Andarab

  • Afghanistan : Les talibans attaquent le "Panjshir" ... La résistance affirme avoir tué des centaines de talibans

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    Le « Front de résistance nationale », qui s'oppose aux talibans dans la province du Panjshir, a déclaré avoir mis hors de combat des centaines de talibans. Ces derniers avaient lancé une attaque à partir de plusieurs fronts mais se sont heurtés à la résistance des combattants du Front de Résistance Nationale. L'offensive a été lancée à partir de la vallée de Khawak et du district de Paryan, à l'embouchure de la vallée du Panjshir.

     Depuis mardi, les affrontements se poursuivent dans différentes parties de la vallée, Gul bahar - Paryan - khawak. Jusqu'ici, les talibans n'ont pas réussi à progresser et auraient perdu beaucoup de combattants. Dans le district de Chikrinow, 13  talibans ont été tués dans une embuscade par la résistance nationale Un de leurs chars a également été détruit.

    Des affrontements ont débuté, mercredi 1er septembre à 10H30 dans les montagnes Golbahar et Jabal al-Saraj. Ils sont toujours en cours actuellement.
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    Selon certaines sources (non encore vérifiées), les affrontements auraient gagné la Kapisa et la vallée de l'Andarab, dans la province de Baghlan. Le porte-parole de la Resistance affirme que les talibans ont perdu 40 hommes et 35 blessés à Andarab au cours des dernières 24 heures : "Ils n'ont même pas pu avancer d'un kilomètre". 

    La résistance du Panjshir revendique la capture du district de Koh Band dans la province de Kapisa, ainsi que des villages de Jamalagha et Deh-e Baba Ali dans la plaine de Shomali. Les districts de Jabul Saraj et Golbahar seraient contestés. 

    Les  talibans affirment avoir capturé une zone dans la province du Panjshir, dernier bastion de la résistance aux talibans en Afghanistan. Les responsables de "l'Emirat islamique" (talibans) affirment avoir renforcé leur contrôle sur la région de Shattal dans le Panjshir.   Ces revendications n'ont pas été vérifiées.

    Selon ces responsables, au cours de l'opération, les talibans ont tué 10 résistants et en ont blessé d'autres. Ils se sont également emparés de deux chars, d'un véhicule blindé, d'un canon de 82 mm et de grandes quantités de munitions.

    Le chef des "talibans", Amir Khan Muttaki, a confirmé dans un message enregistré à destination des habitants du Panjshir, que le mouvement a nommé un nouveau gouverneur pour l'Etat, selon la chaîne afghane 1TV.

    Il apparait évident qua les négociations entre les "talibans" et le "Front de résistance nationale" du Panjshir ont échoué pour l'instant.
     

  • Afghanistan : L'armée américaine élimine un membre de haut rang de l'État islamique

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    Le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé l'élimination de deux membres de l'État islamique-Khorasan, dont un membre important. Un autre aurait été blessé. Il s'agit d'"organisateurs" et "opérateurs" de l'organisation islamiste radicale.

    La frappe a été menée par un avion sans pilote dans la province afghane de Nangarhar. Les trois jihadistes se trouvaient dans un véhicule lorsqu'il a été atteint par le tir du drone.

    "Les premières indications sont que nous avons tué la cible", a déclaré l'armée américaine dans le communiqué. Selon l'armée, il n'y a eu aucune victime parmi la population civile.

    "Il n'y a à notre connaissance aucune victime civile", a indiqué le général américain Hank Taylor. "Je peux confirmer, maintenant que nous avons reçu plus d'informations, que deux cibles importantes de l'Etat islamique-Khorasan ont été tuées et une blessée" dans la frappe lancée samedi depuis l'extérieur de l'Afghanistan, a-t-il précisé.

    Le porte-parole du Pentagone John Kirby a refusé d'expliciter s'ils avaient été directement impliqués dans l'attentat de jeudi près de l'aéroport de Kaboul, qui a fait plus d'une centaine de morts dont 13 soldats américains.

    Cette attaque a été revendiquée par l'Etat islamique au Khorasan . "Il s'agit d'organisateurs et d'opérateurs de l'EI-K, c'est une raison déjà suffisante", a répondu le porte-parole lors d'une conférence de presse. Cette frappe a été conduite au cours "d'une seule mission", a précisé M. Kirby.

    Personne ne dit que parce que "nous les avons eus, nous n'avons plus à nous inquiéter face à l'EI-K", a souligné le porte-parole, en affirmant que l'armée américaine restait "concentrée" sur cette "menace encore active". "Le fait que ces deux individus ne soient plus sur la surface de la Terre est une bonne chose", a-t-il poursuivi.

    L'armée américaine prévoit d'effectuer des frappes aériennes supplémentaires dans les jours et les semaines à venir, selon des responsables américains.

    Les opérations d'évacuations d'Afghanistan se poursuivent. "De fait, il y a environ 1.400 personnes à l'aéroport de Kaboul qui ont été contrôlées et se sont enregistrées pour des vols aujourd'hui", a précisé le général Taylor.

    Au total, environ 111.900 personnes ont été évacuées depuis le 14 août, veille de la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, selon les derniers chiffres du gouvernement américain.

    600 Américains restés dans le pays
    Le Pentagone a révélé qu'environ 600 citoyens américains étaient toujours en Afghanistan à la date limite fixée par Biden le 31 août. 

    La CIA a évacué des Afghans qu'elle avait formés
    Apparemment, la CIA a évacué des combattants entraînés par elle de l'aéroport de Kaboul avant que les talibans n'investissent la place. 

    La Turquie rouvre son ambassade à Kaboul
    la Turquie rouvre son ambassade à Kaboul| L'ambassadeur turc a été escorté de l'aéroport de Kaboul par les talibans. L'ambassadeur de Turquie et toute son équipe diplomatique, sont revenus de l'aéroport de Kaboul avec les membres du ministère des Affaires étrangères de l'Émirat islamique pour rouvrir l'ambassade de Turquie.

    Executions extrajudiciaires
    Malgré les assurances données par le porte-parole des talibans, des rapports continuent d'arriver révélant que les talibans exercent des exécutions extrajudiciaires dans les provinces. Un procureur du gouvernement a été traîné hors de sa maison vendredi par les talibans à Jalalabad pour être retrouvé mort plus tard. 
    Fawad Andarabi, un artiste afghan, a également été traîné hors de chez lui, vendredi 27 août, et tué par les talibans dans le village de Kishnabad à Andarab. Il était un chanteur folklorique célèbre dans la vallée. Son fils a confirmé l'incident. Vidéo.

    La mort du chanteur a été confirmée par l'ancien ministre afghan de l'Intérieur, Masood Andarabi. "Il ne faisait qu'apporter de la joie aux habitants de la vallée, en chantant à quel point la terre ancestrale est belle et qu'elle ne se soumettra pas à la brutalité des talibans", a-t-il écrit.

    La province de Baghlan est devenue l'un des rares centres de résistance au pouvoir des talibans. Les groupes militants d'autodéfense locaux avaient réussi à repousser les talibans. Toutefois, leurs gains ont été de courte durée, et les talibans ont rapidement annoncé qu'ils avaient repris le contrôle de la province.

    Rostamozi.jpegLes talibans nomment un terroriste à la tête de la Fédération afghane d'éducation physique
    Les talibans ont nommé Bashir Ahmad Rostamozi à la tête de la Fédération afghane d'éducation physique. M. Rostamozi est un expert sportif qui a été emprisonné il y a plusieurs années pour avoir fomenté un attentat suicide contre des athlètes du Comité national olympique afghan.

    Nouvelles instructions des talibans dans la province de Kandahar
    Tous les médias locaux de Kandahar (radios et télévisions) sont informés que la musique et les programmes qui impliquent des voix de femmes ou des femmes d'une manière ou d'une autre ne seront plus autorisés.
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  • Afghanistan : Derniers développements (mis à jour au fur et à mesure des évènements)

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    Echange de tirs à l'aéroport de Kaboul : 1 mort
    Un garde afghan a été tué lors d'un échange de tirs tôt lundi matin 23 août 2021 à l'aéroport de Kaboul, entraînant l'intervention des forces allemandes et américaines, a annoncé l'armée allemande.
    "Ce matin à 04H13, il y a eu un échange de coups de feu entre des gardes afghans et des assaillants non identifiés à la porte Nord de l'aéroport de Kaboul. Un garde afghan a été tué et trois autres blessés", a indiqué l'armée allemande sur son compte Twitter.
    Des soldats allemands et américains ont pris part à "des échanges de tirs ultérieurs", a ajouté l'armée allemande en précisant qu'aucun soldat allemand n'avait été blessé.

    Toujours le chaos autour de l'aéroport de Kaboul
    Depuis leur entrée dans Kaboul le 15 août, les islamistes tentent de convaincre la population qu'ils ont changé, affirmant que leur politique sera moins brutale que lorsqu'ils étaient à la tête du pays de 1996 à 2001. Mais cela n'endigue pas le flot de ceux qui ne croient pas en leurs promesses et veulent partir. "L'Amérique, avec toute sa puissance et ses équipements (...), a échoué à ramener l'ordre à l'aéroport. Il y a la paix et le calme dans tout le pays, mais il n'y a que le chaos à l'aéroport de Kaboul (...) Cela doit cesser le plus tôt possible", a déclaré dimanche un haut responsable taliban, Amir Khan Mutaqi.

    Sept Afghans sont morts dans cette gigantesque cohue à l'aéroport, a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense, sans dire s'il parlait d'un seul incident ou de plusieurs, ni quand cela avait eu lieu.

    Un journaliste, faisant partie d'un groupe d'employés de presse et d'universitaires qui a eu la chance d'accéder à l'aéroport dimanche, a décrit des scènes d'Afghans totalement désespérés s'accrochant à leur bus au moment où ils y pénétraient. "Ils nous montraient leurs passeports et criaient: +Emmenez-nous avec vous, s'il vous plaît emmenez-nous avec vous", a raconté ce journaliste à l'AFP.

    Espérant toujours un miracle, des familles demeurent massées entre les barbelés qui entourent le périmètre séparant les talibans des troupes américaines, et l'accès à l'aéroport reste très difficile.

    Face à cette situation, les dirigeants du G7 vont tenir une réunion virtuelle mardi, a annoncé le Premier ministre britannique Boris Johnson, dont le pays assure actuellement la présidence du groupe. "Il est vital que la communauté internationale travaille ensemble pour assurer des évacuations sûres, prévenir une crise humanitaire et aider le peuple afghan à protéger les progrès (réalisés) les vingt dernières années", a-t-il ajouté.

    Le président américain Joe Biden a déclaré dimanche toujours espérer que les opérations d'évacuations puissent être terminées avant le 31 août, la date fixée par son gouvernement pour le retrait complet des troupes américaines en Afghanistan. "Nous espérons que nous ne devrons pas prolonger", a déclaré le président américain, tout en laissant la porte ouverte à une extension. "Il y aura des discussions, je pense."

    Washington a réquisitionné les avions de plusieurs compagnies aériennes privées afin d'aider à l'évacuation. Ces avions ne décolleront pas de l'aéroport de Kaboul mais aideront à transporter les personnes ayant été évacuées vers des pays tiers, comme le Qatar ou les Emirats arabes unis.

    Washington prévoit d'évacuer entre 10.000 et 15.000 de ses ressortissants, et de 50.000 à 60.000 Afghans et leurs familles, selon l'administration Biden. Mais un nombre considérable d'autres personnes tentent de fuir. "Il veulent évacuer 60.000 personnes d'ici la fin du mois. C'est mathématiquement impossible", a déclaré à l'AFP le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

    Vladimir Poutine tire la sonnette d'alarme sur la présence de combattants déguisés en réfugiés
    Depuis le 14 août, environ 25.100 personnes ont été évacuées d'Afghanistan à bord d'avions militaires américains et de pays alliés, selon la Maison Blanche.

    Dimanche 22 août, le président russe Vladimir Poutine a appelé à empêcher un afflux de réfugiés en provenance d'Afghanistan parmi lesquels pourraient se cacher des "combattants déguisés".

    "Nos partenaires occidentaux demandent avec insistance d'accueillir les réfugiés dans les pays d'Asie centrale jusqu'à ce qu'ils aient un visa pour les Etats-Unis ou pour d'autres pays", a déclaré M. Poutine. "Mais qui peut être (caché) parmi ces réfugiés, comment peut-on le savoir?", a-t-il souligné, en estimant que "des centaines, voire des centaines de milliers ou peut-être des millions" de personnes pourraient vouloir fuir le pays.

    Les talibans annoncent une offensive contre la vallée du Panjshir
    Une poche de résistance s'est formée dans la vallée du Panjshir, au nord-est de Kaboul, longtemps connue comme un bastion anti-talibans. Ce Front national de résistance (FNR) est notamment emmené par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda.

    Après l'échec de négociations, les talibans ont annoncé dimanche 22 août 2021 le lancement d'une offensive d'envergure contre la vallée du Panjshir.
    "Des centaines de moudjahidines de l'Emirat islamique se dirigent vers l'Etat du Panjshir pour le contrôler, après que des responsables locaux aient refusé de le remettre de façon pacifique", ont indiqué les talibans sur leur compte Twitter en arabe. 
    L'offensive des talibans contre la vallée du Panjshir est dirigée par Qari Fasihud Din HafizuAllah. Lundi 23 août, ils ont annoncé avoirencerclé les combattants du Front National de Résistance dans le Panjshir, tout en ajoutant vouloir négocier plutôt que de combattre.E9coAxCXMAAXhvn.jpeg

    L'entrée principale de la vallée du Panjshir est une gorge étroite qui rend son invasion extrêmement difficile par des forces extérieures, à la merci des tirs de combattants positionnés sur les hauteurs alentours.

    Des rapports émanant de plusieurs sources, non confirmés, mais rapportés par la BBC , prétendent qu'une colonne de talibans serait tombée dans une embuscade tendue par les combattants anti-talibans du Jabal al-Siraj, avant d'entrer dans la région du Panjshir. Selon ces rapports,  plus de 300 talibans auraient été tués. En outre, les combattants du Front National de Résistance (anti-talibans) auraient fait sauter le pont Doshakh à Salang nord, coupant la route d'approvisionnement des talibans et piégeant plusieurs centaines de talibans.
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    Les talibans affirment avoir nettoyé les districts de Banu, Pol-e-Hesar et Deh Salah de la province de Baghlan. Parallèlement, des sources locales ont indiqué que de violents combats avaient lieu entre les talibans et les combattants du groupe dans les districts de Deh Salah et Banu. Au cours des combats, le chef taliban du district de Banu a été tué avec 3 autres combattants.
    Les affrontements se poursuivent dans différentes parties d'Andarab.
    Une information en date du 23 août fait état d'une embuscade dans la région de Fajr au cours de laquelle une cinquantaine de talibans ont été tués et 20 autres faits prisonniers. Le Front National de Résistance (FNR) a eu un mort 1 et six blessés.

    Un porte-parole du FNR, Ali Maisam Nazary, a déclaré à l'AFP que le Front se préparait à "un conflit de longue durée" avec les talibans. Selon lui, des milliers d'Afghans ont rejoint la vallée du Panjshir pour combattre le nouveau régime.
    Des photos prises par l'AFP lors d'exercices d'entraînement montrent des véhicules blindés rouler à travers la vallée. "Les talibans ne dureront pas s'ils continuent ainsi. Nous sommes prêts à défendre l'Afghanistan et nous mettons en garde contre un bain de sang", a déclaré dimanche M. Massoud à la chaîne Al-Arabiya. Vidéo de combattants du FNR dans la région du Panjshir.

    Le "Lion du Panjshir"
    En 1997 Ahmed Shah Massoud, légendaire chef de guerre surnommé "Le lion du Panjshir", avait fait sauter le tunnel de Salang, construit lors de l'invasion soviétique de l'Afghanistan (1979-1989), fermant ainsi la porte d'entrée de la vallée par le sud. Malgré de nombreuses tentatives, les talibans n'étaient jamais parvenus à s'emparer du Panjshir.

    Les talibans envisagent de remplacer Kaboul par Kandahar comme capitale d'Afghanistan
    Dans une interview exclusive avec Al-Jazeera, Abdul Qahar Balkhi, membre de la commission culturelle des talibans, a déclaré que "des consultations sont en cours pour former un gouvernement et ce sera certainement un système global". Il a déclaré que le changement de la capitale de Kaboul à Kandahar est également un sujet de discussion.
    L'une des raisons pour lesquelles les talibans envisagent de changer de capitale est que la plupart des Kaboulis parlent une langue appartenant au groupe iranien de la famille des langues indo-européennes. Les Pachtounes sont minoritaires à Kaboul  et ceux de Kaboul sont de langue persane. Alors que Kandahar est une ville pachtoune. 
    La question du transfert de la capitale pourrait également révéler des dissensions entre les pachtounes Kandahari à l'égard des talibans pachtounes de Haqqani qui ont pris le pouvoir à Kaboul. les Haqqanis jouent un rôle dominant à la fois militairement et politiquement à Kaboul. Or, les relations étroites idéologiques, opérationnelles et même familiales des Haqqani avec al-Qaïda sont bien connues.
    Ajoutons que l'ONU a identifié la présence de hauts dirigeants d'al-Qaïda et de centaines de djihadistes armés, notamment dans la région d'Af-Pak.

    L"ambassade du Pakistan à Kaboul investie par les talibans
    Des sources locales confirment que l'ambassade du Pakistan à Kaboul a été investie par les talibans, lundi 23 août 2021. Les talibans ont averti le personnel de ne pas délivrer de visas pour les Afghans essayant de fuir le pays. (Source Suhaib Zuberi)

  • Afghanistan : Les talibans disent avoir envoyé des "centaines" de combattants vers une zone rebelle

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    Les talibans ont annoncé dimanche que des "centaines" de leurs combattants se dirigeaient vers la vallée du Panjshir, au nord-est de Kaboul, une des rares zones de l'Afghanistan échappant encore au contrôle du groupe islamiste.

    Des centaines de moujahidines de l'Emirat islamique ont été envoyés samedi soir 21 août vers l'Etat du Panjshir pour le contrôler, après que des responsables locaux aient refusé de le remettre de façon pacifique, ont indiqué les talibans sur leur compte Twitter en arabe.

    Ces renforts ont pour mission de contrer les attaques des unités d'Ahmad Massoud, le fils du légendaire commandant Ahmed Shah Massoud, et des loyalistes d'Amrullah Saleh, vice-président afghan avant la prise de Kaboul par les talibans. Les forces du Panjshir seraient entrées dans la province de Baghlan et à Charikar.
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    Les renforts talibans compteraient entre 3000 et 6000 combattants. Selon des informations non confirmées, les talibans auraient lancé une offensive tôt dimanche matin sur Bannu dans la vallée d'Andarab dans la province de Baghlan et capturé un certain nombre de forces de résistance. L'offensive leur aurait permis de reprendre toutes les zones brièvement occupées par le Front de la Résistance, y compris Deh Salah. Les milices andarabi auraient battu en retraite vers le Panjshir. Enfin, ajoutons que les talibans ont adressé à Ahmad Massoud un dernier ultimatum lui intimant de se rendre.

  • Afghanistan : Derniers évènements sécuritaires

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    Aéroport de Kaboul : un chaos sans fin
    Six jours après l'entrée des talibans dans Kaboul, des dizaines de milliers d'Afghans cherchent toujours désespérément à fuir, via un pont aérien "difficile" dont le président américain Joe Biden a reconnu ne pouvoir garantir "l'issue".

    Routes paralysées par la foule, avions cargos pris d'assaut, enfants lancés par leurs parents par dessus des barbelés: les images du chaos à l'aéroport de Kaboul ne font que renforcer chaque jour le sentiment d'impréparation de l'opération d'évacuation. Ce pont aérien est "l'un des plus importants et difficiles de l'histoire", a reconnu vendredi, dans sa seconde allocution télévisée en quelques jours, M. Biden lors d'un discours à la Maison Blanche.

    "Je ne peux pas promettre ce qu'en sera l'issue finale" ni qu'il n'y aura pas "de risques de pertes" en vies humaines, a déclaré le président, assurant que les alliés de Washington ne remettaient pas en cause la "crédibilité" américaine de mener à bien cette opération. Il a annoncé que 13.000 personnes avaient été évacuées par l'armée américaine depuis le 14 août. Des milliers d'autres ont embarqué à bord d'avions venus notamment des pays européens et de Grande-Bretagne.

    Des Américains évacués par hélicoptères
    Les Etats-Unis à eux seuls prévoient de faire partir 30.000 personnes. Les évacués sont en majorité des citoyens américains que les talibans laissent entrer. Mais de nombreux Afghans, notamment ceux ayant travaillé pour les Etats-Unis et détenteurs d'un visa d'immigration spéciale (SIV) pour eux et leurs proches, ne peuvent pas accéder à l'enceinte sécurisée par plus de 5.000 militaires américains.

    Vendredi, l'armée américaine a dû déployer trois hélicoptères pour aller chercher dans un hôtel de Kaboul 169 Américains n'ayant pu se rendre à l'aéroport. Et ils sont encore très nombreux, coincés entre les postes de contrôle talibans et les barbelés posés par l'armée américaine, dans l'attente désespérée d'un vol.

    Parmi d'innombrables témoignages poignants, une vidéo postée sur les réseaux sociaux montre des Afghans faisant passer un bébé en pleurs par-dessus la foule à l'aéroport et le donnant à un soldat américain. Selon le Pentagone, il a été soigné puis rendu à ses parents.

    Face aux critiques et polémiques qui agitent les Etats-Unis depuis la victoire éclair des talibans, l'armée américaine a pris en mains sa communication vendredi en publiant un florilège de photographies montrant ses militaires prenant soin de bébés et de jeunes enfants afghans à l'aéroport. Et le porte-parole du Pentagone John Kirby de mettre en avant la "compassion" des soldats.

    Les évacuations de civils ont été suspendues plusieurs heures vendredi à cause de l'encombrement des bases américaines dans le Golfe, notamment au Qatar, où se trouvent des milliers de réfugiés.

    Les Etats-Unis ont obtenu le feu vert de Berlin pour que certains évacués soient dirigés vers l'Allemagne, où les Etats-Unis disposent de nombreuses bases militaires, notamment la grande base de Ramstein et son important hôpital militaire.

    Les talibans empêchent des fonctionnaires de reprendre le travail
    Les fonctionnaires ont été empêchés de retourner travailler dans les bâtiments publics par les talibans, alors que la semaine de travail reprend le samedi en Afghanistan, ont indiqué plusieurs d'entre eux à l'AFP.

    "Je suis allé à mon bureau ce matin, mais le taliban qui était à l'entrée m'a dit qu'il n'avait pas reçu l'ordre de rouvrir", a indiqué Hamdullah, un fonctionnaire kabouli. "Ils nous ont dit de regarder à la télé ou d'écouter à la radio l'annonce de la reprise du travail", a-t-il ajouté. "Les talibans ont fermé toutes les routes jusqu'au ministère. Ils n'autorisent personne à entrer dans le bâtiment", a de son côté indiqué un employé du ministère des Affaires étrangères afghan. "L'un d'entre eux m'a dit d'attendre jusqu'à la nomination du nouveau ministre et de ses directeurs." "Ils nous ont renvoyés chez nous", a confirmé un fonctionnaire de la mairie de Kaboul. "Je suis venu avec beaucoup d'espoir mais suis reparti déçu."

    Depuis que les talibans ont pris le pouvoir le 15 août, les bâtiments gouvernementaux, les banques, les bureaux des passeports, les écoles et les universités sont restés largement fermés. Seules quelques entreprises privées de télécommunication ont fonctionné ces derniers jours.

    Les talibans n'ont toujours pas formé de gouvernement après avoir conquis le pays à une vitesse folle et s'être emparés de Kaboul sans opposition.

    Depuis l'effondrement du gouvernement, l'une des principales préoccupations des Afghans est de continuer à percevoir un salaire, ce qui semble impossible sans un maintien de l'activité.

    La plupart des routes de la capitale étaient en grande partie désertes samedi, à l'exception des postes de contrôle des talibans, de leurs patrouilles et des axes menant à l'aéroport encombrés par des milliers d'Afghans cherchant à fuir le pays.

    Chasse aux opposants
    Les talibans tentent de convaincre qu'ils ne cherchent pas à se venger de leurs anciens ennemis, promettant de "nombreuses différences" par rapport à leur précédent règne, entre 1996 et 2001, quand ils avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique qui empêchait les femmes de travailler ou étudier et punissait de sanglants châtiments les voleurs et les meurtriers. Mais selon un rapport d'un groupe d'experts travaillant pour l'ONU, les nouveaux maîtres de l'Afghanistan possèdent des "listes prioritaires" d'Afghans recherchés, les plus menacés étant les gradés de l'armée, de la police et du renseignement.

    Le rapport indique que les talibans effectuent des "visites ciblées" chez les personnes recherchées et leurs familles. Leurs points de contrôle filtrent aussi les Afghans dans les grandes villes et ceux souhaitant accéder à l'aéroport de Kaboul.

    La Fédération internationale des journalistes (FIJ) indique avoir reçu "des centaines de demandes d'aide" de professionnels de l'information afghans, majoritairement des femmes, chez qui règnent "la panique et la peur".

    Les talibans affirment que leurs hommes n'étaient pas autorisés à agir ainsi. "Certaines personnes le font encore, peut-être par ignorance (...) Nous avons honte", a tweeté un de leurs hauts responsables, Nazar Mohammad Mutmaeen.

    Peur sur les réseaux sociaux
    Beaucoup d'habitants de
    Kaboul suppriment leurs comptes de médias sociaux et leurs messages sur les téléphones. Beaucoup craignent que leur empreinte numérique ne fasse d'eux des cibles de représailles des talibans. Les talibans infiltrent les groupes WhatsApp et Facebook et confisquent les téléphones au cours des perquisitions porte-à-porte. (Information Frud Bezhan).

    Peur chez les journalistes
    Zabiullah Mujahid, un porte-parole des talibans affirme qu'un  comité de trois membres va être créé pour aborder les problèmes auxquels sont confrontés les médias à Kaboul. Le comité comprendra un membre de la « Commission culturelle » des talibans, un membre des médias et un membre de la police. (
    Natsecjeff)
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    Avenir des relations internationales
    Les talibans ont dit vouloir établir de "bonnes relations diplomatiques" avec tous les pays, mais prévenu qu'ils ne feraient aucun compromis sur leurs principes religieux. La Chine, la Russie, la Turquie et l'Iran ont émis des signaux d'ouverture, les pays occidentaux restant méfiants.

    Le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi à empêcher "l'effondrement" de l'Afghanistan, critiquant au passage la politique occidentale "irresponsable" visant à "imposer des valeurs étrangères".

    De son côté, le Tadjikistan menace de fermer toutes les ambassades à Douchanbé des pays qui décideraient de soutenir financièrement ou militairement les talibans. Il a demandé l'ONU de ne pas reconnaître le régime taliban comme gouvernement officiel.

    Vers la fin de la résistance au Panjshir ?
    Si on croit Khalil al-Rahman Haqqani, Ahmad Massoud, le fils du légendaire Ahmad Shah Massoud et commandant des forces de résistance du Panjshir, aurait finalement prêté allégeance aux talibans. Vidéo de la déclaration de Khalil Haqqani. Mais Un conseiller de Massoud réfute l'information et affirme que des négociations, facilitées par les anciens des tribus et des proches des talibans, sont toujours en cours pour un "gouvernement global" avec les talibans et qu'aucun accord ou allégeance n'a été conclu.

    La situation pourrait devenir assez tragique à Andarab, dans la province de Baghlan, dans le cas où aucun accord serait conclu entre les talibans et leurs opposants. Au moins 20 talibans ont déjà perdu la vie au cours de récents affrontements et les talibans promettent d'être impitoyables :  "aucune pitié pour les traîtres", ont-ils promis.
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