AQPA

  • Yémen : Les forces gouvernementales yéménites lancent une opération contre al-Qaïda

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    Les forces spéciales de l'armée du gouvernement internationalement reconnu du Yémen ont lancé une opération contre le groupe islamique Al-Qaïda dans la province méridionale d'Abyane. Sa branche yéménite (Al-Qaida dans la Péninsule Arabique - AQPA) est considérée comme la branche la plus radicale du groupe al-Qaida.

    L'objectif principal de l'opération est d'empêcher les jihadistes sunnites de prendre pied dans des zones difficiles d'accès à proximité des centres administratifs et de les utiliser comme base pour des attaques terroristes. Depuis quelque temps, les jihadistes d'AQPA ont transféré les opérations militaires de la province d'al-Baida à celle d'Abyane. Ils tendent des embuscades et kidnappent des gens.

    Al-Qaïda dans la péninsule arabique cherche à profiter du chaos de la guerre civile pour renforcer sa position. Celle-ci est facilitée par une scission dans le sud du pays, où le gouvernement est opposé par des séparatistes sudistes, qui agissent en même temps comme alliés des forces gouvernementales dans la lutte contre les Houthis.

  • Yémen : Attaques d'al-Qaida dans la province de Shabwah

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    Le bilan de l'attaque qui a visé un poste de contrôle dans le gouvernorat de Shabwah, dans l'est du Yémen, à l'aube du mercredi 22 juin 2022, est de 5 morts et 5 blessés.

    Selon des sources, les forces de sécurité ont retrouvé la voiture des assaillants, qui seraient des membres d'Al-Qaïda.

    Une source au sein de la police yéménite du gouvernorat de Shabwah a indiqué que  l'attaque contre le poste de contrôle des "Forces de défense de Shabwah" à Ibn Amer, à l'entrée est de la ville d'Ataq, le centre du gouvernorat de Shabwah, a fait 5 morts et 5 blessés. Les Forces de Défense de Shabwah sont soutenues par les Emirats Arabes Unis.

    Photos de quelques uns des soldats des Forces de Défense de Shabwah décédés :
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    L'attaque survient quelques heures après que 6 soldats de l'armée yéménite aient été tués et blessés lors d'une embuscade qui visait un véhicule militaire dans le district d'Ahwar, à l'est du gouvernorat d'Abyan, dans le sud du Yémen. Ahwar est contrôlée par les membres du parti islamique al-Islah et du Conseil de Transition du Sud.
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    Et fin mai, 5 soldats yéménites avaient été tués et 6 membres des Forces de défense de Shabwah du Conseil de transition du Sud (CTS) avaient été blessés lors de deux attaques distinctes, soupçonnées d'avoir été menées par des éléments d'al-Qaïda à la périphérie d'Ataq.
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  • Yémen : Al-Qaïda (AQPA) enlève cinq membres de l'ONU

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    Cinq membres du personnel des Nations unies ont été enlevés dans le gouvernorat d'Abyan, dans le sud, alors qu'ils rentraient à Aden après avoir effectué une mission. Ils ont été emmenés dans un lieu inconnu, a annoncé samedi l'agence onusienne.

    Quatre des cinq membres de l'agence onusienne enlevés sont des Yéménites, a déclaré à Reuters un responsable du bureau des Nations unies à Aden. Le dernier est un étranger.

    Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale s'efforce de libérer en toute sécurité le personnel de l'ONU enlevé par des hommes armés, a déclaré samedi l'agence de presse officielle citant un communiqué.  

    Les Nations unies sont également en contact avec les chefs tribaux de la région pour obtenir leur libération. Les chefs tribaux ont confirmé qu'ils négociaient avec les ravisseurs pour obtenir la libération des employés. Ils ont ajouté que les ravisseurs exigeaient une rançon et la libération de plusieurs membres qui avaient été emprisonnés par le gouvernement internationalement reconnu.

    Le Conseil de transition sudiste séparatiste, qui contrôle une grande partie du sud du Yémen et est en désaccord avec le gouvernement yéménite, a condamné les enlèvements et les a qualifiés d'"opération terroriste".

     

     

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  • Yémen : Le commandant militaire d'AQAP tué par un raid américain

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    Abulan.jpegSelon des sources proches du contre-terrorisme au Yémen, Abu 'Umayr al-Hadrami (alias Salih ben Salim ben Ubayd Abulan ) a été éliminé lors d'une frappe américaine le 15 janvier 2022 à Mahfad, province d'Abyane, dans le sud du Yémen. Abulan était le commandant militaire d'AQAP (al-Qaida dans la Péninsule Arabique). Abulan était un vétéran du djihad afghan avec plus de 3 décennies d'expérience de combat.  

  • Yémen : Trois morts dans l'explosion d'une voiture dans le gouvernorat de l'Hadramaout 

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    L'explosion d'un véhicule piégé dans la ville de Seiyun dans le gouvernorat de l'Hadramaout, dans l'est du Yémen, lundi 11 octobre 2021, a tué les trois personnes qui se trouvaient à l'intérieur, selon des sources locales.

    Seiyun est sous le contrôle des forces gouvernementales, et au cours des dernières années, elle a été témoin d'attaques et d'opérations revendiquées par l'organisation « Al-Qaïda ».

    De temps en temps, la ville est le théâtre d'assassinats visant des fonctionnaires, des militaires, des agents de sécurité et des citoyens.

    Outre l'activité d'Al-Qaïda, le Yémen souffre depuis près de 7 ans, d'une guerre continue entre les forces gouvernementales et les milices houthies, qui contrôlent des gouvernorats, dont la capitale, Sanaa (nord), depuis 2014.

     

     

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  • Afghanistan : Quatre jours après la chute de Kaboul

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    Le regard de la communauté internationale est toujours tourné vers l'Afghanistan, attendant de découvrir les futurs mouvements des talibans. De son côté, Washington a annoncé que ses troupes resteraient dans le pays jusqu'à l'évacuation complète des citoyens américains, tandis que l'ancien président, Ashraf Ghani, a déclaré son soutien aux négociations visant à former un nouveau gouvernement.

    Une situation toujours instable autour de l'aéroport - situation inconnue dans le reste du pays
    Comme le rapporte le quotidien al-Arabiya , quatre jours après la chute de Kaboul, que les talibans ont investi le 15 août, la situation est toujours instable. Alors que de nombreux pays continuent d'évacuer leurs citoyens et personnel diplomatique, le chaos règne toujours dans l'aéroport de la capitale. Ici, le 16 août , des milliers de citoyens se sont rassemblés pour tenter de sortir d'Afghanistan, et, selon l'armée américaine, il y a eu au moins 7 morts dans la confusion, dont certains sont tombés de l'avion auquel ils s'étaient accrochés. Le 19 août, les talibans et les responsables de l'OTAN ont annoncé que 12 personnes ont été tuées dans et autour de l'aéroport depuis que le mouvement islamiste radical a pris le contrôle de la capitale. 
    Coincés entre les postes de contrôle tenus par les talibans et la clôture de barbelés posée par l'armée américaine à l'aéroport, la seule porte de sortie de l'Afghanistan, des centaines de civils afghans attendaient toujours, ce 19 juillet, dans l'espoir de trouver un vol pour fuir le pays. 
    Si les talibans laissent bien les citoyens américains accéder à l'aéroport de Kaboul, il semble qu'ils "empêchent les Afghans qui souhaitent quitter leur pays d'atteindre l'aéroport", où les complexes opérations d'évacuation se poursuivent laborieusement, a déploré Mme Wendy Sherman, le numéro deux du département d'État américain. Les Etats-Unis attendent d'eux qu'"ils permettent à tous les citoyens américains, tous les ressortissants de pays tiers et tous les Afghans de partir s'ils le souhaitent, de façon sûre et sans être harcelés", a-t-elle ajouté. 
    Près des ambassades également, de nombreux Afghans supplient d'être évacués. Beaucoup ont déjà des visas pour un pays étranger, mais ils ne peuvent entrer dans les enceintes diplomatiques.
    "J'ai parlé avec mon ami qui est sur place. Il a une lettre des Espagnols assurant qu'il peut partir avec eux, mais quand il essaie de gagner la porte on le menace de lui tirer dessus", raconte à l'AFP un homme qui a demandé à rester anonyme. "Les Espagnols lui ont dit que s'il parvenait à entrer, tout irait bien pour lui, mais il n'y arrive pas", ajoute-t-il.
    Tous se souviennent encore du précédent régime taliban, entre 1996 et 2001, et de son bilan catastrophique en matière de respect des droits humains, et n'ont aucune confiance dans les multiples assurances données ces derniers jours par ces islamistes.
    Mardi pourtant, un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, avait assuré qu'ils avaient appris de leur premier exercice du pouvoir, avant d'en être chassés en 2001 par une coalition menée par les Etats-Unis, et qu'il y aurait de "nombreuses différences" dans leur manière d'administrer leur pays. Ils avaient alors imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, et voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

    Les troupes américaines resteront jusqu'au départ du dernier ressortissant américain, assure Biden
    Parallèlement, Biden a déclaré le 18 août que les troupes américaines, qui comprennent actuellement quelque 4 500 soldats, resteraient en Afghanistan jusqu'à ce que le dernier de ses citoyens soit évacué, quitte à maintenir une présence militaire dans le pays asiatique au-delà de la date limite du 31 août. Le chef de la Maison Blanche a ensuite précisé que les talibans, pour le moment, n'entravaient pas l'évacuation des citoyens américains, mais des difficultés ont été rencontrées dans la fuite des Afghans qui avaient coopéré avec les Etats-Unis. 5 000 personnes ont encore quitté l'aéroport de Kaboul, mercredi 18 août, mais des hommes armés affiliés aux talibans empêchaient, ce même mercredi 18 août les citoyens afghans d'atteindre l'aéroport.
    En réponse aux déclarations de Joe Biden, les talibans exigent que les États-Unis s'en tiennent à la date de sortie du 11 septembre pour évacuer la totalité de leurs soldats d'Afghanistan,  mais 'nous ne les attaquerons pas', ajoutent-ils.

    Les Etats-Unis bloquent les fonds afghans déposés à l'étranger et arrêtent les aides économiques
    Sur le plan économique, l'administration américaine a fait part de son intention de bloquer l'accès des talibans aux fonds déposés à l'étranger, ainsi qu'aux armes américaines sur le sol afghan. 
    À cet égard, le gouverneur de la banque centrale, Ajmal Ahmadi, a révélé le 18 août que l'Afghanistan disposait de réserves à l'étranger d'environ 9 milliards de dollars, dont près de 7 milliards de dollars en obligations, actifs et or de la Réserve fédérale américaine, tandis que les avoirs en dollars de la Banque centrale afghane sont « proches de zéro » car le pays n'a pas reçu les expéditions en espèces prévues pour la semaine passée. Parallèlement, le Fonds monétaire international annoncé avoir suspendu l'aide directe à l'Afghanistan, dont environ 440 millions de dollars de nouvelles réserves en devises, en raison de l'incertitude sur le statut des dirigeants à Kaboul et d'un manque de clarté au sein de la communauté internationale concernant la reconnaissance d'un nouveau gouvernement.

    Consultations politiques 
    Les talibans, dont le cofondateur et numéro deux, le mollah Abdul Ghani Baradar, est rentré mardi en Afghanistan, ont mené des consultations politiques mercredi à Kaboul avec d'éminentes personnalités afghanes. Ils ont diffusé des images montrant l'ancien président afghan Hamid Karzai avec Anas Haqqani. Celui-ci participait aux négociations avec le gouvernement afghan à Doha, qui n'ont jamais débouché sur une issue quelconque. Mais il est surtout le frère cadet de Sirajuddin Haqqani, le chef du réseau éponyme, qualifié de terroriste par Washington, qui a aussi le statut de numéro deux au sein des talibans.

    Ces derniers ont également rencontré l'ancien vice-président Abdullah Abdullah, selon le groupe de surveillance des sites islamistes SITE. Ces négociations ont été bien accueillies par l'ex-président Ashraf Ghani, qui s'est enfui dimanche pour les Émirats arabes unis. "Je souhaite le succès de ce processus", a-t-il déclaré dans un message vidéo posté sur Facebook, affirmant être "en pourparlers pour retourner en Afghanistan". Mais les Etats-Unis ont estimé que M. Ghani, qui avait succédé en 2014 à Hamid Karzai, n'est "plus une personne qui compte en Afghanistan".

    Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dit jeudi espérer que ces négociations puisse déboucher sur un "gouvernement représentatif" en Afghanistan. Il a aussi souligné que les talibans ne contrôlaient pas l'intégralité du territoire afghan, une résistance tentant de s'organiser dans la vallée du Panchir, avec l'ancien vice-président Amrullah Saleh et Ahmad Massoud, le fils du commandant Ahmed Shah Massoud, assassiné en 2001 par al-Qaïda. Ce dernier a d'ailleurs appelé Washington à le soutenir en lui fournissant armes et munitions, dans une tribune publiée mercredi par le quotidien Washington Post.

    Ashraf Ghani, le président afghan en fuite, soutient les négociations entre les Talibans et l'ancien président afghan, Hamid Karzai
    Le 18 août également, le désormais ancien président de l'Afghanistan, Ashraf Ghani , arrivé aux Émirats arabes unis avec sa famille, s'est adressé à la nation, pour la première fois depuis la chute de Kaboul, via une diffusion en direct sur Facebook. Le chef de l'Etat, se référant aux critiques de ceux qui se sont opposés à son évasion du pays, a déclaré que ces personnes ne devraient pas parler sans connaître les détails, tout en démentant les informations selon lesquelles il aurait quitté le pays avec une valise pleine d'argent. Dans le même temps, Ashraf Ghani a déclaré qu'il soutenait les négociations en cours pour former un nouvel exécutif. Le 18 août, en effet, les talibans ont rencontré l'ancien président Hamid Karzaï et le haut responsable Abdullah Abdullah.

    L'Union européenne toujours préoccupée par le respect des droits de l'homme en Afghanistan
    Malgré les assurances du groupe islamiste radical, qui a promis un gouvernement différent de celui qu'il a dirigé dans la période 1996-2001, et le respect des droits humains, y compris les femmes, l'Union européenne, les États-Unis et 18 autres pays ont publié une déclaration commune dans laquelle ils se sont dits "profondément préoccupés par le sort des femmes et les filles afghanes", exhortant les talibans à garantir leur sécurité.

    Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) tire la sonnette d'alarme
    Par ailleurs, Mary Ellen McGroarty, cheffe de l'agence des Nations Unies "Programme alimentaire mondial" (PAM) en Afghanistan, a déclaré qu'une "crise humanitaire" est en train de se produire dans le pays, avec 14 millions de personnes souffrant de la faim suite à la prise du pouvoir par les talibans. Le conflit, la deuxième vague de sécheresse la plus aiguë du pays au cours des trois dernières années, et l'impact social et économique de la pandémie de COVID-19 ont amené une situation déjà désastreuse vers une situation de  "catastrophe". Comme le précise McGroarty, plus de 40% des récoltes ont été perdues, tandis que des centaines de milliers de personnes ont été déplacées par la guerre et l'offensive des talibans. Le représentant du PAM a exhorté les donateurs à fournir 200 millions de dollars, nécessaires pour fournir de la nourriture à la population afghane.

    Le départ des troupes américaines à l'origine de la débâcle de l'armée afghane
    Ce qui s'est passé à Kaboul le 15 août est l'aboutissement des tensions qui ont duré des semaines et qui ont permis aux talibans de prendre progressivement le contrôle du pays. En fait, l'offensive massive du groupe islamiste a commencé en avril lorsque le président américain Joe Biden a annoncé que les troupes américaines se retireraient d'Afghanistan après deux décennies de présence sur le terrain. Le retour des soldats américains dans leur patrie avait été convenu par des représentants de Washington et des talibans à l'occasion d'un accord de paix "historique" conclu entre les parties à Doha, au Qatar, le 29 février 2020. L'accord prévoyait également une feuille de route vers la paix en Afghanistan, la fin des relations entre les talibans et al-Qaïda et la fin des offensives contre les grands centres urbains. Cependant, l'accord a été rompu à plusieurs reprises et n'a pas mis fin aux violences, qui se sont intensifiées pendant et après les négociations. 

    Inquiétude devant une possible résurgence du terrorisme islamiste
    Certains analystes s'inquiètent que ce qui se passe en Afghanistan n'inspire les jihadistes du monde entier. De nombreux groupes islamistes, parmi lesquels les branches d'al-Qaïda en Syrie et au Yémen (AQAP) ont félicité les talibans et se sont engagés à poursuivre le jihad.
    "Cette victoire et cette prise de pouvoir nous révèlent que le jihad et le combat représentent le moyen légal et réaliste, sur la base de la charia, de rétablir les droits (et) d'expulser les envahisseurs et les occupants", a déclaré dans un communiqué la branche yéménite d'al-Qaïda.
    Les Etats-Unis considèrent AQPA comme la branche la plus dangereuse du réseau mondial d'al-Qaïda et a ciblé ses combattants au Yémen après les attentats du 11 septembre 2001.
    Lundi 16 août, les combattants d'AQPA ont célébré le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan avec des feux d'artifice et en tirant des coups de feu en l'air dans certaines provinces du Yémen, ont rapporté des habitants à l'AFP.
    Dans leurs récentes négociations avec les Américains, les talibans avaient promis de ne pas protéger les combattants d'al-Qaïda. Les experts estiment toutefois que les deux mouvements conserveront des liens étroits mais plus discrets.
    En Syrie, la branche du groupe djihadiste anti-chinois Turkestan Islamic Party (TIP) a publié une déclaration félicitant les talibans et les Afghans pour l'établissement de « l'émirat islamique » en Afghanistan.
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  • Al-Qaïda menace également les Etats-Unis dans une nouvelle vidéo

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    Al-Qaïda a publié une nouvelle vidéo décrivant l'Amérique comme une nation en déclin, déchirée par des troubles violents, des conflits de factions dans les rues, des catastrophes naturelles, une pandémie qui fait rage, des tensions raciales exacerbées, des « frappes des moudjahidines », de graves inégalités , et de profonds problèmes économiques structurels. 

    Diffusé par l'intermédiaire du principal organe de propagande de l'organisation, As-Sahab, « America Burns » se concentre principalement sur l'amplification et l'exploitation du dysfonctionnement et de la polarisation de la politique intérieure américaine. 

    La production est une critique sociale et culturelle très agressive de la politique américaine.

    Al-Qaïda présente une lecture de son adversaire bien en phase avec le paysage politique intérieur des États-Unis et est apte à identifier les problèmes posés par les divisions politiques américaines.

    "America Burns" est le dernier d'une récente vague de vidéos propagande d'al-Qaïda ciblant l'Occident. La semaine dernière, As-Sahab avait publié une vidéo critiquant et menaçant la France et fin juin, al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) avait publié son premier numéro du magazine "Inspire" depuis mars 2017, menaçant les Etats-Unis.

    Dans la nouvelle vidéo, Al-Qaïda appelle à des « frappes des moudjahidines », qui constituent l'une des « cinq pierres angulaires du cercueil américain » aux côtés du coronavirus, d'une économie en déclin, du racisme et des divisions politiques. Ils célèbrent l'attentat à la bombe de l'USS Cole en 2000, les raids du 11 septembre 2001, la fusillade de la base aéronavale de Pensacola en 2019 et l'attaque du camp Simba en 2020 contre les forces américaines au Kenya.

    Structurellement, AQ décrit les États-Unis comme un « régime politique en décomposition », une nation au « bord de l'effondrement », un « navire en perdition » et une société entièrement paralysée par les « divisions aiguës » et une « discorde profonde ». À leur avis, l'Amérique souffre de son extension impérialiste à l'étranger tout en reposant sur des bases pourries chez elle avec une «économie basée sur l'usure» qui ressemble à un «ballon gonflé attendant d'imploser». Al-Qaïda affirme que les « vrais bénéficiaires » du système économique et financier américain sont « les voleurs d'entreprises » de « Wallstreet et… la Chine communiste », alors que l'Américain moyen est « plus affamé et plus pauvre que jamais », et cela, croit al-Qaïda, est une recette pour une volatilité extrême et une éventuelle destruction.

    La vidéo d'Al-Qaïda présente un binaire simplifié "démocrates contre républicains", mais leur utilisation du cadrage est très nuancée.

    Ils accusent le « vieil homme Biden » et les démocrates d'avoir fait monter la température nationale et d'alimenter la polarisation par le biais de procédures de destitution et d'accusations incessantes de collusion Trump-Russie. Al-Qaïda affirme que le « FBI est de connivence » avec les démocrates, tout comme « la presse libérale qui contrôle l'industrie médiatique américaine ». Ils ajoutent : « ce sont les mêmes médias qui n'ont pas hésité à soutenir ouvertement les démocrates » dont « la couverture collusoire a été l'un des facteurs décisifs de la victoire de Biden et de la défaite de Trump aux élections ».

    Al-Qaïda change ensuite de vitesse et passe à l'émeute du Capitole qui reçoit beaucoup d'attention tout au long de la vidéo. Ils décrivent les « pilleurs du Congrès » comme des « évangélistes, terroristes, adeptes extrémistes du culte de Trump… les mêmes personnes que Biden qualifie de terroristes locaux ».

    Al-Qaïda décrit comment le vaste appareil militaire et sécuritaire américain qui s'est longtemps concentré sur le djihadisme est maintenant réorienté et dirigé contre le peuple américain. Al-Qaïda excite simultanément la menace d'éléments extrémistes en Amérique, tout en décrivant un gouvernement américain de plus en plus draconien réprimant ses citoyens et leurs droits.

    Le narrateur se délecte de la façon dont "les choses ont atteint un point où Schumer a exigé l'imposition d'interdictions de voyager à Washington non pas à ceux qui arrivent du Yémen ou de la Corée du Nord, mais du Texas ou de la Floride" et comment "Pelosi a ordonné la création d'une commission pour enquêter sur les événements du 6 janvier comme la commission 9-11.

    La conclusion logique de cela, affirme al-Qaïda, sera la création d'un "nouveau Guantanamo pour les terroristes de Trump et l'invention de nouvelles techniques d'espionnage ciblant les Américains comme le programme Wind Stellar". La nouvelle guerre nationale contre le terrorisme, explique Al-Qaïda, pourrait aller encore plus loin avec "l'utilisation de techniques d'interrogatoire améliorées (EIT) telles que le waterboarding et la privation de sommeil pour forcer les terroristes de Trump à divulguer leurs plans pour la prochaine attaque contre le congrès et peut-être la Maison Blanche.

    Il est alors suggéré que le président Biden puisse utiliser « son arme de prédilection, les drones, pour assassiner des « cibles de grande valeur » cachées dans les déserts du Texas ou sur les plages de Floride », notant à quel point ces « HVT ne seraient autres que les partisans de Trump qui a « terrorisé » les membres du Congrès et les a forcés à se cacher comme des rats effrayés.

    Les scènes du 6 janvier "ont sûrement plu à Trump", a déclaré Al Qaïda, affirmant qu'il les considérait comme une "vengeance" pour "le jour où il a été contraint de se cacher à la Maison Blanche par crainte d'une attaque des partisans de Pelosi, qui n'avait aucun scrupule à se réjouir des malheurs de Trump.

    À la suite de la « guerre contre le terrorisme à Washington », les « médias libéraux » ont lancé une campagne de presse contre « le Daech de Washington et leur chef et instigateur en chef, l'ancien président américain Trump qui s'est comporté comme s'il était membre de Daech. "

    Al-Qaïda savoure la façon dont les événements du 6 janvier « ont exposé la fragilité du système démocratique », prétendant que « la plus forte forteresse de la démocratie au monde était sur le point de s'effondrer à la suite d'une attaque de quelques milliers de manifestants ».

    Le narrateur d'al-Qaïda s'écrie :
    "C'était la sagesse d'Allah que le quatrième avion dont l'abattage a été ordonné par Dick Cheney le 11 septembre n'a pas atteint sa cible, et les Américains ont été laissés à détruire l'édifice de leur démocratie de leurs propres mains - suivant ainsi les traces de leurs prédécesseurs. de Bani Nudhair. Cela les blesse davantage et apporte une plus grande joie aux croyants."

    L'Amérique est ainsi décrite comme une nation en état de « décadence » qui est devenue une « démocratie de la peur ». « Les battements de tambour d'une guerre civile imminente peuvent être clairement entendus », dit le narrateur, « c'était une guerre civile qui a donné naissance à la mère de tous les maux, et ce sera une guerre civile qui marquera sa fin ultime. »

    Al-Qaïda pointe la militarisation de Washington et enregistre des ventes d'armes comme preuve de cela. Ils peignent une scène où les politiciens américains ont peur de leur propre peuple et nécessitent un niveau de protection croissant dans un environnement de sécurité qui se détériore rapidement.

    Parlant de l'absurdité de la situation, ils décrivent comment Washington est devenu un « cantonnement militaire plein de barricades et d'avenues fermées habité par vingt-cinq mille soldats de la garde nationale » déployés pour « protéger le nouveau président de l'anarchie déclenchée par l'ancien président  et ses partisans.

    Al-Qaïda affirme que « le camp républicain a également commencé à se plaindre du racisme et de la marginalisation culturelle ciblant les blancs », ajoutant que « bientôt, les républicains lèveront le slogan : White Lives Matter !

    Al-Qaïda est parfaitement conscient des problèmes de la "guerre des cultures" dans l'Amérique contemporaine, notant comment "Trump a invité ses partisans à rechercher de nouvelles plateformes de communication pour contourner la censure qui leur est imposée par les gros canons du monde des médias sociaux qui sont connus pour leurs penchants.

    L'une des parties les plus frappantes de la vidéo est la recommandation selon laquelle les partisans de Trump devraient se tourner vers le magazine "Inspire" d'AQAP pour obtenir des leçons sur la façon de contourner la censure.

    La vidéo met également l'accent sur « le racisme et la propagation de l'idéologie de la suprématie blanche » en Amérique, le meurtre de George Floyd et les manifestations et émeutes qui ont suivi le pays l'été dernier. Il diffuse même une vidéo du rallye de Charlottesville en août 2017.

    L'été dernier, explique Al-Qaïda, l'Amérique noire s'est révoltée contre le meurtre de George Floyd. Tout comme le soulèvement des Égyptiens après le meurtre de Khalid Said, les rues d'Amérique regorgeaient de personnes insatisfaites de la situation : noirs et blancs, extrémistes racistes, radicaux de gauche, affamés, nécessiteux. Les incendies criminels sont devenus monnaie courante, les magasins ont été cambriolés, les autoroutes fermées, un couvre-feu a été décrété et l'armée est sortie dans les rues... apparition de Kadhafi dans laquelle il menaçait son peuple et son célèbre discours « Zanqah … Zanqah !

    La vidéo se termine avec le narrateur et Ayman al-Zawahiri (qui fait référence à Malcolm X) faisant appel aux Noirs américains et au reste des opprimés du monde.

    En conclusion, le narrateur remarque : "Mesdames et messieurs, c'est l'Amérique au bord de l'effondrement. Quant aux Moudjahidines, voici leur message pour les opprimés du monde, y compris les opprimés d'Amérique : sautez du navire en perdition du Pharaon de cet âge, venez sur le navire de l'Islam qui vous sauvera…"

     

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