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  • Les Emirats Arabes Unis démantèlent une base en Érythrée, sous l'influence des développements au Yémen

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    Des images satellites ont montré le retrait partiel des forces des Émirats arabes unis (EAU) de leur base située dans la corne de l'Afrique, en Érythrée, à environ 70 km au large des côtes du Yémen. Cette décision coïncide avec le désengagement croissant d'Abou Dhabi du conflit yéménite.

    En particulier, les images montrent des équipement en cours de transport, tandis que les structures nouvellement construites semblent également avoir été démontées. La reconstruction du port d'Assab et l'extension de la piste d'atterrissage avaient commencé en septembre 2015, permettant aux EAU de rendre l'installation fonctionnelle pour le transport d'armes lourdes et de troupes soudanaises vers le Yémen. A cette époque, le Soudan , membre de la coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite engagée dans le conflit yéménite aux côtés des forces progouvernementales, a participé à la guerre avec environ 6000 soldats, puis progressivement réduit, jusqu'en 2020, à 657.

    D'après ce que plusieurs experts ont relevé, Abu Dhabi, défini comme la «petite Sparte» du Golfe arabe par l'ancien secrétaire américain à la Défense, James Mattis, semble avoir trouvé des limites dans son expansion militaire au Yémen et, après avoir également retiré un grand nombre de ses troupes des fronts de combat yéménites, il semble réorganiser ses bases dans la région de la mer Rouge , à la lumière d'un changement de ses priorités au niveau régional et d'une plus grande mobilisation internationale pour résoudre la guerre civile au Yémen. Enfin, la nécessité de repositionner les troupes dans la région repose également sur la ruée des acteurs étrangers, Turquie et Iran en premier lieu, pour obtenir des positions stratégiques dans la Corne de l'Afrique.

    Les EAU ont investi des millions de dollars pour améliorer la base d'Assab. Les EAU ont dragué le port, amélioré la piste d'atterrissage de 3500 mètres de long, ainsi que construit des casernes, des abris d'avion et des clôtures autour de la structure qui couvre environ 9 kilomètres carrés, précédemment construite, dans les années 1930, par l'Italie qui colonisait l'Erythrée. Au fil des ans, selon des experts de l'ONU, les EAU ont envoyé à la base des chars Leclerc, des obusiers automoteurs G6 et des véhicules de combat amphibies BMP-3, ainsi que des drones de fabrication chinoise et plusieurs avions, qui ont été utilisés au Yémen. Enfin,  les Emirats ont également utilisé la base pour détenir des prisonnier yéménitess,

    La décision d'Abou Dhabi de réduire le nombre de ses troupes sur les fronts de combat yéménites, qui sont officiellement retournés au pays le 9 février 2020, remonte à juin 2019. On ne sait pas combien de soldats émiratis sont toujours présents dans le cadre de la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite. Les informations à son sujet semblent contradictoires. Cependant, c'est à partir de cette année-là que la démolition des installations d'Assab a été ordonnée, tandis que des images satellites prises début janvier 2021 montrent des véhicules et autres équipements transportés sur un cargo. Malgré les opérations de démantèlement, les hélicoptères d'attaque émiratis sont toujours dans la base.

    Assab, disent les experts, continue de représenter un point stratégiquement important, situé juste à l'extérieur du détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden. Abu Dhabi, cependant, doit faire face à d'autres préoccupations, définies comme plus "urgentes", dérivant également des tensions persistantes entre Washington et Téhéran au Moyen-Orient, et des attaques qui ont également impliqué des navires au large des côtes des EAU. À la lumière de cela, selon certains, l'attention des Emiratis est désormais plus focalisée sur les menaces «proches de chez soi», que sur l'expansion militaire à l'étranger. Par ailleurs, l'objectif des Emirats pourrait être de signaler son désengagement progressif dans le dossier yéménite, afin de mettre en lumière les menaces posées par d'autres acteurs à la sécurité du Yémen et de la Corne de l'Afrique,

    Dans tous les cas, la présence émiratie au Yémen est toujours tangible également grâce à la présence continue d'environ 50 000 combattants entraînés et équipés par Abu Dhabi au cours des dernières années. Il s'agit de membres de divers groupes armés locaux, dont les forces d'élite Hadrami et shabwani, particulièrement actifs dans la lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP). Les brigades nouvellement formées sont concentrées principalement dans les zones qui, avant l'unification du Yémen en 1990, formaient la frontière entre le nord et le sud du pays, y compris les provinces de Lahj, Aden, Dhali, Abyane et Yafa.

  • Yémen : L'arrestation du leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) revendiquée par l'ONU était une fake news

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    Le leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) n'a pas été capturé comme l'avait annoncé l'ONU. Il est  toujours actif ont affirmé jeudi le SITE Intelligence Group, et deux chefs de tribus, se basant sur une vidéo récente.

    Khalid Batarfi, dit Abou Miqdad el-Kindi et chef depuis environ un an de cette branche d'el-Qaëda considérée comme particulièrement dangereuse, fait état dans cette vidéo publiée mercredi de l'attaque des partisans de Donald Trump contre le Capitole intervenue le mois dernier.  Sur ces images d'une durée d'une vingtaine de minutes, Batarfi affirme, faisant référence aux Etats-Unis, que l'attaque contre le Congrès par les partisans de l'ex-président américain n'est que "la pointe de l'iceberg de ce qui les attend, si Dieu le veut".

    Un rapport rendu au Conseil de sécurité des Nations unies la semaine dernière affirmait que Khalid Batarfi "avait été arrêté en octobre au cours d'une opération à Gheïda (province de Mahra), qui aaurait également entraîné le décès du commandant en second, Saad Atef el-Aoulaqi". Le document ne précisait pas par qui Batarfi avait été capturé, ni ce qu'il était devenu depuis. Mais selon deux chefs de tribus dans la région d'Al-Bayda au centre du Yémen où el-Qaëda est actif, il est fort probable que la personne arrêtée selon l'ONU soit un autre membre du groupe jihadiste.

    el-Qaëda dans la Pénisule arabique (AQPA) avait affirmé avoir nommé Batarfi, que l'on suppose âgé d'une quarantaine d'années, à sa tête en février 2020 après la mort de son prédécesseur Qassem al-Rimi suite à une frappe aérienne américaine au Yémen.

    Branche la plus dangereuse 
    Batarfi, considéré comme un terroriste international par les Etats-Unis depuis 2018, est apparu à de nombreuses reprises dans des vidéos, selon le SITE Intelligence Group, un groupe d'études sur les groupes extrémistes.

    Créée en 2009, AQPA est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste. Elle a profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles chiites Houthis et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays. L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles Houthis que contre les forces gouvernementales.

    AQPA a aussi revendiqué des attaques aux Etats-Unis et en Europe, notamment celle du siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en 2015, qui avait fait 12 morts, et une fusillade qui avait fait trois morts en 2019 sur une base aéronavale américaine en Floride.

    Depuis 2017, les Etats-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. Selon des experts, le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. Le conseiller à la sécurité nationale du président Biden a toutefois précisé que l'armée américaine allait continuer ses opérations ciblées contre AQPA au Yémen.

  • Yémen : Le leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) arrêté au Yémen

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    Khalid Batarfi.jpegLe leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA), Khalid Batarfi (photo de 2015), a été arrêté en octobre 2020 au Yémen, où ce groupe jihadiste considéré comme particulièrement dangereux par Washington est bien implanté, indique un rapport de l'ONU rendu public jeudi 4 février 2021.

    Selon ce rapport adressé au Conseil de sécurité des Nations unies, Khalid Batarfi, dit Abou Miqdad el-Kindi, "a été arrêté en octobre 2020 au cours d'une opération à Gheïda (province de Mahra), qui a également entraîné le décès du commandant en second, Saad Atef el-Aoulaqi". Le document ne précise pas par qui Batarfi a été capturé, ni ce qu'il est devenu depuis. Il s'agit toutefois de la première confirmation officielle de cette arrestation, évoquée en octobre dans des "informations non confirmées" par le SITE Intelligence Group, selon lesquelles cette capture était le fait des forces de sécurité yéménites. Batarfi, qui serait âgé d'une quarantaine d'années, avait pris la tête d'AQPA en février 2020 après la mort de l'ancien chef du groupe Qassem al-Rimi, tué dans une frappe aérienne américaine au Yémen.

    AQPA
    Créé en 2009, AQPA est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste. Elle a profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles Houthis et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays. L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles Houthis que contre les forces gouvernementales.

    Charlie Hebdo
    AQPA a aussi revendiqué des attaques aux Etats-Unis et en Europe, notamment celle du siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en 2015, qui avait fait 12 morts, et une fusillade qui avait fait trois morts en 2019 sur une base aéronavale américaine en Floride.

    Depuis 2017, les Etats-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. Selon des experts, le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. "Outre les pertes occasionnées au sein de son commandement, AQPA subit une érosion parmi ses rangs, du fait de dissensions et de désertions, menées principalement par un des anciens lieutenants de Batarfi", indique le rapport de l'ONU. Le document met toutefois en garde contre "la menace constante" que continue à faire peser ce groupe jihadiste au Yémen. Il évoque notamment une "attaque importante" qui a fait plusieurs morts à Lodar, dans la province d'Abiyan, malgré "la relative quiétude ayant suivi la capture de Batarfi".

    Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi la fin du "soutien" et des "ventes d'armes" à la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen, qui mène depuis des années des opérations offensives contre les rebelles houthis.

    Toutefois, le conseiller à la sécurité nationale du président Biden a précisé que l'armée américaine allait continuer ses opérations ciblées contre AQPA au Yémen.

  • Yémen : 5 morts dans une attaque d'Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) à Abyane

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    Selon des rapports des services de sécurité, au moins 5 membres des forces de la «ceinture de sécurité» (sudistes) ont été tués dans une attaque menée par Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) dans la province d'Abyane à l'aube du lundi 7 décembre 2020.


    Les médias de la "ceinture de sécurité" ont rapporté que l'attaque, qui a eu lieu à cinq heures du matin, avait visé la centrale électrique dans la ville de Loudar dans le gouvernorat d'Abyane, ajoutant qu'elle avait également endommagé un véhicule militaire de ses forces.

  • Yémen : Derniers incidents sécuritaires

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    17 combattants Houthis tués lors de raids de la coalition à Marib - Al-Qaïda fait exploser une clinique médicale dans le gouvernorat d'Al-Bayda
    Une source de l'armée yéménite a déclaré mardi que 17 militants houthis avaient été tués par des frappes aériennes lancées par la coalition arabe dans le gouvernorat de Marib.

    L'information a été donnée par le lieutenant-colonel Saleh Al-Qutaibi, directeur adjoint du Centre des médias de l'armée yéménite (affilié au ministère de la Défense du gouvernement légitime).

    Al-Qutaibi a expliqué que l'avion de la coalition avait lancé 7 frappes aériennes au cours des dernières heures, dans le district de Majzar, du gouvernorat de Marib (est), qui ont entraîné la mort d'au moins 17 Houthis.

    Il a ajouté que les raids visaient 6 véhicules militaires chargés d'armes et de militants, notant que "le convoi avait été envoyé par les Houthis pour renforcer leur front dans la région".

    Al-Qutaibi n'a pas précisé le nombre d'individus qui se trouvaient dans le convoi. De leur côté, les Houthis, n'ont fait aucun commentaire.

    Depuis mars 2015, le Yémen est le théâtre de violents combats entre les forces gouvernementales soutenues par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite et le groupe Houthi soutenu par l'Iran, qui contrôle plusieurs provinces yéménites, y compris la capitale, Sanaa, depuis 2014.

    Le conflit en cours au Yémen a créé l'une des pires crises humanitaires au monde, 80% de la population ayant besoin d'une aide humanitaire.

    Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) dynamite un dispensaire
    L'organisation Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) a fait sauter mardi une clinique médicale dans le gouvernorat d'Al-Bayda, dans le centre du Yémen, selon une source de défense des droits de l'homme.

    La source a déclaré que «l'organisation terroriste d'Al-Qaïda avait fait sauter la clinique médicale de la ville d'al-Siloah».

    Elle a ajouté que c'est dans cette clinique que travaillait le dentiste, Al-Yousifi, qui a été exécuté par l'organisation il y a 10 jours pour "renseignement et espionnage de l'organisation".

    La source a ajouté: "Le bâtiment qui a explosé était fréquenté par des dizaines de patients chaque jour."

    Le 15 août, Al-Qaïda a exécuté Al-Youssefi, un résident du gouvernorat de Taiz, dans le centre de la ville d'Al-Silma à Al-Bayda.

    Après avoir procédé à l'exécution, l'Etat islamique avait exposé le cadavre d'Al-Yousafi en le crucifiant contre un mur de la clinique, où il se trouve toujours aujourd'hui.

    Lundi 24 août, l'AQPA a publié un enregistrement audio sur le site Web local «Al-Malahim», confirmant le meurtre et la crucifixion du médecin pour «renseignements et espionnage au profit des Houthis et des États-Unis».

    Malgré les campagnes de sécurité menées de temps à autre par les services de sécurité yéménites, Al-Qaïda est toujours actif dans certains gouvernorats yéménites, tels qu'Al-Bayda, Marib et Abyan, et mène un certain nombre d'attaques contre des postes militaires et des quartiers généraux de sécurité.

  • Yémen : El-Qaëda exécute un dentiste accusé d'espionnage

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    Des hommes armés d'El-Qaëda au Yémen ont crucifié un dentiste accusé par le réseau jihadiste d'espionnage au profit du gouvernement et d'avoir guidé des frappes de drones américains contre ses membres, a indiqué dimanche un responsable.

    L'exécution a eu lieu samedi à Somaa, un district de la province d'Al-Baïda dans le centre du pays en guerre, a précisé à l'AFP ce responsable provincial sous le couvert de l'anonymat. Le corps du dentiste, Motthar al-Youssoufi, crucifié, a été ensuite suspendu à un mur du centre de santé où il avait sa clinique, selon lui. El-Qaëda dans la péninsule arabique (Aqpa) a publié une vidéo contenant, selon l'organisation, des "aveux" du dentiste qui reconnaît avoir collaboré avec les services de sécurité du gouvernement et avoir placé des puces pour guider les tirs de drone américain visant des membres du réseau.

    Al-Qaëda dans la Péninsule Arabique (AQPA)
    Le réseau jihadiste garde une présence dans la province d'Al-Baïda, contrôlée par le gouvernement, après s'être retiré de nombreuses positions dans le sud et l'est du pays, a ajouté le même responsable. D'après lui, l'organisation a l'intention d'exécuter un autre Yéménite également accusé d'espionnage et détient cinq hommes et sept femmes qu'elle soupçonne de la même activité.

    Les USA ont intensifié leurs attaques contre AQPA depuis l'arrivée en fonction de Donald Trump
    Basé au Yémen, le réseau AQPA est considéré par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse d'El-Qaëda. Depuis l'entrée en fonction de Donald Trump en 2017, les Etats-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. AQPA avait profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays, mais selon des experts le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles chiites houthis que contre les forces gouvernementales. Elle a aussi revendiqué des attaques en Europe et aux Etats-Unis.

  • Frontlive-Chrono du samedi 1er février 2020 - Dernières nouvelles du Moyen Orient, d'Afrique du nord et du Sahel

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    Autorité palestinienne (AP) : Abbas a annoncé lors d’une réunion à la Ligue Arabe qu’il avait cessé tout contact avec Israël et les Etats-Unis

    Samedi 1er février, les ministres arabes des affaires étrangères se sont réunis au Caire, au siège de la Ligue Arabe, pour discuter de « l’accord du siècle » proposé par le président américain Donald Trump. La réunion, qui a été convoquée à l’initiative de la partie palestinienne, a été suivie par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud…

    Yémen : Les États-Unis espèrent la confirmation de la liquidation du chef d’Al-Qaida au Yémen qui a déjà survécu à deux tentatives d’assassinat.

    Les États-Unis ont mené une frappe aérienne contre le chef de la filiale d’Al-Qaïda au Yémen après des mois de traque à l’aide de la surveillance aérienne et d’autres renseignements, révèlent trois responsables américains en activité ou anciens. Les responsables s’affirment confiants que le leader d’Al-Qaïda, Qassim al-Rimi, a été tué lors d’un raid aérien…