Alep

  • Syrie : L'armée de l'air américaine tue le chef d'une cellule locale de l'État islamique

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    A moins d'un jour de la visite du président américain Joe Biden en Israël, le Pentagone a annoncé l'élimination d'un des dirigeants de l'Etat islamique en Syrie.

    Des sources à Washington ont déclaré à la télévision NBC que la cible de l'opération était le chef de l'Etat islamique en Syrie, Maher al-Aqal, et son frère et adjoint, Fayez al-Aqal. Les deux hommes circulaient sur une moto dans le  quartier de Jandiris de la ville d'Alep lorsqu'ils ont été pris pour cible par un missile tiré par un drone..

    La mort de Maher al-Aqal a été confirmée. On ignore encore si son adjoint est mort ou a été blessé. 

    Maher Al-Aqal était chargé au sein de l'Etat islamique de développer et de recruter des éléments pour l'organisation islamique et de développer des réseaux terroristes à l'étranger. il était porteur d'une fausse carte d'identité portant le nom d'une autre personne délivrée par le conseil local d'Afrin, où il travaillait au sein de la brigade pro-turque Ahrar al-Sharqiya.

  • Syrie : attaques à la roquette à Azaz, dans la périphérie nord d'Alep - 3 morts

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    La ville d'Azaz , à la périphérie nord d'Alep, a fait l'objet de deux attaques menées au moyen de roquettes, prétendument lancées depuis des zones sous contrôle de l'armée syrienne et des Forces démocratiques syriennes (FDS). Le bilan préliminaire est de 3 morts et 7 blessés, dont un enfant.

    Les missiles ont atterri au centre d'Azaz, une ville située dans le nord-ouest de la Syrie, près de la frontière syro-turque, contrôlée par des groupes rebelles soutenus par la Turquie. Un parc, un marché local, une pharmacie et une antenne médicale auraient été touchés.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme(OSDH) a rapporté l'incident, précisant qu'un policier figurait parmi les victimes décédées. L'OSDH a ensuite confirmé que les roquettes avaient touché des quartiers résidentiels et des zones habitées par des civils et, en particulier, près d'un hôpital situé à proximité d'une base turque. 




    Quelques heures après les attaques contre Azaz, les forces d'Ankara ont tiré des roquettes sur la ville de Tell Rifat, blessant deux enfants et endommageant des habitations civiles.






    Azaz a été le théâtre d'attentats et d'attaques à plusieurs reprises ces dernières années. Des combattants syriens soutenus par la Turquie, stationnés à la fois à Azaz et dans d'autres parties de la région, accusent les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et leur principal bras armé, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), considérées par Ankara comme la branche syrienne du groupe " terroriste" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). 

    De leur côté, les YPG pointent du doigt la Turquie, responsable d'attaques de drones qui ont entraîné la mort de dizaines de civils dans le nord de la Syrie.

    Des groupes rebelles locaux affirment que des dizaines de civils ont été tués en 2021 en raison d'attaques et d'explosions qui ont visé des marchés et des lieux publics. Selon des militants de l'OSDH, au cours de l'année 2021, 47 explosions ont été perpétrées dans les zones du nord de la Syrie contrôlées par des groupes pro-turcs. Celles-ci ont été menées au moyen d'engins explosifs, de mines antipersonnel et de véhicules piégés et ont entraîné la mort de 32 personnes, dont 21 civils, 6 enfants et 3 femmes, et 11 membres de factions fidèles à Ankara. 114 autres personnes ont été blessées.

    À ce jour, environ 25,64% de la Syrie est contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes, dont l'influence s'étend principalement à Deir Ezzor, Raqqa, Hasaké et certaines zones d'Alep. La région du nord-est de la Syrie abrite environ 3 millions de personnes qui ont fui les zones tombées sous le contrôle du gouvernement de Damas, lié au président Bachar al-Assad, depuis le déclenchement du conflit civil en 2011.

    La Turquie a mené quatre opérations dans le nord de la Syrie, dans le but d'éviter la formation d'un couloir vers la frontière turque pouvant être utilisé par des "terroristes. Parmi celles-ci, on peut citer l'opération "Source de paix", lancée le 9 octobre 2019, un jour après le retrait des troupes américaines du nord-est de la Syrie, et terminée le 22 octobre de la même année. La cible était les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multi-ethnique et multi-religieuse, composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. Ces derniers sont considérés comme le principal allié des États-Unis dans la lutte contre l'Etat islamique en Syrie. Grâce à cette collaboration, ces dernières années, les FDS ont réussi à étendre leur contrôle dans les régions du nord et de l'est de la Syrie, pour occuper une vaste zone qui s'étend sur 480 km de l'Euphrate à la frontière avec l'Irak. Le président turc, Erdogan, est farouchement opposé à laisser les FDS contrôler un territoire aussi vaste à la frontière avec la Turquie.

    A l'issue de l'opération "Source de paix", Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont conclu un accord à Sotchi, dans le sud de la Russie. Les deux parties se sont notamment accordées sur la nécessité de repousser les forces kurdes de la "zone de sécurité" à la frontière entre la Syrie et la Turquie, sur une distance d'environ 30 km. Selon des sources turques, malgré le retrait des groupes kurdes dans diverses régions du nord, des cellules dormantes resteraient sur ce territoire et continueraient à mener des attaques, en particulier dans les régions de Jarabulus, Azaz, Afrin et al-Bab. 

  • Syrie : Cinq personnes tuées par des frappes de drones turcs sur la ville de Kobane (Aïn el-Arab)

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    Cinq personnes ont été tuées par les frappes de drones turcs menées le 20 octobre sur la ville de Kobané, dans le nord-est de la Syrie, qui est sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition de milices majoritairement kurdes, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le jeudi 21 octobre.

    La frappe de drones a visé plusieurs voitures garées devant le bâtiment du Comité de justice sociale dans le centre de Kobané.

    Selon l'OSDH, au moins deux des victimes étaient des combattants des FDS, ce que le groupe a reconnu.

    La cible principale de la frappe était probablement Bakr Jaradah, coprésident du Comité de justice sociale supervisé par l'Administration autonome du Nord et de l'Est de la Syrie contrôlé par les FDS. Jaradah a survécu à la frappe avec seulement quelques blessures.

    « Le nombre de morts pourrait augmenter car de nombreux blessés sont toujours dans un état critique », lit-on dans le rapport de l'OSDH.

    La frappe de drones turcs sur Kobané est la première attaque de ce type contre des zones détenues par les FDS dans le nord-est de la Syrie depuis plus d'un mois.

    La frappe fait suite à des informations faisant état  d'une opération militaire menée par la Turquie contre les forces kurdes dans la province d'Alep, où se trouve Kobané. Les FDS devraient riposter très prochainement à la frappe.

    Nouveau survol d'un drone turc jeudi 21 octobre
    Des militants syriens ont partagé une photo d'un drone de combat qui menait apparemment une mission de reconnaissance armée au-dessus de la ville de Kobane.

    Le drone était armé d'au moins deux munitions de petit diamètre à guidage laser MAM-L, fabriquées par le géant turc de la défense ROKETSAN.

    L'Anka-S est la version la plus avancée de la famille de drones Anka. Cette version est équipée du terminal de communication mobile par satellite Ctech DEV-KU-18.
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  • Syrie : Des rebelles syriens pro-turcs abattent un drone russe au nord d'Alep

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    Mercredi 13 octobre, un drone russe Orlan-10 s'est écrasé à la périphérie de la ville de Marea, dans le nord de la province d'Alep. La ville est occupée par les Turcs.

    L'armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie, a affirmé que le drone avait été abattu par ses rebelles pro-turcs. La revendication de  l'opposition syrienne été démentie d'autres rebelles syriens qui ont affirmé que le drone était tombé à la suite d'une défaillance technique. Les photos de l'épave du drone ne montrent aucun dommage réel.

    L'Orlan-10 a une durée de vol de 16 heures et une autonomie de 140 km. Le drone peut être équipé de plusieurs types de capteurs pour effectuer différentes missions dont la reconnaissance, la cartographie 3D, la guerre électronique et le relais de communication.

    Il s'agit du septième Orlan-10 russe perdu en Syrie cette année.

  • Syrie : Raids israéliens sur la région d'Alep

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    La télévision d'État syrienne a déclaré que les défenses aériennes ont affronté des cibles hostiles dans le ciel d'Alep, décrivant l'affaire comme une agression israélienne. L'affrontement a eu lieu dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 juillet 2021 vers minuit. 

    Selon les réseaux sociaux, les frappes israéliennes ont visé l'aéroport militaire de Koueiress et les usines de défense à l'est d'Alep.

    Le général de brigade dissident Ahmed Rahal a déclaré sur Twitter que les raids visaient le siège et les magasins d'armes du Hezbollah et de l'Iran. 

    Israël confirme que les frappes ont eu lieu dans la région de Jbeil al-Wah, où se trouvent le centre de recherche et les usines de défense du régime de Bachar al-Assad, ainsi que des bases et des  dépôts d'armes iraniens. Selon le rapport de l'OSDH, ce sont les dépôts d'armes iraniens qui ont été la cible de l'attaque israélienne.

    L'agence de presse officielle syrienne, "SANA", a affirmé que les défenses syriennes avaient repoussé une agression israélienne dans le ciel de la ville d'As-Safira dans la campagne sud d'Alep.

    Vidéo 1
    Vidéo 2

    Cinq combattants prorégime tués dans des raids israéliens
    Au moins cinq combattants prorégime ont péri dans des frappes nocturnes israéliennes en Syrie, a indiqué mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).  Deux combattants syriens ont été tués ainsi que trois combattants non-Syriens de groupes pro-Iran, a précisé l'ONG.

     

    Lien permanent Catégories : Alep, Koueiress, Safira, SYRIE 0 commentaire
  • Syrie : Bombardements russes d'avertissement dans le nord-ouest syrien - Risques de riposte turque

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    Armada russe au large des côtes syriennes
    On avait noté une concentration de navires de guerre russes dans la partie orientale de la Méditerranée, au large des côtes syriennes. On comprend mieux désormais les raisons du renforcement de la présence de la marine de guerre russe dans cette région. En bon joueur d'échec, le président russe, Vladimir Poutine, a acheminé ses pièces maîtresses sur l'échiquier en vue de lancer un sérieux avertissement à la Turquie et à ses alliés syriens.
    2021:03:21.jpegAlep : Deux obus tirés par les rebelles atteignent la ville
    Deux obus tirés par les rebelles sont tombés sur la ville d'Alep pour la première fois depuis la dernière offensive, tuant un résident et en blessant 8 autres. 

    L'armée russe tire un missile sur la ville d'al-Qah, à la frontière turque
    Des avions de l'armée de l'air russe ont attaqué des camps d'entraînement de l'Armée Nationale Syrienne pro-turque dans le nord de la province d'Edleb. Des informations sur des victimes et des dégâts n'ont pas encore été communiquées.

    Par ailleurs, une forte explosion, supposée être une attaque de missile, a frappé la zone d'Al-Qah, à la frontière turque.

    Il s'agirait d'un missile balistique lancé contre le siège de l'un des groupes près de la frontière avec la province turque d'Iskenderun. Selon SOHR, le lancement a été effectué soit depuis un navire de guerre, soit depuis le territoire de la base de Khmeimim. Le missile a atterri près d'un camp de déplacés à al-Qah, au Nord de #Idlib, dans une zone sous contrôle turc.

    Larmée de l'air russe bombarde des positions proches de la frontière turque le 21 mars 2021
    L'armée russe a bombardé Al-Qah, Saramada, le poste frontière entre la Syrie et la Turquie de Bab Al-Hawa, Basanqul et Jabal Arabin.  Une usine à gaz a été touchée par le bombardement russe à la périphérie de Saramada et est en feu (photo ci-dessous).
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    Carte des localités bombardées par l'armée de l'air russe le 21 mars 20212021:03:21.jpegVidéo du bombardement russe du poste frontière de Bab al-Hawa entre la Syrie et la Turquie :

    2021:03:21:2.jpegRisque de représailles turques
    On s'attend à de nombreux bombardements autour de Tall Rifat et Aïn Issa par les Turcs ce dimanche soir en représailles aux attaques russes dans la province d'Edleb.

  • Syrie : Affrontements entre l'armée syrienne et les rebelles pro-turcs au nord d'Alep

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    Jeudi 18 mars, des affrontements ont éclaté entre l'armée arabe syrienne (AAS) et l'Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie au nord d'Alep.

    Les affrontements ont eu lieu à proximité du village de Tadef au sud de la ville d'al-Bab. Cette partie de la province au nord d'Alep est occupée par les forces turques depuis 2017. Aujourd'hui, les zones occupées par la Turquie autour d'al-Bab sont désignées par les Turcs comme la région du «bouclier de l'Euphrate».

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des mitrailleuses lourdes ont été utilisées au cours des affrontements, qui ont duré plusieurs heures. L'AAS et les forces pro-turques ont également échangé des tirs d'artillerie.

    "Les forces du régime ont bombardé les zones d'influence des factions (pro-turques) sur l'axe Hazwan dans la région d'al-Bab, au nord d'Alep. Les forces turques ont riposté et bombardé les postes des forces du régime", a déclaré l'OSDH.

    Aucune victime n'a été signalée à la suite des affrontements, qui reflètent la fragilité du cessez-le-feu dans la région située au nord d'Alep.

    Le mois dernier, plusieurs sources pro-gouvernementales et de l'opposition ont rapporté que l'AAS se préparait à lancer une opération terrestre à grande échelle  pour libérer al-Bab. Effectivement, l'armée a récemment déployé d'importants renforts  au sud d'al-Bab.

    Une offensive de l'AAS et de ses alliés contre al-Bab pourrait déclencher de violents affrontements avec l'armée turque. On sait que des centaines de soldats turcs sont déployés dans la banlieue d'al-Bab et dans les régions voisines.4234.jpeg