Alamata

  • Ethiopie : Le Premier ministre annonce la phase finale de son opération au Tigray

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    Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé mardi 17 novembre que l'opération militaire en cours dans la région dissidente du Tigray (Nord) entrera dans sa phase "finale" dans les "prochains jours".

    Le 4 novembre, M. Abiy avait envoyé l'armée fédérale à l'assaut de cette région septentrionale, après des mois de tensions avec les autorités régionales du Front de libération des Peuples du Tigray (TPLF). Les combats ont fait plusieurs centaines de morts selon Addis Abeba et poussé plus de 25.000 habitants à fuir vers le Soudan voisin.

    Vendredi, M. Abiy assurait que les forces du TPLF étaient "à l'agonie", et avait appelé leurs soldats à "se soulever" et "faire défection" au profit de l'armée fédérale dans les deux ou trois jours suivants. "Cette échéance de trois jours (donnée) aux forces régionales et aux milices du Tigray pour se rendre à l'armée fédérale, au lieu de rester des jouets aux mains de la junte cupide (le TPLF), a expiré", a écrit mardi M. Abiy sur son compte Facebook. Il a salué ceux qui parmi ces troupes ont "utilisé" ce délai, sans donner de précision. "Puisque l'échéance est passée, les opérations finales de maintien de l'ordre seront menées dans les prochains jours."

    Le blackout imposé sur la région et les restrictions aux déplacements des journalistes rendent difficile l'évaluation de la situation sur le terrain. L'armée fédérale affirme contrôler l'Ouest du Tigré, où les combats se sont concentrés, ainsi que la localité d'Alamata, au Sud-Est de la région.

    Mais le président du Tigré, Debretsion Gebremichael, a déclaré mardi à l'AFP que "le gouvernement et le peuple du Tigray" tiendraient bon, signifiant ainsi que les combats allaient continuer. "Cette campagne (militaire) ne peut pas être terminée. Tant que l'armée des envahisseurs est sur notre terre, le combat va continuer. Ils ne peuvent pas nous faire taire par la force", a-t-il dit. M. Debretsion a également affirmé qu'une frappe aérienne avait visé lundi Mekele, la capitale régionale, "tuant et blessant des civils". Mardi, Addis Abeba a démenti dans un communiqué cette information, affirmant que ce raid avait visé des "cibles cruciales du TPLF", à "l'extérieur" de Mekele.

     

  • Ethiopie : L'armée fédérale contrôle une ville du Tigray - l'Ouganda entre en jeu

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    Aux petites heures de lundi matin, le groupe de travail d'urgence du gouvernement a déclaré que les forces éthiopiennes avaient libéré la ville d'Alamata dans la région de Tigray, dans le nord du pays, et ont accusé les dirigeants de la région du Tigray d'avoir emmené 10000 prisonniers avec eux dans leur fuite.

    L'accès à la zone étant restreint et la plupart des communications interrompues dans le Tigray, il est impossible de vérifier de manière indépendante les affirmations des parties en conflit.

    L'Ouganda s'interpose
    De son côté, le président ougandais Yoweri Museveni a lancé une médiation entre le gouvernement éthiopien et les autorités du Tigray, dans une tentative de calmer le conflit en cours.

    Selon des responsables gouvernementaux, le vice-Premier ministre éthiopien Demiki Mekonnen Hassan, qui est également ministre des Affaires étrangères, ainsi que des représentants du Front de libération du peuple du Tigrayan devraient arriver en Ouganda aujourd'hui pour s'entretenir avec le président Museven.

    Les Etats-Unis condamnent le front du Tigray
    Les États-Unis ont condamné les tirs de missiles exécutés par le front du Tigray contre l' Érythrée.

    Le secrétaire d'État adjoint américain aux Affaires africaines, Tibor Nagy, a déclaré que les attaques des Tigréens n'étaient pas justifiées, et a indiqué que Washington demandait des mesures pour réduire les tensions.

    Les forces tigréennes avaient tiré des missiles sur l'Érythrée voisine, dimanche à l'aube, provoquant un risque d'internationalisation du conflit, qui a fait des centaines de morts des deux côtés en treize jours et menace de déstabiliser d'autres régions de l'Éthiopie et de la corne de l'Afrique.