ARABIE SAOUDITE

  • Arabie saoudite : Ansar Ullah, le bras armé des rebelles chiites Houthis yéménites ont frappé l'aéroport international d'Abha

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    Jeudi 17 septembre, les forces aériennes yéménites, alliées des rebelles chiites yéménites Houthis, ont attaqué l'aéroport international d'Abha dans la province saoudienne de 'Asir à l'aide d'un drone suicide.

    Le général de brigade Yahya Sari, porte-parole de la branche pro-Houthi de l'armée yéménite, a déclaré qu'une "cible de grande valeur" avait été frappée par un drone Samad-3. Le drone Samad-3, qui a été révélé l'année dernière, a une portée de plus de 1 500 km.

    Dans un communiqué, le porte-parole a déclaré que l'attaque de l'aéroport international d'Abha était une réponse aux récentes frappes aériennes de la coalition dirigée par les Saoudiens sur son QG au Yémen.

    Les Houthis ont déclaré que l'attaque avait été un succès. Néanmoins, la coalition saoudienne affirme que le drone suicide a été intercepté avant d'atteindre sa cible.

    "Les forces conjointes de la coalition ont intercepté et détruit ce soir (jeudi) un drone chargé de bombes lancé délibérément par la milice terroriste Houthi pour cibler les civils et les biens civils à Khamis Mushait", a déclaré le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Malaki, dans un communiqué officiel.

    Au début de ce mois, les Houthis ont lancé un missile balistique et trois drones suicide sur la capitale saoudienne, Riyad. La coalition a répondu par deux séries de frappes aériennes sur Sanaa, la capitale du Yémen.

    La coalition dirigée par les Saoudiens réagira probablement de la même manière à la nouvelle attaque des Houthis contre l'aéroport international d'Abha dans les prochains jours.

  • Arabie Saoudite : Nouveau drone kamikaze lancé par les Houthis abattu

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    L'Arabie saoudite a annoncé, jeudi 10 septembre à l'aube, avoir intercepté et détruit un drone "piégé" lancé par le groupe yéménite houthi vers le territoire du royaume.

    L'agence de presse officielle saoudienne a cité les forces de la coalition saoudo-émiratie comme ayant réussi à intercepter et à détruire l'avion sans pilote qui avait été lancé depuis le territoire yéménite vers la ville de Najran, au sud du Royaume.

    Dimanche, le groupe a annoncé avoir mené une "attaque massive" avec des drones sur des "sites sensibles" à l'aéroport international d'Abha, dans le sud de l'Arabie saoudite.

    Au cours des dernières années, les Houthis ont intensifié leurs attaques contre l'Arabie saoudite, en lançant des drones et des missiles balistiques, presque quotidiennement.

     

  • Arabie Saoudite : Nouveau drone des Houthis détruit au-dessus de l'Arabie saoudite

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    L'Arabie saoudite a annoncé mercredi 9 septembre, la destruction d'un drone explosif houthi lancé vers l'Arabie saoudite, tandis que les Houthis revendiquent le bombardement par des drones de cibles sensibles à l'aéroport d'Abha, au sud-ouest du royaume.

    Dans une brève déclaration, le porte-parole de la coalition arabe, Turki Al-Maliki, a déclaré: << Les forces conjointes de la coalition ont réussi à intercepter et à détruire un drone (piégé) lancé par la milice terroriste houthie, de manière systématique et délibérée, pour cibler des biens civils et des civils dans la région sud (du Royaume) >>.

    Il s'agit du deuxième avion houthi piégé dont la coalition annonce sa destruction en 24 heures. Mardi, elle avait annoncé la destruction d'un autre drone piégé lancé par les rebelles chiites yéménites houthis vers l'Arabie saoudite.

    Pendant ce temps, le porte-parole militaire houthi Yahya Saree a annoncé, dans un communiqué, que l'aéroport d'Abha en Arabie saoudite avait été visé par un groupe de drones lors du deuxième bombardement en 24 heures.

    "L'armée de l'air a réussi à frapper des cibles sensibles avec un groupe de drones à l'aéroport d'Abha, et le coup a été précis", a déclaré Saree.

    Au cours des dernières années, les Houthis ont intensifié leurs attaques contre l'Arabie saoudite, en lançant des drones et des missiles balistiques, presque quotidiennement.

    Pour la sixième année consécutive, le Yémen est le théâtre d'une guerre entre les forces gouvernementales et les Houthis qui bénéficient d'un soutien iranien. Les Houthis contrôlent de nombreuses provinces yéménites, dont la capitale, Sanaa, depuis septembre 2014.

    Depuis mars 2015, une coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite soutient les forces gouvernementales pour affronter les Houthis, tandis que les Émirats arabes unis assistent les indépendantistes sudistes contre les forces gouvernementales légitimes, les milices al-Islah proches des Frères musulmans et les rebelles chiites houthis.

    Le conflit a poussé des millions de personnes au bord de la famine. 80 pour cent des Yéménites ont besoin d'assistance, alors que le pays souffre d'une grave détérioration du secteur de la santé, qui a conduit à la propagation d'épidémies et de maladie.

  • Arabie Saoudite : Les rebelles yéménites Houthis revendiquent une attaque contre l'aéroport séoudien d'Abha, et prétendent qu'il a été inactif pendant des heures

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    Un porte-parole du groupe rebelle chiite yéménite Houthi, appuyé par l'Iran a déclaré que le groupe avait ciblé l'aéroport international d'Abha (photo ci-dessous) en Arabie saoudite avec un certain nombre de drones.

    "L'attaque continue par des drones sur l'aéroport international d'Abha l'a perturbé pendant plusieurs heures", a écrit le porte-parole, Yahya Saree, sur Twitter.

    Le service de presse de la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite a, elle, annoncé la destruction d'un drone lancé par les Houthis.

    Selon la déclaration du porte-parole de la coalition Turki al-Maliki, le drone transportait une importante quantité d'explosifs et était censé attaquer une zone résidentielle avec une concentration de civils. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni par la coalition

    Les chiites yéménites soutenus par l'Iran essaient constamment d'attaquer le territoire saoudien avec des missiles et des drones. Certaines de ces attaques réussissent..

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  • Grèce/Turquie : Quelle est la position de Donald Trump et Angela Merkel face à la crise entre la Grèce et la Turquie ?

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    On connaît la position de la France qui s'est résolument rangée du côté de la Grèce. La position des Etats-Unis et de l'Allemagne est moins claire. Pourtant, le rôle du président américain Donald Trump et de la chancelière allemande Angela Merkel est crucial alors qu'Athènes se prépare à faire face à la poursuite des provocations turques, la semaine prochaine, en raison de la tenue par la Turquie de grandes manœuvres militaires. Il est clair que tout incident en Méditerranée orientale coûtera aux deux parties un coût élevé et alourdira le fardeau sur l'économie turque déjà épuisée. La Turquie a commencé à sentir le prix de son intervention en Libye. À la lumière de cela, Athènes compte sur l'intervention diplomatique de Washington et de Berlin pour tenter de désamorcer les tensions avec la Turquie.

    Ni Trump ni Merkel ne veulent d'un conflit armé en Méditerranée
    La Grèce ne sous-estime pas les liens étroits que le président américain Trump a développés avec le président turc Erdogan. Néanmoins, Athènes a été encouragée par la volonté dont Trump a fait preuve en réponse à la crise de la Méditerranée orientale, puisqu'il a appelé Mitsotakis, le premier ministre grec, à deux reprises, lorsque les tensions ont atteint leur apogée et a proposé d'aider à calmer la situation.

    Trump est confronté à des élections présidentielles difficiles dans les deux mois et le soutien de la diaspora grecque aux États-Unis est également important. Il est peu probable que Trump soit prêt à risquer sa réélection en raison d'un conflit militaire entre deux pays de l'OTAN.

    Il en va de même pour la chancelière allemande Merkel, qui ne veut pas d'un conflit gréco-turc à un moment où son pays détient la présidence tournante de l'Union européenne pour une période de 6 mois. Malheureusement, Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, n'a obtenu aucun résultat tangible au cours de sa récente visite à Ankara; Et lors de sa visite à Athènes, Maas a clairement laissé entendre que des sanctions seraient inévitables à la fin du mois de septembre si la Turquie continue ses violations de l'espace maritime grec

    La Grèce manoeuvre bien jusqu'à maintenant
    Athènes estime avoir marqué deux points alors qu'Erdogan tente d'opérer un changement de statut des eaux territoriales en Méditerranée orientale et en mer Égée: l'acceptation d'un accord avec l'Égypte qui définit en partie des zones économiques exclusives, et l'annonce par la Grèce d'une extension de ses eaux territoriales dans la mer Ionienne de 6 milles à 12 milles marins.

    Quel est l'objectif du bellicisme d'Erdogan ?
    Quel est l'objectif d'Erdogan ? Essaye-t-il de préserver l'adhésion sans faille de ses partisans, de les détourner des problèmes les plus urgents, ou encore de se préparer à des élections anticipées ? Et s'il décide de prendre le risque d'une guerre, quel bénéfice espère-t-il obtenir ? Ecraser les Grecs, étendre le territoire turc et gagner en influence dans la région ?

    Même si la Turquie parvenait à réaliser des gains territoriaux au détriment des Grecs, ces gains resteraient illégaux et auraient un coût politique et économique énorme pour Ankara.

    Erdogan se trouve dans une impasse : exécuter ses menaces ou reculer piteusement
    Malheureusement, Erdogan se trouve maintenant dans une impasse. S'il recule, cela signifiera que les menaces de la Turquie ne sont qu'un canular. C'est peut être pour cela que le bureau d'information de la présidence turque a fait une déclaration affirmant que «La Turquie continue d'être (la Turquie pour la paix), aux quatre coins du monde, avec des solutions pacifiques et à long terme qu'elle propose aux problèmes internationaux.»

    Erdogan : le nouveau sultan islamiste
    Mais il y a un autre aspect du "problème Erdogan" et c'est une erreur que font beaucoup de critiques internationaux: Erdogan est obnubilé par son idéologie "frères musulmans" ainsi que par le mythe de la résurrection  de l'empire ottoman. Et on aurait tort de croire qu'Erdogan joue sur les nerfs de la communauté internationale et n'a pas vraiment l'intention de passer à l'acte, quelle qu'en soit la conséquence. Il ambitionne de devenir le leader incontesté des Frères musulmans et le sultan d'un nouvel empire ottoman dont l'influence s'étendrait du Moyen Orient, à l'Afrique du nord, à l'Asie centrale et même aux confins sud de l'Europe.

    Sous la bannière des Frères Musulmans, il a le soutien du Qatar, le financier de la cause, du gouvernement libyen de Tripoli, seul reconnu par l'ONU et des sympathies en Tunisie. Il compte également des "proxies" au Yémen au sein du parti al-Islah, représentant local des Frères, et en Somalie.

    Sous la bannière ottomane, on trouve l'Azerbaïdjan (qui parle une langue turque), les Turkmènes syriens, la Bulgarie, et des sympathies dans un certain nombre de pays d'Asie centrale et dans les Balkans.

    Un axe anti-Ottoman ?
    Les manoeuvres d'Erdogan sont en train de redéfinir la carte géopolitique de toute la région et c'est sans doute pour cela que la Serbie, ennemie héréditaire de la Turquie, a décidé de transférer son ambassade à Jérusalem, un nouvel allié de la coalition déjà formée par la Grèce, Israël, l'Egypte et la France, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, sans compter la Libye du maréchal Khalifa Haftar. On pourrait rajouter l'Autriche, qui se souvient sans doute de la menace ottomane, et qui semble soutenir la Grèce dans son conflit avec la Turquie.

  • Arabie saoudite : Riyad annonce avoir abattu un deuxième drone kamikaze des Houthis en cinq jours

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    La Coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé que ses forces avaient détruit, dans l'espace aérien yéménite, vendredi soir, un drone kamikaze lancé par les rebelles chiites Houthis vers l'Arabie saoudite.

    L'information a été communiquée par le porte-parole de la coalition, le colonel Turki Al-Maliki et rapportée par l'agence de presse saoudienne, "SPA".

    Al-Maliki a déclaré: "Les forces de la coalition ont pu, vendredi soir, intercepter et détruire un drone explosif, dans l'espace aérien yéménite, qui a été lancé par la milice terroriste Houthi soutenue par l'Iran vers le Royaume".

    Il a expliqué que l'avion «ciblait des biens civils et des civils de manière systématique et délibérée», sans plus de détails.

    C'est le deuxième drone que l'Arabie saoudite annonce avoir abattu en cinq jours.

    Il n'y a eu aucun commentaire immédiat de la part du groupe Houthi suite à la déclaration du porte-parole de la coalition arabe.

    Les Houthis tirent fréquemment des missiles balistiques, des missiles et des drones sur les zones saoudiennes, dont certains ont causé des pertes humaines et matérielles.

    Pour la sixième année, le Yémen est théâtre d'une guerre entre les forces gouvernementales, les rebelles chiites Houthis, qui sont soutenus par l'Iran, et qui contrôlent plusieurs gouvernorats, dont la capitale, Sanaa, depuis septembre 2014.

    Depuis mars 2015, une coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite a soutenu les forces gouvernementales yéménites contre les Houthis, tandis que les Émirats arabes unis dépensent d'énormes sommes d'argent pour former et équiper des forces indépendantistes sudistes.

  • Arabie saoudite : Sept personnes liées à Daech condamnées à mort pour une attaque antichiite

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    Une cour pénale saoudienne a condamné à mort sept hommes et trois autres ont reçu une peine d'emprisonnement pour une attaque en 2014 contre un lieu de culte chiite lors des commémorations d'Achoura, a annoncé mercredi la télévision d'Etat.

    Le 3 novembre 2014, des hommes armés tuent sept personnes et en blessent plusieurs autres dans le village d'Al-Dalwa, dans l'Est saoudien où se concentre la population chiite, à la veille de la plus grande commémoration religieuse de cette communauté musulmane minoritaire dans le royaume sunnite. Les assaillants sont d'anciens prisonniers liés au groupe Etat islamique (EI), selon les autorités.

    La cour pénale de Ryad a rendu "un premier verdict contre les accusés de l'opération terroriste d'Al-Dalwa", condamnant sept d'entre eux à la peine de mort et trois autres à 25 ans d'emprisonnement, a annoncé mercredi la chaîne de télévision gouvernementale Al-Ekhbariya. La juridiction a par ailleurs fixé une date ultérieure pour le procès de deux autres accusés, précise la télévision d'Etat. Les condamnés peuvent faire appel de la décision.

    L'Arabie saoudite a été le théâtre depuis 2014 d'une série d'attaques, revendiquées notamment par l'Etat islamique, visant principalement les chiites, que l'organisation extrémiste considère comme hérétiques. L'attentat avait ouvert la voie à de nouvelles attaques dans le royaume et à des tensions avec les chiites, qui constituent la majorité de la population de la région orientale, riche en pétrole.

    En mai 2015, au moins 21 personnes ont été tuées à Qatif (est) dans un attentat revendiqué par l'Etat islamique visant une mosquée chiite. En octobre de la même année, un homme a ouvert le feu sur des chiites, tuant cinq personnes.

    Cette minorité musulmane, qui représente entre 10 et 15% des 33 millions d'habitants du royaume, se plaint de marginalisation et se dit victime de la montée des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, le grand rival régional chiite.