• Dernières nouvelles de Syrie et d'Irak

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    Le fait marquant de ces deux derniers jours est la difficulté que les Jihadistes de l’Etat Islamique (Daesh) semblent rencontrer pour imposer leur conception stricte de l'Islam dans la région, que ce soit parmi les Kurdes ou parmi les tribus sunnites de Syrie ou d’Irak. On a remarqué dans ces deux pays que des tribus sunnites avaient soudain retourné leurs armes contre les Jihadistes, parmi lesquels de nombreux étrangers non-arabes. Vous trouverez à la fin de ce document une vidéo intéressante montrant l’un de ces jihadistes, Abdullah al-Shinsani, un Tchétchène. C'est parce que des gens comme Shinsani prétendent décider  unilatéralement ce qui est bien (halal) et ce qui est mal (haram) qu'ils sont de plus en plus nombreux au Moyen Orient à s'opposer à leur tentative d'hégémonie.

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  • 2014/07/31 – 25ème jour de guerre à Gaza

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    L'armée israélienne mobilise 16.000 réservistes supplémentaires
    L'armée israélienne mobilise 16.000 réservistes supplémentaires portant leur nombre à 86.000, indiquant ainsi qu’elle a l’intention de poursuivre et de renforcer son action contre la Bande de Gaza.

    La barre des 1435 Palestiniens tués depuis le début des affrontements a été franchie
    Selon des sources palestiniennes, 130 personnes ont été tuées au cours de la journée du mercredi 30 Juillet dans la bande de Gaza et on annonce 60 personnes décédées depuis le début de la journée du 31 juillet. Le nombre de Palestiniens tués depuis le début des affrontements s'élève à 1 435 personnes, et celui des blessés dépasse les 8000.

    Trois militaires israéliens tués le mercredi 30 juillet
    Trois militaires ont été tués et 27 blessés au cours de la journée du mercredi 30 juillet, ce qui porte à 56 le nombre des décès au sein de l’armée israélienne depuis le début de l’offensive contre Gaza. Selon les informations obtenues, les soldats auraient été tués dans l’explosion d’un tunnel qu’ils venaient de découvrir et qui avait été piégé par les combattants palestiniens.
    Les militaires décédés sont le sergent Matan Gottlieb, 21 ans, de Rishon Lezion, le sergent Omer Hai, 21 ans, de Savion et le sergent, Guy Algranati, 20 ans, de Tel-Aviv.

    130 missiles tirés par les Palestiniens le 30 juillet
    Les combattants palestiniens ont tiré plus de 130 missiles en direction d’Israël, ce qui porte à un total de 2400 missiles tirés depuis le début des affrontements selon un décompte effectué par l’armée israélienne.

    220 000 personnes déplacées à Gaza
    Selon l’Agence de l'ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), 220 000 résidents de la bande de Gaza ont été forcés de fuir leurs maisons, situées dans les zones de combat.

    Principaux évènements du jeudi 31 juillet
    07h00.
    Les sirènes ont retenti à Ashdod, Ashkelon et les zones d’habitation au sud de Shfela. Une roquette a explosé entre Ashdod et Ashkelon sans faire ni victimes ni dégâts.
    09h00. Attaque à la roquette sur Beersheba. Une roquette a explosé dans terrain vague. Deux roquettes avaient également été tirées au cours de la nuit dernière dans la direction du district de  Shaar Hanegev.
    10h30. Une roquette explose dans le district d’Eshkol sans faire ni victimes ni dégâts.
    11h00. Cinq roquettes explosent à Eshkol sans faire ni victimes ni dégâts.
    11h30. Deux roquettes explosent àAshkelon. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé.
    12.00. 11 roquettes ont été tirées en direction de Sderot. Sept missiles ont été abattus par le système de défense antimissile "Iron Dome". Deux autres roquettes ont explosé dans la ville, faisant deux blessés légers et occasionnant des dégâts à un immeuble.
    12.00. L’armée israélienne affirme avoir tué six combattants palestiniens à Gaza.
    12h30. Trois roquettes explosent sur le territoire du Conseil régional d’Eshkol sans faire de victimes mais endommageant un bâtiment en construction.
    13h00. Un missile a été tiré sur  Sdot Néguev. Pas de blessés.
    15h22, 15h31 et 15h35. Les sirènes retentissent dans les colonies de Hof Ashkelon. L'un des missiles est détruit par le système de défense antimissile "Iron Dome" au-dessus de la zone industrielle d'Ashkelon,  et quatre autres roquettes explosent dans des terrains vagues.
    17h00. La découverte d’un engin piégé contre un arrêt de bus oblige les autorités à interrompre toute circulation sur la route 4, entre les villes d’Atlit et de Tirat Carmel.
    17h27 et 17h37.  Les sirènes ont retenti dans les colonies d’Eshkol, Hof Ashkelon et de Shaar Hanegev. Deux missiles ont été abattus par le système de défense antimissile "Iron Dome".
    18.00. Un missile a explosé dans le parking privé d’un immeuble de trois étages et atteint une voiture, provoquant un incendie et blessant trois personnes dont une grièvement. 
    Quelques minutes plus tard, les sirènes retentissaient à Tel-Aviv, Bat Yam, Ramat Gan, Bnei Brak, Petah Tikva, Givatayim. Deux missiles ont été abattus par le système de défense antimissile "Iron Dome". Pas d’informations sur d’éventuels victimes ou dégâts.
    21h49. Neuf Palestiniens ont été tués jeudi par une frappe aérienne israélienne contre une maison dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza. Et trois autres personnes ont été tuées  dans le sud de l'enclave palestinienne, tandis qu’un corps était extrait de décombres à Khan Younès, ce qui porte le bilan des morts palestiniens à 1.435 depuis le début de l'offensive israélienne.

    Vidéos – Côté israélien
    Les forces spéciales israéliennes prennent un immeuble d’assaut à Gaza :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Pywx1rRXbHU&list=UUawNWlihdgaycQpO3zi-jYg
    Découverte et destruction de tunnels sous une mosquée de Gaza. C’est au cours de cette opération que trois soldats de Tsahal ont été tués :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=5r6AYUy-ujo&list=UUawNWlihdgaycQpO3zi-jYg

    Vidéo – Côté palestinien
    Un enfant coincé sous les décombres d’une maison :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=kWXKj6bYzgw&list=UUXlQjCFr2NXJK-wLqsTFU1Q

    ONU
    Le porte-parole de l’UNRWA s’écroule en pleurs lors d’une interview par al-Jazeera arabe après l’attaque d'une école de l'UNRWA, transformée en abri par l’ONU à Jabaliya, qui a coûté la vie à 19 personnes et blessé plus de 90 autres :
    https://www.youtube.com/watch?v=cu3lYK6OmMI&feature=player_embedded

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

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  • Libye : Il faut maintenant parler de guerre civile

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    La guerre civile
    On peut considérer aujourd’hui que la Libye est en proie à une violente guerre civile dont nul ne sait comment elle finira. Inutile de parler de « risques de guerre civile » ou d’utiliser des titres comme « la Libye au bord de la guerre civile », ou encore de chaos. La Libye n’est pas au bord de la guerre civile. Elle est en pleine guerre civile et le nombre des victimes va croître d’une manière exponentielle. Or, cette guerre civile nous intéresse au plus haut point car elle oppose des Musulmans libéraux - comme on les aime en Occident - à des Islamistes et des Jihadistes.

    Nombreuses conséquences pour les pays voisins :
    La guerre civile qui va ravager la Libye aura de nombreuses conséquences :

    - Elle va signifier un très grave problème humanitaire pour l’Italie qui devra faire face à un accroissement considérable du nombre de « boat people » cherchant par tous les moyens à gagner l’Europe, même au péril de leur vie - C'est déjà le cas aujourd'hui, vous me direz. Il n’y a qu’à regarder les millions de réfugiés syriens qui s’entassent aujourd'hui dans des camps au Liban, en Turquie et en Jordanie pour deviner facilement ce qui attend l’Europe.

    - Un problème sécuritaire extrêmement inquiétant pour les pays limitrophes de la Libye, en commençant par la Tunisie et l’Egypte. La Tunisie a d’ailleurs déjà déclaré qu’elle avait l’intention de fermer ses frontières aux réfugiés libyens. Cela a été annoncé par le ministre des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, indiquant que 5000 à 6000 réfugiés libyens arrivaient chaque jour en Tunisie. Or,  l'économie tunisienne est précaire et le pays n'est pas en mesure de recevoir les milliers de réfugiés, a-t-il ajouté.
    Mais fermer les frontières est plus facile à dire qu’à faire. Ces frontières sont poreuses, comme sont celles de l’Egypte et surtout de tous les pays du grand sud saharien déjà en proie à l’agitation jihadiste.  Déjà, la version jihadiste tunisienne, Ansar al-charia, a mis en ligne, aujourd’hui 30 juillet, un sérieux avertissement à l’armée tunisienne, la menaçant des pires conséquences si elle poursuivait ses actions sécuritaires contre les Jihadistes d’AQMI.

    - Les gouvernements occidentaux semblent amnésiques et ne se souviennent plus du tout qu’ils ont contribué à la création d’un vide de l’autorité en se bornant à aider les rebelles à abattre le régime de Mouammar Kadhafi sans se soucier de ce qu’il adviendrait par la suite dans le pays et sans aider les nouvelles autorités libyennes  à reconstituer un Etat et des forces de sécurité. La seule décision prise à ce jour est celle d’évacuer les ressortissants nationaux comme si cela  suffisait.

    Les jihadistes d'Ansar al-Charia ont mis en ligne quelques uns des équipements militaires capturés lors de la prise de la caserne des forces spéciales :

    Benghazi - 01.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    On avait cru que le général Haftar bénéficiait de l’aide américaine
    Notre curiosité avait été excitée par la personnalité du général Khalifa Haftar lorsque celui-ci avait déclaré vouloir débarrasser Benghazi des milices islamistes, dont l’une, Ansar al-Charia, avait été inscrite par Washington sur la liste des organisations terroristes. Les autorités américaines l’accusaient d’avoir joué un rôle dans l’assassinat de l’ambassadeur américain, le 11 septembre 2012. On pensait que la CIA était derrière le coup de force du général. Mais depuis le mois de mai, rien ne s’est passé. AFRICOM, l’agence américaine de lutte contre le terrorisme en Afrique et au Moyen Orient, ne semble pas avoir fait le moindre mouvement pour aider et équiper les hommes du général et leur permettre de chasser les Jihadistes de Benghazi. L’administration américaine n’était finalement intéressée qu’à capturer celui qu’elle considérait comme responsable de l’assassinat de son ambassadeur – une opération menée d’ailleurs avec la collaboration des hommes de Haftar – mais rien d’autre. Aujourd’hui, les rebelles islamistes ont conquis le quartier général des forces spéciales de l'armée libyenne, qui s’étaient ralliées au général Haftar. C’était la principale place-forte des partisans de Haftar à Benghazi.
    Les forces spéciales commandées par le colonel Wanis Abou Khamada ont du abandonneur leur caserne située dans le quartier de Bouatni et se sont retirées hors de la ville, laissant 85 soldats morts derrière eux. C’est la pire défaite de l’armée face aux milices islamistes qu’elle prétendait combattre.
    Il s’agit d’un coup dur pour le général Khalifa Haftar car les Forces spéciales s’étaient déclarées favorables au coup de force qu’il avait lancé à partir du 16 mai contre les Islamistes, même si elles n’étaient pas allées jusqu’à se placer sous ses ordres.

    Le «Conseil de la Choura » seul maître de Benghazi
    Le « conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi », une alliance de groupes islamistes et jihadistes, contrôle désormais la base militaire et est seul maître de la seconde ville du pays.

    L’exemple libyen inspire déjà d’autres Jihadistes
    L’organisation jihadiste tunisienne Ansar al-Charia a cru bon profiter du succès des jihadistes libyens contre l'armée pour élever à son tour le ton et sommer les forces de sécurité et l’armée tunisiennes «de choisir entre la réconciliation ou la guerre».
    Ansar al-Charia appelle les forces de sécurité et l’armée à «libérer leur esprit de la peur, à prendre le parti de la vérité, à revenir à leur religion et à leur nation, avant qu’il ne soit trop tard». Les Jihadistes déclarent qu'ils assimileront tous les membres des forces de sécurité qui ne leur obéiraient pas comme des infidèles et des mécréants.
    «Les événements survenus sur la terre de Kairouan (comme les Jihadistes appellent la Tunisie) depuis le mois de mai (2014), œuvre de frères moujahidines basés dans les montagnes, est la meilleur preuve que vous ne comprenez que la logique de la force et n’écoutez que  le bruit des balles», lit-on dans le communiqué, par allusion aux attaques des forces de sécurité et de l’armée contre les Jihadistes du mont Chambi, à cheval sur la frontière entre l'Algérie et la Tunisie.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • 30 Juin 2014 – 24ème jour de guerre à Gaza

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    1336 Palestiniens tués depuis le début des affrontements
    Le nombre de morts dans la bande de Gaza depuis le début des affrontements se monte à 1 336 personnes. On compte également plus de 7400 blessés. Selon des sources palestiniennes, l'armée israélienne dans la bande de Gaza a tué plus de 120 personnes dans la journée du 29 juillet. 110 personnes ont été tuées depuis le début de la journée du 30 juillet.
     
    53 soldats israéliens tués
    Le bilan n’a pas changé du côté israélien. On compte toujours 53 soldats israéliens tués depuis le début des opérations. Actuellement, les hôpitaux traitent 119 officiers et soldats de Tsahal blessés.

    60 missiles tirés le 29 juillet
    Le 29 juillet, les militants du Hamas et du Jihad islamique ont tiré plus de 60 missiles en direction d’Israël. Le service de presse de l'armée israélienne a comptabilisé 2.300 missiles tirés par les Palestiniens depuis le début des affrontements. Ces bombardements ont tué trois civils.

    Résumé du 30 Juillet 2014
    Les bombardements israéliens ont été intenses dans la nuit du 29 au 30 juillet et ont provoqué de nombreuses victimes palestiniennes.
    01h30. Les médias palestiniens ont annoncé que l'armée de l'air de Tsahal avait effectué des dizaines de raids sur la bande de Gaza. Ce sont les camps de réfugiés d'El Bureij (secteur central) et Shati (secteur nord), ainsi que la ville de Gaza qui ont été les plus frappés.
    05h30. Les sirènes retentissent à Shaar HaNegev et Sdot Néguev. Un missile atterrit effectivement et explose dans un terrain vague. 
    06h30. 16 personnes ont été tuées dans une école de l’UNRWA - Le chef de l'agence onusienne très en colère
    Des obus de chars ont frappé ont touché de plein fouet deux salles de classe d'une école de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya, au nord de la bande de Gaza. Ces civils s’étaient réfugiés dans cette école de l'UNRWA après avoir été avertis par l'armée israélienne que le quartier où ils résidaient risquait de subir des bombardements massifs.
    Près de 180.000 civils palestiniens ont trouvé refuge dans 83 écoles gérées par l'UNRWA. Plusieurs de ces établissements avaient déjà été la cible de tirs. Le 24 juillet, un obus israélien était tombé dans la cour d’une école à Beit Hanoun, tuant une quinzaine de Palestinien. L’armée israélienne niait toute responsabilité et accusait le Hamas d’y avoir entreposé des munitions et que celles-ci avaient explosé. Israël accuse régulièrement le Hamas de se servir des écoles, des mosquées pour y dissimuler ses armes et ses centres de commandement et, d’une manière générale, d’utiliser la population civile comme bouclier humain.
    L'Agence de l'ONU pour l'Aide aux réfugiés palestiniens (UNWRA) a accusé l'armée israélienne de "grave violation du droit international", suite à ce tir contre l’école.
    "Je condamne dans les termes les plus fermes possibles cette grave violation du droit international par les forces israéliennes", a déclaré Pierre Krähenbühl, chef de l'UNWRA.
    "La nuit dernière, des enfants ont été tués alors qu'ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d'une salle de classe, dans un refuge désigné comme tel à Gaza. C'est un affront pour chacun d'entre nous, une source de honte internationale", a dit Pierre Krähenbühl. "Nous nous sommes rendus sur le site et avons rassemblé des preuves. Nous avons analysé des débris, des cratères et d'autres dégâts. Selon nos premières conclusions, c'est l'artillerie israélienne qui a frappé notre école où 3.300 personnes avaient trouvé refuge", a poursuivi le responsable onusien.
    "La localisation précise" de l'école et "le fait qu'elle accueillait des milliers de personnes déplacées sont des informations qui ont été transmises 17 fois à l'armée israélienne afin de s'assurer de leur sécurité, la dernière fois à 22H00 (mardi) soir, quelques heures avant le bombardement meurtrier", a poursuivi le responsable. "C'est la sixième fois que l'une de nos écoles est frappée. Nos employés, ces gens qui mènent l'action humanitaire sont tués. Nos refuges sont surpeuplés", a-t-il encore dénoncé. "Nous ne sommes plus uniquement dans le domaine de l'action humanitaire. Nous sommes arrivés au point où il faut que des comptes soient rendus", a réclamé Pierre Krähenbühl.
    07h00. Deux roquettes ont explosé dans le district d’Eshkol sans faire ni victimes ni dégâts. 
    Entre 09h00 et 14h00. Plusieurs roquettes ont été tirées en direction d’Eshkol, Ashdod, Netivot et Hevel Yavne sans faire ni victimes ni dégâts.
    12h00. Israël respectera une trêve humanitaire de quatre heures, entre 15 heures et 19 heures.
    15h00. Entrée en vigueur de la trêve de quatre heures décidée par Israël pour des raisons humanitaires. Malheureusement, les Palestiniens poursuivaient les tirs de roquettes et les sirènes résonnaient à Ashdod, Nitzan, Nitsanim, Ashkelon, Hof Ashkelon, Sdot Néguev et Eshkol. Une roquette au moins a été détruite par le système de défense antimissile Iron Dome au-dessus d’Ashdod.
    17h00. Nouveaux tirs de roquettes en direction de Netivot et Sdot Néguev. Le missile a été détruit par "Iron Dome".
    18h00. Sept Palestiniens ont été tués mercredi dans un raid aérien israélien à Abasan, près de Khan Younès, dans le sud-est de la bande de Gaza. Le raid a eu lieu pendant la "trêve humanitaire" annoncée par Israël. Les Israéliens avaient prévenu que cette trêve ne s'appliquerait pas aux zones où les soldats "sont actuellement engagés dans des opérations".
    18h15. Quinze personnes ont été tuées et 150 autres blessées lors d'une frappe israélienne mercredi sur un marché de Chajaya, une banlieue de l'est de la ville de Gaza.
    19h10. Trois soldats israéliens ont été tués au combat mercredi dans la bande de Gaza, a annoncé une porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP. Les trois militaires ont trouvé la mort quand deux engins explosifs ont sauté alors qu'ils venaient de découvrir un tunnel d'attaque palestinien dans une habitation du sud de la bande de Gaza, a précisé un communiqué militaire. Ces décès portent à 56 le nombre de soldats israéliens tués depuis le début du conflit le 8 juillet.
    19h30. Ban Ki Moon a déclaré injustifiable l’attaque d’une école de l’UNRWA. "Ce matin (mercredi), une école des Nations unies qui hébergeait des milliers de familles palestiniennes a subi une attaque répréhensible. C'est injustifiable, les responsabilités doivent être déterminées et justice doit être rendue", a déclaré Ban Ki-Moon à son arrivée à l'aéroport de San Jose, au Costa Rica, où il se rend en visite officielle.
    20h00. Incidents à Jérusalem entre manifestants arabes et armée israélienne.

    Vidéos – Côté israélien :
    Les paras découvrent un tunnel et un lance-roquettes parfaitement dissimulé :
    https://www.youtube.com/watch?v=lh3wCtwohik&feature=player_detailpage&list=UUawNWlihdgaycQpO3zi-jYg
    L’armée israélienne détruit un gros tunnel à Gaza :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=ztzMkKSvSKo&list=UUawNWlihdgaycQpO3zi-jYg

    Vidéo – Côté palestinien
    Les brigades Ezzedine al-Qassam ont mis en ligne sur leur compte Twitter une vidéo de  l’attaque qui a eu lieu le 29 juillet contre un poste d’observation de l’armée isralienne :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=5NAhozItSq0

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

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  • -2014/07/29 : Dernieres nouvelles du Moyen Orient

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    Syrie

    Des missiles sol-air aux mains des combattants du Front Islamique (pro-saoudien)
    Le Front Islamique (pro-saoudien) annonce avoir abattu un hélicoptère près de l’aéroport militaire d’al-Naïrab, dans la province d’Alep, à l’aide d’un missile thermique.
    https://www.youtube.com/watch?v=nK_4HEjeHZI&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA
    On a vu dans de précédentes vidéos des missiles Stinger et Igla aux mains du Front Islamique, ce qui pourrait signifier que ce regroupement de huit brigades rebelles aidé par l’Arabie saoudite pourrait avoir reçu de tels missiles sol-air.

    Alep
    Dans la Vieille ville d'Alep, contrôlée en majorité par le régime, les rebelles du Front Islamique (pro-saoudien) ont fait exploser mardi 29 juillet deux tunnels sous un immeuble où sont positionnés des soldats, faisant 13 morts parmi les gardes et les forces du régime, ainsi que des blessés:
    https://www.youtube.com/watch?v=TiD5YXbGuco&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA
    Le Front Islamique tire également des missiles sur un bâtiment occupé par l’armée d’Assad près de la citadelle d’Alep :
    https://www.youtube.com/watch?v=Agh8niw1otk&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&feature=player_detailpage

    Les rebelles progressent dans la région de Hama
    Les rebelles ont progressé dans la province de Hama, dans le centre de la Syrie, cherchant à neutraliser un aéroport militaire utilisé par les avions du régime pour les bombarder. Ils sont maintenant à neuf kilomètres de l'aéroport militaire de Hama.  Cet aéroport est important car c’est là que sont fabriqués les barils d'explosifs utilisés pour détruire les positions de l’opposition.
    L’utilisation de ces barils d'explosifs est dénoncée par les organisations des droits de l'Homme car ils ne font pas de distinction entre objectifs civils et militaires et ont tué des centaines de civils, notamment dans les zones rebelles de la province septentrionale d'Alep.
    Les rebelles se sont emparés avant l’aube du mardi 29 juillet d’un important barrage de l’armée d’Assad situé au nord-ouest de Hama, une ville encore contrôlée par le régime. Il s’agit du barrage de Tarabih dont la prise par la rebellion intervient après celle, dimanche 27 juillet, de dépôts d'armes de l'armée dans la même région.
    La progression des rebelles leur permet de couper la route reliant la ville de Hama à des villages chrétiens et alaouites sous contrôle du régime, dans l'ouest de la province.
    Selon un commandant rebelle, le régime a envoyé des renforts pour reprendre ces secteurs "ce qui limitera d’autant leurs capacités dans d'autres régions comme à Alep".
    Cette vidéo montre le barrage deTarabih dans la ville de Halfaya après sa prise par la rebellion :
    https://www.youtube.com/watch?v=iHHXj8JUAdw&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Damas et sa banlieue
    Moment de la chute d’un missile sol-sol sur la localité de Dariya dans la banlieue de Damas :
    https://www.youtube.com/watch?v=0bKeKZ3O7sg&feature=player_detailpage&list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA

    Irak

    Samarra menacée
    Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont détruit à l’aide d’un camion bourré d’explosifs, mardi 29 juillet, un pont stratégique surplombant le canal de Tharthar au sud de la ville de Samarra (110 km au nord de Bagdad), coupant une voie d'approvisionnement vitale pour l'armée. La destruction de ce pont rend la défense de la ville de Samarra plus difficile et porte un nouveau coup à l'armée irakienne qui n’arrive pas à reprendre la ville de Tikrit.
    L'armée et les milices chiites qui participent à la défense de la ville de Samarra devront désormais emprunter une route secondaire et notamment un pont traversant un barrage hydraulique, trop fragile pour supporter le poids des véhicules militaires les plus lourds.
    Les Chiites se font un devoir religieux de défendre la ville de Samarra, une ville majoritairement sunnite mais qui abrite un des grands lieux saints chiites du pays. Les Jihadistes de l’EI ont lancé assauts sur assauts pour s’emparer de la ville. 

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)