Amir Khan Muttaqi

  • Afghanistan : Les talibans attaquent le "Panjshir" ... La résistance affirme avoir tué des centaines de talibans

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    Le « Front de résistance nationale », qui s'oppose aux talibans dans la province du Panjshir, a déclaré avoir mis hors de combat des centaines de talibans. Ces derniers avaient lancé une attaque à partir de plusieurs fronts mais se sont heurtés à la résistance des combattants du Front de Résistance Nationale. L'offensive a été lancée à partir de la vallée de Khawak et du district de Paryan, à l'embouchure de la vallée du Panjshir.

     Depuis mardi, les affrontements se poursuivent dans différentes parties de la vallée, Gul bahar - Paryan - khawak. Jusqu'ici, les talibans n'ont pas réussi à progresser et auraient perdu beaucoup de combattants. Dans le district de Chikrinow, 13  talibans ont été tués dans une embuscade par la résistance nationale Un de leurs chars a également été détruit.

    Des affrontements ont débuté, mercredi 1er septembre à 10H30 dans les montagnes Golbahar et Jabal al-Saraj. Ils sont toujours en cours actuellement.
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    Selon certaines sources (non encore vérifiées), les affrontements auraient gagné la Kapisa et la vallée de l'Andarab, dans la province de Baghlan. Le porte-parole de la Resistance affirme que les talibans ont perdu 40 hommes et 35 blessés à Andarab au cours des dernières 24 heures : "Ils n'ont même pas pu avancer d'un kilomètre". 

    La résistance du Panjshir revendique la capture du district de Koh Band dans la province de Kapisa, ainsi que des villages de Jamalagha et Deh-e Baba Ali dans la plaine de Shomali. Les districts de Jabul Saraj et Golbahar seraient contestés. 

    Les  talibans affirment avoir capturé une zone dans la province du Panjshir, dernier bastion de la résistance aux talibans en Afghanistan. Les responsables de "l'Emirat islamique" (talibans) affirment avoir renforcé leur contrôle sur la région de Shattal dans le Panjshir.   Ces revendications n'ont pas été vérifiées.

    Selon ces responsables, au cours de l'opération, les talibans ont tué 10 résistants et en ont blessé d'autres. Ils se sont également emparés de deux chars, d'un véhicule blindé, d'un canon de 82 mm et de grandes quantités de munitions.

    Le chef des "talibans", Amir Khan Muttaki, a confirmé dans un message enregistré à destination des habitants du Panjshir, que le mouvement a nommé un nouveau gouverneur pour l'Etat, selon la chaîne afghane 1TV.

    Il apparait évident qua les négociations entre les "talibans" et le "Front de résistance nationale" du Panjshir ont échoué pour l'instant.
     

  • Afghanistan : Remaniement à la tête du mouvement taliban

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    Les Talibans ont confié au fils du fondateur du mouvement la responsabilité de leur branche militaire et ont ajouté plusieurs figures puissantes à leur équipe de négociation. Les changements à la tête de l'équipe dirigeante interviennent avant les pourparlers attendus avec Kaboul visant à mettre fin à des décennies de guerre en Afghanistan. Toutefois, les attaques meurtrières du groupe contre les forces de sécurité n'ont pas diminué, et le groupe s'est engagé à les poursuivre jusqu'à ce que tous ses prisonniers soient libérés, conformément à un accord signé avec les États-Unis en février.
    À la suite des changements de direction, le mollah Mohammad Yaqoob, 30 ans, a été nommé à la tête d'une nouvelle aile militaire unifiée. Tout aussi important est l'ajout de quatre membres du conseil de direction du groupe insurgé à l'équipe de négociation de 20 membres, ont déclaré des responsables talibans à l'Associated Press.
    Le remaniement, supervisé par le chef des talibans, le mollah Hibatullah Akhunzada, vise à renforcer son contrôle sur les branches militaires et politiques du mouvement, ont déclaré les responsables sous couvert d'anonymat car ils n'étaient pas autorisés à dévoiler les rouages internes des talibans.
    L'équipe de négociation nouvellement renforcée comprend Abdul Hakeem, le juge en chef des talibans et confident d'Akhunzada, ainsi que Maulvi Saqib, qui était juge en chef sous le régime des talibans.
    Les changements de direction ont également mis sur la touche le haut dirigeant des talibans, Amir Khan Muttaqi, en le retirant du comité de négociation. Considéré comme proche du Pakistan voisin, son retrait a été interprété comme une tentative de limiter l'influence du Pakistan et de renforcer leur position auprès de Kaboul, qui se méfie profondément d'Islamabad.