Ansongo

  • Mali : un poste du MNLA attaqué par des éléments armés (CMA)

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    Un poste de sécurité du Mouvement National de libération de l'Azawad (MNLA), membre de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), a été la cible d'une attaque, vendredi 6 mai 2022, à Talatayte dans le cercle d'Ansongo au nord du Mali a indiqué, samedi, la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) dans un communiqué affirmant que des morts et des blessés dont une femme ont été enregistrés de part et d'autre.

    Rappelons qu'un officier du Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) a été assassiné le 30 avril dernier par des hommes armés non identifiés à Ber dans la région de Taoudenit au nord du Mali.

    En janvier 2012, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a déclaré la guerre à l'État malien et proclamé l'indépendance de l'Azawad le 6 avril 2012.

    Grâce à la médiation engagée par certains pays et organisations internationales, un Accord pour la paix et la réconciliation a été signé, le 15 mai et le 20 juin 2015 à Bamako, entre les principaux mouvements armés et le gouvernement malien.

  • Mali : Violents affrontements entre groupes jihadistes rivaux dans le nord du pays

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    Selon Radio France International (RFI), des combats violents opposent depuis le début du mois de février 2022 les deux mouvements jihadistes rivaux du Sahel. D’une part, le GSIM (le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), lié à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d'autre part, l’EIGS (l'État islamique dans le Grand Sahara).

    Les combats se concentrent dans la zone dite des « trois frontières » (Mali-Burkina-Niger) et plus précisément dans la région de Gao, autour de la commune de Tessit. Dans un premier temps, c’est le GSIM qui a pris le dessus, grâce à de nombreux renforts venus du centre du Mali et du Burkina Faso.

    Mais depuis lundi 14 février, les combattants de l’EIGS, pour la plupart basés au Niger et au Burkina, font un retour en force dans la zone de Tessit, qu’ils contrôlaient depuis plusieurs mois. Les combats, qui ont déjà fait des morts dans les deux camps, mais aussi parmi les civils, ne sont pas terminés. Aucun bilan fiable n’a pu être recoupé.

    De nombreuses sources sécuritaires, nationales et internationales, des habitants de ces zones et des organisations de la société civile confirment que les habitants de plusieurs villages tels que Tadjalalt, Tinagghy, Bakal ou encore Kaygouroutan ont été forcés au départ.

    Fuite de la population
    Le GSIM et l’EIGS ont exécuté des civils accusés de collaborer avec le groupe rival. Au moins huit personnes ont été tuées, sans doute davantage, selon certaines sources. 

    Ils ont aussi posé des ultimatums aux habitants, sommés de partir dans les 24 ou dans les 72 heures sous peine d’être considérés comme des combattants ennemis. Dans certaines localités, habitations, école, centre de santé et château d’eau ont été détruits. On rapporte aussi des pillages.

    Plus de 160 familles, selon le décompte de plusieurs ONG locales, ont donc récemment pris la route d’Ansongo, de Gao, ou du Niger voisin pour se mettre à l’abri tandis que ceux qui n’ont pas trouvé les moyens de s’enfuir craignent pour leur vie.

  • Mali : la Minusma visée par des tirs de roquettes dans plusieurs localités du nord

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    Plusieurs camps de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), situés à Gao, Ansongo, Menaka et Kidal au nord du Mali, ont été visés par des tirs de roquettes, sans faire des victimes, a annoné la MINUSMA sur les réseaux sociaux.

    Dans un tweet, la mission onusienne a déclaré, lundi 6 décembre 2021, avoir a été victime des tirs indirects de roquettes ou de mortiers à Ménaka au nord du Mali.

    « Ce matin 6 décembre courant vers 6 heures, le camp partagé de la MINUSMA de Ménaka a été la cible de tirs indirects (roquettes ou mortier) sans faire de victime ni de dégâts matériels », a indiqué la MINUSMA.

    En outre, elle a affirmé qu'une attaque aux mortiers a visé, dimanche 5 décembre aux environs de 5H45 GMT, le camp de la MINUSMA à Gao. Il y a eu quatre impacts sur le camp de Gao, occasionnant uniquement des dégâts matériels, selon l'armée française. Les explosions ont fait vibrer les baraquements et poussé les militaires à se réfugier dans des abris pendant deux heures. . Le camp d'Ansongo a aussi été victime des mortiers, sans faire de victimes.

    Cependant, la mission onusienne indique que deux Casques bleus ont été blessés par un engin explosif improvisé samedi à Tassiga dans le cercle d'Ansongo dans la région de Gao.

    Dans la même journée du samedi 4 décembre, le camp des Casques bleus à Kidal a été la cible d'une attaque aux mortiers aux environs de 13 heures, a annoncé la même source.

    Le Chef de la MINUSMA, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, El-Ghassim Wane, a condamné avec la plus grande fermeté ces actions ''lâches'' qui entravent la paix au Mali.

    Il a, en outre, rassuré que la mission onusienne reste déterminée à œuvrer pour la paix aux côtés des Maliens.

    Lien permanent Catégories : Ansongo, Gao, Kidal, Menaka, Minusma 0 commentaire
  • Mali : le nombre des victimes des violences a augmenté de 25% en trois mois (Minusma)

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    Quelque 527 civils maliens ont été tués, blessés ou enlevés au cours du second trimestre de l'année en cours a indiqué, lundi 30 août, la Mission Multidimensionnelle des Nations Unies au Mali (MINUSMA) dans sa note trimestrielle couvrant la période du 1er avril au 30 juin 2021 sur les violations et atteintes aux droits de l'homme et au droit international humanitaire.

    « Le second trimestre de l'année a été marqué par une augmentation du nombre de civils affectés par les violations et atteintes aux droits de l'homme et au droit international humanitaire », explique le document de la mission onusienne.

    « Au total entre avril et juin au moins 527 civils ont été tués, blessés ou enlevés/disparus, soit une augmentation globale de plus de 25% par rapport au premier trimestre (421 tués) », a ajouté la même source.

    Selon la Minusma, 50 % des violences contre les civils et leurs biens ont été commises dans les cercles de Bandiagara, Douentza, Djenné, Koro, Mopti, Niono et Ségou au centre du pays, 15 % autres à Ansongo et Gao au nord du Mali.

    Le rapport indique que les violences à l'encontre des civils ont été perpétrées majoritairement par le Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans - GSIM), l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et autres groupes similaires, ajoutant qu'ils ont tué, blessé ou enlevé 54% des victimes enregistrées sur l’ensemble du territoire.

    «Viennent ensuite les milices et groupes d’autodéfense à base communautaire (20%) », ajoute la note trimestrielle de la Minusma.

    Elle a en outre indiqué que les forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales et régionales ont également commis des violations lors des opérations de sécurisation.

    Celles-ci représentent respectivement (9%) et (6%) du nombre total des victimes dénombrées au cours de la période considérée.

    En outre la MINUSMA a salué les efforts des autorités de la Transition pour tenir les auteurs de violations des droits de l’homme comptables de leurs actes.

    Pour rappel, le Mali est en proie à des attaques récurrentes depuis 2012. Le déploiement de forces onusiennes et étrangères depuis 2013 n’a pas permis de stabiliser le pays.

  • Mali : Au moins 51 civils tués dans des attaques simultanées dans 4 villages à Ouatagouna

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    Au moins 51 personnes ont trouvé la mort dans des attaques simultanées, menées dans quatre villages maliens de la commune de Ouatagouna, cercle d'Ansongo, (nord) dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 août 2021.

    L'attaque a été menée par des individus lourdement armés, a indiqué l'autorité locale, provoquant la mort de plusieurs dizaines de civils.

    “L'attaque a lieu dans la nuit et l'armée ne sort pas la nuit. C'est ce lundi matin qu'une mission des forces de défense et de sécurité a été dépêchée sur les lieux”, explique Oumar Kida préfet adjoint d'Ansongo.

    Mahamane Bacala premier adjoint au maire de la commune de Ouatagouna explique pour sa part que l'attaque a ciblé quatre villages, à savoir, Karou 17 morts, Dirgua (7), Deouteguef (14) et Ouatagouna (10)”.

    L'élu communal affirme que le bilan pourrait être revu à la hausse au regard du nombre des blessés non encore connu.

    De son côté, la Coordination des Mouvements et Front Patriotique de Résistance (CMFPR1), a indiqué dans un communiqué que des individus lourdement armés ont froidement abattu une dizaine de civils dans chacun de ces villages avant de s'enfuir.

    Elle a, en outre, invité l'armée Malienne, ses partenaires ainsi que les groupes d'autodéfense signataires de l'accord issu du processus d'Alger présents dans le cercle d'Ansongo de multiplier les patrouilles, de mutualiser leurs efforts pour la protection des personnes et de leurs biens.

    La région des trois frontières
    La région orientale du Mali, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso, est connue sous le nom de « zone tri-frontière » et est un endroit particulièrement instable dans la région désertique du Sahel. Dans cette zone, la violence a commencé à augmenter à la suite d'un soulèvement djihadiste en 2012, au cours duquel un groupe de militants a pris le contrôle du nord du Mali, puis s'est étendu aux pays voisins, notamment au Burkina Faso et au Niger voisins. Aujourd'hui, de nombreux groupes armés continuent d'être actifs dans la région et sont affiliés à al-Qaïda ou à l'État islamique. Leur présence a exacerbé les conflits ethniques et religieux déjà présents, fait des milliers de victimes et contraint des millions de personnes à fuir leurs foyers. L'assaut le plus meurtrier de la région a eu lieu le 4 juin, lorsqu'un groupe d'hommes armés a été tué environ 132 civils  dans une attaque dans la nuit, dans un village du nord du Burkina Faso, dans la province de Yagha, à la frontière avec le Niger. 

    Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)
    L'une des organisations terroristes présentes dans la région depuis le plus longtemps est  al-Qaïda au Maghreb islamique , également connue sous l'acronyme AQMI. C'est un groupe né des militants qui avaient participé à la guerre civile algérienne. Cependant, ils avaient initialement mis en place, en 1998, une organisation salafiste connue sous le nom de « Groupe salafiste pour la prédication et le combat » (GSPC) qui rejetait les tendances plus violentes du Groupe islamique armé (GIA), concentrant ses attaques sur des cibles militaires et gouvernement. En 2006, le GSPC compte Fr.fidèle à al-Qaïda et devenu AQMI début 2007. Il s'agissait de la première véritable présence jihadiste transnationale dans la région et, bien qu'AQMI ait opéré dans tout le Sahel, le groupe reste aujourd'hui enraciné au Mali, notamment dans les régions de Kidal et Tombouctou. 

    État islamique au Grand Sahara (EIGS)
    L'État islamique au Grand Sahara (EIGS) est également actif dans la région , qui est plutôt une organisation militante islamiste affiliée à l'État islamique depuis 2015, née d'une division au sein de l'organisation connue sous le nom d'al-Mourabitoun, "les Sentinelles", un autre groupe terroriste djihadiste violent en Afrique de l'Ouest. Ce groupe, à son tour, est issu d'une fusion, en 2013, entre le bataillon al-Mulathamun, « les hommes masqués » et le Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest. Les deux organisations sont issues d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En décembre 2015, al-Mourabitoun a de nouveau fusionné avec AQMI, à la suite d'une attaque conjointe contre l'hôtel Radisson Blu à Bamako, la capitale du Mali, qui a eu lieu le 20 novembre 2015 et a entraîné la mort de 20 civils. En mai de la même année, Cependant,  l'État islamique dans la province de l'Afrique de l'Ouest  (ISWAP) pourrait également avoir aidé l'ISGS dans les récents assauts menés dans la zone des trois frontières, selon  certaines sources . 

     

  • Mali: Attaque de Barkhane contre un camp de l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS)

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    Les forces françaises ont mené une opération contre des djihadistes de l'EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) dans un camp près d'Ihagana, entre Ansongo et Menaka le 26 mars. Un militant de l'EIGS a été tué et d'autres capturés.

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  • Mali : 33 soldats maliens tués dans une attaque attribuée aux djihadistes

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    Une "attaque attribuée à des djihadistes a visé, lundi 15 mars 2021,  le camp de l'armée malienne de Tessit, localité située à une soixantaine de km au Sud-Est d'Ansongo, région de Gao, près des frontières avec le Burkina Faso et le Niger dans le nord du Mali. 

    L’attaque  s'est soldées par 53 morts dont 33 soldats et 20 djihadistes , selon un bilan livré mercredi 17 mars par l'armée malienne.

    L’armée précise, dans un communiqué, que ce nouveau bilan a été établi après le ratissage de la zone.

    Quatorze militaires ont également été blessés lors de l'attaque, selon la même source.

    Cette violente attaque ressemble plus, par son modus operandi, au groupe terroriste état islamique au grand Sahara dirigé par Al-Sarahoui.

    Depuis l'année 2012, qui a vu le début de l'activité des rebelles séparatistes locaux et l'émergence de groupes djihadistes, le Mali a plongé dans une crise aux multiples facettes qui a fait des milliers de morts parmi les civils et combattants et a entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention des forces onusiennes, africaines et françaises.

    La violence s'est propagée au centre du pays, devenu un foyer majeur de violence, ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins.

    La Force française Barkhane et ses partenaires au Sahel ont lancé une opération militaire pour affronter l'État islamique dans le triangle frontalier après janvier, notamment dans le désert du Sahara. La France affirme qu'elle a considérablement affaibli l'organisation État islamique au Sahel et qu'elle a gravement frappé Al-Qaïda et ses groupes affiliés opérant dans la région du Sahel.