Al-Sudani Mohammad

  • Irak : La vie revient à la normale à Bagdad après le retrait des manifestants

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    Tous les manifestants affiliés au mouvement sadriste et au "cadre de coordination" se sont retirés mardi 30 août de la Zone verte et de ses environs. La vie est revenue à la normale, selon ce qui a été confirmé par le Commandement des opérations conjointes irakiennes.

    Bagdad avait connu des manifestations, des affrontements et un chaos sécuritaire, qui ont fait au moins 30 morts et 540 blessés, selon des sources médicales, depuis que le chef du mouvement sadriste, Muqtada al-Sadr, a annoncé lundi sa retraite de la politique.

    Les affrontements de lundi et mardi sont le dernier épisode en date du conflit entre les deux plus importantes forces chiites sur la scène irakienne, le mouvement sadriste et l'Alliance des forces-cadres de coordination (proche de l'Iran).

    Le commandement des opérations conjointes a confirmé dans un communiqué que "tous les manifestants se sont retirés de la zone verte et de ses environs, et la vie a commencé à reprendre son cours".

    Le commandement a annoncé, plus tôt mardi, la levée du couvre-feu imposé lundi, à Bagdad et dans le reste des provinces.

    Des images publiées par l'agence de presse officielle irakienne ont montré que les manifestants, partisans du mouvement sadriste, ont dressé des tentes à proximité de la Chambre des représentants.

    Moqtada Sadr et le "cadre de coordination" avaient tous deux appelé leurs partisans à se retirer de Bagdad, après les avertissements locaux et internationaux d'un glissement de l'Irak vers "plus de violence et d'effusion de sang", et appelé au dialogue pour résoudre une crise politique qui a duré plus d'un an. 10 mois.

    L'annonce par Moqtada Sadr de son abandon de l'activité  politique est la neuvième du genre en neuf ans, et elle est intervenue deux jours après sa proposition que tous les partis politiques se retirent pour mettre fin à la crise dans le pays.

    Depuis plus de 10 mois, l'Irak connaît une crise politique qui s'est intensifiée depuis le 30 juillet 2022, lorsque les partisans du mouvement sadriste ont entamé un sit-in à l'intérieur de la zone verte, où se trouvent les institutions gouvernementales et les missions diplomatiques.

    Les partisans du mouvement sadriste rejettent la nomination de Muhammad Shiaa al-Sudani, de l'Alliance-cadre de coordination, au poste de Premier ministre. Ils exigent la dissolution de la Chambre des représentants et la tenue de nouvelles élections anticipées.

    Les divergences entre les forces politiques, notamment chiites, ont empêché la formation d'un nouveau gouvernement depuis les dernières élections du 10 octobre 2021.