Araks (rivière)

  • Iran : "L'Azerbaïdjan est à nous": les Iraniens offensés par le rappel par Erdogan d'une "paix honteuse" avec la Russie

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a suscité l'indignation en Iran après avoir lu un poème sur l'unité du peuple azerbaïdjanais lors de sa visite à Bakou. À Téhéran, la déclaration du dirigeant turc a été perçue comme une tentative de saper l'unité nationale et l'intégrité territoriale du pays.

    Erdogan est arrivé dans la capitale de l'Azerbaïdjan pour participer aux célébrations en l'honneur de sa victoire dans la guerre du Karabakh. Le poème qu'il a cité affirme que la rivière Araks ne pourra pas diviser les Azerbaïdjanais, qui ont été privés de force de leur patrie unie.

    La frontière de l'Azerbaïdjan et de l'Iran longe l'Araks. Selon diverses estimations, 12 à 18 millions d'Azerbaïdjanais vivent sur le territoire iranien. C'est une partie importante de la population de la République islamique. Les autorités iraniennes ont entendu dans les paroles d'Erdogan un appel à la restauration d'un Azerbaïdjan uni sous l'hégémonie turque.

    «Le président Erdogan n'a pas été informé que les territoires au nord des Araks ont été arrachés de force à la patrie iranienne. Ne comprend-il pas qu'il porte atteinte à la souveraineté de l'Azerbaïdjan ? PERSONNE n'a le droit de parler de NOTRE précieux Azerbaïdjan», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères sur Twitter. Mohammad Javad Zarif.

    L'ambassadeur de Turquie à Téhéran a reçu une note de protestation. Le ministre a également appelé son homologue turc Mevlut Cavusoglu, qui a déclaré que le chef de l'Etat n'était pas au courant des sentiments que le poème évoque en Iran. Les responsables turcs disent qu'ils pensaient que les poèmes déploraient «l'occupation arménienne» des terres azerbaïdjanaises.

    La frontière le long de la rivière Araks a été établie conformément au traité de paix turkmène de 1828 signé par la Perse et l'Empire russe. L'accord est toujours perçu en Iran comme une honte nationale, une défaite stratégique, dont l'Iran ne s'est pas remis à ce jour.

  • Turquie : Le Parlement turc condamne les actions "inappropriées" de l'Iran envers Erdogan

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    Le président du parlement turc, Mustafa Sentop (photo), a condamné le "comportement inapproprié" des responsables iraniens envers le président Recep Tayyip Erdogan, après la poésie que ce dernier avait lue dans la capitale azerbaïdjanaise Bakou.

    C’est ce qui ressort du tweet de Sentop publié samedi sur son compte officiel, en exprimant son refus catégorique des actions iraniennes à l’égard du président Erdogan qui a courageusement défendu la loi contre l’embargo et l’isolation imposés à l’Iran.

    Et le président de la Grande Assemblée de signaler que l’Iran n’a pas réagi ainsi même à l’encontre des pays qui lui ont imposé l’embargo.

    Sentop a affirmé que "ceux qui se cachent derrière ces actions ne connaissent pas leur limite, tandis qu’ils ne comprennent pas la valeur des relations entre Ankara et Téhéran.

    Mustafa Sentop a également exprimé sa vive condamnation des déclarations et des publications abominables qui circulent en Iran, à la suite du poème lu par le président Erdogan à Bakou.

    Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué, vendredi, le représentant de la Turquie en Iran, l'ambassadeur Derya Ors, en raison du poème panturkiste  lu par le président Erdogan.

    Derya Ors a été convoqué par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères pour lui transmettre la "ferme condamnation de Téhéran" et que l'Iran s'attendait à des explications rapides sur la question, selon le communiqué du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh.

    Par ailleurs, Zarif a présumé que le vers du poème lu par le président Erdogan visait l’intégrité territoriale iranienne.

    En réponse à la convocation de son ambassadeur, le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué, vendredi, l'ambassadeur iranien à Ankara, Mohammad Ferazmend, exprimant son mécontentement face aux allégations sans fondement faites par Téhéran contre le président Erdogan.​​​​​​​

    Vendredi, le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Turquie à Téhéran, Derya Urs, dans le contexte de la poésie qu'Erdogan a lu.

    Selon un communiqué publié par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, le vice-ministre des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Turquie et lui a présenté la forte dénonciation du ministère, et que Téhéran attendait des éclaircissements sur la question.

    En réponse à la convocation de son ambassadeur, le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué vendredi l'ambassadeur iranien à Ankara, Muhammad Farazmand, et lui a exprimé son mécontentement face aux allégations sans fondement faites par Téhéran contre Erdogan.

    Jeudi dernier, le président turc avait récité un poème lors de la «cérémonie de la victoire» à Bakou, dans lequel le nom de «rivière Araks», qui provient de Turquie et traverse l'Arménie, l'Azerbaïdjan et l'Iran, a suscité la colère de Téhéran, sur la base de certaines considérations de sa perspective.

  • Iran : Critique de Téhéran après qu'Erdogan ait récité un poème panturkiste

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    Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a critiqué vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan pour un poème "mal récité" qui sous-entendrait que les provinces du nord-ouest de l'Iran faisaient partie de la république d'Azerbaïdjan.

    L'Iran compte une importante population azérie, principalement dans les provinces bordant le fleuve Araks et voisines de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie.

    "Le président Erdogan n'a pas été informé que ce qu'il a mal récité à Bakou se réfère à la séparation forcée des zones au nord d'Aras de la métropole iranienne", a écrit M. Zarif sur Twitter. 

    M. Erdogan s'est exprimé jeudi lors d'une visite en Azerbaïdjan pour célébrer la récente victoire de ce pays turcophone du Caucase contre le Nagorny Karabakh, face à l'Arménie qui a dû céder d'importants territoires de cette enclave en territoire azerbaïdjanais disputée depuis des décennies. "N'a-t-il pas compris qu'il portait atteinte à la souveraineté de la République d'Azerbaïdjan?", a ajouté M. Zarif. "PERSONNE ne peut parler de NOTRE Azerbaïdjan bien-aimé."

    "Ils ont séparé le territoire
     Gumunan Doyurdular
     Je ne vous laisserai pas
     Ils ont été séparés par l'oppression".

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    Selon l'agence iranienne Isna, le poème récité fait référence à la région de Tabriz, à majorité turque, jusqu'à la rivière Aras, au nord. Il est "l'un des symboles séparatistes du panturkisme". Le texte parle d'Aras et "se plaint de la distance séparant les personnes de langue azérie des deux côtés du fleuve", ajoute Isna. Le ministère des Affaires étrangères iranien a dit avoir convoqué l'ambassadeur de Turquie au sujet des "remarques interventionnistes et inacceptables" du président Erdogan, et exigé "une explication immédiate". Il a signifié à l'ambassadeur que "l'ère des revendications territoriales et des empires bellicistes et expansionnistes était révolue", selon un communiqué officiel. L'Iran "ne permet à personne de s'immiscer dans son intégrité territoriale", affirme le texte.

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