République centrafricaine : Les rebelles acceptent l'accord de cessez-le-feu des chefs d'État des Grands Lacs (02/02/2021)

La Coalition des patriotes pour le changement (PCC), un groupe rebelle de la République centrafricaine (RCA), a accepté unilatéralement d'interrompre les combats suite à un appel des chefs d'État de la région des Grands Lacs et du Tchad.

Abakar Sabome, le porte-parole de la PCC, a annoncé mardi l'accord de cessez-le-feu.
« Les chefs d'État et de gouvernement ont appelé les forces rebelles à déclarer un cessez-le-feu unilatéral immédiat, à libérer la périphérie de Bangui et à revenir à leurs positions initiales », affirme le communiqué final à l'issue de la réunion tenue vendredi à Luanda entre les chefs d’Etat des Grands Lacs.

La PCC par l'intermédiaire de Sabome peu de temps après la publication du communiqué, a salué l'initiative angolaise, ajoutant que le groupe était satisfait de la forme mais en désaccord avec le fond.

« Oui à un cessez-le-feu unilatéral compte tenu du respect que nous avons envers vous, chefs d’État de l’Afrique, en qui nous avons tant de respect et de confiance. Nous nous soumettons totalement à ce cessez-le-feu unilatéral compte tenu du respect que nous avons pour vous. »

« Mais ce cessez-le-feu, il faut qu'on nous dise de quoi il s'agit. Combien de temps durera-t-il ? Et qu'est-ce qui va suivre ? a demandé le porte-parole de la PCC.

Sabome a en outre laissé entendre que le groupe réagirait de manière très sévère si le gouvernement centrafricain ne respectait pas les termes de l'accord.

« Le cessez-le-feu sera respecté pendant deux, trois, quatre jours, etc. mais nous resterions sur nos gardes et si le gouvernement ne le respecte pas et tente d'attaquer nos positions, nous réagirons de manière très sévère », a-t-il déclaré.

Concernant l'encerclement de Bangui, la capitale nationale de la RCA, il a noté qu '« il faut plutôt souligner que Bangui ne doit pas être attaqué car nos hommes sont déjà à Bangu i ».
Le gouvernement du président Faustin Archange Touadera n'a pas encore répondu à l'appel des chefs d'Etat, mais des proches du gouvernement ont manifesté dans les rues pour demander au gouvernement de ne pas accepter le cessez-le-feu.

« Tout cessez-le-feu maintenant à un moment où les rebelles de la PCC sont dos au mur ne ferait que leur donner amplement l'occasion de se réarmer et de revoir leur stratégie», a déclaré un manifestant.
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« La promptitude avec laquelle ils ont accueilli l'appel au cessez-le-feu est une indication du fait qu'ils étaient vraiment complètement mis en déroute», a déclaré le manifestant.

 

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