "réduire les capacités" du groupe EI, a déclaré M. Abadi, cité par le journal.
    Des diplomates américains ont martelé cette semaine que les Etats-Unis combattaient à la fois le groupe EI et le régime syrien, et qu'ils avaient opté pour une "voie alternative": entraîner et équiper les rebelles syriens modérés qui se battent contre deux ennemis.
    L'aide à l'opposition syrienne non jihadiste "renforcera les conditions d'un éventuel règlement négocié d'une fin de conflit", a insisté M. Kerry, qui n'a pas abandonné l'idée d'une solution politique en Syrie selon les contours du processus de Genève. La dernière conférence internationale dite Genève-2 en janvier en Suisse avait totalement échoué.
    L’administration américaine se trouve dans une situation délicate, obligée à la fois de rassurer Russes et Iraniens que l’opération menée en Syrie vise uniquement les Jihadistes. Les assurances données à Damas par plusieurs intermédiaires confirment, d’ailleurs, cet objectif américain. Mais il reste le problème de la révolte syrienne qui a été à l’origine de l’émergence de Jihadistes de plus en plus violents. Et les récentes déclarations du Qatar ne vont pas contribuer à rendre clair l’objectif poursuivi par les Etats-Unis.

    Le Qatar réclame des frappes contre le pouvoir syrien
    Le prince du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a considéré que la bataille commandée par les Etats-Unis contre Daesh ne réussira pas si le président syrien Bachar el-Assad reste au pouvoir.
    Dans une interview à la chaine de télévision américaine CNN, Tamim a dit : « Oui, nous devons faire face au terrorisme, mais je pense que la cause principale de tout ce qui se passe est le régime en Syrie. Ce régime doit être puni ».
    Il a ajouté : « Si nous pensons que nous allons nous débarrasser des mouvements terroristes et laisser ces régimes, surtout le régime syrien, tous ces mouvements terroristes reviendront de nouveau ».
    Il a fixé les objectifs du Qatar : « se débarrasser des groupes terroristes » en Syrie. Mais « l’objectif à long terme doit être celui d’attaquer le régime syrien. Tout ce qui se passe est dû au régime syrien, et nous devons le punir ».
    Tamim a une nouvelle fois démenti que le Qatar finance les groupes radicaux, assurant son engagement dans la coalition internationale qui mène des frappes aériennes contre Daesh.
    « Nous ne finançons par les extrémistes. Si vous parlez de certains groupes en Syrie et en Irak, nous les considérons tous des organisations terroristes », a-t-il dit, refusons que tous les groupes « islamistes » soient considérés comme terroristes, en allusion aux Frères musulmans et au Hamas.

    Dempsey: une opération terrestre
    Pour le chef d'état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, les  frappes aériennes ne suffiront pas à venir à bout des Jihadistes.
    "Les raids aériens de la coalition contre l'EI cette semaine en Syrie ont désorganisé les structures de commandement du groupe jihadiste et réduit ses capacités logistiques, mais cela ne suffit pas", a affirmé vendredi 26 septembre lors d'une conférence de presse au Pentagone le plus haut gradé américain cité samedi par la BBC.
    Et d'ajouter que la force terrestre était nécessaire, mais qu'elle ne devait pas être une force américaine.
    Les Etats-Unis devront donc faire appel à des forces locales. En Irak, il n’y aura pas de gros problèmes à trouver des alliés. L’armée irakienne, les Peshmergas kurdes et les milices chiites sont prêtes à coopérer avec la coalition internationale pour venir à bout de l’EI. Il n’en sera pas de même en Syrie où les premiers efforts américains pour trouver, former et armer des rebelles « modérés » se sont révélés décevants.

    Lavrov: demande une coopération avec les autorités de Damas 
    En Syrie, les Américains vont se retrouver face à la Russie dont le soutien à Bachar el-Assad est indéfectible. Vladimir Poutine a d’ailleurs rappelé, mardi, 23 septembre, que les frappes devaient se faire avec l'accord de Damas.
    Vendredi 26 septembre, le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a réaffirmé que la guerre anti-jihadiste devait se faire dans un cadre juridique international et "en coopération avec les autorités syriennes". Moscou veillera à ce que les actions militaires entreprises par la coalition contre les Jihadistes ne se transforment pas en actions contre l’armée assadiste.

    Des Turcs manifestent en faveur de Daesh à Istambul
    Une manifestation de soutien au peuple syrien, qui s’est vite qui s'est vite tranformée en manifestation de soutien à Daesh (Etat Islamique), a eu lieu à Istanbul en Turquie, sous les yeux des policiers turcs.
    «  En traversant les rues du quartier Fateh à Istanbul, les manifestants ont arboré les drapeaux et des slogans de soutien à Daesh, et affirmaient vouloir soutenir ceux qui ont combattu pour le jihad en Irak et en Syrie et qui sont tombés en martyre pour Dieu », ont rapporté des medias turcs.
    Les manifestants ont également scandé des slogans hostiles à l’impérialisme américain.
    L’appel à ce rassemblement a été lancé par un mouvement turc qui se fait appeler le Hezbollah turc. Il s’agit en fait d’une organisation kurde armée qui a été fondée à la fin des années 70 du siècle dernier pour faire face au parti kurde le plus populaire, le parti des travailleurs kurdes (PKK), aux tendances laïques. Elle s’est fait remarquer par sa violence non seulement contre ce dernier, mais aussi contre ceux qui divergent avec elle. C’est le Hezbollah Turc qui est derrière l’assassinat du dirigeant islamique Ezzeddine Yalderim qui était le président une association caritative islamique, a indiqué Arab-Press.
    A noter que le PKK a lancé une mise en garde au gouvernement turc l’accusant de mener une guerre contre le peuple kurde, et menaçant de reprendre la lutte armée à partir du mois prochain.
    Cette position kurde est intervenue en riposte au refus turque de laisser paser des combattants kurdes vers la Syrie pour prêter main forte à la communauté kurde attaquée par Daesh.
    Les volontaires turques ont quand même réussi à franchir la frontière pour rejoindre leurs frères syriens :
    https://www.youtube.com/watch?v=hjaNFau2wkk&list=UUNoazHVgGDtXhHwY3maknuw&feature=player_detailpage

    Les forces irakiennes repoussent une attaque jihadiste à 40km de Bagdad
    Les forces pro-gouvernementales irakiennes appuyées par des raids aériens ont repoussé dimanche une attaque des jihadistes du groupe Etat islamique contre la localité d'Amriyat al-Fallouja, à une quarantaine de kilomètre à l'ouest de Bagdad, selon des sources de sécurité.
    Aux alentours de 01H00 locale (22H00 GMT), les combattants de l'EI ont lancé une attaque "sur deux fronts" et "les combats ont duré cinq heures", a affirmé à l'AFP le responsable de la police locale, Aref al-Janabi, en précisant que des membres de tribus sunnites s'étaient joints aux soldats et policiers pour défendre la ville.
    "L'aviation est intervenue et a tué quinze" combattants jihadistes, a-t-il assuré.
    Le chef militaire de l'EI dans la ville voisine de Fallouja, qu'il a désigné sous le nom de Moullah Jassem Mohammad Hamad, a péri au cours de l'offensive, selon lui. Ce décès a été confirmé par un officier des renseignements dans la province d'Al-Anbar, où se situe Amriyat al-Fallouja.

    Mais l’armée irakienne a subi plusieurs défaites depuis ces derniers jours
    La nouvelle de l’échec de l’offensive jihadiste à Amriyat al-Fallouja va peut être remonter le moral de l’armée irakienne. Elle en aura d’autant plus besoin qu’elle a essuyé plusieurs défaites au cours des derniers jours dans la province d'Al-Anbar, avec notamment l'attaque de bases par des jihadistes au nord de Fallouja.
    Selon un responsable de sécurité, au moins 155 combattants pro-gouvernementaux ont été tués ou portés disparus dans un raid contre une base à Saqlawiya il y a une semaine. Les jihadistes ont assuré avoir tué 300 d'entre eux.

    Situation au Kurdistan irakien
    Les Peshmergas poursuivent lentement leur avance, libérant village après village. La difficulté est due au fait que les Jihadistes de l’EI ont piégé les secteurs abandonnés et les artificiers kurdes doivent « nettoyer » les lieux centimètres par centimètres à leurs risques et périls :
    https://www.youtube.com/watch?v=7FwzqsazsWE&list=UUNoazHVgGDtXhHwY3maknuw&feature=player_detailpage

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • Les États-Unis ajoutent 10 personnes et 2 groupes à la liste terroriste

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    Le Département d'Etat américain a ajouté 10 personnes et deux groupes à la liste mondiale des terroristes. Les deux groupes de militants et les dix individus sont associés soit Al-Qaïda soit à l’organisation de l’Etat islamique. Certains sont à l'œuvre en Syrie depuis Février 2013 et un des deux groupes a été fondé par d'anciens détenus de Guantanamo.

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  • Interview d’un jihadiste « canadien » membre de l’Etat Islamique

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    Interview publié par "Vice" une chaîne d'observation des réseaux islamistes
    Extrêmement instructif. Ce Jihadiste, basé à Mossoul, s’imagine que New York va bientôt être la cible d’attentats :
    https://www.youtube.com/watch?v=j8TLu514EgU&feature=player_embedded

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

    Lien permanent Catégories : ÉTAT ISLAMIQUE, ÉTATS-UNIS 0 commentaire
  • La ville kurde de Kobane (Aïn el-Arab en arabe) fortement menacée

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    La ville kurde de Kobane, située à quelques kilomètres de la frontière turque, est dans une situation très délicate. Elle risque de tomber entre les mains des Jihadistes du califat islamique si les avions de la coalition n'interviennent pas dans ce secteur dans les heures qui viennent pour alléger la pression et éviter un drame humanitaire terrible.

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