Aliyev Ilham (président azerbaïdjanais)

  • Nagorny-Karabakh : Le deuil arménien

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    "Quoi qu'il arrive, je vais rester", a déclaré le père Hovhannes, le prêtre dumonastère de Dadivank, devenu le symbole de la tragédie arméinenne.

    Le monastère, construit à partir du neuvième siècle, se dresse au-dessus de la route entre la capitale arménienne Erevan et Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh.

    La zone entourant le monastère, Kalbajar, devait passer sous le contrôle de l'Azerbaïdjan dimanche, suite au cessez-le-feu de la semaine dernière. L'accord doit mettre fin à un conflit de 44 jours au cours duquel l'Azerbaïdjan a repris une grande partie du territoire qu'il avait perdu lors de la guerre du début des années 1990 face aux Arméniens.

    Cependant, une prolongation - accordée le jour de l'échéance et grâce à la médiation du président russe Vladimir Poutine - a donné aux Arméniens considérés par l'Azerbaïdjan comme vivant illégalement à Kalbajar jusqu'au 25 novembre pour quitter la région.

    Le Nagorno-Karabkah, que les Arméniens appellent Artsakh, est internationalement reconnu comme faisant partie de l'Azerbaïdjan, mais la majorité de sa population, en particulier dans les villes, est composée d'Arméniens ethniques. Les Azerbaïdjanais étaient cependant autrefois majoritaires dans les zones rurales telles que Kalbajar avant d'être expulsés par les autorités arméniennes dans les années 1990.

    Le gouvernement arménien d'Erevan a également mené des politiques de colonisation qui ont encouragé les Arméniens de souche à s'installer dans la région.

    De nombreux Arméniens sont venus prier une dernière fois au monastère 
    Ces derniers jours, des milliers d'Arméniens ont fait de longs et souvent difficiles voyages vers ce symbole du christianisme et de la culture arménienne avant que l'accord de cessez-le-feu ne prenne officiellement effet et que la région ne revienne sous le contrôle de l'Azerbaïdjan.

    Lorsque nous sommes arrivés, la confusion régnait sur l'avenir de ce monastère. Des discussions passionnées étaient en cours sur la question de savoir s'il fallait ou non enlever les pierres de la croix et autres symboles sacrés qui sont au cœur du christianisme et de l'identité nationale arménienne.

    Certains étaient décidés à "rester jusqu'à la fin. C'est notre Dieu. C'est notre église. Notre croix porte un lourd fardeau. Nous sommes ici pour porter ce poids."

    Le père Hovhannes, Karapetyan, lui, est bien décidé à rester au monastère même si la région est sous contrôle azerbaïdjanais.

    Le bureau du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a déclaré samedi, suite à un appel téléphonique avec Poutine, que les sites chrétiens dans les zones revenant sous le contrôle de Bakou seraient "correctement protégés par l'Etat".

    "Le président Ilham Aliyev a noté que l'Azerbaïdjan est un pays multinational et multiconfessionnel, où les droits et les libertés de tous les peuples et des représentants de toutes les religions sont pleinement garantis", selon la déclaration.

    "Les chrétiens vivant en Azerbaïdjan pourront utiliser ces temples".

    Dimanche, des soldats russes avaient été déployés au monastère, conformément aux termes de l'accord de cessez-le-feu.

    Pourtant, l'humeur qui régnait à Dadivank est celle du chagrin et de la perte. Les hommes et les femmes pleuraient et s'embrassaient. Les fidèles prenaient des photos des bâtiments du monastère, tandis que deux artistes réalisaient des tirages en argile d'anciennes inscriptions.

    Pendant ce temps, la route sous le monastère est encombrée de voitures et de camions pleins de meubles et d'objets se dirigeant vers Erevan.

    Des troupeaux de moutons et de bovins, également en provenance du Haut-Karabakh, bloquent la circulation. Nous sommes passés devant deux maisons en feu, dont on nous a dit qu'elles avaient été incendiées par des propriétaires arméniens déterminés à ne rien laisser aux azerbaïdjanais.

    Abattage d'arbres
    Toute la journée et jusque tard dans la nuit, des hommes coupaient des arbres pour le bois de chauffage. Avant la guerre, l'abattage des arbres était réglementé par les autorités. Mais avec la perspective d'un hiver froid à venir, les habitants ont profité du vide politique pour stocker du bois pour la revente.

    À Stepanakert, la capitale administrative de la région, des journalistes de la MEE ont parlé brièvement avec Arayik Harutyunyan, le président de la République de l'Artsakh, le gouvernement séparatiste reconnu uniquement par l'Arménie.

    Les journalistes lui ont demandé si les Arméniens pouvaient se sentir en sécurité après l'accord de paix. Il a répondu : "Nous essayons de résoudre l'incertitude mais les choses ne sont pas encore claires. Le déploiement de soldats de la paix russes est crucial".

    Les pertes arméniennes
    Samedi, l'Arménie a déclaré que plus de 2 300 soldats avaient été tués au cours des six semaines de conflit. De son côté, Vladimir Poutine a déclaré vendrdi que 4 000 personnes étaient mortes et que des dizaines de milliers avaient fui leurs foyers. L'Azerbaïdjan n'a pas confirmé le nombre de ses propres victimes.

    Il ne fait aucun doute que l'armée arménienne a subi des pertes importantes. Un soldat nous a dit que dans son unité de 22 hommes, quatre ont été tués, deux sont toujours portés disparus et douze ont été blessés. Il a dit que dans certaines unités, trois générations combattaient ensemble.

    Les deux parties au conflit ont accusé l'autre d'avoir pris pour cible des civils lors des récents combats. Bakou accuse les forces arméniennes d'avoir effectué une frappe de missile qui a tué 13 personnes et blessé des dizaines d'autres dans la ville de Ganja, dans l'ouest de l'Azerbaïdjan, le mois dernier. Les deux parties nient avoir délibérément pris des civils pour cible.

    Catastrophe humanitaire
    Une crise humanitaire est en préparation avec environ 100 000 Arméniens ayant déjà perdu leur maison et ce nombre devrait encore augmenter.

    "Ce nombre va augmenter lorsque les Azéris prendront officiellement le contrôle des villages. Ces personnes déplacées ont besoin de nourriture, de logement, de chauffage, d'électricité et de gaz", a  déclaré un responsable.

    Stepanakert vidée de ses habitants
    La ville de Stepanakert était étrangement vide. Tous les magasins que nous avons croisés étaient fermés, à la seule exception d'une petite épicerie. Des sacs de sable étaient empilés contre les fenêtres des sous-sols, marquant l'endroit où les habitants de Stepanakert s'étaient regroupés pour se protéger des bombardements.

    Nous avons vu une femme portant des sacs poubelles remplis de vêtements d'hiver. C'était la première fois qu'elle rentrait chez elle depuis qu'elle avait fui les combats. Elle se plaignait de l'état de sa maison, qui avait été habitée par son mari, qui y avait vécu pendant toute la guerre avec des soldats volontaires.

    Lorsque nous avons quitté Stepanakert en début de soirée, la route du retour vers l'Arménie était encore encombrée de camions et de voitures. La circulation s'est arrêtée pendant des heures alors que les soldats russes, à bord de gros véhicules blindés, se dirigeaient vers Stepanakert sur la route étroite.

    Les combats sont terminés pour l'instant. Alors que l'accord de cessez-le-feu commence à entrer en vigueur et que les soldats russes sécurisent la région. La réalité de ce que cela signifie pour les Arméniens commence à peine à se faire sentir.

    (MEE)

     

  • Nagorny-Karabakh : un accord de fin des hostilités entre Arménie et Azerbaïdjan signifie la capitulation de l'Arménie

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    Quelques heures après la destruction d'un hélicoptère russe par un missile sol-air azerbaïdjanais, Moscou a sifflé la fin de la partie.

    L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé sous l'injonction de la Russie un accord de fin des hostilités dans le conflit du Nagorny Karabakh. Cet accord consacre la victoire militaire azerbaïdjanaise après six semaines de combats meurtriers.

    L'accord a été signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ainsi que le président russe Vladimir Poutine.

    Près de 2.000 soldats russes vont être déployés dans les heures ou jours à venir le long des lignes de front et le long du corridor de Lachin, les belligérants étant appelés à ne plus faire mouvement et à rester sur les positions qu'ils occupaient lundi 9 novembre à 21H00 GMT, heure d'entrée en vigueur du cessez-le-feu, consacrant des gains de territoires importants de l'Azerbaïdjan.

    Sur sa page Facebook, le Premier ministre arménien a écrit que la signature de l'accord avait été "incroyablement douloureuse", mais que la décision s'imposait "après une analyse en profondeur de la situation militaire".

    Le président azerbaïdjanais a lui proclamé à la télévision la "capitulation" de son ennemi, même s'il ne reconquiert pas tout le Nagorny Karabakh. "J'avais dit qu'on chasserait (les Arméniens) de nos terres comme des chiens, et nous l'avons fait", a-t-il martelé.

    Selon M. Aliev, l'Azerbaïdjan reprend le contrôle de districts autour du Nagorny Karabakh, sorte de glacis de sécurité constitué par les Arméniens autour de la république autoproclamée depuis 30 ans. Bakou a aussi conquis des territoires de la province séparatiste à proprement parler. Les terres encore sous contrôle arménien le restent, et un corridor les reliera à l'Arménie, selon M. Poutine.

    Manifestations de colère en Arménie
    L'annonce de l'accord a entraîné des manifestations de colère en Arménie. Peu après l'annonce de l'accord, une foule de milliers de manifestants en colère s'est rassemblée dans la nuit aux abords du siège du gouvernement arménien aux cris de "traîtres" et "démission" à l'adresse de M. Pachinian.. Des centaines d'entre eux ont pénétré dans les locaux, brisant des vitres et saccageant des bureaux, notamment une salle de conseil des ministres, selon un journaliste de l'AFP présent sur place. Le siège du Parlement a subi le même sort.

    Le président du Parlement a même été sorti de sa voiture et lynché par la foule. Blessé, il a dû être hospitalisé.

    Une défaite militaire au Nagorny Karabakh a de quoi menacer l'avenir du Premier ministre, porté au pouvoir par une révolte populaire en 2018. Avant même l'annonce de l'accord, 17 partis d'opposition avaient réclamé sa démission. L'intéressé a lui démenti des rumeurs de fuite du pays: "Je suis en Arménie et continue de faire mon travail", a-t-il dit sur Facebook.

    Déploiement de l'armée russe
    Les premiers avions Iliouchine 76, transportant les forces russes ont décollé de Russie, pour se rendre au Karabakh, selon le ministère russe de la Défense.

    Le président russe a souhaité que cet accord puisse mener "à la création des conditions nécessaires pour un règlement durable" du conflit.

    Peuplé aujourd'hui quasi-exclusivement d'Arméniens à la suite de la guerre des années 1990, le Nagorny Karabakh était rattaché à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique mais est considéré par les deux pays comme une partie intégrante de leurs histoires et héritages respectifs.

    La prise de la ville de Choucha a signifié la défaite des forces arméniennes du Haut Karabakh
    L'accord de fin des hostilités intervient après que les forces azerbaïdjanaises ont annoncé dimanche la prise de Choucha, ville stratégique est située à 15 kilomètre de la capitale séparatiste Stepanakert et sur l'artère vitale reliant la république autoproclamée à son parrain arménien. La chute de cette localité était considérée comme un tournant de la guerre. Lundi, l'Arménie disait que les combats s'y poursuivaient encore.

    Le conflit a fait au moins 1.300 morts depuis le 27 septembre, selon des bilans très partiels. Il pourrait en réalité y avoir des milliers de morts de chaque côté.

    Depuis des semaines, la Russie et d'autres puissances tentaient d'obtenir un cessez-le-feu, mais trois tentatives ont échoué. La Russie est la puissance régionale dans le Caucase du Sud. Elle est une alliée militaire de l'Arménie mais a aussi de bonnes relations avec l'Azerbaïdjan, deux ex-républiques d'URSS.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien de l'autre puissance de la région, la Turquie qui a notamment été accusée d'envoyer des mercenaires pro-turcs de Syrie se battre en soutien à Bakou. Si Moscou et Ankara sont rivaux, les présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan entretiennent néanmoins une relation pragmatique.

  • Nagorny-Karabakh : Les autorités du Karabakh reconnaissent la perte de la ville de Chouchi

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    L'attaché de presse du président de la république non reconnue du Haut-Karabakh, Vahram Poghosyan, a déclaré que la ville de Shushi échappe totalement au contrôle des forces du Karabakh.

    "Aujourd'hui, malheureusement, nous devons admettre que nous sommes toujours accompagnés d'une série d'échecs et que la ville de Shushi est complètement hors de notre contrôle. Toutes les thèses de propagande encourageantes et inspirantes ne nous donnent rien d'autre qu'un détachement du sens de la réalité", a écrit Poghosyan sur Facebook .

    La capture de Chouchi est une victoire majeure pour l'Azerbaïdjan après six semaines de combats au Nagorny-Karabakh. Chouchi, érigée au sommet d'une montagne, est située à seulement quinze kilomètres de la capitale régionale Stepanakert et sur la principale route reliant la république autoproclamée à l'Arménie, son principal soutien.

    Lors d'une allocution télévisée dimanche, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait annoncé "avec une fierté et une joie très grandes" que Choucha (prononciation azerbaïdjanaise de Chouchi) avait été "libérée".

    Ces propos avaient été immédiatement démentis par l'Arménie selon laquelle la ville, forteresse naturelle, "résistait aux coups de l'adversaire en dépit de lourds dégâts". 

    Les forces arméniennes ont par ailleurs fait état lundi de bombardements azerbaïdjanais sur plusieurs localités sous leur contrôle, dont Stepanakert, visée par des "missiles à longue portée". Elles ont annoncé la mort de 44 soldats supplémentaires dans leurs rangs sans autres précisions. "Outre Chouchi, les batailles dans d'autres directions sont également importantes. Les tentatives d'attaquer l'ennemi ont été contrecarrées à Martuni, Martakert, Tagavard et dans d'autres directions", indique le message du ministère de la défense arménien.

    forward_2.gifDernière nouvelle 16H30 (heure locale : L'armée azerbaïdjanaise s'est approchée de Stepanakert
    Les forces armées azerbaïdjanaises sont à la périphérie de Stepanakert , a déclaré l'attaché de presse du président de la république non reconnue du Haut-Karabakh, Vahram Poghosyan.

    "L'ennemi est à la périphérie de Stepanakert, et l'existence de la capitale est déjà menacée. Si nous voulons que Shushi redevienne le nôtre, l'Artsakh (nom propre du Karabakh) a été préservé, tout doit être fait pour organiser une défense fiable de Stepanakert et d'autres zones de la ligne de front. C'est une garantie réelle et fiable de succès », a écrit Poghosyan sur Facebook.

    forward_2.gifL'Azerbaïdjan abat un hélicoptère russe - les deux membres d'équipage tués
    L'Azerbaïdjan a admis avoir abattu accidentellement un hélicoptère russe Mi-24. Cela a été rapporté par le ministère des Affaires étrangères du pays. L'hélicoptère s'est écrasé près du village arménien de Yeraskh.


    Le département a expliqué que l'erreur était due au fait que l'hélicoptère avait volé à proximité de la frontière arméno-azerbaïdjanaise, alors que des affrontements militaires actifs se poursuivaient dans le conflit du Haut-Karabakh. Le vol s'est déroulé dans l'obscurité, à basse altitude et en dehors de la zone de détection radar des systèmes de défense aérienne, a indiqué le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères. En outre, des hélicoptères russes n’ont jamais été vus dans la zone où l’incident s’est produit.

    "La partie azerbaïdjanaise présente ses excuses à la partie russe à propos de cet incident tragique, qui est de la nature d'un accident et n'a pas été dirigé contre la partie russe", a déclaré le ministère dans un communiqué.

    Bakou s'est déclaré prêt à payer une indemnisation en relation avec l'incident.

    Un bilan partiel fait état de 1300 morts
    De violents combats opposent depuis fin septembre Erevan et Bakou pour le contrôle du Nagorny Karabakh, enclave montagneuse qui avait déjà été l'objet d'une guerre ayant fait 30.000 morts à la dislocation de l'URSS. Cette reprise des hostilités a fait près de 1.300 morts selon des bilans partiels.

    Vidéo côté arménien
    Des canons D-20 frappent les positions azerbaïdjanaises près de Chouchi


    Vidéo côté azerbaïdjanais 
    Combats près de Choucha

    Les Azerbaïdjanais contrôlent la magnifique ville de Choucha

  • Nagorny-Karabakh : L'Arménie et l'Azerbaïdjan ne parviennent pas à s'entendre sur un cessez-le-feu

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    Lors de leurs entretiens à Genève vendredi 30 octobre, l'Arménie et l'Azerbaïdjan n'ont pas réussi à s'entendre sur un nouveau cessez-le-feu au Haut-Karabakh, mais ils ont convenu de mesures pour réduire les tensions, y compris un engagement de ne pas viser les civils ou les cibles non militaires en respect du droit international humanitaire.. De même, les deux parties au conflit ont accepté de participer activement à la récupération et à l’échange de dépouilles mortelles.

    Le ministre arménien des Affaires étrangères Zahrab Mnatsakyanian et l'Azerbaïdjanais Jihon Permov se sont rencontrés face à face dans la ville suisse, pour tenter de trouver une issue à cette crise qui ensanglante la région depuis un peu plus d'un mois.

    Les médiateurs français, russes et américains réunis dans le cadre du "Groupe de Minsk" ont déclaré, dans un communiqué publié vendredi soir, qu'ils avaient appelé les parties belligérantes à mettre en œuvre un précédent accord de cessez-le-feu.

    Les médiateurs ont ajouté que les deux parties au conflit avaient eu un "échange de vues franc et substantiel, afin de clarifier leurs positions" dans les négociations sur les points de friction concernant l'accord de cessez-le-feu conclu le 10 octobre à Moscou.

    Deux autres accords de cessez-le-feu avaient également été conclus précédemment mais n'avaient pas été respectés.

    - Prisonniers de guerre -
    Il est également impératif que les deux pays soumettent, dans un délai d'une semaine, des listes de prisonniers de guerre à la Croix-Rouge "afin de" leur donner accès "et de faciliter tout" échange futur ".

    Les deux pays se sont engagés à soumettre des observations et des questions par écrit dans le cadre des discussions visant à établir des mécanismes de vérification de la mise en œuvre du cessez-le-feu, point considéré comme prioritaire dans les pourparlers.

    "Les chefs du Groupe de Minsk continueront à travailler intensivement avec les parties en guerre pour parvenir à un règlement pacifique du conflit", indique le communiqué.

    La réunion entre les deux ministres des Affaires étrangères était initialement prévue pour jeudi, mais a été reportée à vendredi en raison de la reprise des combats.

    Carrie Kanafeh, une ancienne ambassadrice américaine qui co-préside le groupe de Minsk, a tweeté: "Chaque jour de retard dans la réalisation d'un cessez-le-feu viable augmente la probabilité d'une augmentation tragique du nombre de victimes civiles."

    Depuis le déclenchement des combats le 27 septembre, les forces azerbaïdjanaises ont regagné des terres qui échappaient à leur contrôle depuis les années 1990, lorsqu'une précédente guerre entre les deux parties avait fait 30 000 morts et conduit à la sécession de la région du Haut-Qarabakh dont la population est en majorité arménienne.

    Cette région, qui est soutenue économiquement et militairement par l'Arménie, a déclaré son indépendance après la guerre de 1994, mais elle n'a été reconnue ni par la communauté internationale ni par l'Arménie.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a confirmé cette semaine qu'il n'était pas contre la tenue d'un nouveau cycle de pourparlers à Genève, mais il en a minimisé l'importance.

    "De nombreuses réunions inutiles ont eu lieu au cours des 28 dernières années", a-t-il déclaré.

    Point sur les combats
    Les forces azerbaïdjanaises auraient atteint le village de Karintak (Taşaltı) qui se trouve à 3 km de Choucha, la deuxième ville du Haut Karabakh.

    Les autorités azerbaïdjanaises donnent aucune information sur leurs pertes. Mais il semble qu'elles soient très importantes. En témoigent des documents azerbaïdjanais capturés sur leur position il y a quelques jours. Ces documents montrent une liste de la 1ère escouade du 2ème peloton de 12 Azerbaïdjanais. 10 d'entre eux ont été tués. Les documents indiquent que les 12 membres de l'escouade ont été avaient été mobilisés entre les 22 et 30 juillet 2020.

    Liste.jpeg
    A noter que, malgré les promesses de ne pas frapper les sites non-militaires faites par les belligérants, le marché de Stepanakert, la capitale du Haut Karabakh, a été bombardée ce matin.
    Vidéo du marché de Stépanakert (Wargonzo) :


    Moscou fournira à Erevan "l'aide nécessaire" si les combats atteignent l'Arménie
    La Russie est prête à fournir l'assistance "nécessaire" à l'Arménie, en conflit avec l'Azerbaïdjan sur la région séparatiste du Nagorny-Karabakh, si les combats s'étendent au territoire arménien, a annoncé samedi le ministère russe des Affaires étrangères.
    L'annonce de la Russie, qui a renouvelé son appel à un cessez-le-feu, est intervenue après que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a demandé au président Vladimir Poutine d'entamer des consultations "urgentes" sur l'aide que pourrait fournir la Russie pour assurer la sécurité de son pays.

  • Nagorny-Karabah : Les Arméniens repoussent les attaques de l'armée azerbaïdjanaise dans la nuit de jeudi à vendredi

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    Les affrontements dans la région contestée du Haut-Karabakh se poursuivent sans relâche depuis le 27 septembre dernier.

    L'armée de défense de la République autoproclamée du Haut-Karabakh a annoncé que dans la nuit de jeudi à vendredi, les forces armées azerbaïdjanaises avaient lancé une offensive dans les régions du sud-est et du nord de la ligne de front , précisant que ces attaques avaient toutes été repoussées. 

    Dans le communiqué, publié par les autorités du Karabakh, il a également été ajouté que les forces armées de Bakou avaient subi des pertes importantes:

    "Tout au long de la nuit, les détachements de l'Armée de défense ont continué à effectuer des missions de recherche et de destruction dans différentes zones où les détachements de l'ennemi sont déployés, ce qui a entraîné la destruction d'une grande quantité d'armes et de munitions et de lourdes pertes ont été infligées à l'ennemi", indique le communiqué.

    En outre, les forces armées arméniennes ont poursuivi le bombardement de certains centres habités situés non loin de la ligne de front.

    Les informations données par les Arméniens ont été démenties par le ministère de la Défense de Bakou dans un communiqué publié vendredi matin. Toutefois, le département diplomatique azerbaïdjanais a reconnu que les forces armées d'Erevan avaient repris l'offensive dans diverses zones du front dans la nuit du 29 au 30 octobre.

    De son côté, le président Ilham Aliyev continue d'annoncer des succès pour son armée et de donner une liste des localités nouvellement conquises par les forces azerbaïdjanaises :
    Khudaverdili, Gurbantapa, Shahvaladli et Khubyarli du district de Jebrail ;
    Aladin, Vejnali du district de Zangilan ;
    Kavdadig, Mamar et Mollali du district de Gubadli ;

    Vidéo côté arménien
    les Arméniens prennent une colonne d'infanterie azerbaïdjanaise en embuscade :


    Vidéo côté azerbaïdjanais
    Destruction de deux batteries Smerch

  • Nagorny-Karabakh : La capitale Stepanakert touchée par une attaque massive de missiles

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    Les autorités arméniennes du Nagorny Karabakh ont accusé jeudi 29 octobre les forces azerbaïdjanaises d'avoir bombardé massivement leur capitale, Stepanakert, faisant des blessés parmi la population civile.

    "L'Azerbaïdjan a frappé Stepanakert pendant plusieurs heures, des dizaines de missiles ont touché la ville", a indiqué à l'AFP un haut responsable local, Artak Beglarian, ajoutant que des "civils ont été blessés" dans cette attaque, "la pire dans les combats récents". Des tirs de missiles ont également touché la ville arménienne de Chouchi.

    Cette annonce intervient au lendemain d'une attaque ayant visé la ville azerbaïdjanaise de Barda, proche du Nagorny Karabakh, Bakou accusant l'armée arménienne d'avoir tué 21 personnes et blessés des dizaines d'autres. Cinq autres civils avaient été tués la veille.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a juré de "venger" cette attaque via des "représailles sur le champ de bataille".

    L'Arménie a de son côté démenti avoir mené les attaques sur les villes de Ganja et Barda.

    Stepanakert a été touché par des tirs à plusieurs reprises depuis la reprise des hostilités fin septembre entre l'armée azerbaïdjanaise et les forces arméniennes pour le contrôle de cette enclave du Caucase.

    Selon des bilans partiels, plus de 1.250 personnes dont plus de 130 civils dans les deux camps ont été tuées lors des affrontements, les pires depuis une guerre dans les années 1990 qui avait fait 30.000 morts.

    L'Azerbaïdjan a annoncé jeudi avoir remis à l'Arménie les corps de 30 soldats tués dans les combats.

    "L'Arménie n'a pas fait preuve de bonne volonté à ce sujet", mais grâce à une médiation russe, elle a "accepté d'ouvrir un couloir humanitaire" pour l'évacuation des dépouilles de soldats azerbaïdjanais du champ de bataille, a indiqué un conseiller du président Aliev, Hikmet Hajiyev.

    Un porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chouchan Stepanian, a confirmé ce transfert sous médiation de la Russie et de la Croix Rouge, ajoutant que Erevan était prêt à rendre les corps des soldats azerbaïdjanais.

    Les chefs de la diplomatie azerbaïdjanaise et arménienne devaient se rencontrer jeudi à Genève, mais la réunion a été reportée à vendredi et ne sera pas en tête-à-tête, a indiqué le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères.

  • Nagorny-Karabakh : Poursuite des combats dimanche 25 octobre

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    De nouveaux combats ont éclaté dimanche dans le Haut-Karabakh entre l'Azerbaïdjan et des séparatistes arméniens, les deux camps s'accusant mutuellement de bloquer un règlement pacifique du conflit.

    L'Arménie a accusé les forces d'Azerbaïdjan d'avoir bombardé des établissements civils. Bakou a démenti avoir tué des civils et a déclaré être prêt à mettre en place un cessez-le-feu à condition que les forces arméniennes cessent le combat.

    Les combats du week-end dans la région surviennent alors que les Etats-Unis ont tenté vendredi une médiation. L'échec de deux cessez-le-feu négociés par la Russie avait déjà douché les espoirs d'un règlement rapide du conflit qui a éclaté le 27 septembre dernier.

    "Je suis absolument confiant dans l'efficacité des négociations de paix, mais cela dépend aussi de la volonté de la partie arménienne d'y participer", a déclaré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev. "Pourquoi les Azerbaïdjanais et les Arméniens peuvent-ils vivre ensemble en Géorgie, en Russie, en Ukraine et dans d'autres pays, mais pas au Haut-Karabakh ?" a-t-il ajouté dans une interview à Fox News.

    Vidéo - côté arménien
    Un convoi de blindés de l'armée azerbaïdjanaise mis hors de combat

    La population civile :

    Vidéos - côté azerbaïdjanais
    Destruction de cibles arméniennes