République Centrafricaine : François Bozizé prend la tête d'un mouvement rebelle (23/03/2021)

L'ancien président centrafricain François Bozizé a été choisi par six groupes armés pour conduire la rébellion contre le président nouvellement réélu, Faustin Archange Touadéra, a-t-on appris de sources concordantes, lundi 22 mars 2021.

« Les six groupes armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont décidé de mieux coordonner leurs actions. Et pour une meilleure coordination nous avons estimé qu’il nous faut un coordinateur général », a indiqué, lundi, le porte-parole de la CPC, Serge Bozanga.

« Nous avons alors porté notre choix sur le général Bozize, qui est un militaire plein d’expérience. Nous avons porté notre doléance auprès de ce leader qui a favorablement répondu à notre appel. Après une longue réflexion, il a accepté de démissionner de son poste de président du Kwa Na Kwa (KNK) pour se consacrer à notre cause commune. Il a estimé qu’il ne pourrait pas gérer son parti politique et en même temps cordonner des actions militaires », a souligné le porte-parole.

D’après Bozize qui cherche à renverser le président Faustin Archange Touadéra, il fallait saisir cette occasion.

« Ayant pris connaissance de l’appel solennel lancé à mon endroit par les six signataires de l’accord de Kamba-Kota (dans la préfecture de l’Ouham, dans le nord-ouest de la RCA), me demandant de prendre la tête de la CPC en tant que coordonnateur général, j’ai donné une suite favorable à leur demande », a déclaré lundi François Bozize.

« Répondant à leur appel, je mesure l’importance de la confiance qui m’est faite et la portée de la mission qu’ils m’ont confiée » a ajouté l’ancien président centrafricain.

Selon François Bozize, « la CPC est engagée à réaliser les vœux du peuple centrafricain que sont : la sécurité, la paix, la cohésion sociale et le retour de la démocratie véritable en RCA ».

Il faut noter que c’est le 16 décembre 2020 que plusieurs groupes armés anti-balaka et ex-Séleka se sont unis à Kamba-Kota pour dénoncer l’accord de Khartoum, insuffisamment appliqué selon eux.

Ils avaient menacé dans un communiqué d’utiliser « tous les moyens » si le gouvernement centrafricain ne consent pas à organiser des concertations à ce sujet avant l’organisation de la présidentielle et des législatives, du 27 décembre.

La CPC avait estimé que gouvernement centrafricain était incapable à faire appliquer l’accord signé en février 2019 censé ramener la paix dans le pays.

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