Arbinda

  • Burkina Faso : 32 morts dans une attaque contre l'armée dans le Sahel

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    Au moins 32 morts, 28 soldats et quatre civils, ont été enregistrés dans l'attaque qui a visé dimanche le détachement de gendarmerie d'Inata dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè, a annoncé dimanche soir 14 novembre 2021 le ministre de la Sécurité Maxim Koné, dressant un bilan provisoire à la télévision nationale (RTB).

    Le ministre a souligné qu'il s'agit d'un bilan provisoire et que les ratissages étaient en cours pour fournir progressivement un "bilan complet".

     L'attaque a été perpétrée par des djihadistes du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM).

     Le poste de Gendarmerie d'Inata est en charge de la sécurité de la mine d'or industrielle d'Inata (fermée depuis 4 ans), dans la commune de Tongomayel.

    Le même jour, une autre attaque s'est produite dans la commune de Kelbo toujours dans la province du Soum dans le Sahel, mais cette dernière a été repoussée par l'armée et ses supplétifs, selon le gouvernement burkinabè.

    La situation sécuritaire s'est dégradée ces derniers jours au Burkina Faso, notamment dans la région du Sahel, avec plusieurs attaques terroristes contre l'armée et les civils.

    Vendredi, sept policiers burkinabè ont été tués, dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés sur l'axe Dori-Essakane dans la province de Séno dans le Sahel burkinabè, selon un communiqué de la Police.

    Samedi deux femmes qui se déplaçaient sur une charrette ont été tuées dans l'explosion d'une mine sur l'axe Arbinda-Koutougou dans la même région, selon des sources sécuritaires locales.
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    Depuis 2015 le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes, selon le gouvernement.

    En outre, au total, 478 militaires burkinabè sont morts depuis cette date en défendant l'intégrité territoriale du pays, selon le ministère de la Défense.

    Ces attaques ont également causé la fermeture de 2 244 établissements scolaires affectant 304 564 élèves dans plusieurs régions du pays, à la date du 28 mai 2021, selon les autorités.

    Les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

    A ce jour, l'état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme. Depuis 2019, le couvre-feu est instauré dans ces régions et régulièrement prolongé.

    Face à cette situation, l'opposition politique du Burkina Faso a menacé, mardi, le gouvernement de descendre dans la rue et de demander la démission du président Roch Marc Christian Kaboré si dans un mois la situation sécuritaire ne s'améliore pas.

  • Burkina Faso : 5 morts dans un accrochage avec des présumés terroristes dans le Sahel

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    Au moins cinq personnes ont été tuées et trois autres portées disparues dans un accrochage mardi 25 novembre , avec des terroristes présumés sur le site d’or artisanal d’Arra dans la commune de Arbinda dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè.

    "Un accrochage entre volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et hommes armés non identifiés a eu lieu le 24 novembre sur le site d'or d'Arra, dans la commune d'Arbinda (province du Soum, région du Sahel)", a annoncé la Radio Oméga citant des sources sécuritaires.

    La même source fait état de cinq morts et trois disparus du côté des volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des civils armés par les autorités pour épauler l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

    Un élu local joint au téléphone a conformité l’attaque et le bilan, ajoutant que les orpailleurs ont fui le site après l’attaque.

    Aucune partie n’a revendiqué cette attaque mercredi jusqu’à 16H00 heure locale, les autorités aussi n’ont pas encore réagi.

    Confronté à des attaques terroristes depuis 2015, le Burkina Faso a adopté en janvier 2020, une loi instituant le concept de "volontariat pour la défense de la patrie" consistant à doter certains citoyens d'armes, pour contribuer à défendre la patrie contre les attaques terroristes, au besoin, par la force de celles-ci.

    Bénéficiant d’un encadrement et d’un appui financier de l'Etat pour leur fonctionnement, ces "volontaires" doivent aider les forces de défense et de sécurité sur le terrain.

    Cependant elles sont régulièrement accusées d’exactions par des organisations telles que le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ).

    Depuis 2015, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso fait en août dernier.

    Ces attaques ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

  • Burkina Faso : au moins 8 morts dans une attaque armée dans le nord

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    Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, dans une attaque armée perpétrée par des individus non identifiés dans la localité de Madoudji dans la commune de Arbinda province du Soum, au nord du Burkina Faso, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

    "Des individus armés non identifiés ont attaqué, lundi, un site d’orpaillage dans le village de Madoudji dans la commune d'Arbinda. L’attaque a fait au moins huit morts et des blessés", a déclaré un agent de la mairie sous le couvert d’anonymat.

    Joint au téléphone, un responsable villageois de la ville d'Arbinda a souligné que les assaillants arrivés en grand nombre avaient tiré sur les populations. Ils ont également emporté des biens, notamment du matériel roulant et du bétail, a-t-il ajouté.

    Les autorités burkinabè n’avaient pas encore communiqué sur cette attaque qui n'a pas été revendiquée jusqu'à 11H (TU), mercredi.

    Cette attaque intervient alors que le pays vit au rythme de la campagne électorale, pour le double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain et dont le sujet phare est la lutte contre le terrorisme.

    Alors que la plupart des prétendants à la magistrature suprême du Burkina Faso envisageraient de "négocier avec les terroristes" s’ils sont élus, le président sortant Roch Marc Christian Kaboré - en lice pour un second quinquennat- a préconisé une "vaste réorganisation de l’Armée et des Forces de Sécurité" et "le renforcement de leurs capacités opérationnelles et matérielles".

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    En cinq ans, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des Forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.