Ambassade américaine à Bagdad

  • Irak : Attaques quasi quotidiennes contre les intérêts américains

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    Trois roquettes ont visé tôt jeudi l'ambassade américaine à Bagdad à l'issue d'une journée marquée par l'une des opérations les plus importantes de ces derniers mois contre les intérêts américains dans le pays et une tentative d'attaque au drone déjouée en Syrie voisine.

    Depuis le 27 juin, les forces américaines en Irak et en Syrie ont été attaquées au moins 7 fois.
    - 28 juin et 07 juillet : champ pétrolier al-Omar dans la province syrienne de Deir Ezzor. 
    - 5 juillet et  7 juillet : Base aérienne d'Ain al-Asad, province sunnite d'al-anbar, en Irak.
    - 5 juillet et 7 juillet :  Zone verte de Bagdad en Irak
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     - 6 juillet : Aéroport d'Erbil à Erbil, dans la région autonome du Kurdistan irakien.

    Ces opérations, rarement revendiquées mais très souvent saluées par les pro-Iraniens en Irak, semblent coordonnées et interviennent huit jours après des frappes américaines en Syrie et en Irak contre des positions du Hachd al-Chaabi, puissante coalition pro-Iranienne désormais intégrée aux forces régulières irakiennes. Une dizaine de miliciens avaient été tués dans ces raids et le Hachd avait promis de les "venger". Dans la nuit de mercredi à jeudi, trois roquettes se sont abattues près de l'ambassade américaine à Bagdad, a annoncé l'armée irakienne.

    Les batteries de défense C-RAM (vidéo) sont entrées en action dans la nuit, ont constaté des journalistes de l'AFP, alors que l'armée assurait que les trois projectiles n'avaient pas touché l'ambassade elle-même mais des endroits à proximité dans la Zone verte de Bagdad, ultra-protégée. Une première roquette a atterri près du siège de l'Agence de sécurité nationale, et la seconde sur la place des célébrations, tandis qu'une autre roquette a atterri près de la zone de Sheikh Omar dans un quartier résidentiel

    A la mi-journée, une attaque avait eu lieu contre la base aérienne irakienne d'Aïn al-Assad, qui abrite des militaires américains dans l'ouest désertique du pays.

    Pas moins de quatorze roquettes "sont tombées sur la base et dans son périmètre. Les systèmes de défense ont été activés", a tweeté le porte-parole de la coalition internationale anti-jihadistes en Irak, le colonel Wayne Marotto. L'attaque a fait deux blessés légers, a-t-il précisé.

    Peu après, des forces kurdes de Syrie ayant combattu l'Etat islamique (Daech) ont affirmé avoir déjoué une attaque de drone près d'une importante base de la coalition emmenée par les Etats-Unis dans l'est de la Syrie, dans la zone du champ pétrolier d'Al-Omar.

    L'attaque en Irak a été revendiquée par un groupe se présentant comme les "Brigades de revanche de la mort d'Al-Mohandis", qui a promis "de forcer les Américains à quitter le territoire irakien". Ce groupe inconnu porte le nom de l'ancien n°2 du Hachd, Abou Mehdi al-Mohandis, tué avec le puissant général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain en janvier 2020 à Bagdad.

    Les différentes factions du Hachd "ont reçu l'ordre de multiplier les attaques contre les Américains en Irak", a récemment indiqué à l'AFP une source au sein de la coalition, devenue force incontournable en Irak, pays pris en étau entre ses deux grands alliés américain et iranien, eux-mêmes grands ennemis.

    Selon cette même source, le général iranien Esmaïl Qaani, successeur de Soleimani, était à Bagdad au début du mois pour rencontrer notamment les différentes factions pro-Iran du pays.

    Accélération
    Depuis le début de l'année, une cinquantaine d'attaques ont été menées contre des intérêts américains mais elles se sont accélérées ces derniers jours. Aïn al-Assad avait déjà été visé lundi par trois roquettes et, quelques heures plus tard, l'ambassade américaine avait été menacée par un drone, abattu par le système C-RAM. Mardi soir, une attaque à l'aide de drones piégés a été perpétrée contre l'aéroport d'Erbil, au Kurdistan irakien (nord), qui abrite également une base de la coalition internationale.

    Pour l'analyste irakien Ali Beder, interrogé par l'AFP, ces attaques sont avant tout une "démonstration de force", mais "n'ont pas d'effet sur la présence américaine en Irak", où quelque 2.500 soldats américains sont toujours déployés dans le cadre de la coalition anti-EI. Il n'en reste pas moins que l'utilisation des drones est un véritable casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l'armée américaine pour défendre ses troupes.

    Signe que les Etats-Unis s'inquiètent des nouvelles attaques au drone, ils ont récemment annoncé offrir jusqu'à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak. Le porte-parole du département d'Etat américain Ned Price a estimé mercredi soir que ces attaques étaient "représentatives de la menace que les milices pro-Iran sont pour la souveraineté et la stabilité de l'Irak".

  • Irak : Nouvelles attaques contre des forces américaines

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    Quatorze roquettes ont été tirées mercredi 7 juillet 2021 sur la base militaire aérienne d'Ain al-Assad dans l'ouest irakien, l'une des opérations les plus importantes de ces derniers mois contre les forces américaines en Irak, dans un contexte d'attaques quasi quotidiennes.

    Les roquettes auraient été tirées à partir d'un lanceur improvisé installé à l'arrière d'un camion stationné près d'une mosquée du district d'al-Baghdadi, au nord-est de la base aérienne d'Ain al-Assad. Le quartier aurait été bombardé par les forces américaines après l'attaque.

    Au même moment, des forces kurdes de Syrie ayant combattu l'Etat islamique (Daech) ont affirmé avoir déjoué une attaque de drone près d'une importante base de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis dans l'est de la Syrie, dans la zone du champ pétrolier d'Al-Omar.

    Ces opérations en Irak et en Syrie, qui semblent coordonnées, interviennent huit jours après des frappes américaines dans ces deux pays contre des positions du Hachd al-Chaabi, une puissante force paramilitaire pro-iranienne. Une dizaine de miliciens avaient été tués dans ces frappes américaines, et le Hachd al-Chaabi avait promis de "venger" ses morts.

    L'attaque contre la base aérienne irakienne d'Ain al-Assad, qui abrite des militaires américains de la coalition, s'est produite à la mi-journée. Pas moins de 14 roquettes "sont tombées sur la base et dans son périmètre. Les systèmes de défense ont été activés", a tweeté le porte-parole de la coalition internationale antiterroriste en Irak, le colonel Wayne Marotto.

    L'attaque a fait deux blessés légers, a-t-il précisé.

    Selon les forces de sécurité irakiennes, les roquettes ont été tirées depuis un camion.

    L'attaque en Irak a été revendiquée par un groupe se présentant comme les "Brigades de revanche de la mort d'Al-Mohandis", qui a promis "de forcer les Américains à quitter le territoire irakien". Ce groupe, non connu, porte le nom de l'ex n°2 de la force paramilitaire irakienne du Hachd al-Chaabi, Abou Mehdi al-Mohandis, tué avec le général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain en janvier 2020 à Bagdad.

    Le Hachd al-Chaabi, coalition pro-iranienne incontournable en Irak, composée d'une myriade de factions, salue régulièrement le lancement de roquettes et drones piégés contre les Américains, mais n'en revendique jamais la responsabilité.

    Les milices du groupe "ont reçu l'ordre de multiplier les attaques contre les Américains en Irak", a récemment indiqué à l'AFP une source au sein de cette force paramilitaire. Selon elle, le patron des services secrets iraniens, Ismail Kaani, a effectué une visite secrète à Bagdad au début du mois.

     "Démonstration de force "
    "Chaque attaque mine l'autorité des institutions irakiennes, l'Etat de droit et la souveraineté nationale irakienne", a dénoncé dans un autre tweet le colonel Marotto.

    Depuis le début de l'année, une cinquantaine d'attaques ont été menées contre les intérêts américains, mais elles s'accélèrent ces derniers jours.

    La base d'Ain al-Assad, dans l'ouest désertique de la province d'Anbar, avait déjà été la cible de trois roquettes lundi, et quelques heures plus tard, l'ambassade américaine à Bagdad avait été menacée par un drone, qui a été abattu.

    Mardi soir, une attaque à l'aide de drones piégés a été perpétrée contre l'aéroport international d'Erbil, au Kurdistan irakien (nord), qui abrite également une base de la coalition internationale.

    Pour l'analyste irakien Ali Beder, interrogé par l'AFP, ces attaques sont avant tout une "démonstration de force", mais "n'ont pas d'effet sur la présence américaine en Irak", où quelque 2500 soldats américains sont déployés dans le cadre de la coalition antiterroriste internationale.

    Il n'en reste pas moins que l'utilisation des drones est un véritable casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l'armée américaine pour défendre ses troupes.

    Signe que les Etats-Unis s'inquiètent des nouvelles attaques au drone, ils ont récemment annoncé offrir jusqu'à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

  • Irak : Un drone kamikaze cible l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad

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    Dans les toutes premières heures du 6 Juillet 2021, un drone "suicide" chargé d' explosifs a été abattu une arme anti-aérienne C-RAM de la base Union 3 alors qu'il approchait de l'ambassade américaine dans la Zone verte lourdement fortifiée de Bagdad.

    Il s'agit de la 47e attaque contre les forces américaines en Irak depuis le début de 2021, dont six impliquant des drones, selon l'AFP.

    Cette nouvelle attaque de drone est intervenue quelques heures seulement après que trois roquettes aient frappé la base aérienne d'Ain al-Asad dans la province irakienne d' al-Anbar, le 5 Juillet.

    Les missiles n'ont fait ni mort ni blessé. Les dommages à la base sont toujours en cours d'évaluation.

    En avril, un drone bourré d'explosifs a frappé le quartier général irakien de la coalition dans la partie militaire de l'aéroport d'Erbil, la capitale régionale kurde irakienne.

    Le mois suivant, un drone bourré d'explosifs a frappé la base aérienne d'Ain Al-Asad abritant des troupes américaines.

    Le 9 juin, trois drones chargés d'explosifs ont visé l'aéroport de Bagdad, où des soldats américains étaient également déployés. L'un des drones a été intercepté par l'armée irakienne.

    Signe que les États-Unis sont préoccupés par les nouvelles attaques de drones, ils ont récemment offert jusqu'à 3 millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

    Ni l'attaque à la roquette, ni l'attaque de drone ont été revendiqués par un groupe, mais les Etats-Unis accuse les factions soutenues par l' Iran qui font partie de la coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi. En représailles, les forces américaines ont ciblé les positions du Hashd al-Chaabi le 27 juin, tuant quatre miliciens.

    Le président Joe Biden a ordonné une série de frappes sur les installations utilisées par deux milices soutenues par l'Iran en Irak et en Syrie, Kata'ib Hezbollah et Kata'ib Sayyid al-Shuhada, affirmant que cette décision était destinée à « dissuader » de futures attaques. Bagdad, cependant, a condamné l'opération comme une « violation flagrante et inacceptable » de sa souveraineté nationale.

    Vidéo 1 : Tirs de C-Ram
    Vidéo 2 : Tirs de C-Ram

  • Irak : Attaque au drone piégé contre des Américains

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    Un "drone piégé" s'est écrasé tôt samedi 8. mai 2021 sur une base aérienne irakienne abritant des Américains, a indiqué l'armée irakienne, un mode opératoire déjà utilisé par les factions pro-Iran en Irak et ailleurs au Moyen-Orient.

    De son côté, la coalition anti-jihadistes emmenée par Washington en Irak a précisé que l'attaque -- la quatrième en moins d'une semaine -- n'avait fait "aucune victime" mais qu'"un hangar a(vait) été endommagé" sur la base aérienne d'Aïn al-Assad, dans l'ouest désertique de l'Irak.

    Les pro-Iraniens, qui veulent en finir avec toute présence militaire étrangère en Irak, ont franchi un nouveau palier à la mi-avril avec une attaque spectaculaire. Un drone "chargé de TNT", selon les autorités kurdes, s'était alors écrasé sur le QG de la coalition antijihadistes à l'aéroport international d'Erbil. La nouvelle avait provoqué un choc car c'était la première fois que les autorités irakiennes rapportaient un tel mode opératoire. "D'autres attaques ont toutefois eu lieu auparavant sur le sol irakien", affirme un responsable gouvernemental irakien à l'AFP. Et surtout, selon les Américains, les pro-Iraniens d'Irak et du Yémen ont déjà coordonné leurs efforts pour mener une telle attaque au-dessus d'un palais royal saoudien à Riyad. Le drone en question avait été intercepté avant de frapper, a expliqué à l'AFP un haut gradé américain.

    Depuis un an et demi, les pro-Iraniens -- parfois sous des prête-noms, parfois sans revendication -- tirent à intervalles réguliers des salves de roquettes ciblant les 2.500 soldats américains toujours présents en Irak ainsi que l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Depuis dimanche, ils ont ainsi tiré deux roquettes sur la même base d'Aïn al-Assad, six autres sur une autre base aérienne, Balad, où des Américains entretiennent la flotte de F-16 irakiens, et enfin deux roquettes sur l'aéroport de Bagdad où sont également postés des soldats américains. Face à ces projectiles qui ont déjà tué des Américains, des Britanniques et des Irakiens, les Etats-Unis ont installé des systèmes de défense C-RAM, des batteries anti-aériennes, à Bagdad et Erbil.

  • Irak : Attaque à la roquette contre un base abritant des Américains - la 3e en 72 heures

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    Deux roquettes ont été tirées, mardi 4 mai 2021, sur une base abritant des Américains, a indiqué l'armée irakienne, la troisième attaque du genre en trois jours, intervenue au moment même où Bagdad recevait une délégation gouvernementale américaine.

    Les deux Katioucha se sont écrasées sur un espace non occupé de la base aérienne d'Aïn al-Assad "sans faire de dégât ni de victime", a précisé l'armée. Dimanche et lundi déjà, des salves de roquettes avaient touché des bases où sont stationnés des Américains à l'aéroport de Bagdad et à Balad, au nord de la capitale. Ces attaques n'ont pas jusqu'ici été revendiquées mais Washington accuse régulièrement les groupes armés irakiens proches de l'Iran  de viser ses troupes et ses diplomates.

    Près d'une trentaine d'attaques, à la bombe ou à la roquette, ont visé des convois logistiques irakiens de la coalition, des bases abritant des soldats américains ou des représentations diplomatiques américaines depuis l'arrivée au pouvoir fin janvier du président américain Joe Biden. Les tirs ont causé la mort de deux sous-traitants étrangers, un sous-traitant irakien et huit civils irakiens.

    Bagdad est pris en étau entre ses deux alliés. D'un côté, l'Iran voisin, dont il dépend pour ses importations et son électricité, qui pousse, à travers ses alliés armés, pour un départ pur et simple des soldats étrangers revenus en Irak pour combattre les jihadistes en 2014. De l'autre, Washington qui n'a pas hésité à mener des raids anti-iraniens sur le sol irakien, qui ont notamment tué le général Qassem Soleimani, et pousse pour réduire l'influence grandissante de l'Iran en Irak.

    Le Premier ministre Moustafa al-Kazimi, plus pro-Washington que son prédécesseur, a une nouvelle fois évoqué mardi le sort des 2.500 soldats américains sur le sol irakien avec Brett McGurk, émissaire de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient.

    Les deux hommes se connaissent bien: le premier, patron du renseignement jusqu'aujourd'hui, et le second, ancien représentant de la coalition antijihadistes emmenée par les Etats-Unis en Irak et en Syrie, ont longtemps travaillé main dans la main contre l'Etat islamique.

    Aujourd'hui, ils s'attellent à dessiner un calendrier de "retrait des forces combattantes d'Irak", selon un communiqué du bureau de M. Kazimi.

    Pour experts, diplomates occidentaux et responsables irakiens, ce calendrier --principalement à destination d'une opinion publique chiite acquise à la cause de l'Iran face aux Etats-Unis-- devrait s'étaler sur plusieurs années. Avec la possibilité que les "combattants" soient transformés en "formateurs" et restent sous cette étiquette en Irak.
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  • Irak : Attaque à la roquette visant l'aéroport international de Bagdad

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    Plusieurs roquettes sont tombées à proximité de l'aéroport international de Bagdad, près duquel une unité des forces américaines est stationnée.

    L'agence de presse russe Spoutnik a cité une source de sécurité disant qu'un certain nombre de roquettes avaient atterri à proximité de l'aéroport international de Bagdad, soulignant qu'"il n'y a aucune information sur des victimes ou des dommages à ce moment".

    Le système de défense anti-aérienne C-RAM a abattu une roquette, tandis qu'une seconde a atterri dans les environs.

  • L'Iran appelle l'Irak à identifier les auteurs des attaques anti-américaines

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    zarif Mohammad Javad.jpgL'Iran a appelé samedi l'Irak à "identifier les auteurs" des récentes attaques contre l'ambassade des Etats-Unis et des intérêts occidentaux sur son territoire, estimant qu'elles avaient pour but de perturber les relations irano-irakiennes.

    Des roquettes avaient été tirées lundi 22 février en direction de l'ambassade américaine dans la capitale irakienne mais étaient tombées à proximité. Il s'agissait de la troisième attaque contre des intérêts occidentaux en Irak en une semaine.

    "Nous soulignons la nécessité pour le gouvernement irakien d'identifier les auteurs de ces incidents", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarifs (photo), dans un communiqué publié sur le site du ministère. "Les dernières attaques sont suspectes et pourraient avoir été planifiées avec l'objectif de porter atteinte aux relations irano-irakiennes et à la stabilité de" l'Irak, a affirmé M. Zarif.

    Le chef de la diplomatie iranienne s'est entretenu samedi avec son homologue irakien Fouad Hussein, en visite à Téhéran, au lendemain de raids américains visant des miliciens pro-iraniens dans l'est de la Syrie, près de la frontière avec l'Irak.

    M. Zarif "a condamné l'attaque américaine contre les forces irakiennes dans les zones frontalières" irako-syriennes, des attaques jugées "illégales" et en "violation de la souveraineté" du pays. Les Etats-Unis ont fait savoir que l'Iran serait tenu "responsable des actions de ses affidés qui attaquent des Américains" en Irak.

    Les tirs de roquettes à Bagdad en début de semaine n'ont pas été revendiqués mais Washington les a attribués au Kataëb Hezbollah, une faction membre de la coalition de paramilitaires pro-Iraniens de la puissante coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi, intégrée à l'armée irakienne depuis des mois.

    Ennemis jurés, la République islamique d'Iran et les Etats-Unis sont deux puissances agissantes en Irak. Ces raids interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la perspective de négociations pour relancer l'accord de 2015 censé l'encadrer.