Sahara occidental : le front Polisario continue ses attaques contre le mur marocain - Pas de fin d'hostilités en vue (19/11/2020)

83141Image1.jpg

Les affrontements au Sahara occidental se poursuivent. L'Armée populaire de libération du Sahara (APLS) - le Front Polisario - a poursuit ses frappes sur les retranchements des forces armées marocaines le long de du mur marocain, causant des dommages humains et matériels" pour la 6ème journée consécutive.

Le 19 novembre, le secrétaire général du ministère de la sécurité et de la documentation du gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Sid Ould Oukal, a affirmé que "le Front Polisario gardait les portes du dialogue ouvertes, mais qu'il poursuivrait la lutte armée.

Il a déclaré que le Front Polisario avait annoncé la reprise de la lutte armée pour libérer les territoires occupés par le Maroc "sans exception, sans distinction aucune". Les affrontements ont repris après que l'armée marocaine ait décidé de rouvrir la circulation au niveau d'El Guerguerat, menacée par les bombardements incessants du Polisario.

Le gouvernement sahraoui a qualifié les attaques menées par l'armée marocaine à El Guerguerat d'"acte d'agression prémédité qui vise à saper les efforts du secrétaire général de l'ONU destinés à apaiser la tension dans la région".

Le Front Polisario blâme le Maroc pour l'escalade. Son représentant à l'ONU, le Dr. Sidi Mohamed Omar, a déclaré qu'il était très difficile en ce moment de parler d'une négociation de paix, après que le Maroc ait lancé une attaque militaire dans le Sahara occidental.

"L'opération [du Maroc] a violé l'accord de cessez-le-feu, ce n'est pas nous qui avons mené une opération militaire", a déclaré M. Sidi, en faisant référence au franchissement par l'armée marocaine du mur de sable de 2 700 km (1 677 miles) qui sépare les zones contrôlées par le Polisario et le Maroc au Sahara occidental.

"Le gouvernement de la République sahraouie condamne fermement la déclaration publiée par le Royaume du Maroc, suite à un appel téléphonique, lundi, entre le chef de l'ONU Antonio Guterres et le Roi du Maroc, où un langage belliqueux et une menace creuse ont été utilisés".

En défense de ses actions, le Maroc a expliqué au secrétaire général de l'ONU qu'il avait mis en place un "cordon de sécurité" contre ce qu'il prétend être la présence des milices du Polisario bloquant le passage de Guerguerat, situé sur une importante route commerciale avec la Mauritanie voisine.

"Face aux provocations des milices du Polisario, le Royaume du Maroc n'a pas eu d'autre choix que d'assumer ses responsabilités afin de mettre fin à la situation de blocage générée par ces actions et de rétablir la libre circulation civile et commerciale", a déclaré le ministère marocain des affaires étrangères dans un communiqué.

Le 16 novembre dernier, le roi du Maroc a averti que son pays réagirait avec "la plus grande sévérité" à toute attaque au Sahara occidental, le Front Polisario pro-indépendance ayant déclaré que le conflit se poursuivrait jusqu'à ce que Rabat mette fin à son "occupation" du territoire contesté.

Il a ajouté que le Maroc restait attaché à un cessez-le-feu.

Mais le Maroc "reste également fermement déterminé à réagir, avec la plus grande sévérité, et en légitime défense, contre toute menace à sa sécurité", a déclaré le roi, cité dans un communiqué officiel.

photo_2020-11-17_21-35-35-768x764.jpg

 

12:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |