ALGÉRIE

  • Algérie : Des milliers de manifestants du Hirak à nouveau dans la rue

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    Des milliers de personnes ont manifesté vendredi 5 mars à Alger et dans d'autres villes du pays, donnant une nouvelle vigueur à la mobilisation du mouvement pro-démocratie du Hirak qui a repris ses marches fin février, a constaté l'AFP.

    Depuis le 2e anniversaire du soulèvement populaire le 22 février, les manifestants du Hirak sont redescendus dans la rue le vendredi, jour de mobilisation hebdomadaire du mouvement avant sa suspension il y a un an en raison de la pandémie de coronavirus. "Les marches du Hirak vont continuer jusqu'à ce que le régime, qui ne veut pas entendre notre voix, cesse d'exister", a déclaré à l'AFP, un fonctionnaire de 37 ans, participant au défilé à Alger. Dans la capitale, plusieurs cortèges ont emprunté les grands axes du centre-ville, comme la rue Mourad Didouche, avant de converger vers la place de de la Grande Poste, lieu emblématique des rassemblements du Hirak.

    Le journaliste Khaled Drareni, récemment sorti de prison, a couvert la marche via ses comptes sur les réseaux sociaux. Emprisonné pendant presque un an pour avoir couvert une manifestation du Hirak, il avait annoncé dès sa libération reprendre son métier et son combat pour la liberté de la presse en Algérie.

    Les manifestants ont scandé les slogans habituels du Hirak comme « Dawla madania machi askaria » (État civil et non militaire), Istiqlal (Indépendance), encore « Algérie libre et démocratique », et des slogans dénonçant la torture dont des détenus d’opinion ont affirmé avoir été victimes après leur arrestation par les services de sécurité. Comme chaque vendredi, un important dispositif policier était déployé dans la capitale, tandis qu'un hélicoptère survolait le centre d'Alger.

    "J'espère que mes enfants et mes petits-enfants vivront dans une Algérie meilleure que celle dans laquelle j'ai vécu", a témoigné une septuagénaire, qui dit avoir participé à toutes les marches du mouvement depuis le 22 février 2019.

    Des marches ont également eu lieu à Oran (ouest), Tizi Ouzou, Bouira, Bordj Bou Arreridj et Annaba (est) pour ce "107e" vendredi de mobilisation depuis le déclenchement du Hirak.

    Pacifique et pluriel, ce mouvement de protestation populaire inédit en Algérie continue de réclamer le démantèlement du "système" en place depuis l'indépendance en 1962, synonyme à ses yeux d'autoritarisme et de corruption.

  • Algérie : Un attentat à la bombe déjoué à Alger, selon l'armée

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    Une bombe qui devait être utilisée pour perpétrer un attentat à Alger a été désamorcée après l'arrestation de trois membres d'un "groupe terroriste" à Tipaza, près de la capitale algérienne, a indiqué mercredi le ministère de la Défense.

    "Les services de sécurité du ministère de la Défense nationale ont réussi (...) à démanteler un réseau composé de trois éléments de soutien à un groupe terroriste actif sur les hauteurs de Tipaza", précise le communiqué. "Après investigations, il s'est avéré que l'un des éléments (...) avait acheminé une bombe de confection artisanale, qu'il a posée dans un lieu précis aux environs de la commune des Eucalyptus", dans la banlieue d'Alger, précise le ministère. L'engin explosif a été localisé et désamorcé mardi par un groupe d'intervention spéciale de l'armée.

    Six jihadistes ont été tués dans cette même région de Tipaza début janvier lors d'un accrochage qui a coûté la vie à trois soldats, selon l'armée.

    Le ministère de la Défense a par ailleurs annoncé mercredi la capture d'un "terroriste" dénommé "Okbaoui Abdi", dit "Abdi Ould Barka", à Bordj Badji Mokhtar (sud), près de la frontière avec le Mali, qui "avait rallié en 2016 l'une des organisations terroristes actives au Sahel", selon un communiqué.

    Le terme "terroriste" est utilisé par les autorités pour désigner des islamistes armés restés actifs depuis la fin de la guerre civile (1992-2002). L'armée a multiplié ces derniers mois les opérations "antiterroristes" à travers tout le pays.

    Malgré la mise en œuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la "décennie noire" des années 1990 (200.000 morts), des groupes armés restent actifs notamment dans l'est du pays, où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité. Selon la presse officielle, l'armée aurait déjoué en décembre 2020 un plan de redéploiement de l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) après la mort de son chef, l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali.

  • Algérie : Manifestations à Alger et dans plusieurs wilayas

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    Les manifestations anti-gouvernementales (Hirak) du vendredi sont de retour à Alger. De nombreuses personnes manifestent ce vendredi 26 février dans le centre d’Alger en scandant les slogans habituels du Hirak comme le changement radical du régime politique, une justice indépendante, « un État civil et non militaire », une Algérie « libre et démocratique » ou « Istiqlal (indépendance) ».

    C’est la première fois depuis le printemps 2020, quand les marches du vendredi ont été interrompues à cause de la pandémie de Covid-19, qui venait de faire sa première victime en Algérie, qu’une manifestation se tient vendredi à Alger. Un important dispositif de sécurité a été déployé comme d’habitude dans les rues de la capitale.

    Les wilayas de Bejaia, Tizi Ouzou, Bouira, Skikda et Jijel, renouent aussi avec les manifestations du vendredi. Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent une importante mobilisation des citoyens à l’occasion du premier vendredi du Hirak depuis la suspension des marches la mi-mars 2020, et ce en dépit des menaces liées à la propagation du coronavirus.

    À Oran, des arrestations ont été opérées parmi les manifestants, selon le CNLD qui signale des arrestations à Alger et Tlemcen.

    Voir la vidéo

    Lundi déjà, des milliers de manifestants avaient marché dans les rues de la capitale, à l’occasion du deuxième anniversaire du déclenchement du Hirak le 22 février 2019.

  • Algérie : Procès Gourdel à Alger: le principal accusé dans l'assassinat du guide français Hervé Gourdel condamné à la peine de mort

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    Un tribunal d'Alger a condamné jeudi soir à la peine de mort Abdelmalek Hamzaoui, le principal accusé jugé pour l'assassinat du Français Hervé Gourdel, un guide de haute montagne enlevé et décapité par des jihadistes en Algérie en 2014.

    En revanche, les cinq accompagnateurs du guide français et un sixième prévenu poursuivis pour ne pas avoir informé à temps les autorités du rapt de Hervé Gourdel, ont tous été acquittés, selon un journaliste de l'AFP présent au tribunal.

  • DGSE : Les djihadistes du Sahel «réfléchissent à des attaques en Europe»

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    Emié.jpegLors d’une de ses rares prises de paroles, Bernard Emié (photo), patron de la DGSE, a souligné que le terrorisme avait désormais deux « épicentres » : le Sahel et la zone irako-syrienne.

    A l’occasion d’un « comité exécutif » consacré au contre-terrorisme, qui se tenait sur la base aérienne d’Orléans-Bricy (Loiret), aux côtés de la ministre des armées, Florence Parly, et du chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, le patron du renseignement extérieur a pris le temps, lundi 1er février, dans une mise en scène relativement atypique, de présenter, images à l’appui, l’analyse de ses services du nouvel état de la menace djihadiste sur les théâtres extérieurs.

    Le terrorisme international a désormais deux « épicentres », a-t-il ainsi résumé en préambule, mettant au même niveau le Sahel et la zone irako-syrienne. Depuis la chute de Baghouz, en mars 2019, dernier bastion de l’organisation Etat islamique (Daech en arabe), le Levant apparaissait plus en retrait dans les préoccupations des responsables de la communauté du renseignement. Mais comme Mme Parly avant lui, le patron de la DGSE a pointé une évolution préoccupante de l’Etat islamique dans la région, car prenant une forme « insurrectionnelle », donc moins anticipable.

    Au Levant, « on a réussi à faire reculer Daech. Le proto-califat s’est effondré, pour autant […] des centaines de combattants » continuent toujours de s’entraîner et de se battre, a ainsi décrit M. Emié. En particulier au nord de l’Irak, dans le désert syrien, dans la poche d’Edleb, sur les berges du Tigre, ou encore sur les contreforts du Sinjar, a-t-il énuméré, rappelant que ces combattants avaient « toujours des projets d’attentats ».

    Le patron de la DGSE s’est plus attardé sur la situation au Sahel. Notamment en mettant en avant le fait qu’il s’agissait, selon ses services, d’un théâtre depuis lequel des attentats projetés vers l’Europe étaient possibles. 

    Pour faire face à la menace, la DGSE fait comprendre aux chefs jihadistes que pas un de leurs gestes ne lui échappe
    Le chef du renseignement extérieur français a rappelé les opérations menées au Sahel contre les deux organisations jihadistes qui y sévissent, à savoir l’État islamique au grand Sahara [EIGS] et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM/JNIM], qu’il a assimilé à al-Qaïda.

    Il a fait état du projet des jihadistes d’étendre leur influence vers le golfe de Guinée… Projet qui n’est pas récent étant donné que dans une vidéo diffusée en novembre 2018, les principaux cadres du GSIM avaient appelé les Peuls à la guerre sainte dans plusieurs pays de cette région, dont la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Nigéria, le Cameroun et le Bénin.

    M. Émié a expliqué que ce projet d’étendre le « jihad » vers le golfe de Guinée, et en particulier à la Côte d’Ivoire et au Bénin, avait été conçu lors d’une réunion entre Abdelmalek Droukdel, alors chef d’al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI], Iyad Ag Ghaly, celui du GSIM et Amadou Koufa, « l’émir » de la katiba Macina. Pour appuyer son propos, le DGSE a produit une vidéo de cette rencontre, qui aurait eu lieu en février 2020… Mr. Emié a expliqué les circonstances dans lesquelles la vidéo est parvenue à la DGSE.

    « Grâce à l’une de nos sources humaines, nous avons obtenu cette vidéo.  Elle a été filmée par un individu évoluant au plus près des chefs terroristes. Obtenir des renseignements de cette nature est le coeur de métier de la DGSE », a dit M. Émié.

    La révélation avait sans doute pour but de faire comprendre aux chefs jihadistes qu’un « espion » se cachait dans leur entourage? Et, à partir de là, insuffler le soupçon?

    En tout cas, M. Émié a fait passer le message : celui que pas un des gestes de ces chefs jihadistes n’échappait à la DGSE. « Avec nos partenaires, et notamment nos partenaires africains […], nous travaillons à identifier les chefs d’al-Qaïda. Nous transmettons ensuite à nos armées des renseignements très précis sur leur manière de vivre, leur localisation, les puits qu’ils utilisent, les oueds et les adrars qu’ils parcourent et les villages qu’ils fréquentent », a-t-il assuré.

    Et d’ajouter : « Et lorsque nous apprenons qu’un responsable se trouve au volant de son pick-up, nos armées prennent la main. Cela a permis des opérations décisives. En novembre 2020, c’est par exemple de cette manière que nous avons neutralisé le terroriste Ba Ag Moussa, le coordonateur des opérations militaire d’al-Qaïda au Sahel. »

    Il en a été de même pour Abdelmalek Droukdel, qui a connu un sort identique quelques mois plus tôt.  L’origine des informations avait permis son élimination par les forces spéciales françaises. L’opération avait été conduite « à partir de croisements de renseignements français et américains – Washington disposant d’importants moyens de surveillance aérienne au Sahel.

    Selon M. Émié, ce « redoutable chef terroriste a été neutralisé le 3 juin 2020 lors d’une opération française, menée sur renseignements de la DGSE, dans la région de Talhandak , au plus près de la frontière entre le Mali et l’Algérie. »

    Le chef de la DGSE a étayé ses menaces en montrant une photographie des cinq membres fondateurs du JNIM. Et de souligner que, à ce jour, il n’en reste plus que deux en vie, dont Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa [qui avait été donné pour mort… avant de réapparaître].

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    L'objectif des terroristes sahéliens est de mener des attentats en Occident, et en Europe en particulier
    Le patron du renseignement extérieur a averti qu'au Sahel se préparait des attentats des grande ampleur. 

    C'est donc en ce moment que se joue une partie serrée en Afrique de l'Ouest. Sans oublier, rappelle Bernard Emié, "la Libye, le Yemen, la Somalie, le Mozambique et l'Afghanistan".

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  • Algérie : Lutte anti-terroriste

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    Premières redditions en Janvier  aux autorités militaires de BBM en 6ème région militaire. Les terroristes dénommés «Mahradja Hamma» dit "Abu Talha" et Larbi Ladmi Mahdi» dit "Abba" qui avaient rallié les groupes terroristes en 2012 au Sahel, se sont rendus aux forces de sécurité.

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    Par ailleurs, un fusil mitrailleur et des munitions ont été découverts lors d’une opération de fouille et de recherche à Adrar en 3ème région militaire.

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    Lien permanent Catégories : ALGÉRIE, Islamistes armés 0 commentaire
  • El-Qaëda veut progresser vers le Golfe de Guinée, affirme la DGSE

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    ATT.E.B.

    El-Qaëda au Sahel développe actuellement un "projet d'expansion" vers le Golfe de Guinée, en particulier la Côte d'Ivoire et le Bénin, a assuré lundi Bernard Emié, patron du renseignement extérieur français.

    Dans une rare intervention publique, aux côtés de la ministre des Armées Florence Parly, le chef de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a montré des images d'une réunion, tenue en février 2020, rassemblant dans le centre du Mali les plus hauts responsables locaux de la centrale jihadiste.

    "L'objet de cette région était la préparation d'opérations de grande ampleur sur des bases militaires", a affirmé Bernard Emié sans fournir de détails.

    "C'est là que les chefs d'el-Qaëda au Sahel ont conçu leur projet d'expansion vers les pays du Golfe de Guinée", a-t-il ajouté. "Ces pays sont désormais des cibles eux aussi et pour desserrer l'étau dans lequel ils sont pris et pour s'étendre vers le sud, les terroristes financent déjà des hommes qui se disséminent en Côte d'Ivoire ou au Bénin".

    "Des combattants ont également été envoyés aux confins du Nigeria, du Niger et du Tchad", selon M. Emié.

    Bernard Emié, Florence Parly ainsi que le chef d'état-major, le général François Lecointre, se sont entretenus dans la matinée sur la base aérienne d'Orléans-Bricy lors d'un "Comité exécutif" consacré aux questions de contre-terrorisme.

    Selon le DGSE, étaient présents à la réunion de février 2020 Abdelmalek Droukdel, chef historique d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, Jnim en arabe) et l'un des ses fidèles adjoints, Amadou Koufa, chef de la katiba (unité de combattants) Macina. Droukdel a été depuis tué en juin par les forces françaises dans le nord du Mali.

    "Iyad Ag Ghaly incarne la stratégie d'Al-Qaïda au Sahel. Ce n'est pas un homme qui pense le terrorisme, c'est un homme qui le pratique au quotidien. Il n'hésite pas à se mêler à ses troupes assoiffées de violence, il n'hésite pas à prendre lui-même les armes", a martelé Bernard Emié.

    Le Sahel est en proie aux groupes jihadistes, liés soit à el-Qaëda soit au groupe Etat islamique (EI), et implantés dans des zones largement délaissés par les pouvoirs centraux.

    La France déploie 5.100 hommes dans cette région depuis le lancement de l'opération Barkhane en 2014. Le président Emmanuel Macron a confirmé en janvier que Paris s'apprêtait à y "ajuster son effort", grâce aux "résultats obtenus" en 2020 et à "l'intervention plus importante de nos partenaires européens".