Ansar ul-Islam

  • Al-Qaida : un plan d’expansion vers le Golfe de Guinée

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    Le Bénin et le Togo ont essuyé, à la fin de l'année écoulée, des attaques terroristes depuis leurs frontières communes avec le Burkina Faso, ce qui a constitué la principale menace quant à un éventuel transfert des groupes armés de leurs activités, depuis la région du Sahel, au climat sec, vers les pays du Golfe de Guinée qui ont un climat humide et des forêts denses.

    En effet, deux soldats béninois ont été tués dans une attaque terroriste perpétrée, le 2 décembre 2021, aux frontières avec le Burkina Faso et plusieurs autres ont été blessés.

    Une deuxième attaque a eu lieu dans le département de l’Atacora dans le nord du Bénin. Des éléments armés se sont attaqués à une patrouille militaire à Alibori (Nord), le 1er décembre 2021. Deux éléments armés ont été éliminés selon les médias.

    Ces deux attaques sont les premières du genre lancées contre l’armée du Bénin. Toutefois, des éléments armés avaient en 2019 kidnappé deux touristes français sur le territoire béninois avant de les transférer au Burkina Faso. 

    Le Togo a également annoncé que ses forces armées avaient repoussé, au mois de novembre 2021, une attaque terroriste. Un groupe armé avait tenté de franchir les frontières séparant le Burkina Faso du Bénin.

    C'est la première fois que le Togo annonce un affrontement avec des éléments armés, depuis 2018, lorsque l’armée avait lancé une opération militaire pour interdire l'infiltration d'éléments armés depuis le Burkina Faso vers son territoire.

    Les violents accrochages entre l'armée burkinabè et des groupuscules affiliés à Al-Qaïda ont contraint ces derniers à fuir et à se diriger vers les territoires togolais et béninois.

    Le Golfe de Guinée dans le viseur d’al-Qaida
    Les observateurs qui suivent le développement des activités des groupes terroristes en Afrique constatent que ces groupes ont débuté en Algérie, au cours de la décennie des années 90, mais qu’après après avoir perdu leur bataille face à l'armée algérienne à la fin du siècle dernier, ces groupes ont tenté de s'implanter en Mauritanie et après un deuxième échec, ils ont recouru au Nord du Mali.

    Ces groupes armés ont exploité la faiblesse des armées des Etats de la région du Sahel africain ainsi que les conflits ethniques et tribaux qui ont éclaté dans le nord du Mali, en 2012, pour s’allier au début avec les Touaregs et les Azawad.

    Malgré leur incapacité à maintenir leur domination sur les grandes villes dans le nord du Mali, en raison, entre autres, de l'intervention des forces françaises (Opération Serval) en 2013, il n'en demeure pas moins que les groupes terroristes relevant d'Al-Qaïda sont parvenus à s'étendre au-delà du Fleuve du Niger après leur alliance avec le Front de Libération du Macina (FLM).

    L'alliance de quatre groupes armés au Sahel a abouti à leur extension au Niger, puis vers le Burkina Faso et leurs activités couvre désormais, selon des sources officielles, près de 80% de la superficie du Mali.

    L’émergence du groupe Boko Haram dans le nord du Nigeria, en 2009, et la scission intervenue en 2015 au sein, un groupe ralliant l'Etat islamique, a abouti à l'élargissement des activités des islamistes jusqu’au Lac Tchad, dont les rives sont partagées entre quatre pays, en l’occurrence, le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun.

    Par la suite, la défaite de l'Etat islamique dans la ville libyenne de Syrte, à la fin de l'année 2016, a généré un renforcement de la présence de cette organisation dans les régions du Sahel et du Lac Tchad, après que les éléments qui étaient déployés en Libye trouvèrent refuge à travers les pays du Sahel et le Lac Tchad.

    Plusieurs personnalités politiques et sécuritaires de premier plan avaient mis en garde sur le fait que les pays du Golfe de Guinée étaient désormais dans le viseur des groupes terroristes pour s'étendre et assurer leur expansion.

    Parmi ces personnalités figure Bernard Emié, patron de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) française, qui avait déclaré, le 1er février 2021, au cours d'une rare apparition publique, que « l'Organisation d'Al-Qaïda dans la Région du Sahel examine actuellement un projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, en particulier vers la Côte d'Ivoire et le Bénin ».

    Cela explique, partiellement, la création par la France de l'Académie internationale de Lutte contre le terrorisme en Côte d'Ivoire, au mois de juin 2021, ce qui sera de nature à renforcer son influence parmi les pays du Golfe de Guinée, compte tenu de la rude concurrence avec des forces régionales et mondiales dans cette région.

    Le journaliste français Nicolas Beau a écrit dans un article mis en ligne sur le site « Mondafrique » que les groupes terroristes ont affirmé, au cours de l'année écoulée, qu'ils « n'ont pas renoncé à leur plan qui prévoit le transfert de leurs activités du Sahel vers le Golfe de Guinée (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Togo) ».

    Le Bénin et le Togo…Les maillons faibles
    Parmi les principaux pays du Golfe de Guinée, le Bénin et le Togo sont visiblement les maillons faibles.

    En effet, ces deux pays ne disposent pas d'une armée comme celle du Ghana (17éme armée africaine) ou la Côte d'Ivoire (24ème armée africaine). Les armées du Bénin et du Togo ne sont même pas classées dans la liste des 140 armées au monde, qui compte 34 armées africaines, ce qui dénote leur faiblesse.

    A titre d'exemple, l'armée du Bénin compte 11.100 soldats et officiers et dispose seulement de 10 chars chinois et de 47 blindés français, américains et chinois de fabrication ancienne, ainsi qu'un nombre réduit d'avions de transport ou de prospection, dont deux seulement parmi ces appareils sont opérationnels selon des médias français.

    De même, l'armée togolaise compte des effectifs de l’ordre de 11.000 éléments et possède 11 anciens chars soviétiques, dont la majorité sont hors service dans d'autres armés, tels que les T-34, ainsi que 15 engins blindés.

    Par ailleurs, aucun détail n'existe pour savoir si l'armée togolaise dispose d'avions de combat ou pas et quand bien même elle en disposerait, ces appareils sont plutôt destinés au transport et à la prospection et non pas au combat et à l’interception.

    Ainsi, il est possible de décrire les armées béninoise et togolaise comme étant les plus faibles parmi celles des Etats du Golfe de Guinée, ce qui fait d’elles l’un des objectifs faciles à atteindre et éventuellement une cible pour les groupes terroristes.

    Boko Haram…une éventuelle menace
    Si l'organisation d'Al-Qaïda se focalise, dans son projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, sur ses bastions au Burkina Faso pour s'infiltrer vers le Bénin à travers ses frontières nord, l'organisation de Boko Haram s'emploierait à attaquer le Bénin à travers ses frontières de l'est que ce pays partage avec le Nigeria.

    En effet, après avoir perdu la majorité de ses fiefs dans la forêt de Sambisa et au Lac Tchad dans le nord-est du Nigeria, suite à de sanglants affrontements avec l'Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Boko Haram a déplacé ses activités vers des régions éparpillées, en particulier, dans le centre-nord du Nigeria juxtaposant les frontières avec le Bénin.

    Le Bénin a participé à la Coalition régionale mise sur pied pour combattre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, aux côtés du Nigéria, du Tchad, du Niger et du Cameroun et représente le seul pays qui n'est pas riverain du Lac.

    La participation du Bénin à cette Coalition, composée de cinq pays, reflète son inquiétude quant à l'extension des activités des groupes terroristes vers son territoire, d'autant plus que cette menace pèse désormais directement sur le pays.

    De plus, des groupes armés évoluent dans le nord-ouest du Nigeria, près des frontières orientales du Bénin, à l'instar du groupe « Ansaru » proche d'Al-Qaïda et qui s’est allié à des bandes organisées locales dans la région. Ce groupe constitue, à son tour, une menace contre ce petit pays du Golfe de Guinée.

    Quant à l'organisation de l'Etat islamique, elle se déploie davantage dans la région des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). L'épicentre de son activité s’oriente davantage vers l'est en direction du Lac Tchad et ne semble pas intéressée, particulièrement, par une expansion vers l'ouest du Nigéria, en direction du Golfe de Guinée.

    La situation dans le Golfe de Guinée laisse entrevoir de multiples dangers, d'autant plus qu'al-Qaïda, l'Etat islamique et Boko Haram ciblent les petites armées et les régions pauvres, tout en maîtrisant le jeu des alliances avec les bandes organisées opérant dans les domaines du trafic en tout genre, du kidnapping et du pillage, voire avec les groupes tribaux marginalisés.

    Cette situation contraint les pays du Golfe de Guinée à se préparer à la prochaine phase, aux niveaux sécuritaire, social et politique et à prendre en considération les expériences des autres pays dans la lutte contre le terrorisme, à l'instar de l'Algérie et de la Mauritanie, pour en tirer les leçons requises, tout en suivant de près les évolutions et autres développements dans les Etats du Sahel et de la Coalition du lac Tchad.

  • Burkina Faso : Combats entre jihadistes dans la province du Soum

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    (Att.E.B.)

    Combats entre l'Etat islamique du Grand Sahara (EIGS) et Ansarul Islam appuyée par les unités de GSIM (Groupe de Soutien à l'Islam et les Musulmans - affiliée à al-Qaïda) près Inata ce samedi 2 janvier 2021. Selon des sources locales, il y aurait déjà une dizaine des morts et une forêt en feu. Inata est un village de la commune de Nassoumbou province du Soum.

  • Mali: Une centaine de tués dans un village dogon du centre du pays, « rasé » par des assaillants

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    Au moins 95 habitants ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans un village dogon du centre du Mali, « rasé » par des hommes armés non identifiés, deux mois et demi après un massacre de 160 Peuls dans cette région devenue la plus touchée du pays par cette vague de meurtres, ont annoncé lundi un élu local et une source sécuritaire.
    « Nous avons pour le moment 95 civils tués, les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un élu de la commune où se situe le village de Sobane-Kou, 300 habitants, dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Fasso. « Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation ».
    « C’est un village dogon qui a été quasiment rasé », a expliqué une source sécuritaire malienne. « Nous sommes sur le terrain avec des élus, nous avons déjà compté 95 civils tués ».
    L’association de chasseurs dogons Dan Nan Ambassagou « a constaté (lundi) avec beaucoup d’indignation l’attaque barbare et ignoble commise sur le village de Sobane » et « condamne avec la dernière énergie cet acte terroriste et génocidaire intolérable ».
    « C’est un choc, une tragédie » qui se produit « alors qu’on discute du renouvellement du mandat », a déclaré lundi à l’AFP au siège des Nations unies à New York le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, en regrettant que l’Etat malien ne soit pas assez présent dans centre pour empêcher les affrontements interethniques.
    Une réunion sur les pays contributeurs de troupes à la Minusma est prévue mercredi après-midi aux Nations unies, dont le Conseil de sécurité doit se prononcer le 27 juin sur le mandat de cette force. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, recommande qu’elle ne soit pas réduite, malgré les appels des Etats-Unis.
    Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs « groupes d’autodéfense ».
    Elles ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons. Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement malien avait prononcé la dissolution de « Dan Nan Ambassagou ». Le groupe a démenti toute implication dans la tuerie mais son chef militaire, Youssouf Toloba, a rejeté cette dissolution et refusé de « déposer les armes ».
    Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.
    Depuis 2015, ces violences se sont propagées du Nord vers le centre du pays, voire parfois vers le sud. Elles se concentrent surtout dans le centre, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.
    Depuis janvier 2018, la Minusma a recensé 91 violations des droits humains commises par des chasseurs traditionnels contre des membres civils de la population peule, dans les régions de Mopti et de Ségou, ayant fait au moins 488 morts et 110 blessés. Inversement, des groupes armés d’autodéfense de la communauté peule ont commis 67 violations des droits humains contre la population civile de la région de Mopti dans la même période, ayant causé 63 morts et 19 blessés.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du lundi 10 juin 2019

    • Burkina: au moins 19 morts dans une attaque dans le Nord – Abonnés
    • Mali: Une centaine de tués dans un village dogon du centre du pays, « rasé » par des assaillants – Lire l’article
    • Syrie: L’armée loyaliste déploie des renforts de troupes dans le nord de la province de Hama pour contrer la progression continue des djihadistes – Abonnés
    • Syrie : les Kurdes remettent à la France 12 orphelins de familles jihadistes – Abonnés
  • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique

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    Trois Français ont été condamnés à mort dimanche pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué à l’AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, un verdict inédit pour des ressortissants de ce pays.
    Il s’agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d’être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, ils ont 30 jours pour faire appel.
    Jusqu’ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d’avoir rejoint l’EI en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans, ont tous été condamnés à la prison à perpétuité, ce qui équivaut à 20 ans de détention en Irak.
    Kévin Gonot, 32 ans, est né à Figeac dans le sud-ouest de la France. Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 avant d’être tués récemment en Syrie.
    Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint l’EI selon ses « aveux » publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqqa, ancienne « capitale » de l’EI en Syrie.
    Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d’abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au « calife » de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi.
    Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de l’EI a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015.
    Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, la « capitale » de l’EI en Irak de 2014 à 2017 pour y être hospitalisé et non pour y combattre.
    En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) à Paris.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du dimanche 26 mai 2019

    • Burkina: 3 morts dans une nouvelle attaque contre une église – Abonnés
    • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique – Lire l’article
    • Irak : Derniers incidents de sécurité – Abonnés
    • Yémen : les houthis annoncent une attaque au drone contre l’aéroport saoudien de Jizane – Abonnés
  • Arabie saoudite : Les rebelles chiites yéménites ont revendiqué une attaque contre un oléoduc majeur saoudien - – Forte hausse des prix du pétrole

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    Oléoduc est-ouest.jpg

    L’Arabie saoudite a interrompu mardi les opérations sur un oléoduc majeur du royaume après une attaque de drones ayant visé deux stations de pompage près de la capitale Riyad, a annoncé le ministre de l’Energie Khalid al-Falih.
    Dans une déclaration relayée par l’agence officielle saoudienne Spa, M. Falih a indiqué que deux stations de pompage avaient été visées par des « drones armés », ce qui a provoqué un « incendie » et des « dégâts mineurs » à une station, avant que le sinistre ne soit maîtrisé. L’attaque a eu lieu entre 06h00 et 06h30 locales (03h00 et 03h30 GMT), a-t-il précisé. La compagnie Aramco « a pris des mesures de précaution et a interrompu temporairement les opérations sur l’oléoduc » Est-Ouest qui relie la Province orientale, une région saoudienne riche en pétrole, et le port de Yanbu sur la mer Rouge, a-t-il dit.
    Cet oléoduc d’une longueur de 1.200 kilomètres a une capacité d’au moins cinq millions de barils par jour.
    M. Falih a condamné l’attaque de mardi, soulignant que « les derniers actes de terrorisme et de sabotage dans le Golfe (…) visent non seulement le royaume (saoudien), mais aussi la sécurité des approvisionnements pétroliers dans le monde et l’économie mondiale ».
    « Ces attaques prouvent une fois de plus qu’il est important pour nous de faire face aux entités terroristes, y compris les miliciens houthis au Yémen qui sont soutenues par l’Iran », a-t-il affirmé. Le ministre saoudien a conclu sa déclaration en affirmant que « les approvisionnements et les exportations de brut et de produits pétroliers (saoudiens) fonctionnent normalement sans interruption ».
    Revendication des rebelles chiites yéménites
    Plus tôt, la chaîne de télévision al-Massirah, contrôlée par les rebelles au Yémen voisin, avait fait état d’une « opération militaire majeure » contre des cibles saoudiennes avec « l’utilisation de sept drones » contre des « installations vitales » saoudiennes.
    « Cette importante opération militaire est une réponse à l’agression persistante et au blocus de notre peuple et nous sommes prêts à mener des frappes encore plus dures », a déclaré ce militaire cité par al-Massira sur Twitter.
    L’Arabie saoudite intervient militairement depuis 2015 dans le conflit au Yémen pour aider le pouvoir face aux rebelles houthis, soutenus politiquement par l’Iran.
    Dimanche, de mystérieux « actes de sabotage » ont été commis sur quatre navires dans le Golfe, dont deux pétroliers saoudiens, selon les autorités des Emirats arabes unis, pays allié de Riyad.
    On ne sait pas si les houthis, qui sont en guerre au Yémen contre la coalition militaire sunnite dirigée par d’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, voulaient ainsi revendiquer la responsabilité de l’attaque de dimanche, qui a eu lieu près de l’émirat de Fujairah.
    L’émirat se trouve juste à l’entrée du détroit d’Ormuz. Les autorités des EAU n’ont pas précisé la nature de l’attaque ni qui était derrière elle.
    Les houthis ont à plusieurs reprises lancé des attaques de drones et de missiles contre l’Arabie saoudite et ont également revendiqué des attaques de drones sur les Émirats arabes unis.
    La Coalition émirati-saoudienne
    La coalition émirati-saoudienne, soutenue par l’Occident, a commencé à bombarder le Yémen par voie aérienne en mars 2015 pour tenter de rétablir le gouvernement reconnu par la communauté internationale, renversé du pouvoir par les houthis l’année précédente et contraint de quitter la capitale Sanaa.
    La guerre au Yémen est considérée comme une guerre par procuration entre les deux puissances de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. Les houthis refusent d’être considérés comme des pions avancés par l’Iran. Ils disent que leur révolution a pour but de lutter contre la corruption.
    Les Emirats et l’Arabie saoudite sont également de proches alliés des Etats-Unis qui n’ont cessé de durcir le ton contre Téhéran, que ce soit sur le dossier nucléaire ou ses « actions déstabilisatrices » au Moyen-Orient.
    Les prix du pétrole en forte hausse après l’annonce de l’attaque des rebelles chiites yéménites
    Les prix mondiaux du pétrole mardi après-midi ont ont progressé de 1 à 1,4% dans le contexte des nouvelles de l’attaque de drones contre le principal pipeline d’Arabie saoudite, selon les bourses de valeurs.
    À 14h29, heure de Moscou, le coût des contrats à terme standardisés pour le mois de juillet pour le mélange de pétrole brut Brent de la mer du Nord a augmenté de 1,37%, à 71,17 dollars le baril, tandis que celui des contrats à terme standardisés pour le mois de juin a augmenté de 1,03% à 61,67 dollars. Le matin, la hausse du coût des deux types de pétrole était de 0,3 à 0,4%.
    L’Arabie saoudite frappe des positions houthies au Yémen
    L’armée de l’air saoudienne a lancé 17 frappes contre une base insurgée houthie près de la ville d’Abbas, dans le nord-ouest du Yémen.
    Les coups ont été portés en réponse à l’attaque des stations de pompage d’oléoducs en Arabie saoudite par les Houthis à l’aide de drones.
    Détails sur les cibles attaquées
    L’Arabie saoudite a annoncé une attaque par drone des deux stations de pompage 8 et 9 d’Aramco.
    Ces stations de pompage 8 et 9 soutiennent le flux de pétrole et de gaz à travers les gazoducs de la région orientale jusqu’à Yanbu, sur la mer Rouge, en passant par Dawadmi et Afif, près de Riyad, .
    Ces deux pipelines majeurs, reliant les installations de production de pétrole dans la région orientale du royaume jusqu’au port de Yanbu ont été installés en 1982.
    L’un des gazoducs transporte le gaz naturel liquide provenant d’installations de traitement du gaz situées dans la région de Shadqam, à 1 871 kilomètres de Yanbu.
    L’autre pipeline, qui s’étend sur 1 200 kilomètres, transfère du pétrole brut de la région d’Abqaiq.
    Le pipeline, connu sous le nom de pipeline Est-Ouest, est surveillé et contrôlé par ordinateur.
    L’oléoduc de pétrole brut, d’un diamètre de 122 cm, était à l’origine capable de transporter 1,85 million de barils de pétrole brut par jour jusqu’à Yanbu pour le raffinage et l’exportation.
    Saudi Aramco a augmenté plus tard sa capacité pour atteindre 3,2 millions de barils par jour en élargissant le diamètre de tube parallèle de 142 cm (56 pouces).
    L’agrandissement de la station de pompage à la fin de 1992 a porté la capacité du pipeline à 4,5 millions de barils par jour.
    Les installations pétrolières de Yanbu comprennent 11 réservoirs de stockage à toit flottant (1 million de barils chacun), auxquels s’ajoute un réservoir de 1,5 million de barils par jour, le plus grand réservoir du Royaume, construit en 1992 pour augmenter la capacité journalière.
    Le système est relié à quatre lignes de remplissage de 142 cm de diamètre chacunes, reliant des réservoirs de stockage aux plateformes de remplissage de pétroliers.
    Le système est capable de fournir 130 000 barils de pétrole brut par heure et par poste.

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  • Burkina: six morts dans une attaque contre une église catholique du centre-nord du pays

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    Six personnes, dont un prêtre, ont été tués dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources locales et sécuritaires.
    « Vers 09H00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir », a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants « ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts ».
    Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un « groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente ».
    « Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste », a ajouté M. Zongo. « Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte ». « L’alerte a été donnée vers 10H00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho« , une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.
    Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises.
    Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).
    D’abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 près de 400 mors, selon un comptage de l’AFP. Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le Nord. Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques jihadistes, il s’agit de la deuxième attaque, en deux mois, d’une église depuis 2015, date des premières attaques.
    Fin mars, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji, dans le nord du Burkina Faso.
    À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés.
    Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des jihadistes à Nohao, dans le centre-est du pays.
    Plusieurs imams ont également été assassinés par les jihadistes dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient « considérés comme pas assez radicaux » par les jihadistes ou « accusés de collaborer avec les autorités ».

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     FRANÇAIS

    • Burkina: quatre gendarmes tués lors d’une attaque près de la frontière malienne – Abonnés
    • Des migrants ont capturé un pétrolier qui les avait sauvés et ont forcé l’équipage à se diriger vers l’Europe – Abonnés
    • Somalie : puissante explosion à Mogadiscio – au moins quinze morts – Abonnés
    • Syrie: L’armée de l’air israélienne attaque des cibles iraniennes près d’Alep – Abonnés
    • Syrie: La localité de Baghouz après la bataille – Abonnés

     

    ENGLISH

    • Burkina Faso: Four gendarmes killed in attack on base in Barani near Mali border – Subscribers
    • Migrants captured an oil tanker that rescued them and forced the crew to head for Europe – Subscribers
    • Somalia: Car bomb outside hotel kills at least 15 people in Mogadishu – Subscribers
    • Syria: Israeli Air Force attacks Iranian targets near Aleppo – Subscribers
    • Syria: The city of Baghouz after the battle – Subscribers

     

    DEUTSCH

    • Burkina Faso: Vier Gendarmen bei einem Angriff auf ihren Stützpunkt in Barani nahe der Grenze zu Mali getötet – Abonnenten
    • Migranten: Gerettete Bootsflüchtlinge entführen Frachtschiff vor der libyschen Küste – Abonnenten
    • Somalia: Autobombe vor dem Hotel Wehliye tötet mindestens 15 Menschen in Mogadischu – Abonnenten
    • Syrien: Israelische Luftwaffe greift iranische Ziele bei Aleppo an – Abonnenten
    • Syrien: Die Stadt Baghuz nach der Schlacht – Abonnenten

     

    ESPAÑOL

    • Burkina Faso: cuatro gendarmes muertos en un ataque cerca de la frontera con Malí – Suscriptores
    • Migrantes capturaron un petrolero que los salvó y obligó a la tripulación a dirigirse a Europa – Suscriptores
    • Siria: La Fuerza Aérea israelí ataca objetivos iraníes cerca a Aleppo – Suscriptores
    • Siria: La ciudad de Baghuz después de la batalla – Suscriptores
    • Somalia: Coche bomba en las afueras del hotel Wehliye mata al menos a 15 personas en Mogadiscio – Suscriptores

     

    ITALIANO

    • Burkina Faso: quattro gendarmi uccisi in un attacco vicino al confine con il Mali – Abbonati
    • Migranti hanno catturato una petroliera che li aveva salvati e hanno costretto l’equipaggio a dirigersi verso l’Europa – Abbonati
    • Siria: l’aviazione israeliana attacca obiettivi iraniani vicino ad Aleppo – Abbonati
    • Siria: La città di Baghuz dopo la battaglia – Abbonati
    • Somalia: esplosione a Mogadiscio, almeno 15 morti e 16 feriti – Abbonati

     

    NEDERLANDS

    • Burkina Faso: Vier gendarmes gedood bij een aanval op hun basis in Barani bij de grens met Mali – Abonnees
    • Migranten: Geredde bootvluchtelingen kapen vrachtschip voor Libische kust – Abonnees
    • Somalië: Autobom buiten het hotel Wehliye doodt minstens 15 in Mogadishu – Abonnees
    • Syrië: Israëlische luchtmacht valt Iraanse doelen aan bij Aleppo – Abonnees
    • Syrië: de stad Baghuz na de slag – Abonnees

     

    POLSKI

    • Burkina Faso: W ataku na bazę w Barani niedaleko granicy z Mali zginęły cztery żandarmy – Subskrybenci
    • Migranci przejęli statek, który ich uratował i zmusił załogę do udania się do Europy – Subskrybenci
    • Somalia: atak terrorystyczny w Mogadiszu: co najmniej 15 osób zabitych – Subskrybenci
    • Syria: izraelskie siły powietrzne atakują irańskie cele w pobliżu Aleppo – Subskrybenci
    • Syria: miasto Baghuz po bitwie – Subskrybenci

     

    PORTUGUÊS

    • Burkina Faso: quatro gendarmes mortos num ataque perto da fronteira com o Mali – Assinantes
    • Migrantes capturaram um petroleiro que os tinha salvado e forçado a tripulação a dirigir-se para a Europa – Assinantes
    • Síria: Força Aérea Israelense ataca alvos iranianos perto de Alepo – Assinantes
    • Síria: A cidade de Baghuz depois da batalha – Assinantes
    • Somália: Carro-bomba fora do hotel Wehliye mata pelo menos 15 pessoas em Mogadíscio – Assinantes

     

    РУССКИЙ ЯЗЫК

    • Буркина-Фасо: Четыре жандармов погибли в результате нападения на базу в Барани близ границы с Мали — Подписчики
    • Мигранты захватили спасший их корабль и заставили экипаж взять курс на Европу — Подписчики
    • Сирия: израильские военно-воздушные силы атакуют иранские цели вблизи Алеппо — Подписчики
    • Сирия: Город Багхауз после боя — Подписчики
    • Сомали: Теракт в Могадишо: погибли не менее 15 человек — Подписчики

    ptolemee@belliard74.com