ALGÉRIE

  • Algérie/France : Nouvelle escalade. Tebboune met fin aux fonctions de 6 consuls d'Algérie en France

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    Dans une démarche surprenante et inédite, le président algérien Abdelmadji Tebboune a annoncé, jeudi 18 novembre 2021, la cessation des fonctions de 6 consuls algériens en France, dans une nouvelle mesure d'escalade contre Paris, sur fond de pression du gouvernement français pour forcer l'Algérie a accepter le retour de ses ressortissants expulsés et d'une déclaration de Macron remettant en cause l'histoire de l'existence de la nation algérienne. 

    Le site internet algérien "An-Nahar" a indiqué que le président algérien avait mis fin aux fonctions de 6 consuls en France, à savoir Abdelhamid Ahmed Khoja à toulouse, Belkacem Mahmoudi à Calais , Hayat Maouj à Pontoir et Najah Aziz à Bobini.

    A cela s'ajoutent le Consul Touati à Nice, et Mohamed Seoudi à Montpellier.

    Dans le même contexte, le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré lors d'un entretien avec le magazine allemand "Der Spiegel" que "ce que le président français Macron a dit était très dangereux car il remettait en cause l'histoire de l'existence de la nation algérienne avant le colonialisme français et insultait les Algériens. "

     

  • Algérie/France : Tebboune refuse de répondre aux appels de Macron alors que les relations entre les deux pays continuent de se détériorer

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    Le président algérien Abdelmadjid Tebboune refuse de répondre aux appels téléphoniques de son homologue français Emmanuel Macron, signe de la détérioration continue des relations entre les deux pays, selon ce qu'a révélé mercredi 10 novembre 2021 le journal "L'Opinion".

    La dernière tentative remonte à lundi soir 8 novembre, selon le journal, qui précise que le président français souhaitait inviter Tebboune à assister à la conférence internationale que Paris envisage de tenir vendredi, dans le but de soutenir les élections libyennes.

    "LOpinion" a indiqué que la France avait auparavant envoyé un message en ce sens à l'Algérie par la voie diplomatique pour la persuader d'assister au sommet de Paris sur le dossier libyen.

    Tebboune avait précédemment confirmé dans une interview au magazine allemand "Der Spiegel" qu'il ne communiquait plus avec Macron par téléphone, en raison des déclarations de ce dernier en octobre dernier dans lesquelles il remettait en cause l'existence d'une nation algérienne avant le colonialisme français.

    Dans ces déclarations, Macron a également évoqué ce qu'il a appelé "la haine de la France" et que le système militaro-politique s'est construit sur une "rente commémorative" qui a été fragilisée par la rébellion du mouvement populaire.

    L'indignation algérienne
    La divulgation de ces déclarations dans le journal français "Le Monde" le mois dernier a suscité beaucoup d'indignation en Algérie, et le président Abdelmadjid Tebboune a pris la décision de fermer l'espace aérien algérien face aux avions militaires français.

    Dans son entretien avec Der Spiegel, le président algérien a expliqué que "si les Français veulent aller au Niger ou au Mali, ils mettront neuf heures, pas quatre, comme avant".

    Il a estimé que « Macron portait atteinte à la dignité des Algériens », soulignant que « l'Algérie reposait sur son peuple, et nous n'étions pas des tribus nomades avant l'arrivée des Français ».

    L'indignation française
    Le problème des migrants illégaux d'origine algérienne est en fait à l'origine des tensions. La justice française a émis un certain nombre d'OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) à des migrants illégaux algériens qui ne peuvent pas bénéficier du statut de "réfugiés" compte tenu du fait que l'Algérie n'est pas en guerre. Or, le gouvernement algérien refuse le retour de ses nationaux qui doivent être expulsés pour être entrés illégalement en France ou pour avoir commis des crimes ou délits en France. C'est ce qu'a dénoncé la France qui menace de ne plus octroyer de visas à la "nomenklatura" algérienne. D'où la colère des dirigeants algériens qui sont nombreux à posséder des biens en France ou à fréquenter les hôpitaux français.

     

     

     

  • Algérie/Maroc : Trois Algériens tués dans un bombardement attribué au Maroc

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    Trois algériens ont été tués lundi dans un bombardement attribué au Maroc ayant pris pour cible des camions faisant la liaison entre la Mauritanie et l'Algérie, a affirmé mercredi l'agence officielle APS.
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    L'agence, citant un communiqué de la présidence algérienne, a affirmé que "trois ressortissants algériens ont été lâchement assassinés par un bombardement barbare de leurs camions alors qu'ils faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla". Selon elle, "plusieurs facteurs désignent les forces d'occupation marocaines au Sahara occidental comme ayant commis, avec un armement sophistiqué, ce lâche assassinat".

    L'Algérie a promis une réponse dure au Maroc, suite à cet incident à la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie. La présidence algérienne a déclaré un bref communiqué : "L'assassinat de nos concitoyens ne restera pas impuni, et les autorités compétentes prennent les mesures nécessaires pour enquêter sur leur mort".

    Le communiqué a précisé que l'incident s'était produit le premier jour de novembre alors que les Algériens célébraient le jour de la Révolution.

     

     

     

  • Mali : L'armée française annonce avoir éliminé un membre dirigeant d'une branche d'Al-Qaïda

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    L'armée française a annoncé jeudi 21 octobre 2021 avoir éliminé Nasser Al Tergui, un membre dirigeant du groupe islamique Katiba Serma affilié à al-Qaida, la semaine dernière au Mali.

    Dans un communiqué, l'armée française a déclaré qu'il avait été tué lors d'une frappe aérienne menée par les forces militaires de Barkhane le 15 octobre.

    Katiba Serma, un groupe armé affilié à al-Qaïda, opère le long de la frontière troublée du Mali avec le Burkina Faso.

    Al Tergui était le numéro deux de la brigade Gourma-Serma du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jamaat Nasr al-Islam wal Muslimin), selon le communiqué.

    Al Tergui aurait rejoint al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2012.

    Il avait « des responsabilités opérationnelles majeures au sein du groupe, notamment la pose d'engins explosifs improvisés », indique le communiqué, ajoutant : « Sa mort réduira la capacité de nuire à un groupe terroriste armé connu pour avoir mené des attaques contre les forces locales et la population locale. . "

    Un drone aurait repéré un véhicule censé transporter Al Tergui et cinq autres membres de la brigade à environ 100 kilomètres au nord-ouest de la ville de Gossi le 15 octobre.

    Une opération a été lancée pour intercepter le véhicule, mais celui-ci a refusé de s'arrêter.

    "Deux frappes aériennes ont été déclenchées, détruisant le véhicule et neutralisant les cinq occupants", a indiqué l'armée.

    Le Mali lutte contre une insurrection liée aux groupes islamiques al-Qaïda et Daech depuis 2012, lorsque des troubles ont éclaté dans le nord du pays.

    Le gouvernement de transition du Mali a déclaré mardi avoir demandé au Haut Conseil islamique d'ouvrir des pourparlers de paix avec les dirigeants des groupes liés à al-Qaïda pour mettre fin à une décennie de conflit, une décision non soutenue par le principal allié militaire du pays, la France.

    La France a maintenu environ 5 100 soldats en Afrique de l'Ouest dans le cadre de sa force antiterroriste Opération Barkhane, dont le quartier général est situé à N'Djamena, la capitale du Tchad. La force est en train de baisser en importance.

    L'armée française a tué en septembre Adnan Abu Walid al-Sahrawi, le chef de Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), le groupe islamique responsable de certaines des pires violences dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest.

    La mort d'al-Sahraoui, que la France a classé comme ennemi numéro un, et qui était recherché pour des attaques meurtrières contre des soldats américains et des travailleurs humanitaires étrangers, a fait suite à l'assassinat en juin 2020 du chef d'al-Qaïda, Abdelmalek Droukdel. Al-Sahraoui avaient prêté allégeance à l'Etat islamique en 2015.

  • Espagne : Arrestation de membres de Daech qui préparaient des attentats en Europe

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    La police espagnole a arrêté cinq personnes soupçonnées d'appartenir à un groupe terroriste islamique. Trois autres membres de la cellule avaient déjà été arrêtés un peu plus tôt cette année pour préparation d'actions terroristes.

    Les enquêtes ont révélé que les membres de la cellule étaient affiliés à l'Etat islamique. Ils tentaient d'établir des bases dans plusieurs pays de l'Union européenne et de former des cellules pour mener à bien des actions terroristes.

    La source a déclaré que ces éléments étaient arrivés dans les pays européens via des réseaux d'immigration illégale qui utilisaient les ports maritimes du sud de l'Espagne.

    Un porte-parole de la police espagnole a déclaré que les personnes interpellées étaient très dangereuses et qu'elles étaient sur le point d'acquérir des armes automatiques, dont des Kalachnikovs.

    La cellule comprenait plusieurs algériens, dont deux d'entre eux avaient participé à la guerre en Syrie. Les agences de renseignement avaient repéré leur entrée en Espagne à la fin de l'année dernière et les surveillaient depuis lors.

    Des sources policières ont indiqué qu'à la suite d'enquêtes et d'analyses de documents saisis auprès du premier groupe de suspects, une quatrième personne de nationalité algérienne, qualifiée de "Cheikh" a pu être arrêtée.

    Les sources ont déclaré que le "Cheikh" a gagné le sud de l'Espagne par la mer avec un groupe d'immigrants illégaux deux mois après l'arrestation des membres de la cellule. Sa mission était de recruter de nouveaux éléments pour le "djihad".

    Cet homme était déjà connu des forces de l'ordre pour avoir été arrêté en Turquie en 2016 alors qu'il tentait de rejoindre l'Etat islamique en Syrie. Il avait été expulsé vers l'Algérie et condamné à la prison pour terrorisme.

    Après sa libération, il s'est rendu dans des pays comme la Malaisie, la Tanzanie et au sud du Sahara, pour y recruter de nouveaux membres.

    La source a déclaré qu'il était en contact avec les principaux membres de l'Etat islamique et qu'il commandait la cellule dont les membres ont été arrêtés.

    Des enquêtes préliminaires ont révélé que le cheikh était entouré d'algériens qui avaient été précédemment poursuivis pour vol de touristes à Barcelone. ​Il les avait persuadés de rejoindre l'Etat islamique et ils ont commencé à l'aider à recruter des éléments.

  • Mali : Déploiement du groupe de mercenaires russes Wagner au Mali: L'Algérie dément son implication dans le projet

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    L'Algérie dément son implication dans le financement du projet de déploiement des mercenaires du groupe russe Wagner au Mali. Réagissant aux informations évoquant, depuis quelques jours, l'engagement du pays à financer une partie de ce projet, en entamant des négociations avec les autorités maliennes, un porte-parole du ministère algérien des affaires étrangères a accusé "un pays voisin" d'être à l'origine de cette "rumeur".

    "L'Algérie dément formellement ces rumeurs. Ce sont les parrains d’un pays voisin qui sont à l'origine cette manipulation malveillante », estime ce responsable, dont le nom n'a pas été cité, dans une déclaration à deux organes de presse, Tout sur l'Algérie (TSA) et El Khabar .

    Selon lui, l'Algérie "a toujours soutenu que la solution au Mali n’était pas militaire, mais passe plutôt via l’application des accords d’Alger, et la réunification du pays".

    Lors de sa dernière déclaration, à l'occasion d'une rencontre, dimanche 11 octobre avec des journalistes, le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune s'était aussi exprimé sur la question malienne.

    « Pour l’Algérie, la solution au Mali passe par la réunification du nord avec le sud », avait-il déclaré. Le chef de l'Etat algérien affirme aussi que l’armée algérienne « ne s’enlisera jamais dans les bourbiers ». "Au Mali, c’est une affaire de pauvreté et de développement", avait-il lancé.

    Pour rappel, l'affaire du déploiement du groupe de mercenaires russes Wagner au Mali a fait couler beaucoup d'encre, et suscité l'indignation de plusieurs pays, notamment la France. Les autorités maliennes n'ont, toutefois, toujours pas reconnu officiellement l'existence de négociations avec le groupe russe.

  • Emmanuel Macron  : Une diplomatie incendiaire !

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    Par Jacques Myard
    Président du Cercle Nation et République
    Président de l'Académie du Gaullisme

    C'est avec une certaine stupéfaction que nous avons pris connaissance des propos du Président de la République sur l'Algérie et ceux en réaction au discours du Premier Ministre malien à la tribune de l'ONU.
     
    ALGERIE : Le 30 Septembre dernier, devant des "petits-enfants" de la guerre d'Algérie réunis à l'Elysée, E. Macron dénonce le discours des autorités algériennes qui "repose sur la haine de la France" , il accuse une propagande portée par les Turcs qui réécrit l'histoire et surtout il s'interroge sur la nation algérienne : " est-ce qu'il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? " Il poursuit en pointant la Turquie qui fait oublier le rôle de colonisateur qu'elle a joué en Algérie.
     
    Quant au système algérien, il le juge "fatigué".
    On pourrait croire que ces propos bien peu diplomatiques, pour ne pas dire « cash » et brutaux, n'étaient pas destinés à être divulgués, eh bien non !
     
    On apprend par un article de presse fort bien renseigné, aux meilleures sources, que les déclarations du Président avaient été mises au point avec précision afin qu'elles soient divulguées, bref qu'elles aient l'impact maximal.
     
    La cible a été atteinte, le gouvernement algérien est furieux et prend des mesures de rétorsion.
     
    MALI : A peine le Premier Ministre malien est-il descendu de la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU que E. Macron fustige ses déclarations et le voue sans appel et publiquement aux gémonies anti-démocratiques.
     
    Mais les initiatives iconoclastes ne se limitent pas à des commentaires persifleurs, il vient de réinventer le traditionnel sommet France-Afrique sans inviter les chefs d'Etats africains ; et il le fait savoir, conseillé par un nouveau gourou, contempteur de la Françafrique.
    Il propose de remplacer le sommet de chefs d'Etats par des tables rondes de la société civile française et africaine qui pourront ainsi réinventer tout à loisir l'Afrique, en dénonçant les affreux colonialistes et surtout, en mettant en porte-à-faux les chefs d’Etat africains qui vont remercier la France : beau gâchis en perspective !
     
    Il se propose enfin de remplacer les sommets France-Afrique par des sommets Europe-Afrique, ainsi nos intérêts seront-ils mieux défendus par Bruxelles et l’Allemagne ...
     
    La question est très simple :
    Est-ce le rôle du Président de la République de se lancer dans des interrogations historiques sur l'existence réelle de la nation algérienne avant la colonisation ou de traiter publiquement le régime algérien de "régime fatigué" ?
     
    Est-ce le rôle du Président de la République de répondre par un "smash" au Premier Ministre malien ?
     
    En d'autres termes, es- ce le rôle du Président de jeter de l'huile sur le feu ?
     
    Sur le fond, E. Macron n'a pas tort dans les reproches qu'il adresse à l'Algérie, il a même raison; il en va de même pour ses commentaires sur le Premier Ministre malien.
     
    Mais dans l'ordre international, E.Macron agit en amateur et même en incendiaire ; loin de calmer le jeu, il l'aggrave au détriment de nos intérêts, sans possibilité de trouver de solution à brève échéance en raison du paroxysme des tensions qu'il provoque.
     
    Dans l'ordre international, les chefs d'Etats constituent le sommet des relations internationales, il n'y a rien au-dessus d'eux pour rattraper, corriger leurs fautes et éviter l'affrontement .
     
    Evincer les chefs d'Etats des réunions diplomatiques pour les organiser autour de palabres estudiantins est-il un grand pas en avant sur la compréhension du monde, bel amateurisme !
     
    Les bouches de canons du Roi de France portaient une devise célèbre et fort instructive :
     
    " Ultima ratio regum "
    La force est le dernier argument des Rois.
     
    E. Macron devrait la méditer car c'est toujours dans cet adage que s'inscrit la géostratégie mondiale, loin très loin de ses utopies et de ses commentaires oiseux qui nous brouillent avec l'Afrique !

    Lien permanent Catégories : ALGÉRIE, FRANCE, Macron, MALI, Myard Jacques 0 commentaire