ARABIE SAOUDITE

  • Yémen : La coalition poursuit ses frappes intensives contre les bastions houthis à Sanaa

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    Mardi 18 janvier 2022, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a poursuivi ses frappes aériennes intensives sur les bastions et les camps des Houthi à Sanaa, dans le cadre d'opérations aériennes qu'elle a déclaré mener 24 heures sur 24 au-dessus de la capitale yéménite.

    Lundi 17 janvier, la coalition a annoncé le début de frappes aériennes à Sanaa, au lendemain de la destruction de huit drones kamikazes lancés vers l'Arabie saoudite, et après l'attaque d'installations civiles aux Émirats arabes unis.

    Dans un communiqué, la coalition a indiqué que les frappes lancées lundi visaient les dirigeants houthi au nord de la capitale, Sanaa, et qu'un avion d'attaque F-15 avait détruit deux plates-formes de lancement de missiles balistiques.

    La coalition a appelé les habitants de Sanaa, au lendemain du début des frappes, à rester à l'écart des camps et des rassemblements des milices houthi, afin d'assurer leur sécurité.

    Le porte-parole des forces de la coalition, le général de brigade Turki Al-Maliki, a confirmé que « la milice houthi ciblant délibérément des civils, des biens civils et des installations économiques, à la fois en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, commettait des crimes de guerre et représentait une menace pour la sécurité régionale et internationale. "

    Al-Maliki a expliqué que "l'attaque hostile contre les Émirats arabes unis est un acte d'hostilité lâche et une violation flagrante du droit international humanitaire et de ses règles coutumières.

    Il a également souligné que la coalition a pris « les mesures opérationnelles nécessaires pour dissuader ces comportements hostiles de la milice Houthi ».

    Batailles de la province de Marib
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    En outre, la coalition a annoncé mardi 18 janvier 2022 avoir mené 17 frappes contre la milice Houthi à Marib en 24 heures. Elles ont eu pour résultat la destruction de 9 véhicules de la milice et l'élimination de 80 combattants houthi.

    L'armée yéménite a déclaré plus tard que "les frappes avaient visé des rassemblements houthi, à l'ouest et au sud de Ma'rib, le long du théâtre des opérations, et avaient infligé de lourdes pertes aux Houthi".

    Le front de Harib, au sud du gouvernorat de Ma'rib, est témoin d'affrontements intermittents et d'échanges de tirs d'artillerie entre les "Brigades des Géants" d'un côté et les milices Houthi de l'autre. Les Brigades des Géants ont encerclé les restes de la milice Houthi dans certains zones de Harib.

    Pendant ce temps, le front de Numan, à l'est du gouvernorat d'Al-Bayda, est témoin d'affrontements. Les forces gouvernementales tentent d'empêcher les renforts houthis en provenance de la province d'Al-Bayda vers le front de Harib, au sud du gouvernorat de Ma'rib.

    Par ailleurs, les forces pro-gouvernementales ont lancé une série de raids contre les renforts et les centres d'approvisionnement des miliciens houthi dans les districts d'Al-Malajim, d'Al-Sawadiyah et de Nati' dans le gouvernorat d'Al-Bayda. Les Houthi utilisent également ces centres pour lancer des missiles.

     

     

     

  • Arabie saoudite : Les rebelles yéménites Houthis ciblent des infrastructures de communication dans le sud du royaume

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    La coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite a confirmé que le groupe yéménite « Ansarullah » avait lancé, samedi 8 janvier 2022,  des drones piégés, contre l'infrastructure de communication civile dans le sud du Royaume.

    La coalition a déclaré : « Les milices houthies ont tenté pour la troisième fois de cibler les communications civiles avec des drones piégés. »

    La coalition a indiqué qu'en réponse aux attaques des Houthis, elle a mené plusieurs frappes, qui ont conduit à la destruction de 6 sites de stockage et de lancement de drones à Hajjah.

    Opérations à Shabwa et Marib
    Jeudi dernier, la coalition arabe a annoncé avoir mis 390 militants du groupe yéménite « Ansarullah » hors de combat et détruit du matériel du groupe lors des opérations de ses forces dans les gouvernorats pétroliers de Shabwa et Maarib, au sud et au nord-est. 

    La coalition a déclaré avoir « mené 35 opérations  contre la milice houthie à Shabwa, qui ont entraîné la destruction de 25 véhicules militaires et la mort de 240 éléments terroristes en 24 heures ». Elle a ajouté que « 28 opérations de ciblage ont été menées contre la milice houthie à Maarib où 19 véhicules militaires ont été détruits et 150 terroristes ont été tués." dans les dernières 24 heures.

    La coalition arabe soutient, avec des opérations aériennes intensives, l'armée yéménite affiliée au gouvernement internationalement reconnu, dans ses combats contre le groupe Houthi pour regagner des zones que le groupe contrôlait récemment dans les gouvernorats riches en pétrole de Shabwa et Maarib.

    L'Arabie saoudite dirige, depuis le 26 mars 2015, une coalition militaire de pays arabes, en soutien au gouvernement yéménite internationalement reconnu, dans sa quête pour restaurer la capitale, Sanaa, et de vastes zones du Yémen, qui ont été saisies par le groupe Houthi fin 2014.

    Ansar Allah mène régulièrement des attaques à l'aide de drones, de missiles balistiques et de bateaux piégés, ciblant les forces saoudiennes et yéménites à l'intérieur du Yémen et des territoires du Royaume.

     

     

  • Yémen : Les Houthis capturent un navire saoudien chargé d'armes

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    Lundi 3 janvier 2022, les rebelles chiites houthis ont saisi un bateau battant pavillon des Emirats arabes unis, le "Rwabee", en mer Rouge au large de Hodeida en affirmant qu'il transportait du "matériel militaire". Mais la coalition sous commandement saoudien a dénoncé un acte de "piraterie" contre un navire contenant, selon elle, du matériel destiné à la construction d'un hôpital de campagne dans l'archipel yéménite de Socotra (sud). 

    "La milice terroriste des houthis soutenue par l'Iran doit libérer le navire "Rwabee" du port de Salif avec tout ce qu'il contient", a déclaré le porte-parole de la coalition, le Saoudien Turki al-Maliki dans un communiqué publié par l'agence officielle saoudienne SPA. "Sinon, les ports liés à ces actes de piraterie, d'enlèvement et de vol à main armée deviendront des cibles militaires légitimes", a-t-il averti. "La coalition pourrait frapper le navire si les houthis ne le libèrent pas", a affirmé à l'AFP un responsable saoudien sous couvert d'anonymat.

    Parmi le matériel saisi figurent des bateaux, des véhicules tout-terrain Humvee, des camions, du matériel de communication, des armes légères et du matériel militaire personnel.

    La région de Hodeida abrite les deux plus importants ports du Yémen, Salif et Hodeida, essentiels pour l'acheminement de l'aide humanitaire et tous deux tenus par les houthis.

    Membre de la coalition saoudienne, les Emirats n'ont pas encore réagi à cette saisie. En novembre 2019, les rebelles avaient saisi un remorqueur battant pavillon saoudien et deux navires sud-coréens mais avaient rapidement relâché les membres d'équipage.

  • Arabie saoudite : Un pilote français grièvement blessé par un engin explosif lors du Dakar 2022 jeudi 30 décembre 2021

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    Le pilote de la catégorie auto, Philippe Boutron, du Dakar 2022, a été grièvement blessé au mollet par l’explosion d’un engin explosif qui se trouvait sur un véhicule d’assistance de son équipe, Sodicars, jeudi 30 décembre 2021 à Djeddah (Arabie Saoudite). Il pourrait s’agir d’un attentat.

    Philippe Boutron, 61 ans, pilote amateur de l’équipe française Sodicars et président du club de football de l’US Orléans (National) depuis 2011, pourrait avoir été la cible d’un attentat. Un engin explosif qui se trouvait sous un véhicule d’assistance de son équipe a détoné, à proximité d’une station essence. Au moment de l’explosion, la voiture se rendait aux vérifications techniques d’avant-course.

    Jeudi soir, ASO, l’organisateur du Dakar a évoqué un « véhicule brutalement arrêté par une explosion soudaine ». Les autorités ont de leur côté parlé de plusieurs hypothèses, donc celle d’un « acte malveillant ».

    « On ne peut pas exclure un acte de malveillance »
    « Un véhicule d’assistance du Team Sodicars, en sortant de l’hôtel, a été immobilisé d’un coup, une explosion sûrement, et le véhicule a pris feu. Il y avait six personnes à bord, parmi eux un blessé, Philippe Boutron, qui a une blessure très grave à la jambe », a détaillé David Castera, le directeur de l’épreuve, samedi 1er janvier 2022, dans l’émission « Le Dakar », sur France 4. « Il a été opéré, aujourd’hui (samedi), il va mieux et il devrait rentrer en France dans les prochains jours».

    « Dans ce contexte, les autorités saoudiennes se sont mobilisées et mènent une investigation très poussée. Dans l’attente d’une réponse, on ne peut pas exclure un acte de malveillance, donc on a décidé avec les autorités d’augmenter très fortement les mesures de sécurité sur le rallye », a ajouté David Castera. Des images de vidéosurveillance montrent que trois individus se sont approchés du véhicule, laissant supposer l’installation d’une bombe artisanale, souligne L’Est Républicain.

    En octobre 2020, une attaque au couteau était survenue au consulat général de France à Djeddah. L’assaillant avait été arrêté. « Nous appelons nos compatriotes en Arabie Saoudite à faire preuve d’une vigilance maximale », avait réagi l’ambassade de France dans un communiqué.

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  • Yémen : Les vols de secours reprennent vers l'aéroport de Sanaa après un arrêt d'une semaine en raison des frappes de la coalition sunnite

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    Les organisations de secours et les Nations Unies ont repris, mardi 28 décembre 2021, leurs vols vers l'aéroport de Sanaa, après une interruption d'une semaine en raison des frappes aériennes de la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite.

    L'annonce de la reprise des vols est intervenue dans une déclaration de l'autorité aéronautique des rebelles chiites houthis, publiée par la chaîne Al Masirah, qui a précisé que cette mesure serait temporaire.

    L'autorité a déclaré que "le ministère des Affaires étrangères (du gouvernement rebelle) a été contacté pour informer les Nations Unies et toutes les organisations internationales que l'aéroport de Sanaa est prêt à recevoir des vols".

    L'aéroport ne reçoit que des avions d'aide et des Nations Unies depuis 2016. C'est un canal majeur pour l'aide à la population yéménite qui est victime de la lutte pour le pouvoir depuis plus de sept ans et est menacé de famine majeure.

    L'aéroport avait cessé de recevoir des avions il y a une semaine en raison des dommages causés par les frappes aériennes lancées par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite. La coalition a nié toute responsabilité et déclaré que les Houthis avaient soudainement fermé l'aéroport deux jours avant les frappes.

    La coalition accuse les Houthis d'utiliser l'aéroport à des fins militaires, notamment le lancement de missiles balistiques, de drones et d'avions piégés vers l'Arabie saoudite.

    De leur côté, les Houthis accusent la coalition d'avoir empêché la livraison d'appareils de communication et de navigation achetés par l'autorité pour « remplacer les anciens appareils ».

    Le communiqué des Houthis précise que "les Nations Unies et les organisations internationales ont été informées que la continuité du travail de ces appareils n'est pas garantie à long terme, compte tenu de leur âge". Il ajoute que "les Nations Unies devraient remplir leurs obligations de transport et de livraison des appareils de communication et de navigation encore stockés à Djibouti, pour assurer la sécurité des vols.

    L'autorité a averti : "Nous tenons les Nations Unies et les organisations internationales entièrement responsables de l'atterrissage et du décollage de ses vols en cas de défaillance soudaine de ces dispositifs", ajoutant : "Nous tenons l'agression responsable des conséquences du ciblage de l'aéroport et de blocage de ces équipements".

    Ce mois-ci, le conflit yéménite a connu une escalade entre les rebelles chiites soutenus par l'Iran et la coalition sunnite. L'envoyé de l'ONU, Hans Grundberg, a averti que l'escalade compromettait les chances de parvenir à un "règlement politique durable" pour mettre fin à la guerre acharnée dans le pays appauvri. .

    L'Arabie saoudite appelle le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités
    Dans un contexte connexe, l'Arabie saoudite a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à assumer ses responsabilités envers la milice houthie et ses fournisseurs d'armes afin de mettre fin à leurs menaces à la paix et à la sécurité internationales.

    L'Arabie saoudite a lancé cet appel dans des lettres envoyées par le représentant permanent de l'Arabie saoudite aux Nations Unies, l'ambassadeur Abdullah Al-Mouallimi, au Conseil de sécurité de l'ONU et au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

    Al-Mouallimi a déclaré : J'écris au sujet des attaques terroristes continues lancées par la milice terroriste Houthi soutenue par l'Iran contre des civils et des biens civils en Arabie saoudite.

    Il a ajouté : "Le 24 décembre 2021, un obus militaire est tombé sur un magasin commercial du gouvernorat de Samtah, dans la région de Jizane du Royaume".

    Il a souligné que cette tentative hostile a entraîné la mort d'un résident saoudien et d'un résident yéménite, en plus de blesser 7 civils, dont 6 saoudiens et un résident bangladais, et d'endommager deux magasins et 12 voitures.

    Il a souligné que viser des civils et des objectifs civils est un crime de guerre et que la milice houthie doit être tenue pour responsable conformément au droit international.

    Il a réitéré que le Royaume ne ménagera aucun effort pour prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses terres et préserver la sécurité de ses citoyens et résidents conformément à ses obligations en vertu des lois internationales.

    L'ambassadeur Al-Mouallimi a déclaré : Il est clair que l'absence de mesures strictes de la communauté internationale, notamment du Conseil de sécurité, envers les fournisseurs d'armes aux milices houthies permet à ces milices terroristes de poursuivre leurs activités terroristes dans la région.

    Il a poursuivi : « Par conséquent, il est d'une importance primordiale que le Conseil de sécurité assume sa responsabilité envers la milice houthie, ses fournisseurs d'armes et les ressources qui financent leurs actes terroristes, afin de mettre fin à leurs menaces à la paix et à la sécurité internationales.

    Il a conclu sa lettre en demandant au Conseil de sécurité de faire circuler cette lettre comme document officiel du Conseil.

     

     

     

  • Arabie saoudite : Exécution d'un membre de l'Etat islamique qui prévoyait de bombarder des quartiers résidentiels

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    Le ministère saoudien de l'Intérieur a exécuté un ressortissant yéménite, membre de l'État islamique, après qu'il ait été reconnu coupable d'avoir visé des rassemblements civils avec une ceinture explosive à Riyad. C'est la deuxième exécution en un mois après l'exécution d'un homme qui avait participé à des tirs sur des agents de sécurité.

    L'Etat islamique avait tenté de cibler des communautés résidentielles
    Un communiqué publié par le ministère de l'Intérieur a déclaré que le terroriste, Muhammad Abdullah Ahmad Al-Saddam, avait "travaillé pour cibler des rassemblements de civils dans un établissement public sous la direction de l'organisation terroriste Etat islamique". Il a expliqué que l'auteur prévoyait de mener "une opération suicide à l'aide d'une ceinture explosive. Il avait photographié le site cible et prêté allégeance à l'Etat islamique".

    La déclaration a souligné que la Cour d'appel pénale spécialisée et la Cour suprême ont confirmé la condamnation à mort, tandis qu'une ordonnance royale était rendue pour exécuter la condamnation".

    La condamnation à mort lundi 27 décembre 2021 à Riyad.

     

     

  • Yémen : l'ambassadeur d'Iran dirigeait les opérations militaires à Marib, affirme al-Maliki, porte-parole de la coalition sunnite

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    malki.jpegLe général de brigade Turki Al-Maliki (photo), porte-parole officiel de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, a lancé une attaque brutale contre l'Iran et son rôle dans la région, accusant l'ambassadeur iranien, Hassan Erlo, d'être à la tête des opérations militaires et de la planification dans la bataille de Marib (Yémen). L'ambassadeur est depuis décédé, sans doute de la Covid19.

    Al-Maliki a estimé lors d'une conférence de presse, dimanche 26 décembre 2021, que le groupe Ansar Ullah, le bras armé des rebelles chiites yéménites houthis, n'a pas à faire partie de la solution politique au Yémen, et que le groupe menace 3 millions de Yéménites, en tentant de contrôler la ville de Marib.

    Al-Maliki a déclaré que le groupe Ansar Ullah avait tiré 430 missiles balistiques et 851 ont drones vers  le royaume.

    Il a souligné que "les victimes des attaques des Houthis contre des civils dans le royaume ont entraîné la mort de 118 personnes, dont 59 Saoudiens, et d'autres de différentes nationalités, dont le Yémen, l'Inde, l'Égypte et la Syrie".

    Al-Maliki a indiqué que "les forces de la coalition ont détruit 100 bateaux piégés appartenant aux Houthis. Il a ajouté que le groupe rebelle yéménite avait posé 247 mines marines".

    Al-Maliki a déclaré : « Le régime iranien parraine des armes dans la région et procède à la destruction et à la dévastation », ajoutant que « la milice houthie a adopté l'idéologie sectaire de l'Iran ».