AQMI

  • Burkina Faso : Libération de 20 djihadistes

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    Pus de 20 djihadistes ont été libérés suite à un accord avec le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM ou JINM en anglais. Ce groupe est affilié à al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Parmi les personnes libérées, se trouvent Abdoulaye Sékou Diallo dit Zoubairou et Oumarou Diallo dit Rouga ou Wassiou, en liens directs avec le prédicateur djihadiste peul Hamadou Kouffa. Le but de ces libérations est d'obtenir un arrêt des attaques.  

  • Burkina Faso : Une vingtaine de jihadistes récemment tués dans le Nord du pays, selon Paris

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    Une vingtaine de jihadistes ont été tués mi-janvier par les militaires français et leurs partenaires locaux dans le Nord du Burkina Faso, dans la zone dite des "trois frontières" (Burkina, Mali, Niger), a annoncé jeudi 21 janvier l'état-major français.
     
    "Le 16 janvier, le déplacement suspect d'un groupe d'une trentaine de motos a été identifié par les moyens de renseignement de la force Barkhane au Burkina Faso", au sud de la localité malienne de Boulikessi. Une patrouille d'hélicoptères Tigre a "neutralisé" une dizaine de jihadistes et détruit une vingtaine de motos, a détaillé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Frédéric Barbry. Le même jour, un drone Reaper français a frappé un pick-up de jihadistes faisant route vers N'Daki, au Mali. Puis dimanche, au Burkina Faso, un groupe de plus de quarante motos appartenant à des groupes armés a été de nouveau ciblé par un patrouille de Tigre, "permettant d'arrêter la colonne, de neutraliser plus d'une dizaine de (membres de) GAT (groupes armés terroristes) et de détruire une dizaine de motos", a-t-il poursuivi.
     
    Depuis quelques semaines, Barkhane et ses partenaires locaux mènent une vaste opération baptisée "Eclipse" dans cette région des "trois frontières", zone d'entraînement et de refuge de plusieurs katibas affiliées à el-Qaëda et l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). Selon une source proche du dossier, le bilan humain de cette opération dépasse pour l'heure la centaine de jihadistes tués.
     
    Cette offensive intervient alors que la France et les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) doivent se réunir lors d'un sommet mi-février à N'Djamena, où sera fait un point sur les résultats obtenus sur le terrain et le devenir de l'opération Barkhane.
     
    Le président français Emmanuel Macron a d'ores et déjà prévenu mardi qu'il comptait "ajuster les efforts" français dans la région.

  • Algérie : Une partie de la rançon des otages du Mali récupérée

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    L'armée algérienne a mis la main sur une "tranche de la rançon" qui, selon elle, aurait été versée pour la libération d'otages au Sahel en octobre, dans le cadre d'une opération antiterroriste menée dans le Djebel Boutouil (Commune d'El Ancer), province de Jijel,(nord-est), a annoncé lundi le ministère de la Défense. Des billets représentant une somme de 80.000 € a été trouvée dans une casemate des djihadistes. Il s'agissait d'une casemate relativement sophistiquée et robuste parmi les 5 découvertes par l'ANP.

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    "Lors d'une opération de recherche et de ratissage", l'armée "a découvert et détruit cinq casemates pour terroristes et a récupéré la somme de 80.000 euros", est-il indiqué dans un communiqué de la Défense. La somme "s'est avérée être la première tranche de la rançon, objet du marché conclu au Sahel le mois d'octobre passé, et supposée avoir été versée au profit  des groupes terroristes traqués par les services de sécurité" algériens dans le nord du pays, est-il précisé sans autre détail.
     
    Cette opération a pu être menée grâce aux informations obtenues après la capture le 16 décembre, près d'El-Ancer dans la province de Jijel,  du "terroriste Rezkane Ahcene", alias "Abu Dahdah", selon le communiqué. 3 autres djihadistes avaient été tués lors de la même opération.

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    C'est dans la même région que trois islamistes armés, des vétérans du jihad en Algérie, ainsi qu'un sergent-chef de l'armée avaient été tués au cours d'un violent accrochage début décembre. Selon la presse officielle, l'armée aurait ainsi déjoué un plan de redéploiement de l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) après la mort de son chef, l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali.
     
    Négociée par le pouvoir malien avec un groupe jihadiste combattu depuis des années par la France, la libération en octobre de 200 prisonniers contre quatre otages, dont une Française, a alimenté les tensions entre Paris et Alger.
     
    Craignant notamment le retour de jihadistes sur leur sol, les autorités algériennes avaient vivement critiqué les négociations et fustigé des "pratiques douteuses".
     
    Les autorités algériennes préoccupées par le paiement d'une rançon
    Un jihadiste relâché au Mali en échange des otages et arrêté fin octobre en Algérie avait évoqué le versement d'une rançon de "millions d'euros", dans une vidéo diffusée sur la télévision publique algérienne, sans qu'il soit possible de corroborer ses dires ou de savoir dans quelles conditions les images avaient été enregistrées. Début décembre, dans une référence implicite à la France, le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, avait indiqué que l'Algérie prenait "acte, avec une grande préoccupation, de la poursuite des transferts, au profit de groupes terroristes, de fonds colossaux au titre de rançons pour la libération des otages". Cette "démarche sape nos efforts de lutte antiterroriste", avait-il ajouté, selon des propos relayés par l'agence de presse officielle APS.
     
    Les autorités algériennes font état de "résidus du terrorisme" depuis la fin de la sanglante guerre civile (1992-2002) qui a opposé des groupes islamistes aux forces de sécurité, au prix de 200.000 morts.
     
    L'Armée nationale populaire (ANP) fait régulièrement état de l'arrestation ou de la neutralisation de "terroristes", un terme utilisé par les autorités pour désigner les islamistes armés restés actifs dans le pays depuis le début des années 1990.
     
    De son côté, la France a toujours démenti avoir été impliquée dans les négociations pour la libération des quatre otages et avoir payé une rançon pour l'otage française, Sophie Pétronin.
     
    "Nous n'étions pas partie de ces négociations", a dit le 12 octobre le Premier ministre Jean Castex, évoquant un "geste humanitaire" des jihadistes à propos de la libération de Mme Pétronin.
     
    Les paiements de rançon dans le cadre de libération d'otages occidentaux au Sahel sont réputés courants, sans que les détails ni la véracité de ceux-ci ne soient dans la majorité des cas confirmés officiellement.
  • Algérie : L'armée capture un "dangereux" islamiste armé 

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    Un islamiste armé, qualifié de "dangereux terroriste", a été capturé dans le cadre d'une opération antiterroriste à Jijel (nord-est de l'Algérie), a annoncé jeudi le ministère de la Défense.

    C'est dans la même région que trois islamistes armés, des vétérans du jihad en Algérie, ainsi qu'un sergent-chef de l'armée avaient été tués dans un sérieux accrochage début décembre.

    Selon la presse officielle, l'armée aurait ainsi déjoué un plan de redéploiement de l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) après la mort de son chef, l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali.

    "Lors d'une opération de ratissage dans la zone de Tamendjar, près de la commune d'El-Ancer à Jijel, hier (mercredi), un dangereux terroriste dénommé Rezkane Ahcene, dit +Abou Dahdah+, qui avait rallié les groupes terroristes en 1994", a été "capturé", est-il indiqué dans un communiqué. Un fusil d'assaut Kalachnikov, trois chargeurs et une grenade ont été saisis.

    Mardi, le ministère de la Défense avait annoncé la reddition d'un islamiste armé à Tamanrasset (extrême sud du pays), non loin de la frontière du Mali, et l'arrestation d'éléments accusés "de soutien aux groupes terroristes" dans plusieurs régions du pays. Les autorités font état de "résidus du terrorisme" depuis la fin de la sanglante guerre civile (1992-2002) qui a opposé des groupes islamistes aux forces de sécurité, au prix de 200.000 morts.

    Fin novembre, AQMI a nommé à sa tête un de ses cadres, l'Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi, pour succéder à son compatriote Abdelmalek Droukdel, selon l'agence américaine SITE, spécialisée dans la surveillance des groupes jihadistes.

    L'armée algérienne fait régulièrement état de l'arrestation ou de la neutralisation de "terroristes", un terme utilisé par les autorités pour désigner les islamistes armés qui sont actifs dans le pays depuis le début des années 1990.

    Pour l'année 2019, elle a indiqué avoir tué 15 islamistes armés et en avoir arrêté 25 autres. Durant la même année, 44 maquisards se sont rendus. Malgré la mise en œuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la "décennie noire" (1992-2002) de la guerre civile qui a fait quelque 200.000 morts, des groupes armés islamistes restent actifs notamment dans le centre-est du pays, où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité.

  • Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) désigne son nouveau dirigeant pour remplacer Droukdel

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    L'organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a nommé un de ses cadres à sa tête pour succéder à l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali, rapporte samedi l'agence américaine SITE, spécialisée dans la surveillance des groupes jihadistes.

    Dans une vidéo reçue par SITE, AQMI annonce la désignation de son nouveau dirigeant, l'Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi (photo), l'actuel chef de son "conseil des notables", qui tient lieu de comité directeur du groupe jihadiste.

    D'après le think-tank américain Counter Extremism Project (CEP), cet ancien membre du GSPC algérien (Groupement salafiste pour la prédication et le combat), inscrit sur la liste noire américaine des "terroristes internationaux" depuis septembre 2015, est également le dirigeant de la branche médias d'AQMI et apparaît régulièrement dans les vidéos du groupe.

    Vidéo de l'annonce

    AQMI a reçu l'allégeance de plusieurs groupes jihadistes actifs au Sahel, rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM). Dans ce message publié samedi, AQMI revient également sur la récente exécution d'une missionnaire suisse retenue en otage au Sahel, en attribuant la cause de sa mort à une tentative des "croisés français" pour la libérer. Béatrice Stöckli, missionnaire originaire de Bâle et qui travaillait à Tombouctou, au Mali, avait été enlevée en 2016.

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    AQMI se repositionne au Sahel
    Les Algériens affirment qu'AQMI s’est retiré du terrain Algérien pour se repositionner au Sahel tant la pression sécuritaire a asséché les réseaux de soutient et de recrutement. Annabi se trouverait au Mali, de l’autre côté de la frontière algérienne.

  • France : El-Qaëda menace Macron et appelle à tuer quiconque insulte le prophète

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    Le groupe jihadiste el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) a appelé lundi ses partisans à tuer toute personne insultant le prophète Mahomet et menacé de se venger du président français Emmanuel Macron, qui a défendu le droit à la caricature.

    "Tuer celui qui insulte le prophète est le droit de chaque musulman capable de l'appliquer", a écrit le groupe AQMI dans un communiqué, en réaction aux déclarations du président Macron lors de la cérémonie d'hommage à l'enseignant français Samuel Paty, décapité le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré en cours des caricatures du prophète. M. Macron a affirmé que la France, au nom de la liberté d'expression, ne renoncerait pas aux caricatures, déclenchant un flot de critiques dans le monde musulman et des appels au boycott.

    "Le boycott est un devoir, mais ça ne suffit pas", a écrit AQMI, appelant à la "vengeance" et présentant comme un "martyr" le jeune Tchétchène radicalisé ayant tué Samuel Paty. "On oubliera pas vos agissements atroces", a par ailleurs lancé AQMI à Emmanuel Macron.

    Lien permanent Catégories : AL-QAÏDA, AQMI 0 commentaire
  • Niger : L'Etat islamique revendique l'assassinat des six humanitaires français et de leurs deux accompagnateurs nigériens

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    L'Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi l'assassinat au Niger de huit personnes, dont six humanitaires français et deux Nigériens.

    L'organe de propagande d'EI, Al-Naba, a consacré une page à l'attaque dans son numéro daté de jeudi, diffusant deux photos mais ne donnant que peu de détails sur l'événement lui-même. La publication, authentifiée par de multiples sources, dont l'organe américain SITE spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes, évoque une "attaque éclair" dans la région de Kouré ayant abouti à la mort, selon les mots de l'Etat islamique, de six "Croisés" français et deux "apostats" nigériens.

    Les humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, avaient été assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto le 9 août, alors qu'ils visitaient la réserve de girafes de Kouré à 60 km au sud-est de la capitale Niamey où ils étaient basés.

    Une enquête en France a été confiée à des magistrats spécialisés pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste". Une source judiciaire avait indiqué le 12 août que, selon les premiers éléments de l'enquête, l'attaque paraissait "avoir été préméditée" avec pour objectif de "cibler des Occidentaux". Quelques jours plus tard, le ministre nigérien de l'Intérieur, Alkache Alhada, avait annoncé qu'un suspect avait été arrêté sans préciser son identité ni de quelconques liens avec tel ou tel groupe.

    Selon un expert consulté par l'AFP, et qui a requis l'anonymat, le texte d'Al-Naba ne permet en aucun cas de conclure si l'opération a été minutieusement préparée ou si le sort des huit victimes s'est décidé au moment de leur rencontre avec les hommes armés. Impossible aussi, ajoutait-il, de déterminer si la revendication est ou non purement opportuniste, ni si les meurtriers avaient fait allégeance à l'EI avant ou après le 9 août.

    Attaques jihadistes récurrentes
    Âgées de 25 à 31 ans, les six victimes françaises avaient été envoyées par l'ONG Acted au Niger, où elles venaient notamment en aide aux populations déplacées.

    "La France toute entière porte le deuil de vos enfants", avait déclaré quelques jours plus tard le Premier ministre français, lors d'une cérémonie d'hommage devant leurs cercueils alignés à l'aéroport d'Orly, près de Paris. Ces jeunes "n'étaient pas des soldats, n'étaient pas armés" et "étaient venus au Niger pour y faire le bien", avait-il déploré. Ils "y ont rencontré le mal".

    Après l'attaque, le gouvernement nigérien avait fermé la réserve tandis que la France plaçait le site en "zone rouge", tout comme le reste du pays, exceptée la capitale. Ce pays sahélien très pauvre est en proie à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts. Avec le Mali et le Burkina Faso voisin, il est au coeur d'une immense zone écumée par des groupes jihadistes se revendiquant de l'Etat islamique ou de son rival el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), et où sont déployés quelque 5.100 soldats français de la force antiterroriste Barkhane.

    Ces derniers mois, l'armée française et celles des pays africains du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont multiplié les offensives, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso. Elles ont notamment revendiqué la mort de l'émir d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), l'Algérien Abdelmalek Droukdal, en juin. Mais des voix s'élèvent pour souligner combien la situation sécuritaire demeure extrêmement dégradée, sur fond de déliquescence des Etats centraux, incapables de reconquérir politiquement les territoires contrôlés sur le plan militaire.