Amal

  • Liban : Des habitants du quartier chrétien d'Aïn el-Remmaneh tiennent un sit-in pour réclamer la libération de leurs proches

    Imprimer

    Des dizaines d'habitants du quartier chrétien d'Aïn el-Remmaneh, dans le sud de Beyrouth, ont tenu jeudi matin 4 novembre 2021 un sit-in devant le tribunal militaire afin de réclamer la libération des personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête sur les affrontements meurtriers de Tayouné. Ces accrochages avaient éclaté le 14 octobre dernier entre des habitants de ce quartier à prédominance chrétienne, où les Forces libanaises (FL) ont une forte présence, et des partisans du tandem chiite Amal-Hezbollah. 

    Rassemblés devant le tribunal militaire, les habitants d'Aïn el-Remmaneh ont réclamé que l'enquête sur les incidents soit à nouveau reprise, déplorant le fait que les personnes arrêtées aient été interrogées par les services de renseignements de l'armée libanaise en l'absence de leurs avocats. Un des avocats des personnes mises à l'arrêt a dans ce contexte a précisé avoir demandé au juge d’instruction près le tribunal militaire, Fadi Sawan, d'"annuler les enquêtes préliminaires". 

    Le magistrat devrait poursuivre aujourd’hui les interrogatoires de 18 personnes interpelées dans le cadre des combats de Tayouné qui ont fait 7 morts et une trentaine de blessés. Ces accrochages avaient éclaté en marge d'une mobilisation du tandem chiite contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur l'explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth. 

    Les habitants d'Aïn el-Remmaneh ont par ailleurs déploré que les procédures engagées par le tribunal militaire aient essentiellement visées des partisans FL, alors que peu de personnes affiliées au tandem chiite ont été arrêtées. Parmi les 18 individus retenus, seuls trois seraient affiliés au camp du tandem chiite, tandis que 15 sont des sympathisants des Forces libanaises ou des habitants d'Aïn el-Remmaneh. "Nous réclamons la poursuite en justice de l'agresseur et non de la personne agressée", pouvait-on lire sur une pancarte brandie par une des manifestantes, qui critique d'une manière à peine voilée, le mouvement Amal et le Hezbollah.

    Les habitants de Aïn el-Remmaneh ont enfin appelé le patriarche maronite Béchara Raï et le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, de les soutenir

  • Liban : Sit-in d'habitants du quartier chrétien d'Aïn el-Remmané pour réclamer la libération de détenus

    Imprimer

    Plusieurs dizaines de personnes, se disant originaires du quartier d'Aïn el-Remmaneh,  ont manifesté lundi matin devant le tribunal militaire afin de réclamer la libération des personnes détenues dans le cadre de l'enquête sur les affrontements ayant opposé, le 14 octobre, des habitants de ce quartier à prédominance chrétienne et où les Forces libanaises (FL) ont une forte présence, à des manifestants chiites. Ces violences avaient fait sept morts. Les personnes présentes sur les lieux ont dénoncé "l'inégalité de traitement" des personnes arrêtées dans cette affaire. 

    Antoine Saad, l'avocat des détenus présent à ce sit-in, a déploré le fait que ce sont "les personnes qui ont été attaquées qui sont actuellement en prison", effectuant un parallèle avec l'"affaire de Khaldé", en référence aux échanges de tirs meurtriers qui avaient eu lieu début août entre des membres de "tribus arabes" de cette localité au sud de Beyrouth et des partisans du Hezbollah. "Le juge ne traite pas de manière égale toutes les personnes impliquées dans cette affaire", a ajouté l'avocat, dénonçant une atmosphère de "règlements de compte". "Nous ne voulons pas qu'Aïn el-Remmaneh devienne un bouc émissaire ou un second +Notre-Dame de la délivrance+", a-t-il ajouté, en référence à un attentat à la bombe en 1994 dans une église du Kesrouan, que le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avait été accusé d'avoir commandité et pour lequel il a fait onze ans de prison, de 1994 à 2005, à l'époque de la tutelle du régime syrien au Liban. Il a toutefois assuré avoir confiance dans le premier juge d'instruction par intérim près le tribunal militaire, Fady Sawan, désormais en charge de ce dossier. 

    Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fady Akiki, avait clôturé le dossier la semaine dernière, sans avoir interrogé le chef des FL comme il l'avait souhaité. Au moment du transfert du dossier au juge Sawan, il lui a demandé d'entendre comme témoin M. Geagea. Ce dernier avait déclaré, après une première annonce de sa convocation, qu'il était prêt à comparaître devant la justice si le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le faisait également. 

    Les accrochages de Tayouné s'étaient produits le 14 octobre en marge d'une mobilisation du tandem chiite Amal-Hezbollah contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur l'explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth.

  • Liban : Coups de feu contre une manifestation organisée par Hezbollah et Amal contre le juge Bitar : 7 morts et 33 blessés

    Imprimer

    بيروت4.jpeg

    Secteur de Tayyouneh
    Jeudi 14 octobre, des partisans du groupe chiite Hezbollah et de son allié, le mouvement Amal, sont descendus dans la rue pour exiger la destitution du juge Bitar, le juge chargé d'enquêter sur l'explosion du port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts le 4 août 2020..

    Mohammad Al-Sayyed.jpegLes manifestants se dirigeaient vers le Palais de justice lorsqu'on a ouvert le feu sur eux à partir du quartier chrétien d'Aïn er-Remmané. Il y aurait sept morts et 33 blessés selon un dernier bilan. Parmi les victimes figurent un homme tué par une balle à la tête, un deuxième atteint à la poitrine et une femme de 24 ans tuée par une balle perdue alors qu'elle se trouvait chez elle. L'une des personnes tuées a été identifiée. Il s'agit d'un militant d'Amal dénommé Rami Zaytar. Une autre personne a été identifiée. Il s'agit de l'homme qui tentait de tirer une roquette RPG avant d'être abattu par un tir de sniper du camp d'en face. Il s'agit de Mohammad Al-Sayyed (photos ci-contre et ci-dessous), un combattant du Hezbollah qui a combattu en Syrie.
    FBqxy1iXoAQmSup.jpeg

    Les miliciens chiites, qui manifestaient armés, ont immédiatement riposté contre les tireurs soupçonnés d'être des membres des Forces libanaises. Les rafales de fusils d'assaut, de mitrailleuses se sont fait entendre pendant près de quatre heures. Des lance-grenades ont également été utilisés dans les échanges de tirs, provoquant des incendies dans des immeubles d'habitation.

    Un ou plusieurs hommes armés ont ouvert le feu contre une  manifestation organisée devant le palais de justice par le Hezbollah et le parti Amal pour exiger la destitution de Bitar, le juge chargé d'enquêter sur l'explosion du port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts le 4 août 2020. Les tirs ont provoqué la mort d'au moins une personne et fait 8 blessés. Des témoins affirment que des membres du Hezbollah vêtus de noir se cachant derrière des poubelles ont riposté avec leurs propres armes. Des tirs de roquettes RPG ont également été entendus.

    A noter que les échanges de tirs ont eu lieu dans le secteur du rond-point Tayyouné, situé à la frontière des quartiers chrétiens et chiites. Pendant la guerre civile libanaise, cette zone était en fait la ligne de front.

    Photos des victimes
    Parmi les sept morts, on trouve trois membres de la milice chiite Amal, trois membres du Hezbollah et une mère de cinq enfants, fervente partisane du Hezbollah. Elle a été atteinte d'une balle perdue en pleine tête.FBvNit4WQAQczJ4.jpeg

    Le Premier ministre Najib Mikati a exhorté les citoyens à rester calmes, mais a souligné la nécessité d'arrêter les meneurs. Il a ajouté qu'il était en contact permanent avec le commandement de l'armée. Il s'agit en effet d'une escalade très dangereuse. C'est pourquoi l'armée s'est massivement déployée dans les deux zones de Tayouneh et Adliya. L'armée a annoncé dans la soirée avoir interpellé neuf personnes, dont une syrienne.
    1956469.jpeg

    Le Hezbollah et Amal ont également publié une déclaration exhortant leurs partisans à faire preuve de retenue. Dans le même temps, les deux partis chiites ont accusé les Forces Libanaises, des forces chrétiennes maronites dirigées par Samir Geagea, de tenter d'entraîner le Liban dans une nouvelle guerre civile, l'accusant de "s'être déployé dans les quartiers voisins et sur les toits et d'avoir pratiqué des opérations de tir direct pour tuer délibérément, causant ce nombre de martyrs et de blessés".

    Les "Forces libanaises" (Chrétiens) condamnent les événements
    Le chef du parti « Forces libanaises », Samir Geagea, a dénoncé les événements qui se sont déroulés dans la zone de Tayouneh à l'occasion des manifestations convoquées par le « Hezbollah », estimant que la raison principale de ces événements sont les armes incontrôlées et généralisées qui menacent à tout moment les citoyens et des endroits..

    Dans un communiqué, Geagea a appelé le président de la République, le Premier ministre et les ministres de la Défense et de l'Intérieur à « mener des enquêtes complètes et précises pour déterminer les responsabilités de ce qui s'est passé dans la capitale aujourd'hui », soulignant que « la paix civile est la seule richesse qui nous reste au Liban, ce que nous devons préserver, mais cela nécessite que nous coopérions tous pour y arriver."

    Quartier de Khandaq al-Ghamiq
    Dans un autre secteur de Beyrouth, le quartier de Khandaq al-Ghamiq, les partisans du Hezbollah et du mouvement Amal se sont rassemblés pour de grandes manifestations réclamant la démission du juge Bitar. Ces deux partis chiites ont lancé des campagnes et des critiques répétées contre le juge Bitar, l'accusant de discrétion et d'impartialité, remettant en cause sa crédibilité.

    De même, le Hezbollah a menacé de se retirer du gouvernement alors que la tension monte dans le pays sur cette enquête et que les conditions économiques et de vie de la population se détériorent dramatiquement.

    La Cour de cassation a refusé d'arrêter la main du juge
    Par ailleurs, la manifestation des fidèles du parti et de son allié a coïncidé avec le rejet par la Cour civile de cassation d' un procès intenté par l'ancien ministre des Finances Ali Hassan Khalil et le ministre des Travaux publics Ghazi Zuaiter (affilié au mouvement Amal dirigé par Nabih Berri) demandant que le juge Bitar soit dessaisi de  l'affaire du port de Beyrouth. Le Hezbollah et le Amal accusent le juge Tariq Bitar de politiser l'enquête sur l'explosion dans le port de Beyrouth. De nombreux hommes politiques appelés à témoigner devant le tribunal sont des militants du Hezbollah. 

    Cependant, les tentatives du groupe pour retirer le juge de l'enquête par des moyens légaux ont échoué. Une source judiciaire a indiqué à l'AFP que la cour de cassation civile avait rejeté l'affaire au motif qu'elle ne relevait pas de sa compétence, car Bitar "n'est pas juge à la Cour de cassation".

    L'explosion de l'énorme stock de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth le 4 août 2020 a été l'une des explosions conventionnelles les plus puissantes de l'histoire. 

    "Nous demanderons aux politiques de prendre les mesures nécessaires pour contrôler la situation", déclare le ministre de l'Intérieur
    "Le clash a commencé par des tirs de sniper qui ont blessé une première personne à la tête. C'est inacceptable. Tirer sur les têtes est très dangereux", a souligné le responsable. "La situation délétère n'est dans l'intérêt de personne. Tous les services doivent accomplir leur rôle et passer aux arrestations afin que la loi soit appliquée", a insisté le ministre. "Les organisateurs de la manifestation (Amal et le Hezbollah, NDLR) nous ont assuré qu'elle était pacifique. Le crime qui a été commis, ce sont les tirs de sniper. Nous avons été surpris de cela", a ajouté M. Maoulaoui. "Nous allons demander aux responsables politiques de prendre les mesures nécessaires, en politique et sur d'autres plans, afin de contrôler la situation (...)", a-t-il conclu.

    Le Conseil supérieur de défense doit également se réunir aujourd'hui afin de plancher sur les incidents armés dans la capitale.

    Sur le plan judiciaire, les services de renseignement de l'armée ont débuté leur enquête sur le terrain à Tayyouné, sur ordre du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fadi Akiki. L'enquête "vise à déterminer l'identité des tireurs qui ont pris part aux combats et qui ont causé des morts et des blessés", selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).




    Situation jeudi soir 14 octobre 2021
    Un calme prudent règne en soirée au rond-point Tayyouneh, dans les rues du quartier chiite de Chyah (au sud) et dans les quartiers chrétiens d'Aïn er-Remmaneh et Badaro (au nord).

  • Liban: Hariri à nouveau convié à former un gouvernement

    Imprimer

    La tâche de former un nouveau gouvernement pour le Liban a été confiée à Saad Hariri, l'ancien Premier ministre qui a démissionné à la suite de la vague de manifestations qui a débuté le 17 octobre 2019. Pour Hariri, ce sera son quatrième mandat.

    Les consultations entre le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, et les blocs parlementaires avaient débuté dans la matinée du jeudi 22 octobre, au palais présidentiel de Baabda. Bien que ce soit une hypothèse envisagée pendant des semaines, il y a eu plusieurs voix hostiles à la nomination de Hariri, principalement de la part des partis chrétiens maronites, tels que le Mouvement patriotique libre et les Forces libanaises. Malgré cela, Hariri a réussi à obtenir 65 voix, sur un total de 120, et à être nommé Premier ministre pour la quatrième fois depuis le 14 février 2005, jour de l'assassinat de son père, Rafiq Hariri. Une fois le nouvel exécutif formé, le président Aoun fera usage de son droit constitutionnel et ce sera lui qui acceptera ou refusera la formation ministérielle proposée ou demandera la modification de certaines personnalités désignées.

    Poussé par la forte mobilisation populaire d'octobre 2019, Saad Hariri avait été contraint de démissionner le 19 décembre de la même année, laissant le Liban dans une impasse politique croissante et persistante, qui a ajouté à une grave crise économique et financière, la pire depuis la guerre civile de 1975-1990. La situation a été encore exacerbée par l'explosion du port de Beyrouth le 4 août, considérée comme «l'étincelle qui a brisé le dos du chameau». La mission de Hariri sera de regagner la confiance non seulement de la population libanaise, qui n'a jamais cessé de se plaindre de conditions de vie et sociales de plus en plus précaires et de la corruption endémique parmi les classes politiques au pouvoir, mais aussi des donateurs internationaux, y compris la France et le Fonds monétaire international (FMI),

    Ces dernières semaines, Hariri s'est montré en faveur de la « feuille de route» française , présentée par le président Emmanuel Macron au lendemain de l'explosion de Beyrouth. Comme l'a également rappelé son discours à l'issue de la nomination, le 22 octobre, la tâche du Premier ministre sera de mettre en œuvre les réformes économiques, financières et administratives contenues dans le document esquissé par Paris. Pour le Premier ministre réélu, «l'initiative française» est le seul moyen viable de reconstruire Beyrouth de la manière la plus rapide et la plus sûre, ainsi que la «seule et dernière» carte qui puisse être jouée pour éviter l'effondrement. "Je vais me concentrer sur la formation rapide d'un gouvernement", a déclaré Hariri.

    Cela signifie former une équipe indépendante et non partisane composée de spécialistes. Selon certains, l'hypothèse d'un compromis avec certaines forces politiques, dont le duo chiite Amal-Hezbollah, soupçonné d'être responsable de l'échec de l'ancien Premier ministre, Mustapha Adib, démissionnaire le 26 septembre, ne peut être exclue. Lors des consultations du 22 octobre, les parties susmentionnées n’ont pas voté en faveur de Hariri. Pour cette raison, certains soutiennent qu'Hariri ne pourra obtenir le plein soutien du Hezbollah que s'il répond aux demandes déjà formulées précédemment auprès de Mustapha Adib, à savoir l'attribution de portefeuilles ministériels à des personnalités chiites, dont le ministère des Finances.

    Même après les manifestations de 2019 et sa démission, Hariri, selon certains, a continué à représenter le candidat le plus fort, qui, plus que d'autres, était destiné à occuper un poste qui, selon le système sectaire libanais, doit être pourvu par un représentant sunnite. Cependant, le retour de Hariri sur la scène libanaise représente également un défi pour les groupes militants toujours engagés dans la révolte nationale contre la classe politique du pays. "Le retour de Hariri est le point culminant de la contre-révolution", a déclaré Nizar Hasan, militant politique du groupe indépendant Li Haqqi. "Un pilier de l'establishment politique, un multimillionnaire représentant les banques et les intérêts étrangers, et un symbole de gouvernance inefficace et corrompue", a poursuivi l'activiste.

    Le Hezbollah opposé à la formation d'un gouvernement "restreint"
    Le groupe parlementaire du Hezbollah s'est dit vendredi opposé à la formation d'un gouvernement "restreint", estimant que chaque ministre ne devrait être en charge que d'un seul portefeuille, appelant le Premier ministre désigné Saad Hariri à "s'entendre avec tous les groupes" pour la mise sur pied de son cabinet.

    "Nous avons conseillé que chaque ministre ne soit chargé que d'un seul portefeuille, afin qu'il puisse être plus productif et qu'il puisse résoudre efficacement les différentes crises" qui le concernent, a souligné le député Mohammad Raad à l'issue d'une réunion avec Saad Hariri, lors des concertations non-contraignantes sur la formation du futur cabinet, au Parlement. Selon le Hezbollah, le cabinet ne devrait donc pas être "réduit" et devrait être composé de 22 à 24 ministres. M. Raad a encore indiqué avoir "recommandé" au leader sunnite de "s'entendre avec tous les blocs et toutes les forces politiques" lors des tractations gouvernementales, afin "de renforcer" sa future équipe et de garantir la mise en œuvre des différentes décisions qu'elle prendra. 

    Interrogé par une journaliste sur les appels à des ministres "experts" ou "technocrates", M. Raad s'est contenté de lancer : "Cette question est désormais derrière nous".

  • Macron : Mots très durs du président Français à l'égard de la classe politique libanaise

    Imprimer

    "j'ai honte" pour vos dirigeants" déclare Macron aux Libanais.
    Les forces politiques libanaises ont fait le choix de condamner le pays au chaos.
    "Les forces politiques libanaises ont décidé de trahir leur engagement, ont fait le choix de privilégier leurs intérêts partisans au détriment de l'intérêt général du pays", a déclaré Emmanuel Macron.

    Cependant, il n'y aura pas de sanctions à court terme contre les dirigeants libanais, qui s'opposent au réformes, affirme Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse.

    Le président Français avertit le Hezbollah qu'il ne doit pas se croire plus fort qu'il ne l'est
    Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé dimanche que le Hezbollah "ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchainée contre les civils en Syrie et un parti respectable au Liban. Il ne doit pas se croire plus fort qu’il ne l’est".

    Le parti chiite "doit montrer qu’il respecte les Libanais dans leur ensemble et il a montré le contraire ces derniers jours", a lancé M. Macron lors d'une conférence de presse à l'Elysée sur la situation au Liban, au lendemain de la récusation du Premier ministre désigné, Moustapha Adib, de la formation du gouvernement.

    Pour le Liban, il y a deux lignes
    "Sur le Liban, il y a deux lignes aujourd’hui. Il y a une ligne qui est de s’engager derrière notre initiative. Il y en a une autre, qui est la politique du pire. Elle consiste à dire, qu’au fond, il faut déclarer maintenant la guerre au Hezbollah, que le Liban s’effondre avec le Hezbollah. J’ai décidé clairement de ne pas la suivre, car je pense qu’elle est irresponsable. Le Hezbollah et l’ensemble des chiites au Liban sont face à un choix. Choisir la démocratie et le Liban, ou faire, eux-mêmes, le choix du pire. La question est entre les mains du Hezbollah et du président Berry : Voulez-vous la politique du pire aujourd’hui ?" a lancé le président Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse en réponse à une question, deux jours après l'annonce par le Premier ministre désigné, Moustapha Adib, qu'il se récusait de la formation du gouvernement.

    Les dirigeants libanais ont une dernière chance
    Les dirigeants libanais ont une "dernière chance" pour que soient respectés les engagements pris début septembre afin de constituer un gouvernement de mission et obtenir de l'aide internationale, a également estimé dimanche le président Emmanuel macron.

    "La feuille de route du 1er septembre demeure (...), elle est la seule initiative prise sur le plan national, régional et international (...), elle n'est pas retirée de la table (...) mais il appartient maintenant aux responsables libanais de saisir cette dernière chance eux-mêmes", a-t-il déclaré en conférence de presse.

    Le Liban ne s'en sortira pas sans une aide internationale massive dans un système assaini
    "Le Liban ne s'en sortira pas sans une aide internationale massive dans un système assaini", a notamment déclaré Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse, dimanche, au lendemain de l'annonce, par le Premier ministre désigné Moustapha Adib, qu'il se récusait de la formation d'un gouvernement. "Plus personne n'a confiance dans le système financier libanais aujourd'hui", a-t-il ajouté.

    Pendant ce temps, manifestation sur l'autostrade Jal al Dib (direct)

    Lien permanent Catégories : Amal, HEZBOLLAH, LIBAN, Macron 0 commentaire
  • Liban : Le Premier ministre par intérim démissionne

    Imprimer

    Le Premier ministre par intérim, Mustafa Adib (photo), a annoncé samedi 26 septembre sa démission et son refus de former un nouveau gouvernement.

    "La raison de ma démission était que les blocs politiques n'ont pas rempli ma condition - ils n'ont pas refusé de politiser le processus de formation du gouvernement", a déclaré Adib. Les négociations sont bloquées par les demandes du Hezbollah et d'Amal de leur céder le portefeuille du ministre des Finances.

    Dans le même temps, Adib a noté que l'initiative du président français Emmanuel Macron "devait se poursuivre", car c'est une volonté sincère de Paris d'aider Beyrouth.

    Adib avait été nommé Premier ministre fin août, mais n'a pas été en mesure de présenter un nouveau cabinet, malgré les conditions du président français Macron, selon lesquelles un nouveau gouvernement devait être annoncé au Liban avant le 14 septembre. Si cette condition avait été remplie, Macron s'était engagé à tenir une conférence sur l'aide au Liban à Paris en octobre.

    Lien permanent Catégories : Adib Mustafa, Amal, HEZBOLLAH, LIBAN, Macron 0 commentaire
  • Liban: Regardez les incidents en direct à Beyrouth sur notre site web :

    Imprimer



    Lire la suite