ARABIE SAOUDITE

  • Turquie : Al-Zindani quitte l'Arabie saoudite pour la Turquie

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    Les médias yéménites ont confirmé que le religieux yéménite, Abdul Majeed Al-Zindani (photo), avait quitté l'Arabie saoudite et était arrivé en Turquie.

    Le site Internet "Al-Mashhad Al-Yemeni" a cité des sources proches d'Al-Zindani selon lesquelles le cheikh était arrivé en Turquie il y a 3 jours en provenance d'Arabie saoudite.

    L'information a été confirmée par le conseiller de l'ancien ministre égyptien des Dotations, Mohamed Al-Sagheer.

    Le site Web Sirah Post a cité le journaliste et écrivain yéménite Muhammad al-Amrani, ancien secrétaire d'al-Zindani, selon lequel le cheikh a quitté l'Arabie saoudite de son plein gré, niant les rumeurs sur son évasion d'Arabie saoudite.

    Cette étape intervient environ deux semaines après que le Conseil des Oulémas du Royaume d'Arabie saoudite ait décidé de classer le groupe des "Frères musulmans" comme "un groupe terroriste qui ne représente pas l'approche de l'islam, mais poursuit plutôt ses objectifs partisans contrairement à la direction de notre vraie religion, dissimule la religion et pratique ce qui la contredit en termes de division et d'incitation à la sédition, à la violence et au terrorisme".

    Al-Zindani était réfugié en Arabie saoudite avec plusieurs membres de sa famille depuis le début de la guerre civile au Yémen en 2015.

  • Israël : Netanyahu aurait secrètement rencontré Mohammad Ben Salmane (MBS) et Pompeo en Arabie saoudite

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    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, se serait secrètement entretenu dimanche, en Arabie saoudite, avec le prince héritier saoudien, Mohammad ben Salmane (MBS) et le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, rapportent lundi plusieurs sources israéliennes.

    Selon les médias, la réunion a eu lieu le 22 novembre dans la ville de Neom. Le Premier ministre et le chef du Mossad ont décollé d'Israël dans un jet privé enregistré à Saint-Marin. Le vol a décollé de l'aéroport Ben Gourion le 22 novembre à 19h50 et a atterri à Neom à 20h30. À 23 h 50, l'avion a décollé pour son vol de retour et a atterri à l'aéroport Ben Gourion à 00 h 50.

    Cette information a notamment été rapportée par la radio de l'armée israélienne, citée par Reuters. Le quotidien israélien Haaretz, citant des sources anonymes, a lui aussi évoqué une telle réunion, à laquelle aurait également participé le chef du Mossad, Yossi Cohen. Selon le quotidien, l'avion transportant M. Netanyahu d'Israël en Arabie saoudite pouvait être suivi sur plusieurs sites de suivi du trafic aérien.

    Ces derniers mois, deux pays du Golfe, les Emirats arabes unis et Bahreïn, ont normalisé leurs relations avec Israël. L’Arabie saoudite a montré des signes de rapprochement avec Israël, mais affirme exclure, malgré les pressions américaines, la possibilité de nouer des relations avec ce pays avant la conclusion d’un accord de paix israélo-palestinien.

    Neom est un projet de ville futuriste située au Nord-Ouest de l'Arabie saoudite, à proximité de la frontière avec la Jordanie et l'Égypte.

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  • Arabie saoudite : Les rebelles chiites yéménites houthis ont attaqué une installation pétrolière d'Aramco

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    Les rebelles chiites yéménites houthis ont déclaré lundi 23 novembre avoir lancé un missile de croisière Quds-2 contre une station de distribution opérée par la compagnie pétrolière saoudienne Aramco dans la ville de Djeddah, sur le littoral de la mer Rouge.

    Vidéo de l'attaque

    Il n'y a eu aucune confirmation de la part de l'Arabie saoudite concernant l'attaque rapportée sur Twitter par un porte-parole militaire du groupe Houthi.

    S'exprimant via Twitter, un porte-parole militaire des Houthis a prévenu les entreprises étrangères travaillant en Arabie saoudite de faire preuve de prudence car les opérations vont se poursuivre. Le porte-parole leur conseille de rester à l'écart des installations vitales importantes car elles se trouvent dans la banque de cibles.

    Les rebelles chiites, soutenus par l'Iran, ont revendiqué l'an dernier des attaques aux drones contre plusieurs installations d'Aramco, dont le plus grand site mondial de transformation de brut.

    Les images satellites montrent des dégâts limités aux infrastructures (cercle rouge):

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    Lien permanent Catégories : ARABIE SAOUDITE, Aramco, Houthis, Jeddah, YEMEN 0 commentaire
  • L'Irak et l'Arabie saoudite rouvrent un poste-frontière fermé depuis 30 ans

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    L'Irak et l'Arabie saoudite ont rouvert mercredi leur principal poste-frontière, Arar, fermé depuis trente ans, une nouvelle étape du réchauffement diplomatique entre Riyad et Bagdad.

    En 1990, lorsque Saddam Hussein a envahi le Koweït, l'Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec l'Irak et n'a réellement repris langue avec Bagdad qu'en 2017, près de 15 ans après la chute du dictateur irakien. Aujourd'hui, Riyad entend revenir avec force sur le marché irakien, un pays à l'industrie et l'agriculture en berne, inondé de produits iraniens et turcs.

  • Arabie Saoudite : Deux bateaux Houthi kamikazes attaquent un terminal pétrolier de l'Aramco à Jizane

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    Vendredi 12 novembre, les autorités saoudiennes ont révélé qu'Ansar Allah (le bras armé des rebelles chiites yéménites "Houthis") ont attaqué un terminal pétrolier dans la ville de Jizane, au sud-ouest du pays.

    Un responsable du ministère de l'énergie saoudien a déclaré à la télévision al-Arabiya que deux bateaux télécommandés, bourrés d'explosifs (WBIED) des rebelles chiites yéménites Houthis ont pris pour cible le terminal le mercredi 11 novembre.

    La coalition dirigée par les Saoudiens a intercepté les deux WBIED, selon les déclarations du fonctionnaire saoudien. Néanmoins, l'interception a conduit à un incendie des oléoducs flottants du terminal. Les pompiers ont éteint l'incendie en quelques heures. Aucune perte humaine n'a été signalée.

    "De tels actes criminels dirigés contre des installations vitales ne visent pas seulement le royaume, mais aussi la sécurité des exportations de pétrole, la stabilité des approvisionnements énergétiques dans le monde, la liberté du commerce international et l'ensemble de l'économie mondiale", a déclaré le ministère de l'énergie dans un communiqué.

    Ansar Allah cible depuis plusieurs années les navires de guerre de la coalition dirigée par les Saoudiens avec des WBIED. Cependant, c'est la première fois qu'ils utilisaient des bateaux piégés pour attaquer une installation pétrolière.

    Le groupe yéménite a intensifié ses attaques contre l'Arabie Saoudite récemment en réponse aux attaques aériennes de la coalition dirigée par les Saoudiens et au siège imposé au Yémen.

    La coalition saoudienne a également déclaré qu'elle avait intercepté cinq drones suicides, lancés par les Houthis le 12 novembre.

    Récemment, le groupe rebelle chiite yéménite a menacé l'Arabie saoudite d'une intensification de ses actions militaires contre le royaume.

  • Yémen : Les rebelles chiites yéménites Houthis menacent l'Arabie saoudite d'une escalade

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    Les rebelles chiites yéménites Houthis ont menacé de nouvelles mesures d'escalade contre l'Arabie saoudite, appelant toutes les entreprises étrangères du royaume à rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales.

    Le porte-parole des forces armées du groupe "Ansar Allah", bras armé des Houthis, le général de brigade Yahya Sari  (photo), a déclaré dans un communiqué sur "Twitter": "En réponse à l'agression injuste continue, au siège brutal, à l'escalade militaire en cours et à l'insistance pour continuer à fermer les aéroports et les ports de notre pays, les forces armées yéménites n'hésiteront pas à prendre des mesures d'escalade au cours des prochains jours,

    Yahya Sari a ajouté: "À la lumière de cela, nous avertissons toutes les entreprises étrangères opérant en Arabie saoudite, ainsi que nos frères du Hijaz, Najd et les résidents de toutes les régions, de rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales, car elles seront une cible légitime de nos forces militaires."

    Des responsables alertent le Conseil de sécurité sur la crise humanitaire qui s'aggrave
    Le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), prix Nobel de la paix 2020, David Beasley, et deux autres responsables de l'ONU ont averti mercredi le Conseil de sécurité que la crise s'aggravait au Yémen, où "la famine frappe à la porte" du pays.

    "La famine est vraiment une possibilité très dangereuse", a souligné David Beasley lors d'une visioconférence du Conseil de sécurité. "Les lumières d'alerte clignotent, et pas en jaune mais en rouge", a-t-il insisté. "Pour éviter la famine, nous avons besoin de 2,6 milliards de dollars pour l'année 2021" et "il nous faut bouger maintenant sinon les gens vont mourir", a mis en garde le patron du PAM. "Je demande au Conseil de sécurité de donner de l'espoir au peuple du Yémen. Ne leur tournez pas le dos (...), entendez le signal d'alarme avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il ajouté.

    Après avoir décrit dans le détail aux ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil les horribles souffrances que provoque la faim sur l'être humain jusqu'à son décès, avec hallucinations et convulsions, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, a laissé transparaître sa lassitude face à l'absence de perspective positive au Yémen. "Les Yéménites ne +souffrent pas de la faim+. Ils sont affamés" par d'autres, a-t-il lancé, en rappelant qu'une famine avait déjà été évitée il y a deux ans dans le pays. "Quand je pense à ce que signifierait la famine, je ne comprends vraiment pas pourquoi on ne fait pas plus pour l'empêcher", a-t-il dit.

    L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, n'a pas fait état de progrès vers une solution politique et un arrêt de la guerre. Selon lui, le dossier du pétrolier Safer ancré au large de Hodeida (ouest) et qui nécessite des réparations urgentes sauf à provoquer une vaste marée noire est toujours au point mort, les houthis refusant à l'ONU l'accès au navire.

    Selon une étude du PAM réalisée avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19, aux conséquences inconnues au Yémen, le nombre de Yéménites confrontés à une insécurité alimentaire sévère dépassait en 2020 les 17 millions, sur une population totale de quelque 30 millions.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné, selon l'ONU, la pire crise humanitaire dans le monde. Il oppose le gouvernement soutenu depuis 2015 par une coalition dirigée par l'Arabie Saoudite aux rebelles houthis appuyés par l'Iran.

  • Arabie saoudite : Attaque à l'explosif anti-français au cimetière non musulman de Jeddah - quatre blessés

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    Quatre personnes ont été blessées dans un attentat à la grenade perpétré au cimetière non musulman de Jeddah, ville de l'ouest de l'Arabie saoudite, mercredi lors d'une cérémonie commémorant l'armistice du 11 novembre 1918, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères. On sait que parmi les blessés se trouvent deux ressortissants français et un Grec. Il s'agit d'un officier de la sécurité de l'ambassade grecque qui venait de prendre ses fonctions. Son état est jugé sérieux. La grenade a été lancée par dessus un mur d'enceinte au moment ou le consul de France prononçait un discours en commémoration du 11 novembre 2018. Des ressortissants anglais, belges, italiens et d'autres pays participaient à la cérémonie.

    Il s'agit de la deuxième attaque visant des intérêts français à Jeddah après celle du 29 octobre contre un vigile du consulat de France, sur fond d'une série d'attentats jihadistes en France mais aussi à Vienne le 2 novembre, liés en partie aux caricatures du prophète Mahomet.

    "La cérémonie annuelle commémorant la fin de la Première guerre mondiale au cimetière non musulman de Jeddah, associant plusieurs consulats généraux (d'autres pays) dont le consulat de France, a été la cible d'une attaque à l'engin explosif ce matin, qui a causé plusieurs blessés", a indiqué le Quai d'Orsay, sans plus de précisions sur l'identité et la nationalité des victimes.

    "La France condamne fermement ce lâche attentat que rien ne saurait justifier", a ajouté la diplomatie française, en appelant les autorités saoudiennes "à faire toute la lumière" sur cet acte et en "identifier et poursuivre les auteurs". Plusieurs pays, dont la France et la Belgique, célèbrent mercredi le 102 anniversaire de l'armistice conclu entre l'Allemagne et les Alliés, qui marqua la fin de la Première guerre mondiale.

    Le royaume saoudien, critiqué pour sa promotion d'un islam rigoriste, le wahhabisme, tente depuis quelque temps de se présenter sous un nouveau jour, avec des réformes sociales libérales entreprises ces dernières années sous l'impulsion de Mohammed ben Salmane, qui a dans le même temps accentué la répression des voix dissidentes depuis son accession au statut de prince héritier en 2017.

    L'attaque revendiquée par l'Etat islamique ?
    L'attaque survient dans un contexte d'incitations contre l'Arabie Saoudite de la part de l'Etat islamique qui appelle les Saoudiens à attaquer les ressortissants occidentaux dans le pays, comme en témoigne une campagne médiatique à grande échelle de la part de groupes liés à l'Etat islamique avec des affiches, des vidéos et des citations.

    Et de fait, l'État islamique (EI) a revendiqué, jeudi 12 novembre, la responsabilité de l'attaque à la grenade. Le mouvement jihadiste a rapporté via Telegram que "des combattants avaient placé un engin explosif dans le cimetière de la ville de Djeddah", où des diplomates européens étaient présents mercredi.

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