Ambassade de France

  • Liban : Des manifestants islamistes ont tenté de pénétrer dans l'ambassade de France à Beyrouth

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    Des dizaines de manifestants islamistes, drapeaux islamiques à la main et criant des slogans en faveur du Prophète, se sont rassemblés vendredi en début d'après-midi à Corniche Mazraa à Beyrouth, près de la Résidence des Pins, la résidence officielle de l'ambassadrice de France, afin de protester contre les caricatures de Mahomet et les propos du président Emmanuel Macron qui les défendait.

    Selon les images de la chaîne LBCI, une foule de manifestants s'est élancée de la mosquée Abdel Nasser en direction de la Résidence des Pins, mais l'armée et la police sont déployées en masse sur les lieux, et on dressé des barbelés et des barrages métalliques afin d'empêcher les protestataires de s'approcher. Aucun incident n'a été signalé jusque-là. 

    Un peu plus tôt, un convoi de bus transportant des manifestants brandissant des drapeaux islamiques s'était dirigé de Tripoli, dans le Nord, vers la capitale. Ces protestataires semblent répondre à un appel lancé par le groupe pan-islamiste nommé Hezb al-Tahrir.

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  • Liban : Le directeur de la DGSE, le renseignement français, presse les politiciens libanais à activer les réformes

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    Bernard Emié patron depuis le 7 jui 2017.jpegDes sources libanaises ont révélé jeudi que le directeur du renseignement français, Bernard Emié (photo), participait aux efforts pour pousser le Liban à former un nouveau gouvernement et à mettre en œuvre des réformes, ceci, en application des efforts du président français pour sauver le pays d'une crise économique dévastatrice.

    Le président français est à l'avant-garde des efforts internationaux visant à faire pression sur les politiciens libanais rivaux pour qu'ils s'attaquent à une crise considérée comme la plus grande menace pour la stabilité du Liban depuis la guerre civile qui a fait rage de 1975 à 1990.

    La crise causée par des décennies de corruption et de mauvaise gestion a été aggravée par la double explosion du port de Beyrouth le 4 août, qui a tué plus de 190 personnes et détruit une importante partie de la ville.

    Lors de sa visite au Liban mardi 1er septembre, le président français avait donné aux politiciens libanais jusqu'à fin octobre pour commencer à mettre en œuvre des réformes, avertissant qu'ils pourraient faire face à des sanctions si la corruption l'empêchait.

    Emié est le directeur général du service de renseignement extérieur en France (DGSE). Trois responsables libanais ont déclaré qu'Emié était en contact avec des responsables libanais sur les questions abordées lors de la visite du président français.

    En réponse à la question de savoir si Emié joue un rôle, la présidence française a déclaré: «Le président est en charge du suivi et tout le monde dans le pays effectue son travail. Et le ministre (des Affaires étrangères) prendra contact. "

    Emié, ambassadeur de France au Liban de 2004 à 2007, a été nommé directeur des renseignements peu après l'arrivée au pouvoir de Macron en 2017.

    "Oui, le directeur du renseignement français suit tous les dossiers que Macron a soulevés lors de sa dernière visite, et à cette fin, il communique avec de nombreux responsables libanais de toutes affiliations, les suit pas à pas et les exhorte à accélérer la mise en œuvre des réformes", a déclaré un haut responsable libanais.

    Il a été nommé ambassadeur au Liban après avoir été conseiller du président français Jacques Chirac. Il était en fonction au moment de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri, un ami proche de Chirac.

    Les diplomates affirment qu'il a joué un rôle important dans les efforts visant à expulser les forces syriennes du Liban, après qu'elles y soient entrées pendant la guerre civile.

    Emié est l'un des nombreux responsables français à suivre les factions libanaises. Al-Masar a déclaré que parmi ces responsables, Emmanuel Bonne, principal conseiller diplomatique de Macron et ancien ambassadeur de France à Beyrouth.

    La pression de Macron a poussé les dirigeants libanais à s'entendre sur un nouveau Premier ministre, Mustafa Adib, qui a entamé des pourparlers pour former un gouvernement de spécialistes.

    Bien que la France, ancienne puissance mandataire, soit à la pointe des efforts diplomatiques au Liban, d'autres pays, comme l'Iran, ont également une influence à travers leur soutien au groupe chiite lourdement armé du Hezbollah.

    Les États-Unis sont un donateur majeur des parties, y compris l'armée libanaise, et classent le Hezbollah comme un groupe terroriste.

    Lors d'une visite à Beyrouth, David Schenker, un haut responsable américain, a déclaré au journal An-Nahar que les Etats-Unis appréciaient les efforts français mais qu'il y avait de "légères différences" avec Paris.

    Schenker a déclaré que Washington ne considérait pas le Hezbollah comme une organisation politique légitime et estimait qu'il n'était "pas enclin à se réformer". Pour Macron, le groupe est un parti élu et fait partie du système politique libanais.

  • Liban : L'ambassade de France appelle à "une vigilance particulière" dans les prochaines 48h

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    Liban 
    L'ambassade de France appelle à "une vigilance particulière" dans les prochaines 48h
    L'ambassade de France au Liban a appelé vendredi ses ressortissants à rester vigilants durant les prochaines 48h, sans faire état de menace sécuritaire en particulier.
    "En raison d'un risque élevé d'attentat visant des lieux publics, une vigilance particulière doit être observée dans les prochaines 48 heures" peut-on lire sur le site de la mission diplomatique française.
    Hier, plusieurs ambassades à Beyrouth, notamment celle des Etats-Unis, avaient mis en garde leurs ressortissants contre une éventuelle attaque visant le Casino du Liban. 
     
    Jean René Belliard