ARABIE SAOUDITE

  • Arabie saoudite : Les rebelles yéménites Houthis bombardent Jizane, en Arabie saoudite, avec 5 missiles balistiques

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    La milice chiite yéménite houthie soutenue par l'Iran a déclaré avoir bombardé un camp de l'armée saoudienne à Jizane, en Arabie saoudite, peu de temps après des raids lancés par la coalition arabe contre des positions des houthis dans la capitale yéménite, Sanaa. 

    La milice houthie a revendiqué avoir bombardé un camp de l'armée saoudienne avec cinq missiles balistiques dans la région de Jizane, au sud-ouest de l'Arabie saoudite.

    Le porte-parole de la milice, le général de brigade Yahya Sari, a déclaré dans un communiqué sur Twitter : "La force des missiles a pu mener une opération qualitative visant le camp des forces armées à Jizane, hier mercredi, avec 5 missiles balistiques visant le quartier général du commandement, des stocks d'armes et les hangars des hélicoptères Apache."

    Au moins six officiers et 12 soldats saoudiens ont été tués
    Des militants saoudiens ont identifié certaines des victimes : Lieutenant-colonel Abdullah bin Nasser al-Wahaibi.
    Premier lieutenant Nasser Awaid Obaid al-Dhiabi.
    Le capitaine Abdullah al-Sulaimi al-Harbi.
    Le capitaine Faisal bin Fahd al-Ajyan.
    Le capitaine Ali ben Saleh al-Luhaidan.
    Premier caporal El Hassan Mohamed Atoudi.

    Opération au cœur de Sanaa
    Le porte-parole des forces de la "Coalition pour soutenir la légitimité" au Yémen, le brigadier Turki Al-Maliki, a déclaré que les forces aériennes de la coalition ont mené, jeudi 21 octobre 2021, une opération militaire dans la capitale yéménite, Sanaa, avertissant les Houthis d'une "opération plus large et plus complète en cas de poursuite des violations graves. »

    Selon la télévision pro-Houthis al-Masirah, les frappes aériennes saoudiennes sur Sanaa ont visé les départements de l'ingénierie, de l'électricité, de l'eau et des travaux publics ainsi que des dépôts de médicaments. Un civil a été tué et trois autres blessés lors des bombardements.

    Il a ajouté qu'il s'agissait d'une opération contre « des cibles militaires légitimes dans la capitale, Sanaa, en réponse à la menace et pour neutraliser la menace d'attaques imminentes avec des missiles balistiques et des drones piégés sur des installations civiles du Royaume » tels que des aéroports, et une tentative de cibler des centrales électriques et des infrastructures (...) Sans dissuasion internationale, l'opération militaire a été menée pour protéger les civils.

    Avertissement saoudien aux Houthis
    Il a averti que « dans le cas où la milice houthie continuerait et persisterait dans ses graves violations en ciblant des civils, des biens et des infrastructures civils, la milice doit s'attendre à une riposte plus large et plus complète en conformité au droit international humanitaire ».

     

     

  • Yémen : Attentat à Aden contre un convoi officiel, au moins six morts

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    Au moins six personnes ont péri, dimanche 10 octobre 2021, dans un attentat à la voiture piégée dans le sud du Yémen contre un convoi de responsables gouvernementaux, qui ont survécu à l'attaque. 

    Ahmed Lamlas (gouverneur d'Aden).jpegSelon des sources de sécurité, le gouverneur d'Aden, Ahmed Lamlas (photo ci-contre), le ministre de l'Agriculture, Salem al-Socotri, et un troisième responsable dont l'identité n'a pas été précisée dans l'immédiat, étaient à bord du convoi qui roulait à Aden.

    Deuxième ville du pays, Aden est la capitale provisoire du pouvoir yéménite en guerre depuis 2014 contre les houthis, les rebelles chiites qui ont conquis une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, a fait six morts et une dizaine de blessés, selon un nouveau bilan de sources de sécurité. 

    "La voiture piégée a explosé rue al-Moualla au passage du convoi de responsables, dont le gouverneur d'Aden, le ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un autre responsable", a indiqué une source de sécurité à l'AFP. Ils ont tous survécu à l'attaque, selon l'agence de presse officielle Saba. Le gouverneur et le ministre de l'Agriculture sont tous deux membres du Conseil de transition du Sud (séparatistes, STC) qui participe au gouvernement d'union avec les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale. Ce gouvernement siège à Aden.



    Le Sud était un Etat indépendant jusqu'à la réunification du Yémen en 1990. Il existe toujours dans l'ancien Yémen du Sud un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du Nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays. Plusieurs attaques antigouvernementales ont été attribuées aux rebelles houthis ces dernières années. D'autres ont été revendiquées par des groupes jihadistes. Après l'attentat, le Premier ministre, Maïn Abdelmalek Saïd, a appelé à une enquête, dénonçant une attaque "terroriste lâche", selon l'agence Saba.

    Emissaire américain 
    Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a lui aussi dénoncé une "opération terroriste", sommant les services de sécurité et les forces armées de "prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité et la stabilité" dans cette ville, a rapporté Saba. De son côté, le porte-parole du STC, Ali al-Kathiri, a dénoncé un "complot dangereux" visant le Sud, ajoutant que l'attaque avait coïncidé avec la progression des "milices terroristes" des houthis dans les régions de Marib (nord) et de Chabwa (centre).

    Les houthis ont intensifié ces derniers mois leur campagne pour s'emparer de la ville de Marib qu'ils tentent de conquérir depuis février aux forces pro-gouvernementales, progressant sur plusieurs fronts. Les combats ont fait des centaines de morts. L'attentat de dimanche est le plus sanglant à Aden depuis une attaque en décembre 2020 contre l'aéroport de la ville, peu après l'atterrissage des membres du nouveau gouvernement d'union, faisant au moins 26 morts et plus de 50 blessés.

    Le pouvoir avait alors accusé les houthis. Et plusieurs mois plus tard, un rapport de l'ONU avait pointé du doigt les rebelles, indiquant que l'attaque contre l'aéroport d'Aden avait été réalisée avec des missiles semblables à ceux des houthis et avaient été tirés à partir de lieux sous leur contrôle. 

    Le pouvoir yéménite est soutenu militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les houthis ont le soutien politique de l'Iran, rival régional du royaume saoudien.

    La communauté internationale essaye en vain de parvenir à une résolution pacifique de ce conflit qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. Près de 80% de la population yéménite compte sur l'aide humanitaire pour survivre. D'après les organisations internationales, des dizaines de milliers de personnes ont péri dans le conflit et des millions ont été déplacées. L'attentat d'Aden s'est produit alors que l'émissaire des Etats-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a lancé une nouvelle tentative de mettre fin à la guerre dans ce pays avec une tournée régionale incluant l'Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis.

  • L'Orient dans tous ses États

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    (Anthony Samrani/L'Orient-le-Jour du 6 octobre 2021)

    Ils ne s’aiment pas plus qu’hier. Et rien de ce qui leur donnait envie d’en découdre n’a tout à fait disparu. On n’enterre pas des rivalités historiques, nourries par des enjeux géopolitiques et par des constructions mythico-religieuses, en quelques semaines. Et pourtant, c’est la première fois depuis des années que toutes les puissances régionales s’accordent sur le fait de donner une chance à la diplomatie. L’épidémie de coronavirus, le changement d’administration aux Etats-Unis, la crise économique et l’essoufflement général sont passés par là. Puis tout s’est enchainé, en quelques mois. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont mis fin à leur embargo sur le Qatar et ont renoué des liens dans la foulée avec son plus proche allié, la Turquie. 

    Alors que le monde sunnite était divisé par la rivalité entre ces deux axes depuis des années, l’heure est à l’apaisement général. Pour mieux former une union sacrée contre le troisième axe, mené par l’Iran ? Pas vraiment non. Puisqu’avec la République islamique, l’heure est aussi à l’apaisement. Le royaume saoudien a confirmé avoir tenu récemment une quatrième session de pourparlers avec son rival iranien, la première avec le nouveau gouvernement, qui vise à faire baisser les tensions. 

    Le dialogue n’a pour l’instant donné aucun résultat concret mais le seul fait qu’il existe est déjà une réelle avancée en soi alors que les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 2016. Chose inimaginable il y quelques mois, des représentants iraniens, saoudiens, turcs, qataris et encore égyptiens étaient tous réunis à Bagdad le 28 août dernier dans le cadre d’un sommet régional. 

    Cette petite trêve s’accompagne de quelques dynamiques nouvelles dans la région puisqu’elle permet à des acteurs, un temps relégués au second plan, de réapparaître. L’Egypte a fait son retour  et s’évertue à construire une nouvelle alliance, qui se voudrait non alignée par rapport aux trois axes, avec la Jordanie et l’Irak. 

    Amman a récemment repris langue avec Damas, pour la première fois depuis dix ans, et cherche désormais à ramener son voisin dans le giron arabe.

    Tout cela reste très fragile. La normalisation avec la Syrie dépend, au final, du feu vert des Etats-Unis qui ont les moyens de l’annihiler avec la loi César sanctionnant toute personne, entreprise ou Etat qui commerce avec Damas.

    Le front libyen et les tensions en Méditerranée orientale peuvent raviver à tout moment les rivalités turco-égyptienne et turco-émiratie. Les deux leaders de la péninsule arabique, Riyad et Abou Dhabi, n’ont probablement pas renoncé à faire rentrer leur petit voisin qatari dans le rang et l’épisode précédent a laissé des traces des deux côtés. Quant aux Iraniens, rien ne permet aujourd’hui de penser qu’ils soient prêts à faire la moindre concession, seul moyen pourtant de garantir une paix durable avec leur voisin arabe. La République islamique semble au contraire utiliser la diplomatie comme une arme visant à gagner du temps tout en renforçant ses positions sur le terrain. Téhéran joue la montre dans les négociations sur le nucléaire avec Washington, refusant de s’engager sérieusement dans des pourparlers tout en continuant à enrichir en parallèle de grandes quantités de matières fissiles nécessaire à la fabrication de la bombe nucléaire. Il y a moins d’une semaine, le général Gholam Ali Rachid, haut responsable au sein des Pasdaran, se vantait du fait que son pays ait réussi à créer « six armées en dehors de son territoire ». Une provocation qui rappelle que la paix froide peut s’arrêter à tout moment.
     
    Anthony Samrani

  • Arabie saoudite : Nouvelle attaque de drones et de missile balistique au sud du royaume

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    Tard, jeudi 7 octobre 2021, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé qu'elle avait intercepté un missile balistique et deux drones suicides qui ont été lancés depuis le Yémen par les rebelles chiites yéménites Houthis.

    Dans un communiqué, la coalition a déclaré que le missile et les drones visaient vers la ville de Khamis Mushait dans la province sud-saoudienne d'Asir.

    « Nous prenons des mesures opérationnelles pour protéger les civils contre les violations et les tentatives futiles », indique le communiqué.

    Habituellement, les missiles balistiques sont interceptés avec les systèmes de missiles sol-air MIM-104 Patriot de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et de ses alliés. Les drones suicides sont cependant abattus par des avions de chasse de la Royal Saudi Air Force avec des missiles air-air.

    La veille, un drone suicide lancé depuis le Yémen avait visé l'aéroport international d'Abha. Quatre ouvriers civils avaient été blessés. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a affirmé qu'un site de lancement de drones des Houthis dans le nord du Yémen avait été détruit en réponse à l'attaque.

    Les Houthis ne revendiquent plus leurs attaques de missiles et de drones contre l'Arabie saoudite.

    Cependant, le groupe yéménite a intensifié ses attaques contre l'Arabie saoudite après le récent retrait des systèmes de défense aérienne américains du Royaume.

  • Etats-Unis : Un canadien d'origine saoudienne accusé d'être "la voix" des vidéos de propagande de l'Etat-islamique

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    Mohammed Khalifa, d'origine saoudienne, est accusé d'être "la voix derrière la violence" en fournissant une narration en anglais sur une quinzaine de vidéos.

    Beaucoup d'entre elles ont encouragé les partisans à rejoindre l'Etat islamique, tandis que d'autres montraient "l'exécution brutale" de prisonniers et d'otages.

    S'il est reconnu coupable, l'homme de 38 ans pourrait être condamné à la prison à vie.

    M. Khalifa comparaîtra devant un tribunal américain la semaine prochaine pour avoir fourni "un soutien matériel à une organisation terroriste, entraînant la mort". Il nie les accusations.

    Les procureurs ont déclaré qu'il était également un combattant de l'Etat islamique et qu'au cours d'un affrontement, peu de temps avant d'être capturé, il a lancé une grenade sur les forces opposées.

    "Grâce à son rôle présumé de premier plan dans la traduction, la narration et la promotion de la propagande en ligne de l'Etat islamique, Khalifa a fait la promotion du groupe terroriste... et a élargi la portée des vidéos qui glorifiaient les meurtres horribles et la cruauté aveugle de l'Etat islamique", a déclaré Raj Parekh, procureur américain par intérim du district oriental de Virginie, dans un communiqué .

    Parmi les vidéos figurent deux productions de l'Etat islamique que le ministère américain de la justice a décrites comme "les vidéos les plus influentes et les plus violentes" qui encourageaient la violence contre les citoyens étrangers, montraient diverses attaques de l'Etat islamique et la mort de prisonniers non armés.

    Une autre vidéo comprend un enregistrement vocal d'Omar Mateen, qui a tué 49 personnes lors de l'attaque du Pulse Nightclub en Floride en 2016, jurant allégeance à l'Etat islamique.

    M. Khalifa a quitté le Canada en 2013 pour rejoindre l'Etat islamique en Syrie, où il est devenu un membre clé de l'équipe de propagande du groupe, a déclaré le ministère américain de la Justice.

    Il aurait occupé plusieurs postes de premier plan avant de devenir son traducteur principal en raison de ses compétences linguistiques en anglais et en arabe.

    En traduisant les vidéos en anglais, il a joué un rôle essentiel dans le recrutement et la radicalisation des Occidentaux qui ont causé la mort de nombreuses personnes aux mains de l'Etat islamique, selon les procureurs.

    Mohammed Khalifa a été capturé en janvier 2019 lors d'un échange de tirs entre l'Etat islamique et les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) - une milice dirigée par les Kurdes et soutenue par les États-Unis qui mène la lutte contre l'Etat islamique dans le nord-ouest de la Syrie.

    Il a ensuite été remis au FBI.

    Dans une interview à un journal après sa capture, il a déclaré qu'il avait été un combattant de bas niveau et "juste la voix" de l'Etat islamique. Il a insisté sur le fait qu'il n'avait joué aucun rôle dans le tournage ou la réalisation des scènes horribles qu'il a racontées.

    Des vidéos en ligne montrant des décapitations et d'autres atrocités ont été un élément clé de la campagne de recrutement mondiale de l'Etat islamique alors que le groupe étendait son contrôle sur la Syrie et l'Irak.

    Mais l'effort de propagande a diminué alors que les militants ont commencé à perdre du territoire à partir de 2017.

     

  • Arabie saoudite : Destruction d'un drone lancé par les rebelles chiites yéménites houthis au-dessus de Khamis Mushait

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    La coalition dirigée par les Saoudiens au Yémen a annoncé samedi 2 octobre 2021 avoir détruit un drone piégé lancé par les rebelles chiites yéménites Houthis vers le sud-ouest du Royaume.

    La coalition a déclaré dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle saoudienne (SPA) que "les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté et détruit un drone piégé lancé par la milice houthie vers la région de Khamis Mushait (sud-ouest de l'Arabie saoudite)".

    La déclaration n'a pas donné d'autres détails et il n'y a eu aucun commentaire des Houthis à ce sujet.

    Les autorités saoudiennes ont précisé que des maisons et des magasins avaient été endommagés par les débris d'un drone houthi visant le gouvernorat "Ahad Al Masarha" dans le sud-ouest du royaume, lors de l'interception et de la destruction du drone.

    Les Houthis lancent régulièrement des missiles balistiques et des drones sur les régions saoudiennes. La plupart sont détruits par les systèmes de défense saoudiens mais certains d'entre eux ont fait des victimes et provoqué des dégâts.

     

     

     

  • Arabie saoudite : Destruction d'un drone piégé lancé par les rebelles chiites yéménites sur Khamis Mushait

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    L'Arabie saoudite a annoncé, mardi 28 septembre 2021, avoir intercepté et détruit un drone piégé lancé par les rebelles chiites yéménites Houthis en direction de Khamis Mushait, dans le sud du royaume. 

    La semaine précédente, la coalition avait publié des images d'une opération visant à cibler deux bateaux houthis "piégés" dans la région d'Al-Salif dans le gouvernorat yéménite de Hodeidah.

    Récemment, les attaques lancées par le groupe chiite Houthi au Yémen contre les villes du Royaume, notamment les régions du sud proches de la frontière yéménite, se sont multipliées.