Anti-Balaka Ngaison

  • République Centrafricaine : François Bozizé prend la tête d'un mouvement rebelle

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    L'ancien président centrafricain François Bozizé a été choisi par six groupes armés pour conduire la rébellion contre le président nouvellement réélu, Faustin Archange Touadéra, a-t-on appris de sources concordantes, lundi 22 mars 2021.

    « Les six groupes armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont décidé de mieux coordonner leurs actions. Et pour une meilleure coordination nous avons estimé qu’il nous faut un coordinateur général », a indiqué, lundi, le porte-parole de la CPC, Serge Bozanga.

    « Nous avons alors porté notre choix sur le général Bozize, qui est un militaire plein d’expérience. Nous avons porté notre doléance auprès de ce leader qui a favorablement répondu à notre appel. Après une longue réflexion, il a accepté de démissionner de son poste de président du Kwa Na Kwa (KNK) pour se consacrer à notre cause commune. Il a estimé qu’il ne pourrait pas gérer son parti politique et en même temps cordonner des actions militaires », a souligné le porte-parole.

    D’après Bozize qui cherche à renverser le président Faustin Archange Touadéra, il fallait saisir cette occasion.

    « Ayant pris connaissance de l’appel solennel lancé à mon endroit par les six signataires de l’accord de Kamba-Kota (dans la préfecture de l’Ouham, dans le nord-ouest de la RCA), me demandant de prendre la tête de la CPC en tant que coordonnateur général, j’ai donné une suite favorable à leur demande », a déclaré lundi François Bozize.

    « Répondant à leur appel, je mesure l’importance de la confiance qui m’est faite et la portée de la mission qu’ils m’ont confiée » a ajouté l’ancien président centrafricain.

    Selon François Bozize, « la CPC est engagée à réaliser les vœux du peuple centrafricain que sont : la sécurité, la paix, la cohésion sociale et le retour de la démocratie véritable en RCA ».

    Il faut noter que c’est le 16 décembre 2020 que plusieurs groupes armés anti-balaka et ex-Séleka se sont unis à Kamba-Kota pour dénoncer l’accord de Khartoum, insuffisamment appliqué selon eux.

    Ils avaient menacé dans un communiqué d’utiliser « tous les moyens » si le gouvernement centrafricain ne consent pas à organiser des concertations à ce sujet avant l’organisation de la présidentielle et des législatives, du 27 décembre.

    La CPC avait estimé que gouvernement centrafricain était incapable à faire appliquer l’accord signé en février 2019 censé ramener la paix dans le pays.

  • Centrafrique : La Russie veut renforcer son soutien militaire

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    La Russie semble déterminée à accroître son engagement militaire aux côtés des troupes gouvernementales en Centrafrique, face à l’intensification des attaques des groupes rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont rapporté mercredi des médias africains.
     
    "Dans une correspondance en date du 11 janvier 2021, attribuée à l’ambassadeur de la Fédération de Russie en République Centrafricaine, qui a fuité sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, Moscou demande aux autorités compétentes du pays la délivrance d’une autorisation de survol du territoire centrafricain aux avions du ministère de la Défense russe, ainsi qu’une autorisation d’atterrissage/décollage à l’aéroport international Bangui-Mpoko" indique l'agence Ecofin ( spécialisée en information économique africaine).
     
    A travers cette note, la Russie montre sa volonté de renforcer son engagement militaire en République centrafricaine, en faisant désormais intervenir son aviation, notamment contre les groupes rebelles réunis au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), souligne le même média..
     
    Depuis le 18 décembre 2020, cette coalition, composée essentiellement du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), du Retour Réclamation Réhabilitation (3R) et des milices anti-Balaka, qui contrôle déjà près des deux tiers du territoire, a lancé une offensive en direction de la capitale Bangui, rappelle la même source.
     
    Une progression qui a été jusque-là contenue par les Forces armées centrafricaines (FACA) appuyées par les troupes de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), des forces spéciales rwandaises, et plus de 300 instructeurs russes, précise l'agence Ecofin notant que la Russie a récemment acheminé du matériel militaire au profit des FACA.
     
    Le déclenchement de ce nouveau conflit armé intervenait à quelques jours des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020. Un scrutin qui a toutefois pu se tenir sur une partie du territoire et dont les résultats provisoires ont donné vainqueur le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, souligne le même média.

    Tentative de prise de Bangui repoussée
    Une tentative de prise de la capitale centrafricaine, Bangui, a été repoussée, mercredi matin, a affirmé le Premier ministre, Firmin Ngrebada, sur les réseaux sociaux.
     
    ''Nous avons connu aux premières heures de la matinée une tentative des assaillants de rentrer dans Bangui sur plusieurs fronts notamment à la sortie Nord vers PK 12 et Pk 9'', a affirmé le Premier ministre, Firmin Ngrebada ce matin sur sa page officielle Facebook.
     
    ''Les assaillants venus en effectif élevé pour prendre Bangui ont été vigoureusement repoussés'', a-t-il indiqué.
     
    Selon un habitant du Pk12, joint au téléphone, "les détonations ont commencé vers 5 heures du matin et ça a duré 3 heures, des familles ont fui leurs maison, à l’instant le calme est revenu".
     
    Selon le chef du gouvernement, un ratissage des secteurs par lesquels les rebelles ont tenté de rentrer dans la ville était en cours, mercredi matin.
     
    ''La population doit rester calme et vaquer à ses occupations. Tout est fait pour assurer sa sécurité et celle du pays'', a lancé Ngrebada.
     
    Au moins 30 rebelles et un casque bleu ont été tués, selon des sources officielles.

     

  • République centrafricaine : Cinq rebelles tués à Bangassou

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    Au moins cinq rebelles ont été tués suite à une attaque contre la ville de Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine, dimanche à l'aube, a-t-on appris de sources concordantes.
     
    « La ville de Bangassou est attaquée depuis 5 heures (heure locale) ce dimanche matin et il y a des affrontements entre des rebelles et l’armée un peu partout dans la localité», a déclaré Rosevel Pierre Louis, chef du Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) à Bangassou.
     
    Il a précisé que des éléments des forces armées de la Centrafrique (Faca) et de la Minusca ont été déployés dans la ville.
     
    Dans un tweet, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, a confirmé les attaques qui ont eu lieu dimanche matin, « suite à l’invasion des groupes armés dans la ville de Bangassou ».
     
    Selon la force onusienne en Centrafrique, au moins « cinq éléments armés » ont été retrouvés morts suite à ces affrontements.
     
    « Des jeunes de Bangassou se sont mobilisés et ont pu riposter contre les attaques des Anti-Balaka et FPRC qui se sont regroupés en la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cinq d’entre eux ont été tués par des jeunes du quartier Maliko dans le 2ème arrondissement de Bangassou », a précisé  le maire de Bangassou, M. Théophile Demba.
     
    Selon la même source, « une trentaine d’assaillants ont été arrêtés par les jeunes qui les ont plus tard remis aux forces centrafricaines et la Minusca ».
     
    D’après cette autorité municipale, plusieurs personnes ont fui les hostilités à Bangassou et ont trouvé refuge en République démocratique du Congo, voisin.
     
    sur son compte twitter, la Minusca a condamné « fermement » l’attaque de ce dimanche 3 janvier sur la ville de Bangassou, « menée par les groupes armés alliés à l’ancien président centrafricain Francois Bozizé ».
     
    La force de l’ONU « demande la cessation immédiate des violences dont les principales victimes sont les populations civiles ».
     
    Pour rappel, quelques jours avant les élections présidentielle et législatives du 27 décembre en République centrafricaine, des groupes armés se sont rassemblés autour de l'ancien président François Bozizé dans le cadre d'une coalition dite "des patriotes pour le changement" (CPC) et se sont opposés au processus électoral.

  • République Centrafricaine : Trois groupes rebelles lancent une offensive contre la capitale

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    Les combats ont repris en République centrafricaine (RCA) à l'approche des élections présidentielles. Les forces de maintien de la paix de l'ONU ont été déployées dans la partie occidentale du pays, tandis que le président de la RCA Faustin-Archange Touadéra est gardé par des contractuels militaires privés russes.
     
    Samedi 19 décembre, trois grands groupes rebelles ont annoncé la formation d'une coalition avant les prochaines élections du 27 décembre. Pour l'instant, la nouvelle coalition se compose de «la Coalition 3R», «Anti-Balaka Ngaison», et des groupes MPC, qui gardent le contrôle sur de vastes zones du pays.
     
    Les groupes rebelles ont décidé de «regrouper tous les mouvements en une seule entité, appelée Coalition des patriotes pour le changement ou PCC, sous un commandement unifié».
     
    Tous les groupes d'opposition ont été invités à rejoindre la Coalition. Le PCC a appelé ses membres à respecter l'intégrité des civils, des forces des Nations Unies et des groupes humanitaires.
     
    Cependant, les revendications du PCC n'ont pas empêché les tensions dans l'ouest du pays, dans la région de Bangui, la capitale de la RCA. Le gouvernement a accusé l'ancien président François Bozizé d'avoir tenté un coup d'État.
     
    Environ 9 000 militants de la nouvelle coalition ont commencé à s'emparer de villes clés près de Bangui. Selon des sources humanitaires et onusiennes, des groupes armés se sont emparés de plusieurs villages le long des routes, menaçant de blocus la capitale (photos). Les rebelles lourdement armés seraient sous le commandement de l'ancien président centrafricain François Bozizé.

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    Après de violents affrontements, les rebelles peuls, principalement présents dans le nord du pays, auraient capturé la ville d'Ucole aux Forces armées centrafricaines (FACA). Des militants peuls ont attaqué la ville d'Ucole le 19 décembre au matin, forçant les soldats des FACA à battre en retraite après de violents combats.
     
    Pendant ce temps, les sources locales ont rapporté que des milices armées avaient pris la ville de Gallo dans le nord-ouest du pays samedi soir. La ville, qui se trouve près de la frontière camerounaise, a été prise sous le contrôle des rebelles sans résistance.
     
    Les groupes rebelles mènent actuellement leur offensive sur d'autres villes du nord-ouest de la RCA. Les unités de police et de l'armée préfèrent ne pas opposer de résistance et se retirent vers la capitale.
     
    Le 18 décembre, la mission de l'ONU en RCA, la MINUSCA, a déclaré que ses forces de casque bleu étaient en «alerte maximale». Des casques bleus de l'ONU ont été déployés dans les villes de Bosemptele et Bossembele, à la suite d'une offensive des milices 3R, du Mouvement patriotique pour l'Afrique centrale (MPC) et «anti-Balaka». La MINUSCA compte 11 500 soldats de la paix en RCA.
     
    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties à «cesser d'urgence les actions hostiles» en RCA pour empêcher les groupes armés de perturber les élections.
     
    «La mission souligne que ces attaques coordonnées dans des zones bien identifiées impliquent une tentative délibérée de perturber les élections», indique le communiqué de la MINUSCA.
     
    Cependant, il semble que les Casques bleus de l'ONU n'arrivent pas à maintenir l'ordre en RCA par leurs propres forces.
     
    Les vidéos de la région révèlent que les forces de maintien de la paix de l'ONU sont accompagnées de contractuels militaires sans aucun signe distinctif. On pense que ce sont des PMC russes.
     
    Les PMC russes assurent la sécurité du président de la RCA lors de ses visites sur le terrain, du contrôle de la sécurité autour de la capitale Bangui et de ses territoires périphériques.
     
    Le 1er décembre, des PMC russes ont été repérés en train d'assurer la sécurité de Faustin-Archange Touadéra et de nombreux autres responsables de la RCA lors d'un défilé militaire en l'honneur de la fête de la République qui s'est tenu à Bangui.
     
    Moscou soutient activement l'administration actuelle de la RCA à la fois militaire et politique. Le 19 décembre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov a eu une conversation téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères de la RCA, Sylvie Baipo Temon.
     
    "La partie russe a confirmé sa position inébranlable en faveur de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la RCA, ainsi que les efforts de son gouvernement pour assurer la sécurité et la stabilité de la république", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.
     
    Affrontement entre Chrétiens et Musulmans
    La RCA est plongé dans un conflit civil  depuis 2013, lorsque le président de l'époque, François Bozizé, a été évincé par la Séléka, une coalition rebelle largement issue de la minorité musulmane. Le coup d'État a déclenché un bain de sang entre la Séléka et les soi-disant forces d'autodéfense «anti-Balaka», principalement chrétiennes et animistes. À ce jour, l'affrontement entre le syndicat musulman «Séléka» et les unités de la milice chrétienne «Anti-Balaka» se poursuit.
     
    En 2016, la direction du pays était dirigée par l'ancien Premier ministre Faustin-Arcange Touadera, qui a souligné sa position neutre à la fois envers la «Séléka» et les «anti-Balaka».
     
    Début 2018, la Russie a répondu à la demande d'assistance militaro-technique des autorités centrafricaines. Sous la coordination de l'ONU, Moscou a envoyé un lot d'armes et de munitions en RCA. Il a également envoyé des instructeurs militaires pour former le personnel militaire local.
     
    Les «instructeurs» russes se trouvent principalement à proximité de gisements minéraux, notamment d'or, de diamants et d'uranium, dont la République africaine est riche. Apportant un soutien important aux autorités locales, la Russie poursuit à la fois ses intérêts économiques et une nouvelle stratégie de présence en Afrique centrale.

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